lundi 29 juin 2009

souvenirs, souvenirs...

Pour comprendre l'importance de ce message, il faut avoir eu entre 12 et 15 ans au début des années 1980 et avoir eu la chance, petite française, de passer quelques semaines aux Etats-Unis.

Ce fut mon cas.

Ecole bilingue en banlieue chic dans l'ouest parisien. Comme dirait mon ami R., pauvre petite fille riche dans son pensionnat bourgeois.

Programme d'échange, 3 semaines avec la Junior High d'Amherst, Mass.

Descente d'avion sur le territoire américain. Minibus jusqu'à l'école.

C'est l'Amérique !

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Junior High School. Rien à envier au collège des Années Collège. Mais si, vous l'avez regardé vous aussi, ce collège américain avec élèves "normaux".



Moi j'arrivais avec mes jupes plissées bleue marine, mes soquettes blanches, mocassins et pull gris en V sur polo blanc.

Ma correspondante dont je partageais la chambre - et les parents ! - pendant un mois était un mini-clone de Cindy Lauper les cheveux roses en moins parce que ses parents la trouvaient trop jeune pour se défigurer.

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Au mur de sa chambre, des posters de son idole: Madonna, époque Recherche Suzanne Désespéremment.




Madonna, à l'époque, je ne savais même pas qu'elle existait.

Dans le salon, la télé tournait en boucle.

Get into the groove or you've got to prove your love to me...

MTV.

LA chaine pour ados.

J'étais fascinée...

Un clip surtout...


Ne me dites surtout pas que nous n'aviez pas vu où je voulais en venir...

Pour moi, la grande découverte de mes séjours américains dans le Massachussets WASP, ce fut Madonna. Je n'ai plus quitté depuis.

papa don't preach
I'm in trouble deep
papa don't preach
I'm in trouble deep
but I made up my mind...
Iiiiii'm keeping my baby

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J'ai cependant une petite pensée pour le bambi Micky (à ne pas confondre avec la souris) qui a (un peu) bercé mon adolescence.


Juste une remarque aux journalistes qui ont, comme moi, la petite quarantaine : ce n'est pas parce que l'idole de votre jeunesse a passé l'arme à gauche qu'il faut oublier qu'aujourd'hui, le gouvernement iranien musèle la presse et intimide le personnel des ambassades occidentales, qu'au Honduras un coup d'état a mis à pied un président démocratiquement élu et que, plus près de nous, des femmes meurent encore sous les coups de leurs époux ou vivent cachés sous un voile intégral.

L'un de mes amis, et néanmoins grand-chef, a coutume de dire que les vrais problèmes sont au choix, selon la saison, au Kosovo, en Irak, en Palestine, en Iran, en Colombie...Le choix est vaste !

Et bien, même si notre curiosité malsaine nous donne envie de savoir si Michael Jackson a été abusé, maltraité, assassiné ou suicidé, je crois utile de rappeler ici que, en fait... on s'en fout !

Si, si, réfléchissez bien : qu'est ce que cela va changer à votre vie de connaitre le fin mot de l'histoire ? Ben, rien. Vous continuerez à manger, boire et dormir. A travailler. Ou pas. C'est un peu comme Marilyn. Ou Dalida. Elles sont mortes. La belle affaire. Leurs chansons courent encore dans les rues.

S'ils décident de maintenir les concerts de Michael Jackson à Londres pour en faire un concert hommage, j'espère que quelqu'un pensera à en reverser la marge à une association humanitaire. Pour les victimes de la repression en Iran par exemple...

We are the world
We are the Children
We are the ones who make a brighter day
So let's start giving

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Bon, si je vous ai foutu un ou deux airs à la noix dans la tête, j'aurais réussi mon coup.

PS. J'ai misé sur le bon cheval : si tout va comme prévu, Madonna ne cassera pas la pipe avant le 9 juillet. Ca tombe bien parce que c'est pour son concert que moi j'ai des places...

jeudi 25 juin 2009

Et l'iPhone vint à Doudette

Voilà, voilà...

Comment annoncer cela sans - totalement - me ridiculiser ?

Crevons l'abcès directos.

Je suis propriétaire d'un iPhone 3G. Propriétaire, ça ne veut rien dire. A ce compte là, je suis également "propriétaire" d'un PC, d'un Tablet-pc (sur lequel je n'ai jamais mis le doigt), d'un Mac, de plusieurs PDA et de pleins d'autres objets. Ben oui, c'est la faute au compte commun. Tout ce qui est au Doudou est également à moi.

Non, j'aurais dû écrire "utilisatrice" car, depuis que ce petit objet est entré en ma possession, je l'u-ti-li-se.

Que je vous explique comment j'en suis arrivée là et après je vous dirai ce que j'en pense.

Donc la genèse:

Début avril 2009 (un soir, tard, après une longue journée de travail)

Moi, à moitié endormie, tandis que le Doudou met son iPhone en mode avion pour que les ondes n'envahissent pas notre nid d'amour.
- Dis, Doudou, tu veux quoi pour ton anniv' ?`
C'est que je cogite, moi, avant de m'endormir. Y en a dans le ciboulot. Vous noterez à cet égard que je m'y prends très à l'avance, vu que la date exacte de l'anniversaire est fixée au 3 mai. Les femmes sont prévoyantes, elles. Voyez, moi, mon anniv. c'est la semaine prochaine, ben le Doudou, il m'a demandé seulement hier si j'avais envie de quelque chose de précis. Vu que ce week-end on est à la campagne, on peut se demander quand il va l'acheter, mon super cadeau de la mort.
- Sais pas, fait l'homme, candide.
Mon oeil...
- T'as pas une idée ?
J'insiste, c'est l'une de mes qualités : je suis persévérante.
- Ben, y a bien Apple qui annonce un nouvel iPhone mais on sait pas quand c'est-y qu'il va sortir... alors...
- T'as pas d'autre idée ?
- Ben non.
C'est sûr que, pour le Doudou, une idée non iTech n'est pas une idée. Donc si vous lui parlez parfum, pull mohair ou livre, vous risquez de faire chou blanc.

Mai 2009 (fête de famille avec les parents et les frères du Doudou, qui ont tous prévu un cadeau qui se porte)

De moi, le Doudou a un "bon pour", le cadeau le plus glamour qu'il soit !

Juin 2009

Keynote. Annonce de l'iPhone 3Gs et de son prix (299 $).

Juin 2009 (plus tard)

Annonce par Orange de la sortie de l'iPhone le 19 juin à un prix de 230 euros, sous conditions. Les conditions ne sont pas précisées.

Le Doudou pose une journée de RTT pour le 19 juin (faut ce qu'il faut !).

17 juin

Le Doudou contacte Orange. Il n'a pas assez de points pour l'offre à 230 euros. Son iPhone 3Gs, s'il le veut, lui coûtera 599 euros (et encore après négo et offre commerciale).

Le Doudou passe par toutes les phases du deuil : la colère (la dame de chez Orange au téléphone en prend pour son grade), l'abattement (avec moults soupirs) et la résignation. C'est donc un Doudou prêt à attendre encore 4 mois qui se couche dans notre lit au soir du 18 juin, veille du grand jour. Il envisage même de renoncer à sa journée de RTT (ça pourra servir quand il aura assez de points).

J'aime pas quand le Doudou est triste.

Du coup, je réfléchis sans même m'en rendre compte.

Et si je l'achetais, moi, son jouet ? Je changerais d'opérateur, en passant sur l'humiliation de retourner chez Orange, alors que je l'avais quitté, toute fière, sur les conseils du Doudou, deux ans plus tôt. Je prendrais l'offre iPhone 3Gs à 230 euros et je troque mon iPhone 3Gs avec le sien. Ça pourrait-y pas marcher ?

Attention, suspense insoutenable...

....

Bon d'accord, pas de suspense du tout, vu que, si j'écris ce message, c'est que mon plan a fonctionné à merveille.

Donc, voilà maintenant, j'ai l'engin.

Ce que j'en pense ?

C'est un gadget.

Mais un gadget adictif.

Le Blackberry reste le meilleur des outils pour travailler : le clavier de l'iPhone n'est pas même un clavier mais un truc-bidule qui s'affiche et qui ne fait même pas de bruit quand on tape sur les touches. En plus, l'écran est vraiment sensible, ce qui fait qu'on peut effacer des programmes sans s'en apercevoir.

Par contre, c'est rapide et convivial pour le fun : Facebook, les news, les emails persos, ça va vite et c'est facile d'utilisation. Dans la salle d'attente du dentiste (ben oui, ca arrive même aux blogueuses d'avoir mal aux dents), dans le métro, on n'est plus jamais seul. Même quand DirectMatin est en rupture de stock, y a les news du Monde qui peuvent s'afficher sur l'écran. Ca n'a pas le charme du journal papier mais les nouvelles sont peu ou prou similaires.

Bref, je ne troquerais mon Blackberry pro pour rien au monde mais mon téléphone portable Samsung va bientôt être à la disposition de qui le voudra (ne vous précipitez pas, j'm'en vais le proposer à mon papa qui se moque encore un peu des dernières nouveautés technologiques).

Bon, une fois ce message publié, j'irai lire les news sur l'appli Rue89... Je vous la recommande :-)

mardi 23 juin 2009

Le coup du verre de vin (et autre nouvelle)

Je ne bois pas d'alcool.

Jamais.

Dans les réunions de famille, je commande un jus de tomates à l'apéritif et ensuite j'm'arsouille à l'eau d'Evian. Ou de Volvic. Ou de Vittel. A l'eau plate, quoi. Mes bulles préférées, on les trouve dans le coca light et le schweppes agrumes.

Parfois, je trempe mes lèvres dans un liquide rougeâtre dont le Doudou ou mon père m'affirme que ce n'est pas de la piquette. Mais bon, que ce soit un grand cru classé ou un vin de 10 ans d'âge, je ne parviens pas à faire la différence avec le beaujolais nouveau du bistrot du coin. J'en déduis donc, à juste titre, que ma contribution à un repas réussi passe par ce (non) sacrifice de laisser mon verre vide pour que d'autres en profitent.

Ça n'arrange pas vraiment le Doudou parce que, comme je l'ai dit ailleurs, je ne conduis pas et que, donc, mon abstinence ne lui permet pas de boire plus. Aussi, pourquoi faudrait-il que ce soit celles qui n'ont pas envie de se mettre la tête à l'envers qui prennent le volant ? Je suis un exemple pour toutes ces femmes qui assistent, sans rien pouvoir faire, à la descente en beuverie de leurs chers et tendres parce que ce sont elles qui les ramènent à la maison. Rien de tel que de rester sobre quand les autres sont bourrés. C'est pareil avec le chichon. Assister sans consommer, c'est déprimant. Ben moi, le Doudou, il ne boit presque rien, il ne fume pas parce que c'est lui qui s'assoit derrière le volant pour le trajet de retour. Hé hé !

