lundi 29 juin 2009

souvenirs, souvenirs...

Pour comprendre l'importance de ce message, il faut avoir eu entre 12 et 15 ans au début des années 1980 et avoir eu la chance, petite française, de passer quelques semaines aux Etats-Unis.

Ce fut mon cas.

Ecole bilingue en banlieue chic dans l'ouest parisien. Comme dirait mon ami R., pauvre petite fille riche dans son pensionnat bourgeois.

Programme d'échange, 3 semaines avec la Junior High d'Amherst, Mass.

Descente d'avion sur le territoire américain. Minibus jusqu'à l'école.

C'est l'Amérique !

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Junior High School. Rien à envier au collège des Années Collège. Mais si, vous l'avez regardé vous aussi, ce collège américain avec élèves "normaux".



Moi j'arrivais avec mes jupes plissées bleue marine, mes soquettes blanches, mocassins et pull gris en V sur polo blanc.

Ma correspondante dont je partageais la chambre - et les parents ! - pendant un mois était un mini-clone de Cindy Lauper les cheveux roses en moins parce que ses parents la trouvaient trop jeune pour se défigurer.

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Au mur de sa chambre, des posters de son idole: Madonna, époque Recherche Suzanne Désespéremment.




Madonna, à l'époque, je ne savais même pas qu'elle existait.

Dans le salon, la télé tournait en boucle.

Get into the groove or you've got to prove your love to me...

MTV.

LA chaine pour ados.

J'étais fascinée...

Un clip surtout...


Ne me dites surtout pas que nous n'aviez pas vu où je voulais en venir...

Pour moi, la grande découverte de mes séjours américains dans le Massachussets WASP, ce fut Madonna. Je n'ai plus quitté depuis.

papa don't preach
I'm in trouble deep
papa don't preach
I'm in trouble deep
but I made up my mind...
Iiiiii'm keeping my baby

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J'ai cependant une petite pensée pour le bambi Micky (à ne pas confondre avec la souris) qui a (un peu) bercé mon adolescence.


Juste une remarque aux journalistes qui ont, comme moi, la petite quarantaine : ce n'est pas parce que l'idole de votre jeunesse a passé l'arme à gauche qu'il faut oublier qu'aujourd'hui, le gouvernement iranien musèle la presse et intimide le personnel des ambassades occidentales, qu'au Honduras un coup d'état a mis à pied un président démocratiquement élu et que, plus près de nous, des femmes meurent encore sous les coups de leurs époux ou vivent cachés sous un voile intégral.

L'un de mes amis, et néanmoins grand-chef, a coutume de dire que les vrais problèmes sont au choix, selon la saison, au Kosovo, en Irak, en Palestine, en Iran, en Colombie...Le choix est vaste !

Et bien, même si notre curiosité malsaine nous donne envie de savoir si Michael Jackson a été abusé, maltraité, assassiné ou suicidé, je crois utile de rappeler ici que, en fait... on s'en fout !

Si, si, réfléchissez bien : qu'est ce que cela va changer à votre vie de connaitre le fin mot de l'histoire ? Ben, rien. Vous continuerez à manger, boire et dormir. A travailler. Ou pas. C'est un peu comme Marilyn. Ou Dalida. Elles sont mortes. La belle affaire. Leurs chansons courent encore dans les rues.

S'ils décident de maintenir les concerts de Michael Jackson à Londres pour en faire un concert hommage, j'espère que quelqu'un pensera à en reverser la marge à une association humanitaire. Pour les victimes de la repression en Iran par exemple...

We are the world
We are the Children
We are the ones who make a brighter day
So let's start giving

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Bon, si je vous ai foutu un ou deux airs à la noix dans la tête, j'aurais réussi mon coup.

PS. J'ai misé sur le bon cheval : si tout va comme prévu, Madonna ne cassera pas la pipe avant le 9 juillet. Ca tombe bien parce que c'est pour son concert que moi j'ai des places...

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