Pour vous qui me lisez depuis le premier jour, vous connaissez la bonne résolution de 2009 : ce blog, mes amis, ce blog. Et pour l'heure, je n'ai pas trop mal réussi à le maintenir en vie. Ce qui est bien avec un blog, c'est que c'est une activité à soi, un petit truc qu'on partage avec d'autres mais qui n'est le fruit que de sa propre imagination.
Oui, bon, d'accord, il y a quelques périodes de blackout, mais j'ai à chaque fois de bonnes excuses. Là, par exemple, c'est parce que j'étais en vacances. Et pendant quelques jours, je n'ai eu d'accès à interne que la 3G de mon iPhone. Je ne suis pas assez geekette pour, comme le fait le Doudou sur son blog, rédiger des messages du clavier tronqué de l'iPhone. Même du Black, dont chacun sait que j'apprécie le clavier, je ne m'y risquerais pas.
En parlant de Black et d'iPhone, avez-vous lu les articles sur l'engin de prédilection de nos têtes pensantes ? Fillon serait converti à l'iPhone alors que Barack O. a confié l'iPhone qu'Apple lui a markétignement offert à ses filles, lui préférant le Blackberry. Moi, j'ai désormais les deux, l'un pour usage personnel, l'autre pour usage professionnel. Une façon de compartimenter mes deux vies.
Donc, sur les vacances, dissertons.
Non pas pour vous narrer les plages de Bretagne puis celle de la Région PACA bientôt rebaptisée mais parce que la période estivale est propice aux remises en question et à la prise de résolutions pour la rentrée. A croire que l'année est tout autant civile que scolaire pour qui fait le point sur sa vie...
Donc, quelques (bonnes ?) résolutions pour la rentrée.
1. Arrêter de dire que j'ai trop de travail.
Il ne suffit pas de le dire, il faut agir. Soit j'ai effectivement trop de travail et il me faut trouver un moyen d'en avoir moins, en m'organisant mieux, en apprenant à dire non, en changeant d'orientation. Soit il me faut admettre que j'aime ce travail et que, lorsque je dis oui à un nouveau dossier ou que j'accepte un délai intenable, c'est que je me sens valorisée... et que mon égo sort conforté de telles épreuves. Bien sur, le soit - soit est réducteur et il y un peu des deux dans ma vie. Donc, cessons de "dire" qu'on a trop de travail et agissons en conséquence.
2. Arrêter de dire que je ne profite pas assez de mes enfants...
... parce que, en même temps, je pérore que je suis une superwoman, que j'arrive à m'organiser pour dîner avec eux le soir, quitte à recommencer à travailler ensuite.
On ne peut pas se vanter de savoir s'organiser et se plaindre tout le temps de manquer de temps pour sa famille.
3. Arrêter de considérer que je suis liée à mon travail par l'argent.
Le fait de gagner de l'argent ne doit pas rendre esclave d'un employeur... et il faut parfois accepter de remettre son mode de vie en cause pour tenir les résolutions 1 et 2.
Le système des bonus, tant décrié dans les banques, et qui fait qu'une partie de la rémunération est liée à la productivité n'est pas compatible avec un équilibre vie privée/vie professionnelle par le seul fait qu'il axe sur la vie professionnelle l'essentiel du revenu. Pour caricaturer, s'il faut "faire des heures" pour gagner correctement sa vie, alors les avocats parisiens entrent dans une course au profit au détriment de leur bien être.
4. Me rappeler que, il y a 15 ans, l'email n'existait et que les clients savaient attendre 3 jours pour avoir la réponse à leur question.
En conséquence, éteindre le Black le temps d'un week-end et admettre que je suis remplaçable (et que les indispensables peuplent les cimetières).
En coupant le circuit, je devrais me désensibiliser au travail car il faut bien admettre que, lorsque ma boite est "oversize", je suis tétanisée de ne pouvoir aussitôt répondre aux messages envoyés par des clients impatients.
La course à la vitesse au détriment de la qualité est un trait de nos nouveaux métiers. On vend désormais de la réactivité, de la proactivité en prenant pour acquis que le travail sera bien fait. C'est un leurre. La réactivité et la proactivité tels qu'on les comprend aujourd'hui sont un frein à la réflexion, provoquent des réponses toutes faites à des questions souvent mal formulées car répondant à un besoin immédiat. Ce n'est bon ni pour nous, ni pour le client. En refusant de prendre le temps de penser hors cadre, on crée des solutions formatées qui doivent fonctionner pour tous. Think outside the box, disent certains et ils ont bien raison. Si, au lieu de trouver une solution à un problème, on regardait l'ensemble de la situation pour en comprendre les ramifications, on éviterait les effets pervers engendrés par un système d'action/réaction sclérosant. Seulement, cela prend du temps et croit toujours manquer de temps...
5. Ne pas oublier que la nounou s'occupe bien des enfants
Et ne pas penser qu'ils vont l'aimer plus que moi parce qu'elle va les chercher à l'école et les emmène au parc. D'ailleurs, en vraie workholic, je serais bien incapable de ne pas travailler et, si j'étais constamment à la maison, la neurasthénie ne serait pas loin.
6. Prendre des mesures pour équilibrer ma vie.
On y travaille, on y travaille.
En attendant, demain, la nounou revient et je prends le métro, direction ce bureau que je n'ai pas vu pendant 3 semaines et qui ne m'a pas vraiment manqué.
On a trop de travail sans intérêt associe au travail intéressant. Pour 1 truc fun qu'on accepte on sait qu'il y aura 10 trucs bidons dont 3 taches administratives sans valeur ajoutée. Donc moi je dis oui il faut râler mais surtout contre lesdites taches nazes, parfois ça permet de les faire disparaitre
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