Bref, donc, je ne bois pas et c'est très bien comme ça.

Seulement voilà, parfois, disons une ou deux fois par semestre, je vais déjeuner dans un resto sympa avec les copines du bureau et toutes, elles font les fiérotes et se commandent qui un petit Chardonais, qui un Merlot. Et moi, moutonne, je me laisse tenter et j'y vais de mon vin au verre.

Ce midi, c'était Sancerre.

Je l'ai digéré toute l'après-midi.

Déjà, je suis rentrée du déjeuner, les yeux rougis par l'alcool... J'en profite pour rappeler à mon père, ma mère et leurs conjoints respectifs, que si, bien sûr, le vin c'est de l'alcool, preuve en est que c'est interdit aux femmes enceintes ! En plus, j'étais un peu pompette, la faute à l'absence d'accoutumance. C'est sûr que c'est pas en buvant 20 cl tous les 3 mois que mon organisme a le temps de s'habituer. Ma capacité de concentration était proche de zéro.

Et voilà-t-y pas que c'est l'après-midi où il m'a fallu gérer un client pas content (qui a fini par s'adoucir parce que l'alcool aidant, je lui ai un peu crié dessus et que les clients aiment bien se sentir malaimés) et me plonger dans les affres de l'interprétation des changements de la recodification à droit prétendument constant du Code du travail, lequel Code du travail en fait de constance, s'est considérablement transformé. Le législateur a toujours une tendance à compliquer les règles quand il tente de simplifier le droit. Passons...

A la fin de la journée, j'avais (et ai toujours) un mal de crâne pas possible.

Mais bon, comme ça fait un peu de temps que je ne vous avais pas donné de nouvelles, j'me suis dit, c'est le moment...

....

Ah, au fait, j'ai un iPhone maintenant...

Oui, vous avez bien lu, j'expliquerai tout en détails plus tard mais sachez que je suis une épouse parfaite, c'est tout :
Fan de la Pomme, goûtez pas à l'orange (blog du Doudou)
J'écris petit parce que là, je préférais que ça reste encore un peu confidentiel... j'attends d'avoir moins honte pour vous expliquer ma version du comment du pourquoi j'ai récupéré l'engin.

mercredi 17 juin 2009

Le voile - seconde vague

J'avais parlé du voile dans un précédent message...

... et le voila de retour.

Vous l'avez peut-être lu dans la presse: une soixantaine de députés de tous bords confondus s'inquiète de l'arrivée de la Burqa en France.

Article de l'Express.

Non, mais, on aura tout vu !

Dans un pays laïque, où la femme et l'homme sont égaux en droits, la Burqa ferait une avancée fracassante ?!?

C'est sûr que moi, avec mes robes, mes décolletés plongeants, mes ballerines et ma nouvelle coupe de cheveux, je ne croise pas beaucoup de Burqas sur la ligne n°1 du métro. Même sur les Champs Elysées, les femmes voilées des Émirats sont plutôt soft : la robe est transparente, la bouche très maquillée et le tissu brodé de rose. Bref, c'est la mode de l'épouse Qatari.

Mais j'imagine que si les représentants élus par le peuple français s'émeuvent, c'est qu'il y matière à s'émouvoir... et c'est inquiétant.

Ma mère, née en 1942 (qu'elle me pardonne de jeter ainsi son âge en pâture), qui a travaillé toute sa vie, m'a dit l'autre jour que notre génération se "relâchait". Quand je lui ai demandé ce qu'elle voulait dire par là, elle m'a dit que les filles d'aujourd'hui ne réalisaient pas que les combats féministes d'hier et ce qu'elles avaient obtenu de haute lutte, nous étions en train de le perdre. A force de croire que nous étions arrivées à un point où plus personne ne doute que la femme a droit aux droits de l'Homme, nous en avions oublié l'essentiel : ce n'est qu'une croyance et d'autres croient le contraire.

Et de faire référence aux banlieues, à Ni Putes Ni Soumises et à ce combat magnifique que certaines (et certains, ne les oublions pas) mènent encore contre l'obscurantisme et l'ignorance.

Lorsque j'ai évoqué cette question avec ma mère, il (n')était question (que) d'une réunion de Directeurs Commerciaux à laquelle le Doudou avait assisté et où siégeaient... dix hommes. Pas une femmes dans cet aréopage. Bref, notre discussion était bien loin de l'avilissement de la femme par le port d'un couvre-tout.

Et voilà qu'on parle de Burqa en France. La Burqa des talibans.

J'ai du mal à le croire.

Et que personne ne vienne me dire qu'une femme est VOLONTAIRE pour se promener avec un sac renversé sur le corps. Ceux qui osent prétendre que c'est un choix ne sont pas des femmes, ne connaissent pas les femmes et n'ont, en tout état cause, aucune empathie pour qui que ce soit !

Faites le test ! Demandez à celui qui prétend que c'est un choix s'il accepterait de se présenter, ainsi accoutré, devant ses amis, ses collègues ou sa famille et observez bien. Un moue de dégoût traverse son visage. Il croit qu'il n'en a rien laissé voir mais la lâcheté est comme la faim, on ne peut pas la réprimer. Le lâche vous ment. Il vous dit que ça ne lui poserait aucun problème mais que la question ne se pose pas. L'homme n'est pas victime du désir de l'autre (c'est sûr qu'avec des théories pareilles, va pas m'inspirer beaucoup de désir, le gars). La femme est protégée par la Burqa, affirme-t-il. Vous l'écoutez, vous n'êtes pas certain(s) de comprendre. Protégée ? Comment ça ? Ben oui, insiste le menteur, elle opte pour la Burqa pour ne pas être l'objet de la convoitise des hommes. Et vous réalisez que le lâche a non seulement une bien piètre image de la femme mais également une image pitoyable de ses congénères, donc de lui même, s'il voit en tout homme un violeur potentiel. Vous êtes désespéré(e)...
... et soudain le nez de l'individu s'allonge et vous êtes (presque) rassuré(e) : ce n'est qu'un pantin !

Et puis, comme je ne saurais jamais aussi bien évoquer la Burqa que celui qui l'a côtoyée, voici un extrait d'une interview de Khaled Hosseini, auteur, entre autres, du remarquable livre Les Cerfs-Volants de Kaboul, qui conclura ce message bien mieux que moi.

Malheureusement, le monde entier s’est habitué à l’image voire au cliché de la femme à la burka passant son chemin sous l’œil glaçant et fanatique d’un officiel taliban. […] Il n’y a pas si longtemps, les femmes afghanes étaient professeurs d’université, docteurs, avocats, elles travaillaient dans les hôpitaux, enseignaient à l’école et jouaient un rôle important dans la société. Des femmes comme ma mère, qui était professeur, enseignait le farsi et l’histoire et finit par devenir la vice-principale d’une grande école pour jeunes filles.

Mais c’était à Kaboul, or l’Afghanistan n’est pas une nation de classes moyennes urbanisées. Il y a toujours eu un fossé idéologique entre le Kaboul réformiste libéral et l’Afghanistan rural. La triste vérité, c’est que l’oppression des femmes telle que la pratiquent les Talibans existait dans certaines régions d’Afghanistan bien avant les Talibans. Alors que Kaboul a été dans une certaine mesure un centre pour l’autonomie féminine, l’Afghanistan rural, surtout au sud et à l’est le long de la frontière avec le Pakistan, est traditionnellement une région de tribus patriarcales dominées par les hommes. […] Au risque de vous surprendre, durant le siècle passé, de multiples tentatives ont été menées pour libérer les femmes afghanes de Kaboul. […] Mais les réformes à Kaboul ont toujours suscité la moquerie, le mépris voire la révolte des chefs des tribus patriarcales.
La vie a donc toujours été une lutte pour certaines femmes en Afghanistan, bien avant les Talibans. Et la situation est devenue insupportable avec le déclenchement des guerres entre factions, la flambée de l’anarchie et de l’extrémisme.
Les femmes ont non seulement subi les attentats et les bombardements des zones civiles, elles ont non seulement été battues, torturées, humiliées, emprisonnées, et bafouées encore et encore dans leurs droits humains fondamentaux, mais elles ont aussi été, dans leur grande majorité, victimes d’abus sexuels. Enlevées et vendues comme esclaves, forcées de se marier avec des chefs miliciens, de se prostituer, elles ont également été violées, un crime particulièrement haineux et impardonnable utilisé pour intimider les familles qui s’opposaient à telle ou telle faction.

Aujourd’hui, dans l’Afghanistan post-Talibans et post-11 septembre, on recommence à parler de libérer les femmes. La discrimination sexuelle qu’ont subi les femmes afghanes est une des plus grandes injustices impunies du monde moderne.
D’autant plus que l’Afghanistan a besoin de ses femmes. Le projet de reconstruire le pays est condamné si les droits humains fondamentaux des femmes ne sont pas respectés, et si les femmes ne sont pas autorisées à participer. […]

Lorsque je suis retourné à Kaboul en 2003, j’ai rencontré toutes sortes de personnes et j’ai croisé dans les rues ces femmes couvertes de la tête aux pieds, suivies par quatre, cinq, six, sept enfants. Je me souviens d’avoir pensé : qui est cette personne à l’intérieur ? Qu’a-t-elle vu ? Qu’a-t-elle enduré ? Qu’est-ce qui la rend triste ? Quels sont ses espoirs, ses désirs, ses déceptions ?


Oui.... Que pensent les femmes sous la Burqa dans nos cités dortoirs ?

dimanche 14 juin 2009

La taille du lit


C'est décidé : nous passons au 160 !

Et nous ne sommes pas les seuls...

Après un petit sondage auprès de nos copains et de notre famille, il apparaît que le passage du temps provoque irrémédiablement la même conséquence sur les couples : le lit devient trop petit. Ben oui, hein, ça ne peut être que cela, parce que notre croissance était terminée quand on a investi le lit de 140 et que, quoi qu'en disent les mauvaises langues, nous ne nous sommes pas vraiment dilatés en largeur.

Ça arrive subrepticement. Ça commence par un coup de coude sur la tempe au milieu de la nuit, un pied sur son genou, une épaule qui ne trouve pas sa place... chaque couple a son histoire. On trouve cela rigolo. C'est la première fois... Ça amuse. On dort encore collé-collé la plupart du temps. On se moque gentiment des couples ensemble de longue date qui râlent que l'autre prend toute la place...

Et puis, ça nous tombe dessus. Parfois, c'est en plein été, vous vous voulez la couette, lui préfère un simple drap et vous balance toute sa partie de couette sur vous, du coup, vous suez à grandes gouttes. Ou alors une nuit de printemps. Vous vous réveillez soudain la moitié du corps hors du lit avec une impossibilité totale de vous retourner tandis que l'autre est étalé les bras en croix et les jambes écartés de 60°.

Vous en parlez ensemble. Tous les magazines féminins l'affirment : il faut co-mu-ni-quer ! En fait de communication, c'est un dialogue de sourds. Vous avez beau expliquer que vous êtes l'affreuse victime d'un squattage de lit, l'autre n'entend pas. Pire, il soutient la thèse inverse. C'est vous, le/la méchant(e).

Et quand les enfants débarquent au petit jour, plus moyen de s'allonger sur le dos. Vous devez vous mettre sur le côté parce que l'enfant ne supporte pas de ne pas avoir ses aises. Il utilise tous ses membres pour creuser son territoire. Petit pied écrase vessie c'est mou, là, maman. Doigt s'enfonce dans l'oeil tu dors papa ? Main tire les cheveux za fait des guilis, z'aime pas. Doudou s'enfonce dans l'oreille doudou fais câlin maman.

Nous, les enfants sont au nombre de deux... mais pour les familles nombreuses, ce doit s'apparenter au supplice de la Roue, avec parents écartelés de tous côtés.

Juste pour rire (et parce que vous avez besoin de soutien), vous évoquez le sujet lors de dîners mondains... et là, la réalité vous saute à la face. C'est pour tout le monde pareil. Il y a ceux qui sont passés au 160 il y a un an, ceux qui n'ont pas encore sauté le pas mais y songent fortement. Ça vous rassure. Ça vous inquiète. Serait-ce donc cela le vieillir ensemble ? Prendre un grand lit ?

Nous, on a tenté le coup à la campagne. On a opté pour un lit de 160. Ben, ça change TOUT. Pas de coude proéminent quand on se tourne brusquement. Pas de jambe parasite quand on se recroqueville. Le ronflement de l'autre s'éloigne de quelques centimètres. Nous revivons. Même la marmaille n'a plus raison de nous. On les colle chacun d'un côté (pas question qu'ils se mettent entre nous) et on poursuit notre nuit comme si de rien n'était.

Prochaine étape : Paris. La chambre est minuscule. Qu'importe, le grand lit est la prochaine étape de notre félicité conjugale. Et tant pis si la porte n'ouvre plus complètement. Le bien-être n'a pas de prix.

Et vous, c'est pour quand ?


jeudi 11 juin 2009

Bureaux

La problématique du bureau d'angle est aussi vieille que la hiérarchie dans l'ere occidentale post-industrielle : celui qui a le bureau d'angle avec tout un tas de fenêtres donnant sur un jardin ombragé, celui-là est le Big-Grand-Chef...

Mais le bureau de base, le simple petit espace de 6 mètres carrés avec lucarne, dans la Firme, est également l'objet d'une guerre sans merci depuis près d'une décennie que j'y travaille.

Le bureau, comme concept, comme objet de pouvoir.

Chez nous, la question n'est pas de savoir quel bureau on a (quoique ça ait son importance) mais combien de bureaux on possède. Nous sommes loin de l'open space à la mode. Confidentialité oblige, c'est derrière de lourdes portent de verre que se jouent nos longues journées laborieuses.

A ce petit jeu, les socialistes - traduire : spécialistes du droit du travail - dont je fais partie sont très mauvais.

Il y a 10 ans donc, j'arrivais, petite collaboratrice. On m'attendait. Mais pas assez pour avoir prévu mon arrivée. Pas de place. On me colle dans le bureau d'un Sous-Chef, qui ronchonne. Nous cohabitons six mois, pendant lesquels j'ai appris plus tard que ma vie n'avait tenu qu'à un fil tant j'avais exaspéré ledit sous-chef avec mon niveau sonore (il faut dire que Poussinette a de qui tenir). Au bout de six mois, on me trouve un petit bureau, que je partage bien vite avec une autre collaboratrice. On a beaucoup ri mais je ne suis pas certaine que, eussions-nous été salariées, nous ayions rempli toutes les conditions règlementaire en terme de conditions de travail.

Pourquoi nous avoir mis dans un cagibi ? Manque de place. Pas de bureau vacant. Le social ne mène pas le monde. Notre heure de gloire est encore loin. Nous sommes un groupe en développement. Il n'y a pas encore de Chef, rien que des Sous-Chefs qui aspirent à être élus Chefs. Se battre pour des bureaux n'est pas encore une bataille qu'il leur semble nécessaire de mener. Trop de risques d'inimitié. Pour le bien être de quelques collaborateurs ? Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Qu'à cela ne tienne. Un an plus tard, l'un des Sous-Chefs est passé Chef et la Firme agrandit ses bureaux parisiens. On change d'étage. On nous promet de grands et beaux bureaux. Neuf bureaux sont dédiés aux socialistes (dont trois pour les Chef et Sous-Chefs). C'est géant !

Tellement géant que, une fois deux nouveaux collaborateurs embauchés, nous sommes de nouveau les uns sur les autres. On tente un vague appel du pied aux fiscalistes, qui ont plus de place qu'il ne leur en faut mais voilà, le fiscaliste est prévoyant, le fiscaliste ne lâche pas son bien facilement. Les fiscalistes ont des bureaux vides mais ils les gardent, ils y mettent des stagiaires, ils occupent le terrain, pas question de nous les prêter...

Car un prêt de bureau, tout le monde sait comment ça finit : ça n'est jamais restitué.

Résultat : il y a deux ans, avant le Grand Déménagement, les socialistes étaient deux par bureau, Sous-Chefetaines nouvellement promues comprises et les fiscalistes avaient chacun un grand bureau (enfin presque, n'est-ce pas lecteur qu'on a quand même droit à quelques libertés avec la réalité ?).

Mais nous, les socialistes de la première heure, étions fin prêts à l'heure du Grand Déménagement. Nous avions appris de nos erreurs, pris exemple sur les fiscalistes. Nous avions anticipé. Les socialistes avaient de la place, dont un bureau vide à remplir de stagiaires puis de collaborateurs. Ce n'était pas encore la crise mais nous savions que notre activité devait s'étendre, nous le pressentions.

Seulement voilà, le Grand Déménagement intervenu, les travaux n'étaient pas finis. Certains n'avaient pas de bureau. On nous a gentiment demandé de prêter notre bureau de stagiaire. Nous sommes socialistes, nous avons la fibre fraternelle. Nous avons accepté ce prêt temporaire.

PREMIÈRE GROSSE ERREUR

Deux dames se sont installées. On les a accueillies chaleureusement. On savait qu'elles avaient un bureau quelque part, dans l'aile ouest, qui n'attendait qu'un coup de pinceau. C'était la faute aux travaux. Or, les travaux, c'est bien connu, on sait quand ils commencent, pas quand ils se terminent.

Nous avons attendu, patiemment, tissant nos emails telle Ariane sa toile.

Un jour les travaux ont eu une fin et les deux dames sont parties.

Nous nous sommes réjouis ouvertement, avons (presque) débouché le mousseux.

DEUXIÈME GROSSE ERREUR

Nous ne le savions pas encore mais le bureau n'était plus à nous.

Quand la rumeur a couru que le bureau aillait se vider, nous avons été naïfs. Nous avons supposé, parce que c'était marqué sur les plans dont nous avions tous eu copie, que c'était un bureau social. Une fois l'occupant précaire parti, il revenait à son légitime propriétaire. Comme nous étions candides.

Car les publicistes ourdissaient dans l'ombre.

Les publicistes sont nos voisins. Ils occupent les bureau du bout du couloir. Ils frayent dans les hautes sphères. Ils ont fait SciencesPo, l'ENA... des écoles où l'on apprend à négocier dans les couloirs.

Nous aurions du nous méfier. Nous n'en avons rien fait.

TROISIÈME GROSSE ERREUR.

Alors que nous attendions tranquillement la libération de notre bien, les publicistes négociaient le bureau avec les vrais décideurs : les Services Généraux.

A peine les deux dames parties que deux messieurs s'installaient. De jeunes collaborateurs publicistes. Soi-disant le temps qu'on leur trouve un bureau...

Le temporaire dure.

Deux ans plus tard, l'un d'entre eux est parti mais l'autre est encore là et s'accroche à son siège comme un ministre à son portefeuille.

Nous avons tout tenté. La ruse. La persuasion. La conviction. Nous avons même envoyé de jeunes et jolies stagiaires court vêtu supplier le Grand Chef du public. Rien n'y a fait.

Le bureau est perdu. A jamais.

Nous cherchons maintenant un moyen de contournement pour caser tout notre petit monde dans des conditions décentes. C'est que le social, c'est un secteur qui marche par les temps qui courent. L'un de nos projets : piquer un bureau aux fiscalistes juste à l'étage du dessous. Un juste retour des choses 10 ans plus tard.

Mais chut... c'est secret...

mardi 9 juin 2009

La guerre des nouvelles vedettes

Chers lecteurs qui n'avez pas la télévision ou rentrez trop tard le mardi soir pour le prime time (le temps en prime), ne lisez pas ce message, vous n'y comprendriez rien.

Aux autres, vous qui avez au moins une fois regardé M6 au cours des dix dernières semaines, vous savez de quoi je parle.

Nous, on avait les enfants pour prétexte. Du coup, on a mis cela sur leur dos. Le Doudou et moi avons expliqué à nos amis que le mardi soir, il fallait un programme familial, un machin sans sexe, sans vulgarité, sans arme à feu et du coup la NS (ben oui, la NS, c'est plus hype, non ?) était l'émission toute appropriée.

Nous avons donc consciencieusement dîné devant la télé plusieurs mardi de suite, au grand plaisir des enfants, tout contents de manger avec les doigts et au grand dam de ma môman, qui trouve que ce n'est pas une façon d'élever les enfants, lesquels deviendront idiots et obèses.

Nous avons même eu de la visite pour se gausser avec nous, opiner aux bons mots du jury et avaler des sushis commandés sur Internet. Encore une fois, la même excuse. Désolé, P., désolé, D., les enfants regardent la NS le mardi, alors tu vois, du coup, j'ai pas fait de la grande cuisine. C'est pas grave, hein ?, t'aime les sashimis ? Et nos amis ont gentiment fait mine de gober nos salades et d'adorer le poisson cru et la bière chinoise. Ne me demandez pas pourquoi les restaurants japonais livrent de la bière chinoise... sans doute pour la même raison qu'on a proposé un boulot au Doudou à Tokyo vu qu'il parlait mandarin.

Bien sûr, il m'a fallu supporter chaque mardi les elle est où Virginie ? éploré du Doudou, rapport à la jolie et spirituelle Virgine Efira, partie faire la belle sur Canal et dont le Doudou était ouvertement amoureux. Je me suis vengée en fantasmant sur le candidat à lunettes et un peu timide, dont j'ai bien sûr oublié le nom depuis.

Les enfants ont bien vite retenu tous les noms et les règles du jeu. Le Petit Poussin avait un faible pour un garçon coiffeur très efféminé. J'ose espérer que c'est la voix qui lui plaisait... La Poussinette est parvenue à prononcer sans difficulté le prénom Camélia Jordana alors même que son papa l'avait rebaptisée Carmina Burana dès les castings, ce qui prouve que quand la Poussinette veut, elle peut. Le Petit Poussin attendait les rouge et les bleu un peu comme l'apôtre attend le messie, entre excitation et peur du couperet.

Ce soir, c'est la finale. Ça passe en bruit de fond pendant que je rédige ce message. Pas vraiment passionnant. La première demi-heure était rigolote parce que Petit Poussin et Poussinette n'ont pas les mêmes favoris. Petit Poussin souhaite la victoire du punk Soan, alors que la Poussinette attend que Princesse Leila (qui n'est pas la soeur de Luke Skywalker, bande d'ignares) monte sur la première marche du podium. Du coup, ça se disputait à coup de j'entends pas et tais toi. Mais maintenant qu'ils sont couchés (non mais qu'est ce que vous croyez, nous ne sommes pas des parents terribles, au lit à la première pub !), c'est juste une émission de variétoche comme une autre... Bref, ca lasse.

Le seul truc un peu rigolo, ce sont les costumes. La styliste de l'émission a des goûts douteux... ou alors je suis trop vieille. Là, pendant que j'écris, Princesse Leila porte une robe noire avec des rayures à la Mondrian qui lui donne 20 kilos de plus que le poids qu'elle fait dans certaines autres tenues qu'on lui a fait porter. Punk Soan est affublé de jupes longues et de robes noires que ne renierait pas un Dark Vador sans casque.

Bon alors, je ne sais pas qui va gagner mais j'ai trouvé le super jeu de mot de la mort pour mon message:
The NEW STAR wars
ou
The New STAR WARS

Je finis là dessus parce que je suis hyper super fière de moi.

Comment ça, vous ne voyez pas ce qu'il y a de drôle ?

lundi 8 juin 2009

il est né le nouvel iPhone

Que je vous décrive notre dîner ce soir !

Le Doudou a posé ses conditions juste avant de passer à table.

- Papa, on a dit pas d'iPhone à table, pérore le Poussin, sentencieux.
- Pas ce soir mon fils, ce soir c'est la keynote.
- La quoi ???
La note clé, c'est un concept inconnu du Français moyen. Quant au Petit Poussin, bientôt 5 ans, pas certaine qu'il connaisse le concept de note et pour lui, un clé, ça sert à ouvrir une porte. Tirer la bobinette..
- La keynote ww DC...
Après j'ai zappé, on croirait le code d'un programme ultra-secret mais je vous assure que le Doudou connaît l'intitulé total par coeur. On est geek... ou pas.

Pendant tout le dîner, le Doudou actualise la page de son iPhone. Il fait semblant de s'intéresser à la conversation mais bon, le coeur n'y est pas. Poussinette nous explique qu'elle a mal au ventre et combien de fois elle est allée aux toilettes dans la journée. Il est vrai que le sujet n'est pas des plus passionnants. Mais que voulez-vous, quand on est parent, on s'adapte.

- Ca va, mon Doudou ?
- Ben, ils ont annoncé la nouvelle 3G, y plus qu'un quart d'heure. Ça m'a l'air foutu.

Et voilà le Doudou qui tire une tête de 5 pieds 3 pouces, la mine déconfite, genre gros pépin découvert à l'aube sur le Blackberry et pour lequel on ne peut rien.

Foutu ? Le fait qu'un objet (qui n'est que la version améliorée de l'objet que nous avons cherché partout il y a moins d'un an de cela) puisse donner lieu à tant de désespérance me semble un tantinet exagéré... mais qui je suis moi pour comprendre ce qui se passe dans la tête d'un Geek ?

Soudain, explosion sonore de joie.
- Eh, Eh, il l'ont annoncé le nouvel iPhone, il arrive. C'est le 3GS. Cool, même design que le 3G, meilleures performance, objectif photo 3 mégas Bon sang, les fuites disaient 3.2. C'est nul. Video, ah ca c'est cool. Batterie améliorée d'environ 50 %. C'est top ! Bon ça se sort quand ?
Le Doudou est extatique.
Moi je pense et ça coûte combien ce machin, rapport au fait que j'ai promis de l'offrir pour l'anniv' du Doudou. Il a eu un bon pour le jour J mais maintenant, faut que j'honore.

Pendant que je commence à rédiger ce message, la keynote est en encore en route.

Je vous donne donc l'info en direct. Ce petit rectangle qui prend la poussière vaut 299 USD en 32 giga octets. A vue de nez, on doit être proche des 200 euros. N'est-ce pas que je suis une épouse sympa ? Combien y a-t-il d'épouses dévouées qui mettraient 200 euros dans un cadeau dont elles savent pertinemment qu'il sera obsolète avant le prochain anniversaire.

On ne sait toujours pas quand ça sort. Le Doudou est fébrile. Faudrait pas que ce soit distribué en France dans un an. Ça ne collerait plus avec son anniv. Dans un an, c'est plus un anniversaire normal, c'est une décennie. Pour la décade, on n'offre pas un iPhone...

Bon, alors, l'info vient de tomber : sortie française le 19 juin.
- Un mois avant la sortie du 3G première version, annonce le Doudou qui commence a sortir le calendrier pour voir quel jour c'est le 19 juin.

Moi aussi, je fais mes petits calculs. Si je compte bien : le premier iPhone aura duré 6 mois, le second 11 mois. C'est pas très rentable ces bidules.

- Arghhhh, hurle le Doudou en se roulant par terre sur le tapis du salon.

Que je vous explique : le 19 juin, nous serons tous dans une destination encore secrète pour les 40 ans de mariage des parents du Doudou (Grand-Père, Grand-Mère, si vous lisez ce blog, tough luck, je ne vendrai pas la mèche, gna, gna, gan). Et là bas, pas de possibilité de passer plusieurs heures à faire la queue des heures dans un Darty ou un revendeur Orange pour obtenir le précieux objet. Là, le Doudou est dans une phase de stress intense : comment faire pour faire les deux à la fois ?

Je n'ose lui dire que ce n'est point possible. Son iPhone, il attendra pour l'avoir. Ses parents passent avant.

Mais comment expliquer à Geek que c'est la famille qui prime ?

Si vous avez une idée, tout commentaire est bienvenu.

dimanche 7 juin 2009

Fête des mamans

A y est ! Je l'ai eu ! Mon premier collier de nouilles. J'en ai même eu deux, un par enfant.

L'année dernière, j'avais eu l'empreinte de la main dans le plâtre. C'était bien, classique, ça fait bien sur une cheminée ou dans une bibliothèque...

... mais rien ne vaut le collier de nouilles.

Des pennes pour Petit Poussin et mini-macaroni pour la Poussinette.

Le tout cru et peint avec de la peinture à l'eau...



Ça, c'est le vrai cadeau de fête des mères, celui que j'attendais depuis presque 5 ans, quand le petit poussin est né. Déjà à la maternité, je me suis dit ça y est, tu es une maman, tu vais l'avoir ton collier de nouille, dans 3 ans, 4 ans, ce n'est qu'une question de temps, sois patiente.

Il m'a fallu attendre un peu plus longtemps que je l'avais imaginé, le Petit Poussin approche les 5 ans quand même. Mais cela valait le temps d'attendre.

Et oui, le collier de nouilles, c'est le mythe du cadeau d'enfants.

On pense tous en avoir fabriqué. C'était le must de la maternelle dans les années 70 (1970), ça et le macramé. Et pourtant, je n'ai aucun souvenir d'en avoir vu avant ce matin "pour de vrai" comme disent mes enfants.

Que je vous décrire la scène.

Ils sont arrivés tous les trois (avec le Doudou) dans la chambre, portant le plateau du petit déjeuner au lit, n'ont même pas attendu d'avoir fini leur petit déjeuner et se sont précipités pour aller chercher des boites à chaussures dans leur chambre. Les boites de mon dernier achat compulsif. Ils les avaient bien cachés pendant plusieurs jours pour que je ne tombe pas dessus par hasard.

Dans chaque boite, il y avait des dessins et une enveloppe avec écrit BONNE FÊTE MAMAN de l'écriture du Petit Poussin. Dans chaque enveloppe, un collier.

Bref, je suis une maman comblée.

J'ai eu un autre cadeau aussi : des places pour le spectacle de Florence Foresti... Il parait qu'elle y parle de maternité !

samedi 6 juin 2009

Voile

Chouchou aurait-il parlé trop vite ?

Cet après-midi, il a dit être tout à fait d'accord avec Obama sur la question du voile... et a ajouté qu'il n'y a que 2 cas où le voile ou tout autre signe extérieur religieux était interdit:
- les fonctionnaires;
- les jeunes femmes que l'on force à porter le voile.

Et l'école, alors ???

En fervente partisane de la laïcité, je trouve cet oubli regrettable.

L'école est le dernier foyer d'intégration, l'endroit où l'on peut encore ne pas avoir à se prononcer sur une origine, une religion, une ethnie.

Dans la classe de mon fils, il y a des grands, des petits, des marrons, des blancs, des jaunes, comme dit le Petit Poussin. On ne se pose pas la question de qui est riche, qui est pauvre. On va en classe, on joue, on est tous différents, tous pareils.

Les mamans voilées que je croise dans les couloirs le matin sont mal assorties avec mon blackberry. Je ne suis pas sûre que nous serions amies. Mais nous nous respectons. Et leurs enfants, je ne sais pas qui ils sont. Je veux dire par là que je ne peux pas rattacher la fillette à sa maman par un détail vestimentaire.

La discrimination nait déjà de la couleur de peau, du patronyme. Pourquoi en rajouter ?

Je pourrais écrire plus et longtemps mais je ne le dirais jamais aussi bien qu'une jeune femme l'avait fait en 2005, il y a 4 ans déjà, un autre temps:

Moi, fille d'immigré, par Fadela Amara

Et comme Vincent Jauvert a la bonne idée de le publier sur son blog, je citerai l'article L 141-5-1 du code de l'éducation:

"Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit."

Et ce texte, qui l'a passé ?

Ben, Chouchou dans sa jeunesse de ministre bien sûr !


jeudi 4 juin 2009

Président

Nous nous avons Chouchou,

Et eux....

Un président qui sait faire une discours sur l'Islam sans s'emmêler les pinceaux.


0k, ça dure une heure, mais c'est sans note, sans prompteur et c'est plein d'espoir.

On peut ne pas être d'accord sur tout (le port du voile notamment) mais l'idée de partir sur de nouvelles bases, même si c'est évident, mérite d'être dit.

Bref, je suis impressionnée.

Etant la maman de deux enfants juifs et chrétiens, je ne peux que me réjouir d'un discours sur le respect d'autrui et de toutes les religions et de toutes les cultures.

J'ai retenu une phrase qui n'est pas vraiment commentée dans les journaux me semble-t-il et qui dit "la devise du XXIème siècle sera l'éducation et l'inovation".