mardi 14 juillet 2009

Quand la madone se fait prier : Madonna POPB 9 juillet 2009

Je l'ai dit dans un précédent message, Madonna était l'idole de mon adolescence.

Sauf que quand j'étais adolescente, socquette blanche et jupe plissée, les concerts de popstars n'étaient pas vraiment du goût de mes parents. Du coup, je n'avais pas vu la Madonne au parc de Sceaux ni ailleurs et ce qui se rapprochait le plus d'un concert in vivo était le film In Bed with Madonna, sympa mais sans doute ressonorisé.

Du coup, maintenant que j'ai les moyen de me payer une place de spectacle hors de prix, je ne me prive plus. Et c'est telle une gamine de 15 ans que je me suis rendue à son concert du POPB (Bercy, quoi !) le 9 juillet dernier.

Mes impressions sur ce concert:

1. C'est effectivement hors de prix. Je n'ose pas vous dire le prix de la place mais si je vous avoue qu'on frise (voir qu'on dépasse) une place d'Opéra, au Metz ou à Bayreuth, ça vous donnera une petite idée de l'échelle de prix sur laquelle on se place. Tout cela pour être placé à gauche de la scène dans les gradins, avec une vue imprenable sur la régie son & lumière.

2. La Madone se fait prier.
2.1. Début du spectacle mentionné sur le billet : 19:45. Du coup, on se grouille de quitter le bureau pour être à l'heure, on avale rapidos un sandwich immonde qui tombe sur l'estomac... puis sur les cuisses, on s'installe à sa place numérotée et on aperçoit sur un promontoir au milieu de la fosse un zigoto se trémousser sur des remix de la star du jour. On apprend que le gus qui se déhanche en mettant des disques sur la platine est la Première Partie et on se dit que ça manque sérieusement de fun. Mais bon, c'est le jeu des premières parties. Parfois c'est bien, parfois ça craint. Et là, ben, ça craignait.
2.2. La Première Partie partie vers 20:30, on nous annonce 30 minutes d'entracte. Ça n'a pas encore commencé et c'est déjà l'entracte. Dont acte. On prend son mal en patience. On aperçoit des People dans la salle. Pas le haut du gratin. Mais là, juste derrière nous, y a Catherine Jacob avec des copines. Elle a l'air sympa. On découvre, grâce à Facebook et notre nouvel iPhone, qu'on a plein de copains dans la salle beaucoup mieux placés que nous, parce que chacun a actualisé son statut pour dire qu'il est avec Madonna. Moi pour être honnête, j'avais mis "j'attends Madonna", ce qui n'était que la triste vérité. On s'envoie des emails avec lesdits copains, qui ne se connaissent pas, qui sont pourtant ainsi à quelques sièges les uns des autres. Nous sommes les seuls à le savoir et ce genre d'information, presque de pouvoir, nous met en joie. Ouais, dites donc, on a les joies qu'on peut quand on attend pendant une plombe. Dans la fosse, ça commence à tomber. Quelques mouches sont ramassées par les balayeurs pompiers. Trop bête de perdre connaissance et d'être évacué avant même le début du spectacle.

3. 22:00 Ça commence par des jeu de musique et de vidéos. Ça fait 2 heures qu'on attend. Le public est chaud bouillant. La Madone ouvre avec le tube du moment. Elle danse bien. Elle saute partout. Les danseurs sont extraordinaires. Ça bouge. On voit où notre argent est passé. La scène monte et descend en fonction des titres, il a au moins 5 changements de costumes. Le plus impressionnant est de voir cette femme de cinquante ans, au beau milieu du spectacle (avec déjà une heure de show dans les pattes) arriver sur scène en sautant à la corde. Moi qui suis essoufflée au deuxième pallier, je ne peux que lui tirer mon chapeau.

4. Le hic : la Madone ne chante pas juste. On ne peut pas vraiment dire qu'elle chante faux, vu que la plupart du temps, sa voix est masquée par celle de ses choristes, dont le timbre est bien entendu similaire au sien. La seule chanson qu'elle chante vraiment seule est une jolie chanson du film Evita qu'elle massacre. A toutes fins utiles, voici la chanson chantée dans le film, où l'on se rend compte que, enregistrée, il y a un intéressant re-travail en aval.

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5. Le second hic : on était loin.
Voilà ce qu'on voyait de notre place, vidéo prise avec l'iPhone 3Gs du Doudou, comme quoi la 3Gs peut avoir son utilité.

video

Autant dire que la Madonne nous apparaissait comme un petit point dans le lointain et heureusement qu'on avait les jumelles (merci P !) et les écrans pour pouvoir avoir une vue de détails.

6. Je suis critique, hein. Cela dit, globalement, c'était bien comme spectacle. Seulement, il ne fallait pas avoir envie de voir un tour de chant à l'ancienne avec prouesses vocales et sentiments. Le moment le plus émouvant était une séquences gypsy avec des clones des Gypsy King, qui l'accompagnaient sur la Isla Bonita à un rythme endiablé. Ça tombe bien, c'est justement la période de Madonna que je préfère.

7. Le spectacle a pris fin vers minuit, sans rappel (il parait que c'est d'usage chez Madonna). Le Doudou et moi sommes rentrés à pied chez nous. Il faisait doux... et finalement, c'était sans doute cette promenade nocturne qui fut le moment le plus tendre de la soirée.

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