dimanche 8 mars 2009

Une vie de rêve

Cette nuit, j'ai fait un double-rêve, disons plutôt deux rêves qui se suivent et portent sur le même thème.

Dans le premier, on me faisait comprendre qu'à force de trop l'ouvrir, il me fallait aller l'ouvrir ailleurs et on me demandait gentiment si je n'avais pas envie d'ici 6 mois de quitter la Firme pour de plus vertes prairies. Virée ? Presque. Même si ce n'était pas présenté comme ça dans mon rêve, plutôt un encouragement à revoir mon avenir professionnel d'ici 6 mois. Dans mon rêve, j'étais soulagée. Enfin on prenait pour moi une décision que je n'osais pas prendre.

Ce rêve était suivi d'un autre rêve où je reprenais le cabinet d'un confrère à Toulouse (to win or to loose ?), après avoir passé le permis de conduire (comme quoi, en songe, tout est possible...) et où je mettais en oeuvre dans ce nouveau cabinet, devenu mon cabinet, tout ce que j'avais eu bien envie d'essayer dans la Firme mais que je n'avais jamais pu entreprendre, faute d'avoir pu faire entendre mes idées.

Au réveil, je me suis sentie étonnement bien.

Les rêves de compensation ont parfois du bon.

Il faut dire que, au bureau, en ce moment, c'est un peu compliqué, que je n'ai pas vraiment de visibilité sur mon avenir et que, parfois, le poids de la responsabilité sans les moyens pour les assumer, ce n'est pas facile à vivre.

Ajoutez à cela que, même avec un bel appartement, Paris reste Paris, une grande ville, où le moindre déplacement prend des allures de périple dans le métropolitain, où les espaces verts ne sont que cela, des espaces clos où l'on a planté des fleurs, où avoir un animal de compagnie relève de la torture sur être vivant (tant l'animal que son maître peuvent se considérer comme victimes). Quand on a grandi dans une maison avec jardin et gros toutou sympa, à quelques encablures de la Marne, c'est parfois un peu dur de réaliser que nos enfants respirent du pot d'échappement et du bitume à longueur d'enfance.

Ça m'a frappée comme un gifle à la lecture d'un email d'une amie déménagée en Vendée en réponse à un message où nous lui annoncions que le Doudou avait eu une méchante sinusite qu'il avait fallu soigner à fortes doses d'antibiotiques et de corticoïdes. Elle nous répondait qu'une autre de nos connaissances avait été placée en réanimation deux jours pour un mal similaire et concluait son email par "je ne sais pas quel air vous respirez à Paris !".

A l'approche de la quarantaine, alors que le Doudou pourrait penser à changer de job d'ici deux ans, ne serait-il pas temps de commencer à réfléchir à une autre voie ?

Ce midi, nous étions chez des amis et rappelions que, lorsque nous étions enfants, nous trouvions déjà que nos parents travaillaient trop et rentraient bien tard. En fait de "trop" et de "bien tard", mes parents étaient là à 19 heures au plus tard et ma mère trouvait régulièrement le temps de passer ses mercredis avec moi (la preuve, on avait un abonnement aux Matinées de la Comédie Française, et de telles "matinées" levaient le rideau à 14 heures !). Alors que moi, quand je suis à 20 heures à la maison, c'est que j'ai quitté le bureau au plus tôt que je peux le quitter.

Ou peut-être simplement que c'est la sortie de l'hiver, que je suis creuvouille de par le stress, le travail et la culpabilité et que cela ira mieux après les vacances prévues pour dans 15 jours...

Et puis, même si on n'a pas gagné cette fois-ci, rien ne dit que nous ne remporteront pas l'Euromillions vendredi prochain.....

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire