mardi 28 juillet 2009

enfants de divorcés, planquez-vous !

Au cours des deux derniers repas dans la famille du Doudou, nous avons évoqué la question du divorce.

Ce qui me semblait à moi, fille et petite fille de divorcés, un acquis social qui ne pouvait plus être remis en cause, je m'aperçois que certains ont une vision différente de la question, pour le moins différente comme nous l'allons voir tout à l'heure.

Vision n°1 - Grand-Père

Grand-Père pense que le divorce est une mauvaise chose et qu'il est normal que l'Eglise refuse la communion aux divorcés. Ils n'ont qu'à rester séparés.

"- heureusement que les lois de la république pallient la carence de l'Eglise", a ironisé le Doudou.

Moi, je ne comprends pas comment l'Eglise qui pérore qu'elle accueille tout le monde en son sein trouve le moyen de refuser un bout d'hostie à ceux qui lui sont fidèles ? D'un regard extérieur de non-chrétienne et d'un point de vue purement logique, cette attitude me semble à la fois du mauvais marketing et complètement contre-productive.

C'est comme si les supermarchés refusaient la vente de légumes aux végétariens...

Oui, bon, d'accord, la comparaison n'est pas très habile mais c'est quand même étonnant que les religieux trouvent toujours le moyen de se mettre à dos ceux qui leur auraient donné le bon dieu sans confession...

Cela dit, les religions ont prouvé que quand il s'agissait d'exclure des individus de bonne volonté, elles se valaient toutes.

Y a qu'à voir le parcours du combattant que c'est de se convertir au judaïsme... Si je passe sur le fait que le Monsieur va passer chez le chirurgien, il faut devenir plus royaliste que le roi pour avoir le droit de porter la kipa...

Et pendant ce temps là, un cousin de la famille qui demande au consistoire une dérogation pour se marier. On lui demande de prouver qu'il es juif. Le cousin répond que oui mais que les preuves ont disparu dans les valises des parents décédés à Treblinka. Le consistoire insiste, implacable : "si vous saviez le nombre de fois où des non juifs ont tenté de faire croire qu'ils l'étaient juste parce que leurs parents étaient morts en déportation".

Les catholiques ne sont pas les seuls, on le voit, à s'exclure leurs ouailles.

Vision n°2 - l'Oncle

L'oncle est juriste. En bon juriste, il se pose des questions de fond sur l'interprétation du droit et de la loi.

Sur le divorce, l'Oncle a une position : il considère qu'on doit retirer la garde des enfants à tout parent qui fautif dans le cadre d'un divorce.

Ce à quoi son épouse souligne:
"- heureusement pour nous, il n'est pas magistrat !"

Ma pauvre maman, qui a quitté mon papa pour un autre, ne serait pas ravie d'entendre ça.

Heureusement que la loi parle de l'intérêt de l'enfant !!

Ce ne sont que deux exemples de ce que pensent beaucoup d'entre-nous.

Ayant grandi dans l'idée qu'un couple séparé peut faire deux individus heureux alors qu'un couple marié par contrainte peut n'être que la juxtaposition de deux êtres tristes, je m'interroge.

Le mariage est-il un acte d'amour ou une convention sociale ?

C'est en se confrontant aux opinions des autres qu'on avance dit-on.

J'me confronte, j'me confronte...

samedi 25 juillet 2009

Quand le soleil revient...

Le soleil est revenu... c'est le frère du Doudou qui l'a apporté dans ses bagages. Quand on s'est réveillé ce matin, nous seulement on l'a trouvé (le frère, hein, pas le soleil) avec sa douce, attablés à la table du petit déjeuner, mais il y avait un grand ciel bleu et on voyait un truc jaune dans le ciel. Ça nous a pris deux bonnes minutes pour nous souvenir de ce que cet astre éclairant pouvait également être source de chaleur.

Du coup, la journée s'est super bien passée :

1. On a déjeuné dans le jardin. Ça vous épate peut-être mais ce n'est pas donné à tous les bretons de se nourrir avec pour seul toit le ciel et les nuages. La faute au vent, à la pluie, aux grêlons et au froid. Ah, le BBQ en famille, une institution ! D'abord, ce sont les hommes qui cuisinent. Le coup des cendres et de la braise. A croire que depuis la préhistoire les hommes pensent encore que nous, pauvres femelles, sommes incapable de faire un feu. C'est sûr qu'avec du charbon de bois spécifique et un allum' barbequ', c'est un vrai travail d'homme que d'enflammer la braise : on frotte une allumette et le tour est joué. De la grande cuisine !

2. On s'est promené en amoureux à Quimper avec le Doudou. Ma belle-soeur a gentiment proposé de s'occuper des enfants, remarquant sans doute l'état d'épuisement psychique qui nous frappait le Doudou et moi. Vu qu'on se caillait (c'est la Bretagne quand même) et que je n'avais que mon petit t-shirt léger, j'ai sauté sur ce prétexte pour m'offrir un pull de ma marque préférée en solde. On a le sens de l'a-propos dans la famille.

3. Le Doudou m'a offert quelques paires de boucles d'oreilles dans la petite boutique que j'adore dans Quimper. J'en avais repéré trois. J'ai eu les trois. Il est pas super, mon Doudou ?

4. J'ai pu finaliser tout le travail du week-end en rentrant, ce qui fait que demain je pourrai être tranquille, j'espère. En plus, je crois que j'ai enfin compris les faits du deal sur lequel je travaille en ce moment, ce qui est en soit un exploit, car même le client navigue à vue.

5. Et surtout, surtout... j'ai eu DEUX commentaires sur ce blog ! si, si, c'est un évènement d'importance interplanétaire. Je me sens telle une princesse sur son rocher, un ouragan passant sur moi.

Donc, ce message est pour Bouschon, ses commentaires avisés et spirituels (non, ce n'est pas de la flagornerie... Le premier qui dit que je ne dit ça que parce que je veux d'autres commentaires.......... a sans doute raison).

Bon, ça va être l'heure de l'apéro.

A ta santé, petit Bouschon commentateur.

Bon week-end les amis !

jeudi 23 juillet 2009

Le paradoxe des vacances

Chers amis qui me lisez, vous le savez : être une femme parfaite demande du travail !

Aujourd'hui, après une petite virée à Lorient, et alors que je suis en VACANCES, j'ai travaillé près de deux heures. Demain, qui sera un autre jour, ressemblera au jour du jour, vu que j'ai déjà du pain sur la planche... Le Black n'y suffisant plus, c'est sur l'ordi que j'ai revu un doc long comme le bras, dont la revue soit-disant super urgente (et m'ayant privée des quelques rayons de soleil de la journée) aurait vraisemblablement pu attendre... vu que, à l'heure où je publie ce message, la personne chargée de le diffuser au client n'en a encore rien fait.

Car la nouvelle du jour, outre que j'ai du trîmer comme une galérienne (oui, je sais, j'exagère mais les enfants ayant eu droit à Asterix aux Jeux Olympiques hier, j'ai la métaphore antique), c'est que le soleil a daigné pointé le bout - timide - de ses rayons et qu'on espère une journée encore plus clémente demain.

Bon, j'étais assise en tailleur sur le canapé, l'ordi sur les genoux et la poussinette faisait la sieste les pieds sur mes bras. On a vu pire conditions de travail... Quoique je vous mets au défie de taper sur un clavier avec un petit pied qui appuie sur votre avant-bras par pressions répétées de la cheville ou du mollet.

Le problème, c'est que je ne peux pas trop me plaindre de travailler. C'est moi qui l'ai proposé. Y a ce dossier méga-compliqué qu'il aurait été encore plus compliqué de refiler... encore que je n'ai pas vraiment essayé.

C'est là où je peux parler du paradoxe des vacances.

D'un côté, la maman, l'épouse, la femme libérée (tu sais, c'est pas si facile...) est toute contente d'être en semi-liberté pendant 3 semaines. De l'autre, y a ce métier qui intéresse, les jeunes qui disent trop travailler, les patrons qui jouent les Caliméros quand ils ne trouvent pas un numéro de téléphone. Ça me donne bonne conscience de continuer à bosser sur quelques machins intéressants.

En plus, j'voudrais bien lâcher complètement prise mais ce serait admettre que c'est possible. Or, si c'est possible, c'est qu'on peut faire sans moi. Et si on peut faire sans moi, c'est que je ne suis pas importante. Et si je ne suis pas importante, ben, on peut se passer de moi. Et si on peut se passer de moi, ne va-t-on pas me demander de partir à mon retour ? Marabout-de ficelle-de cheval...

Oui, je sais c'est idiot. On peut être utile sans être indispensable et ce n'est pas parce que je laisserais aux autres le soin de gérer mes dossiers pendant 21 jours que tout à coup les dossiers vont disparaître. 21 jours, c'est la durée d'une plaquette de pilules, mesdames, et nous savons toutes que c'est super long (vu que nous avons 21 occasions de l'oublier) mais en même temps tellement court, vu la fréquence avec lesquelles nos petites affaires reviennent. Amies de la poésie, passez votre chemin, ce message ne s'adressent qu'aux dames qui comprendront l'allusion. Les messieurs seront choqués, voire dégoûtés et je perdrais mes derniers lecteurs attentifs. Du suicide littéraire !

Bon, revenons à notre paradoxe des vacances. Pendant toute l'année, on maugrée qu'on ne voit pas assez sa famille... et quand enfin, le moment arrive, on est content de mettre les enfants au lit et d'attraper un bon bouquin. On a envie de plage et de mer 11 mois sur 12 et quand le moment vient, l'eau est froide, le sable s'insinue partout dans les vêtements et on a les pieds qui collent quand on remet ses chaussures. En plus, le maillot de l'année dernière a mal passé l"hiver et il faut le rafistoler. La qualité Eres n'est plus ce qu'elle était.

Les vacances, avant de partir, ce sont plein de nouvelles aventures, un programme de GO expérimenté, le matin Kayak, l'après-midi chasse au trésor, tour des rochers à marée basse, puis - plus fort ! - à marée haute, pêche au crevettes, musée de la pêche, initiation à la natation pour les plus jeunes, à la voile pour les plus grands... et voilà que les vacances arrivent et on se retrouve à lézarder avec le pavé de l'été négligemment ouvert à la page 3 sur les genoux, pendant que les enfants insistent pour qu'on gonfle la piscine dans le jardin, ce pour quoi on obtempère sans trop râler vu que le gonfleur est électrique.

Bref, toute l'année, on rêve de vacances. Et quand les vacances viennent, sait-on vraiment en profiter ?

mardi 21 juillet 2009

Il pleut en Bretagne

Il pleut sur Nantes, donne moi la main...

Euh, non, c'est pas ça.

C'est pas sur Nantes qu'il pleut. Encore que, si j'en crois mon vieil ami G., actuellement en vacances en Loire-Atlantique, qui s'épanche sur son statut Facebook, il pleut également là-bas... et que, selon mes proches parisiens, on frôle la canicule dans la capitale.

Et moi, qui aime le soleil et la douceur de l'été, je suis où pour mes premiers jours de vacances méritées ? En Bre-ta-gne !

Ben oui... M'ame la guigne, c'est moi.

Z'aurions pu choisir la campagne, notre Bourgogne ensoleillée... mais les cousins des enfants étaient chez Grand-Père et Grand-Mère en Bretagne. Donc, où les cousins sont, nous allons. Les grandes vacances sont une fête familiale et la famille de Doudou, c'est un peu une institution.

Nous nous sommes donc levés à 4 heures du matin samedi dernier, avons quitté un Paris estival au milieu d'un nombre considérables de juillétistes qui avaient eu la même idée que nous. C'est bien simple, avant le péage de Saint-Arnoux, la densité de la circulation était celle d'une heure de pointe (pas trop chargée) : on roulait mais au touche-touche.

Nous avons laissé derrière nous Paris Plage et ses brumisateurs...

Au fur et à mesure que nous progressions vers l'Ouest, il a fallu nous rendre à l'évidence : nous n'avions pas besoin de brumisateurs. L'eau tombait du ciel dans des quantités qui nous permettaient même de faire des réserves pour l'hiver.

Depuis, nous attendons que la pluie cesse.

Chaque matin, le Doudou scrute l'iPhone et son site de prévisions météorologique étranger Meteogroup (bien plus fiable que son équivalent français), tel l'Oracle, mais rien ne vient que la pluie qui fait des claquettes sur l'asphalte et de la gadoue sur la plage. Nous ne voyons rien venir à l'horizon que du gros grain et du vent.

Il nous a donc fallu passer au plan B.

Sauf que le plan B, c'est le plan qu'est-ce-qu'on-peut-bien-faire-quand-on-ne-peut-pas-sortir-et-qu'on-doit-occuper-quatre-enfants-de-trois-à-sept-ans-sans-que-ça-dégènere-? Ou, en plus prosaïque, comment éviter que tout parte en couille ?

Quelques pistes pour parents stressés :

- Emmener la marmaille à la piscine municipale, bien entendu couverte... Ça grouille de marmots qui hurlent, ça éclabousse partout, les filles ne veulent pas mettre la tête sous l'eau, les garçons jouent à mettre la tête de l'autre sous l'eau, au bout d'une demi-heure, ça grelotte mais ça répond que ça n'a pas froid et que ça ne veut surtout pas sortir de l'eau... mais au final, ça fait une brochette d'enfants heureux et épuisés qui se ruent sur la nourriture à table et font honneur au repas de Grand-Mère;

- Faire découvrir de nouveaux DVD aux enfants et espérer qu'ils remplaceront les Cars, Toy Story et autres Aristochats visionnés 318 fois chacun. Après Mary Poppins hier, ce fut Asterix, Mission Cléopatre cet après-midi... et celui qui riait le plus était le Doudou, surtout pour la référence Star Wars, on est geek ou on ne l'est pas;

- Dévaliser les magasins de loisirs créatifs... Au programme des deux prochains jours, décor de boite en bois. Aujourd'hui les enfants ont passé la couche de peinture de fond. Demain on décore. Au choix, mosaïque, pochoirs ou tampons. On ne devrait pas les entendre pendant... trois quarts d'heure;

- Faire couler de grands bains et les mettre tous ensemble dedans. Effet piscine, en plus petit. Ça rigole, ça s'éclabousse et ça permet un nettoyage en profondeur de la salle de bain;

- Organiser des séances de lecture. Les CP/CE1 lisent tout seuls et le Doudou fait la lecture du dernier David Brin aux plus petits. Rien de tel qu'un roman de Space Opera pour ouvrir les écoutilles des plus jeunes. Même que quand les cousins demandent si c'est une histoire vraie, on est tenté de répondre oui, juste pour voir la tête des parents quand on les leur rendra;

- Aller manger des crêpes à la crêperie du bout de la rue. On sort les cirés, on fait 200 mètres à pied, on nique le bas des pantalons et les chaussures en toile et ensuite, on se précipite dans la crêperie chauffée et on ingurgite plein de bonnes crêpes fourrées d'aliments interdits aux femmes qui tentent de garder/retrouver la ligne. On ne culpabilise même pas de tant se bâfrer, parce qu'on est Bretagne et que, les crêpes, c'est le plat du cru;

- faire des séances les-enfants-on-range, comme dans Mary Poppins, en faisant croire que c'est un jeu. Sauf que maintenant que les enfants ont vu Mary Poppins (voir plus haut) et ils savent que le jeu qu'on leur propose ne consiste pas à claquer des doigts pour que tout revienne sa place et du coup, ça les amuse beaucoup moins... ce qui peut entraîne une diminution de bonne volonté. D'où le conseil : réserver le visionnage de Mary Poppins pour le dernier jour des vacances;

- lire ses emails sur son Blackberry et faire semblant de travailler. Ça fait la fille super occupée, ça impressionne les beaux-parents et les enfants chuchotent un maman travaille plein d'admiration qui vous remplit d'aise et offre à la maison 3 minutes 30 secondes de calme temporaire;

- Si vous êtes geek ou épouse de geek, trouver des programmes amusants sur l'ordi ou l'iPhone pour divertir la marmaille : coloriages à imprimer sur l'imprimante à jet d'encre qui date de Mathusalem de Grand-Père, jeux en lignes pour petits (et grands), petits jeux pour enfants qui les font rire et dont vous trouvez qu'ils font beaucoup de bruit, type bruits d'animaux super bien imités qui donnent immédiatement mal au crâne;

- Prendre l'apéro, les parents au kir, les enfants au jus de pomme. Ça occupe les parents, les enfants se bourrent de chips et de saucisson et ça permet de faire patienter jusqu'au déjeuner/dîner.

Bon, je suis sûre que je trouverais d'autres idées demain. Il va bien falloir.

En attendant, les enfants sont couchés, c'est l'heure de la tisane.

Vive les vacances !

jeudi 16 juillet 2009

Marseille, Madonna et la grue

Ben voilà, fallait que ça arrive.

On nous refait le coup de Furiani.

Z'avez lu la presse ?

Le concert de Madonna au Vélodrome annulé tout cela parce que y a un gus qui ne sait pas conduire une grue ! Moi, peu me chaut, le concert je l'ai vu, j'vous ai dit ce que j'en pensais et je n'avais pas l'intention de remettre le couvert d'aussi tôt.

L'article du Parisien en lien hypertexte en vaut bien un autre.

En bonne juriste que je suis, je me demande :

1 - si les salariés concernés étaient valablement déclarés et assurés. On peut supposer que le staff de Madonna est bien protégé mais bon, on ne sait jamais. Comme je suis une petite curieuse, je vais voir à regarder si un ne se trouve pas avec une faute inexcusable de l'employeur. L'inspecteur du travail s'est bien sûr pointé sur le champ. Les inspecteurs du travail sont toujours là où il y a un PV à dresser, c'est bien connu

Comment ça, j'ai une dent contre l'inspection du travail ? Allons donc. L'inspection du travail est un grand corps d'Etat. La preuve ? Vous voulez une preuve ? L'inspection du travail ruine tous les efforts des employeurs pour licencier des salariés incapables qui ne cherchent qu'à protéger leur peau et n'ont pour seul intérêt que leur propre intérêt. A quand des élus du personnel qui voient vraiment l'intérêt des salariés à moyen terme ? Bon, je disgresse là. Revenons à nos échafaudages.

2 - pourquoi le concert a été annulé. Si l'accident a déjà eu lieu, il suffit de finir le travail, de monter la scène... et de reverser les bénéfices du concert aux familles des victimes. J'en ai-t-y pas de bonnes idées avec l'argent des autres, moi ? Comment ça, il est plus agréable de toucher l'argent de l'assurance ? M'enfin, ça dépend pour qui !

Bon, je vous laisse, là y a la tempête sur Paris et le Doudou m'annonce que la grue de travaux dans la cour de l'immeuble voisin est sur le point de s'abattre sur notre immeuble. Manquerait plus que, après un mort en préparation du concert de Madonna, on ait une autre grue qui fasse la une des journaux en s'affaissant sur un immeuble parisien bourgeois mais néanmoins fragile, les constructions des années 1970 n'étaient pas connues pour leur robustesse.

Y a pas dire : la mécanique n'est plus ce qu'elle était. Rendez nous les Meccano de notre enfance !!!!

mardi 14 juillet 2009

Quand la madone se fait prier : Madonna POPB 9 juillet 2009

Je l'ai dit dans un précédent message, Madonna était l'idole de mon adolescence.

Sauf que quand j'étais adolescente, socquette blanche et jupe plissée, les concerts de popstars n'étaient pas vraiment du goût de mes parents. Du coup, je n'avais pas vu la Madonne au parc de Sceaux ni ailleurs et ce qui se rapprochait le plus d'un concert in vivo était le film In Bed with Madonna, sympa mais sans doute ressonorisé.

Du coup, maintenant que j'ai les moyen de me payer une place de spectacle hors de prix, je ne me prive plus. Et c'est telle une gamine de 15 ans que je me suis rendue à son concert du POPB (Bercy, quoi !) le 9 juillet dernier.

Mes impressions sur ce concert:

1. C'est effectivement hors de prix. Je n'ose pas vous dire le prix de la place mais si je vous avoue qu'on frise (voir qu'on dépasse) une place d'Opéra, au Metz ou à Bayreuth, ça vous donnera une petite idée de l'échelle de prix sur laquelle on se place. Tout cela pour être placé à gauche de la scène dans les gradins, avec une vue imprenable sur la régie son & lumière.

2. La Madone se fait prier.
2.1. Début du spectacle mentionné sur le billet : 19:45. Du coup, on se grouille de quitter le bureau pour être à l'heure, on avale rapidos un sandwich immonde qui tombe sur l'estomac... puis sur les cuisses, on s'installe à sa place numérotée et on aperçoit sur un promontoir au milieu de la fosse un zigoto se trémousser sur des remix de la star du jour. On apprend que le gus qui se déhanche en mettant des disques sur la platine est la Première Partie et on se dit que ça manque sérieusement de fun. Mais bon, c'est le jeu des premières parties. Parfois c'est bien, parfois ça craint. Et là, ben, ça craignait.
2.2. La Première Partie partie vers 20:30, on nous annonce 30 minutes d'entracte. Ça n'a pas encore commencé et c'est déjà l'entracte. Dont acte. On prend son mal en patience. On aperçoit des People dans la salle. Pas le haut du gratin. Mais là, juste derrière nous, y a Catherine Jacob avec des copines. Elle a l'air sympa. On découvre, grâce à Facebook et notre nouvel iPhone, qu'on a plein de copains dans la salle beaucoup mieux placés que nous, parce que chacun a actualisé son statut pour dire qu'il est avec Madonna. Moi pour être honnête, j'avais mis "j'attends Madonna", ce qui n'était que la triste vérité. On s'envoie des emails avec lesdits copains, qui ne se connaissent pas, qui sont pourtant ainsi à quelques sièges les uns des autres. Nous sommes les seuls à le savoir et ce genre d'information, presque de pouvoir, nous met en joie. Ouais, dites donc, on a les joies qu'on peut quand on attend pendant une plombe. Dans la fosse, ça commence à tomber. Quelques mouches sont ramassées par les balayeurs pompiers. Trop bête de perdre connaissance et d'être évacué avant même le début du spectacle.

3. 22:00 Ça commence par des jeu de musique et de vidéos. Ça fait 2 heures qu'on attend. Le public est chaud bouillant. La Madone ouvre avec le tube du moment. Elle danse bien. Elle saute partout. Les danseurs sont extraordinaires. Ça bouge. On voit où notre argent est passé. La scène monte et descend en fonction des titres, il a au moins 5 changements de costumes. Le plus impressionnant est de voir cette femme de cinquante ans, au beau milieu du spectacle (avec déjà une heure de show dans les pattes) arriver sur scène en sautant à la corde. Moi qui suis essoufflée au deuxième pallier, je ne peux que lui tirer mon chapeau.

4. Le hic : la Madone ne chante pas juste. On ne peut pas vraiment dire qu'elle chante faux, vu que la plupart du temps, sa voix est masquée par celle de ses choristes, dont le timbre est bien entendu similaire au sien. La seule chanson qu'elle chante vraiment seule est une jolie chanson du film Evita qu'elle massacre. A toutes fins utiles, voici la chanson chantée dans le film, où l'on se rend compte que, enregistrée, il y a un intéressant re-travail en aval.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

5. Le second hic : on était loin.
Voilà ce qu'on voyait de notre place, vidéo prise avec l'iPhone 3Gs du Doudou, comme quoi la 3Gs peut avoir son utilité.

video

Autant dire que la Madonne nous apparaissait comme un petit point dans le lointain et heureusement qu'on avait les jumelles (merci P !) et les écrans pour pouvoir avoir une vue de détails.

6. Je suis critique, hein. Cela dit, globalement, c'était bien comme spectacle. Seulement, il ne fallait pas avoir envie de voir un tour de chant à l'ancienne avec prouesses vocales et sentiments. Le moment le plus émouvant était une séquences gypsy avec des clones des Gypsy King, qui l'accompagnaient sur la Isla Bonita à un rythme endiablé. Ça tombe bien, c'est justement la période de Madonna que je préfère.

7. Le spectacle a pris fin vers minuit, sans rappel (il parait que c'est d'usage chez Madonna). Le Doudou et moi sommes rentrés à pied chez nous. Il faisait doux... et finalement, c'était sans doute cette promenade nocturne qui fut le moment le plus tendre de la soirée.

mardi 7 juillet 2009

Les enterrements c'est chiant !

Oui, je sais, je suis vulgaire.

Mais là, à la télé, il y a l'hommage à Michael Jackson et je ne peux m'empêcher de penser que, même pour une star interplanétaire, l'enterrement est un moment très ennuyeux.

Petite fille, j'étais allée à l'enterrement de la grand-mère de ma demi-tante (oui, faut suivre, je vous ferai l'arbre généalogique dans un prochain message). Je crois que c'était un enterrement grec orthodoxe. L'encensoir faisait ploc ploc et tout le monde se demandait comment s'en servir. Parce que, les enterrements, c'est comme les mariages, une occasion pour entrer dans un lieu de culte. Seulement, on ne pratique pas très souvent.

La, y a la fille qui joue dans DreamGirls qui chante (je vais vous tenir au courant au cas où vous n'auriez pas vu le machin pourtant diffusé sur toutes les télés... mais vous travaillez peut-être, vous...). Pas Beyoncé, l'autre. La vraiment jolie. Celle qui chante bien. Celle qui a eu l'Oscar.

Il y a aussi eu l'enterrement de ma grand-mère. Un grand moment. Il faisait un froid de gueux. Le rabbin (car rabbin il y avait) avait un long manteau marron, un chapeau et des lunettes de soleil aviateur, la caricature du sbire de la Gestapo. Ma cousine et moi sommes parties dans un fou rire nerveux et nos parents (les enfants de ma grand-mère) nous ont jeté le regard le plus assassin qu'on puisse envoyer à sa progéniture.

Maintenant c'est Révérend Al Sharpton qui parle. On ne sait pas trop ce qu'il raconte (j'ai mis une chaîne en anglais (skynews) parce que la traduction simultanée est juste insupportable) mais il hurle. Pourquoi les hommes de Dieu pensent qu'il faut crier pour faire passer leur message ? Maintenant que les micros existent, ils devraient apprendre à baisser le ton.

Plus tard, il y eut l'enterrement du papa de mon amie C., la marraine du petit poussin. Je le connaissais bien. J'ai beaucoup pleuré. Et celui du papa de ma copine C. (pas la même que l'autre), par un matin d'hiver, dans une église gelée. Mais dans tous les cas, certains passages étaient vraiment trop longs (les monteurs ont du mal à couper dans ce genre d'évènements, faut que tout le monde s'exprime - ça manque d'un bon metteur en scène).

Pendant ce temps, le Révérend cause toujours... et est ovationné par une foule en délire. Mais qu'est-ce qu'ils lui trouvent ?

L'enterrement de ma prof de théâtre était plus intéressant. Peut être parce qu'il n'y avait pas de cérémonie religieuse mais juste une bande de cabotins, ses élèves, qui récitaient ses tirades préférées. En fait d'enterrement, on a assisté à un show (le cadre n'était que pretexte, ca ne compte pas).

Et voici le premier blanc (de peau), jusqu'ici on n'avait vu que des afro-américains comme ils disent. Mais il ne chante pas. Il joue de la guitare et se pince les lèvres. Il a un faux air de Roger Federer mais ca ne doit pas être lui parce que c'est pas une raquette qu'il tient entre les mains.

L'enterrement de B. était assez émouvant. L'enterrement d'un homme qui a survécu à la mort de son fils, à l'accident qui a paralysé sa fille et à un AVC a forcément une force que n'ont pas les autres enterrements. Ceux de gens qui meurent comme ça, alors que tout allait bien.

A ce sujet, j'étais trop jeune pour l'enterrement de mon grand-père mais l'enterrement d'un homme qui meurt dans les bras de sa maîtresse, ça doit avoir de la gueule. Surtout que ma mère ne pouvait pas voir la nana de son père et qu'elle lui a gentiment (mouais) demandé de plier bagage.

Tiens, c'est Brooke Shields qui parle. Elle raconte qu'elle l'a connu à 13 ans."l'", c'est Michael, bien sûr. J'allais faire une blague pas drôle sur ce que Michael peut faire avec une gamine de 13 ans mais, comme elle a affirmé pendant toute son adolescence qu'elle couchait pas avant le mariage, ça ne peut pas marcher ma blague.

Mon grand-père (l'autre) n'a pas voulu être enterré, il a donné son corps à la science. C'est sans doute un grand service qu'il nous a rendu.

Bon, d'accord, les enterrements permettent de dire au revoir. Mais ne vaut-il pas mieux profiter des gens avant qu'ils passent l'arme à gauche ?

Brooke lit un passage du Petit Prince en anglais et en pleurant. Ben, je préfère la version originale.

Bon, je crois que j'ai fait le tour des enterrements auxquels j'ai assisté.

