mardi 23 juin 2009

Le coup du verre de vin (et autre nouvelle)

Je ne bois pas d'alcool.

Jamais.

Dans les réunions de famille, je commande un jus de tomates à l'apéritif et ensuite j'm'arsouille à l'eau d'Evian. Ou de Volvic. Ou de Vittel. A l'eau plate, quoi. Mes bulles préférées, on les trouve dans le coca light et le schweppes agrumes.

Parfois, je trempe mes lèvres dans un liquide rougeâtre dont le Doudou ou mon père m'affirme que ce n'est pas de la piquette. Mais bon, que ce soit un grand cru classé ou un vin de 10 ans d'âge, je ne parviens pas à faire la différence avec le beaujolais nouveau du bistrot du coin. J'en déduis donc, à juste titre, que ma contribution à un repas réussi passe par ce (non) sacrifice de laisser mon verre vide pour que d'autres en profitent.

Ça n'arrange pas vraiment le Doudou parce que, comme je l'ai dit ailleurs, je ne conduis pas et que, donc, mon abstinence ne lui permet pas de boire plus. Aussi, pourquoi faudrait-il que ce soit celles qui n'ont pas envie de se mettre la tête à l'envers qui prennent le volant ? Je suis un exemple pour toutes ces femmes qui assistent, sans rien pouvoir faire, à la descente en beuverie de leurs chers et tendres parce que ce sont elles qui les ramènent à la maison. Rien de tel que de rester sobre quand les autres sont bourrés. C'est pareil avec le chichon. Assister sans consommer, c'est déprimant. Ben moi, le Doudou, il ne boit presque rien, il ne fume pas parce que c'est lui qui s'assoit derrière le volant pour le trajet de retour. Hé hé !

Bref, donc, je ne bois pas et c'est très bien comme ça.

Seulement voilà, parfois, disons une ou deux fois par semestre, je vais déjeuner dans un resto sympa avec les copines du bureau et toutes, elles font les fiérotes et se commandent qui un petit Chardonais, qui un Merlot. Et moi, moutonne, je me laisse tenter et j'y vais de mon vin au verre.

Ce midi, c'était Sancerre.

Je l'ai digéré toute l'après-midi.

Déjà, je suis rentrée du déjeuner, les yeux rougis par l'alcool... J'en profite pour rappeler à mon père, ma mère et leurs conjoints respectifs, que si, bien sûr, le vin c'est de l'alcool, preuve en est que c'est interdit aux femmes enceintes ! En plus, j'étais un peu pompette, la faute à l'absence d'accoutumance. C'est sûr que c'est pas en buvant 20 cl tous les 3 mois que mon organisme a le temps de s'habituer. Ma capacité de concentration était proche de zéro.

Et voilà-t-y pas que c'est l'après-midi où il m'a fallu gérer un client pas content (qui a fini par s'adoucir parce que l'alcool aidant, je lui ai un peu crié dessus et que les clients aiment bien se sentir malaimés) et me plonger dans les affres de l'interprétation des changements de la recodification à droit prétendument constant du Code du travail, lequel Code du travail en fait de constance, s'est considérablement transformé. Le législateur a toujours une tendance à compliquer les règles quand il tente de simplifier le droit. Passons...

A la fin de la journée, j'avais (et ai toujours) un mal de crâne pas possible.

Mais bon, comme ça fait un peu de temps que je ne vous avais pas donné de nouvelles, j'me suis dit, c'est le moment...

....

Ah, au fait, j'ai un iPhone maintenant...

Oui, vous avez bien lu, j'expliquerai tout en détails plus tard mais sachez que je suis une épouse parfaite, c'est tout :
Fan de la Pomme, goûtez pas à l'orange (blog du Doudou)
J'écris petit parce que là, je préférais que ça reste encore un peu confidentiel... j'attends d'avoir moins honte pour vous expliquer ma version du comment du pourquoi j'ai récupéré l'engin.

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