mardi 3 mars 2009

Ô Lecteur...

Anonyme, c'est à toi que je m'adresse, à toi et à la gentille Eloise qui dit m'avoir reconnue.

Merci à vous, commentateurs éphémères, des messages laissés sur ce blog.

Car après deux mois de bloggage semi-intensif, je peux le dire : la bloggeuse se sent seule, toute seule sur la toile immense.

Je ne connais pas le nombre de mes lecteurs. Je n'en ai identifié que deux un peu réguliers. Je connais le plus fidèle : il partage mon lit, ma vie, les charges et la responsabilité de notre marmaille. Est-ce vraiment un lecteur objectif quand on sait qu'il est à l'origine de ce blog ? Il y a P. également, l'ami encourageant qui ne manque pas de me rappeler que c'est bien de respecter ses résolutions. Je le remercie ici publiquement. En période de à-quoi-ca-peut-bien-servir-tout-cela-?, c'est remotivant d'avoir un P. qui vous booste.

Pour le reste, je ne vous connais pas, lecteur. Je ne sais même pas si vous existez.

Un ouvrage papier, il y a un tirage, on sait combien on en donne. Je le sais, j'ai écris 6 romans et j'en connais très exactement le nombre de lecteurs. Le dernier, le plus populaire, a eu une quinzaine de lecteurs enthousiastes qui m'ont vanté les mérites que mon livre aurait si je daignais y passer encore quelques mois et si j'en revoyais la structure, le vocabulaire et le style. Et oui, la perfection est perfectible...

Pourtant, j'aimerais savoir qui vous êtes qui me lisez dans le métro sur vos iPhones, au bureau avant et après la pause café, à la maison en écoutant Laurent Lavige, le soir après la vaisselle....

D'ailleurs, en évoquant Laurent Lavige, si vous voulez vous mettre dans l'ambiance et lire ce message dans les conditions où je l'écris, il vous faut vous brancher sur France Inter le soir à partir de 21 heures. Sur la Route... Une émission de chansons que beaucoup trouvent ringardes mais qui reflètent exactement l'état d'esprit dans lequel j'écris mes messages. Un peu de nostalgie, beaucoup de bonne humeur et plein de tendresse. Tiens, par exemple, en ce moment, sur le site de l'émission, le clip de Nena 99 luftbalons et à la radio la chanson. Et bien, cette chanson est une bouffée de bonheur en bouteille. Je n'étais pourtant pas bien grande quand elle sortie.... pour moi, c'est toute mon enfance, le contraste avec l'Allemagne des Oflags qu'avait connue mon grand-père, l'importance de l'Europe avec un grand E (je rappelle ici que mon grand-père a tenu a ce que ses deux fils apprennent l'Allemand parce qu'il considérait qu'il fallait construire ensemble la paix - c'était un grand Monsieur, mon Pépé).

Bon, ceci est un message bien décousu. C'est difficile de vous remercier, lecteur, tout en parlant de moi, sans m'étendre sur votre vie que je ne connais pas. C'est difficile pour la bavarde que je suis de n'avoir aucun vis-à-vis, pas de contradicteur.

Je construis mes messages comme de petites histoires avec une morale à la fin. J'essaie de faire sourire, d'intéresser, de vous donner envie d'y revenir. Mais revenez-vous ? Et qu'aimez-vous en fait ? Les enfants, le Doudou, mes histoires de travail ? Un blog sur une vie d'une femme qui se rêve super-woman, est-ce vraiment un sujet ?

Vastes questions, auxquelles nous ne répondrons hélas pas ce soir... Car il est temps que la vie reprenne son cours. Le Doudou m'attend, la poussinette hurle qu'elle a mal au pied pour avoir un vingtième dernier bisou. Laurent Lavige va bientôt s'en aller. Au secours ! Lenoir le bruyant va arriver ! Il faut eteindre la radio. Vite, vite...

Allez, ami lecteur, je m'en vais retrouver le Doudou. Prochain message (à moins que je ne change d'avis d'ici-là) : migraine de Doudette vs. sinusite de Doudou ou comment l'homme apprend qu'une migraine, ça fait vraiment mal....

1 commentaires:

  1. Bah de rien! C'est agréable de te lire, tu es drôle et assez honnête, on sent que tu as suffisamment de cran pour écrire sans trop te dire "mais que va-t-on penser de moi" (ou en tout cas pas au point d'enlever tout les petits détails mignons mais pas forcément glorieux!)...du coup c'est des tranches de vie qui sonnent juste!
    (Pour la petite histoire je voulais laisser un commentaire anonyme la première fois, en partie pour jouer aux devinettes et te faire te demander "mais qui m'a reconnu?" mais aussi en partie pour ne pas te faite te sentir "self-conscious"...j'ai du manquer un truc au niveau de la touche "publier un commentaire"...apparement ca n'est pas un probleme, tant mieux!)

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