Il pleut sur Nantes, donne moi la main...
Euh, non, c'est pas ça.
C'est pas sur Nantes qu'il pleut. Encore que, si j'en crois mon vieil ami G., actuellement en vacances en Loire-Atlantique, qui s'épanche sur son statut Facebook, il pleut également là-bas... et que, selon mes proches parisiens, on frôle la canicule dans la capitale.
Et moi, qui aime le soleil et la douceur de l'été, je suis où pour mes premiers jours de vacances méritées ? En Bre-ta-gne !
Ben oui... M'ame la guigne, c'est moi.
Z'aurions pu choisir la campagne, notre Bourgogne ensoleillée... mais les cousins des enfants étaient chez Grand-Père et Grand-Mère en Bretagne. Donc, où les cousins sont, nous allons. Les grandes vacances sont une fête familiale et la famille de Doudou, c'est un peu une institution.
Nous nous sommes donc levés à 4 heures du matin samedi dernier, avons quitté un Paris estival au milieu d'un nombre considérables de juillétistes qui avaient eu la même idée que nous. C'est bien simple, avant le péage de Saint-Arnoux, la densité de la circulation était celle d'une heure de pointe (pas trop chargée) : on roulait mais au touche-touche.
Nous avons laissé derrière nous Paris Plage et ses brumisateurs...
Au fur et à mesure que nous progressions vers l'Ouest, il a fallu nous rendre à l'évidence : nous n'avions pas besoin de brumisateurs. L'eau tombait du ciel dans des quantités qui nous permettaient même de faire des réserves pour l'hiver.
Depuis, nous attendons que la pluie cesse.
Chaque matin, le Doudou scrute l'iPhone et son site de prévisions météorologique étranger Meteogroup (bien plus fiable que son équivalent français), tel l'Oracle, mais rien ne vient que la pluie qui fait des claquettes sur l'asphalte et de la gadoue sur la plage. Nous ne voyons rien venir à l'horizon que du gros grain et du vent.
Il nous a donc fallu passer au plan B.
Sauf que le plan B, c'est le plan qu'est-ce-qu'on-peut-bien-faire-quand-on-ne-peut-pas-sortir-et-qu'on-doit-occuper-quatre-enfants-de-trois-à-sept-ans-sans-que-ça-dégènere-? Ou, en plus prosaïque, comment éviter que tout parte en couille ?
Quelques pistes pour parents stressés :
- Emmener la marmaille à la piscine municipale, bien entendu couverte... Ça grouille de marmots qui hurlent, ça éclabousse partout, les filles ne veulent pas mettre la tête sous l'eau, les garçons jouent à mettre la tête de l'autre sous l'eau, au bout d'une demi-heure, ça grelotte mais ça répond que ça n'a pas froid et que ça ne veut surtout pas sortir de l'eau... mais au final, ça fait une brochette d'enfants heureux et épuisés qui se ruent sur la nourriture à table et font honneur au repas de Grand-Mère;
- Faire découvrir de nouveaux DVD aux enfants et espérer qu'ils remplaceront les Cars, Toy Story et autres Aristochats visionnés 318 fois chacun. Après Mary Poppins hier, ce fut Asterix, Mission Cléopatre cet après-midi... et celui qui riait le plus était le Doudou, surtout pour la référence Star Wars, on est geek ou on ne l'est pas;
- Dévaliser les magasins de loisirs créatifs... Au programme des deux prochains jours, décor de boite en bois. Aujourd'hui les enfants ont passé la couche de peinture de fond. Demain on décore. Au choix, mosaïque, pochoirs ou tampons. On ne devrait pas les entendre pendant... trois quarts d'heure;
- Faire couler de grands bains et les mettre tous ensemble dedans. Effet piscine, en plus petit. Ça rigole, ça s'éclabousse et ça permet un nettoyage en profondeur de la salle de bain;
- Organiser des séances de lecture. Les CP/CE1 lisent tout seuls et le Doudou fait la lecture du dernier David Brin aux plus petits. Rien de tel qu'un roman de Space Opera pour ouvrir les écoutilles des plus jeunes. Même que quand les cousins demandent si c'est une histoire vraie, on est tenté de répondre oui, juste pour voir la tête des parents quand on les leur rendra;
- Aller manger des crêpes à la crêperie du bout de la rue. On sort les cirés, on fait 200 mètres à pied, on nique le bas des pantalons et les chaussures en toile et ensuite, on se précipite dans la crêperie chauffée et on ingurgite plein de bonnes crêpes fourrées d'aliments interdits aux femmes qui tentent de garder/retrouver la ligne. On ne culpabilise même pas de tant se bâfrer, parce qu'on est Bretagne et que, les crêpes, c'est le plat du cru;
- faire des séances les-enfants-on-range, comme dans Mary Poppins, en faisant croire que c'est un jeu. Sauf que maintenant que les enfants ont vu Mary Poppins (voir plus haut) et ils savent que le jeu qu'on leur propose ne consiste pas à claquer des doigts pour que tout revienne sa place et du coup, ça les amuse beaucoup moins... ce qui peut entraîne une diminution de bonne volonté. D'où le conseil : réserver le visionnage de Mary Poppins pour le dernier jour des vacances;
- lire ses emails sur son Blackberry et faire semblant de travailler. Ça fait la fille super occupée, ça impressionne les beaux-parents et les enfants chuchotent un maman travaille plein d'admiration qui vous remplit d'aise et offre à la maison 3 minutes 30 secondes de calme temporaire;
- Si vous êtes geek ou épouse de geek, trouver des programmes amusants sur l'ordi ou l'iPhone pour divertir la marmaille : coloriages à imprimer sur l'imprimante à jet d'encre qui date de Mathusalem de Grand-Père, jeux en lignes pour petits (et grands), petits jeux pour enfants qui les font rire et dont vous trouvez qu'ils font beaucoup de bruit, type bruits d'animaux super bien imités qui donnent immédiatement mal au crâne;
- Prendre l'apéro, les parents au kir, les enfants au jus de pomme. Ça occupe les parents, les enfants se bourrent de chips et de saucisson et ça permet de faire patienter jusqu'au déjeuner/dîner.
Bon, je suis sûre que je trouverais d'autres idées demain. Il va bien falloir.
En attendant, les enfants sont couchés, c'est l'heure de la tisane.
Vive les vacances !
Je n'ai pas vu "écrire sur son blog" et pourtant c'est fait
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