Ah non, il a aussi eu celui de Lady D à la télé. J'en ai regardé un bout... et cela m'a profondément saoulée. Voir des gens faire leur promo tout en disant adieu à un ami, ça ne fait pas vraiment naturel.

Quoi, moi ? Cynique ?

Bon, je vous laisse, je dois sortir le linge de la machine. Ce sera toujours plus amusant que ce machin à la télé.

jeudi 2 juillet 2009

Le blog de léna

Ce n'est pas mon genre de faire de la pub mais voilà, je voudrais juste pour donner l'occasion d'aller visiter le blog d'une toute jeune femme de 20 ans partie faire un stage en Inde.`

http://lena-in-india.jimdo.com/

J'ai attendu que ce blog démarre un peu (ca va faire près de 15 jours qu'elle y est maintenant) pour vous le conseiller.

Léna écrit bien, ses photos sont superbe et son aventure intéressante.

Je vous conseille l'onglet six mois à Bengalore qui semble être le plus développé pour l'instant.

En attendant, moi, je lui souhaite plein de belles aventures indiennes et de superbes souvenirs pour l'avenir.

mercredi 1 juillet 2009

Vous qui me lisez, sachez ceci...

Vous êtes entre 3 et 7 par jour, vous vous connectez directement pour la plupart et, une fois de temps en temps, vous venez via Facebook ou un site ami (merci Léna !).

Bon d'accord, je suis loin des 2500 connections de certains blogs... mais c'est un début.

Et puis, il semble que j'ai des lecteurs fidèles (au nombre de 4) qui me lisent régulièrement.

Et là, je m'interroge. Comme lecteur fidèle, il a bien sûr le Doudou, l'ami P. que je remercie chaleureusement... mais qui donc est numéro 4 ???

Numéro 4, si tu me lis, manifeste toi. Poste un commentaire. Dis-nous qui tu es !

Car ami, lecteur je ne sais pas qui tu es.

Oui, j'ai sorti les statistiques ci-dessus de Google Analytics, que le Doudou m'a installé il y 3 semaines maintenant. Mais cet outil ne donne pas la liste nominative des lecteurs. Cela s'explique pour les blogs qui intéressent tout le monde... mais ceux qui n'intéressent personne, comme le mien, ce serait quand même bien qu'on leur donne quelques miettes sur qui les lit. Un peu d'interactivité que Diable !

Nous pauvres blogeurs de l'ombre, nous rêvons de visibilité, d'échange. Nous nous astreignons en rentrant du bureau à mettre quelques paragraphes en ligne, histoire de vous faire réagir et, en ce qui me concerne, de vous faire sourire. Bon, là, ce serait plutôt au choix (i) de vous faire pleurer ou (ii) de vous faire culpabiliser.

Ça marche, dites ?

Ah oui, vous savez quoi ? le message le plus lu est celui sur le voile, la burqa et les droits des femmes. Comme quoi, les "vrais" sujets, ceux qui me tiennent à coeur, sont ceux qui vous intéressent également. Ca me rassure un peu.

Autre information de Google Analytics: les mots clés qui fonctionnent. Si je voulais être très cynique, pour être en première page de Google, il faudrait que je truffe mes textes de certains mots qui attirent le chaland. Aucune idée de ce que ces mots sont.

Est-ce Sarkozy a demandé à ce que des magazins ouvre le dimanche pour que la famille Obama puisse faire son shopping me permettra de faire la une, nul ne sait. En revanche, on sait de cette déclaration - à valeur d'aveu (reine des preuves !) - de notre Président de la République, garant de l'application de la loi, qu'il s'est rendu complice ou coauteur (à voir) d'une infraction. Cette infraction peut le rendre passible d'une amende de 1500 euros, multipliée par le nombre de salariés concernés, à supposer qu'on ne soit pas en état de récidive car nul ne sait si Monsieur Netanyahou n'a pas bénéficié du même traitement de faveur.

Si seulement le Petit Nicolas tournait sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, je ne serais pas obligée de dire du mal de lui. Ca va encore me valoir une soupe à la grimace de mon sarkoziste de Doudou.

Bon, ami lecteur, je vous ferai un nouveau point de vos lectures à la sortie de l'été. En attendant, si ce blog vous plaît, faites le savoir. Je me sens un peu seule, là... (fit-elle, caliméresque).