Cet après-midi, avec toute la famille du Doudou, nous pique-niquions dans une aire protégée au sein du champs de course de Chantilly.
Ce qui nous fait:
- Un Grand-Père et une Grand-Mère,
- deux oncles,
- une tante,
- deux cousins,
et bien sûr, le Petit Poussin, la Poussinette, votre servante, le Doudou et son iPhone.
Dans la même aire, un homme, torse nu, un grand bâton dans les mains, portant pour tout costume un genre de bas de pyjama noir.
L'homme est plutôt bien fait de sa personne. Du coup, les dames jettent un oeil amusé en passant. Mais ce (nous) sont (sommes) des femmes mariées et nous restons dignes. Oui, bon, on regarde mais c'est pour le plaisir des yeux. Ah mais !
Pendant près d'une heure, l'homme fait toujours le même geste :
il prend le bâton (plus grand que lui) dans les mains, le tient bien droit au dessus de sa tête et le ramène ensuite doucement devant lui à la perpendiculaire. Ce geste, il l'a bien fait 100 fois de suite, à notre grand étonnement.
Rapidement, les garçons se lancent dans des blagues de plus ou moins mauvais goût, allant de t'as vu comment il tient sa gaule à faudrait pas trop s'approcher, on risque de s'en pendre une. Ils ont l'excuse des trois frères trentenaires qui retrouvent leur 15 ans quand ils se retrouvent...
On ébauche des théories. C'est quoi son sport ? Il est normal, ce mec ? C'est sur que pour une famille de geeks, plus habituée à passer deux heures devant un PC qu'à faire de l'exercice, le monsieur au bâton tient de l'extra-terrestre. On aimerait bien aller le voir, lui poser des questions. Mais on n'ose pas. On se dit qu'il est peut-être cinglé...
Et là, on réalise que c'est comme ça que naissent les préjugés, par un effet de groupe et d'entraînement... ou comment sans le connaître exclure l'autre par de simples a priori.
Les enfants eux n'ont pas ces problèmes... et le grand jeu est de s'approcher le plus possible du monsieur au bâton en se cachant derrière les arbres et en gloussant. Les enfants jouent au cow-boys et aux indiens à 10 mètres du monsieur au bâton.... Ça fait du bruit, les cow-boys et les squaws de 3 ans ont le timbre perçant. Le monsieur au bâton semble n'en n'avoir cure et il continue son mouvement en quatre temps: monter le bâton vertical au dessus de la tête, tenir longtemps, le ramener devant soi, tenir le cap... longtemps. C'est qu'il est musclé, le monsieur au bâton. Nous, les adultes, ça nous impressionne, ce calme. Les enfants, on a tendance à leur demander de baisser le ton toutes les trente secondes et lui, il fait genre qu'il ne les entend même pas. C'est vexant !
Grand-Père est curieux. Il veut savoir.
Il prend un fille dans chaque main (c'est un bon prétexte les enfants) et s'approche du monsieur au bâton. Ils entament une conversation. Nous, de notre coin de pique-nique, on ne peut pas entendre ce qu'ils se disent, c'est trop loin. On se noie en conjectures. Grand-Père a pris le bâton du monsieur et le tient comme un bâton de pélerin. C'est un peu moins sexy que quand c'est le Monsieur qui le fait. Les enfants reviennent, Grand-Père continue les palabres. Grand-Mère fait une référence au bâton de vieillesse. Heureusement que ca vient de Grand-Mère, nous on n'aurait pas osé...
Finalement, je n'y tiens plus et j'y vais aussi. Le monsieur au bâton est en train d'expliquer que le bâton est un bo. Et que son sport, c'est le bo jutsu. Et là, je réalise que le monsieur au bâton ressemble à Richard Chamberlain dans Shogun (me dites pas que vous êtes trop jeunes, ça va m'énerver). Le monsieur au bâton n'est pas très à l'aise avec les dames. Il file remettre son t-shirt (la classe, non ?).
Moi, j'ai l'info que je voulais et je retourne, toute fière, déballer mon savoir à l'assemblée qui m'attend.
- Attends, fais le Doudou, bo ju-tsu, tu dis ?
Et le voilà qui dégaine son iPhone.
En trente secondes, nous apprenons que c'est un sport japonais et que le bo fut utilisé par la police shogunale pour combattre une révolte en seize-cent et quelques.
Quand grand-père est revenu, on en savait plus que lui sur ce sport qui avait pourtant discuté avec le monsieur au bâton pendant un bon quart d'heures.
Morale de cette journée:
1. Il faut se méfier des préjugés sur les gens qu'on croise... et qu'on ne connaît pas ;
2. l'iPhone est un super moyen pour avoir de l'information technique en temps réel ;
3. c'est Grand-Pere qui a raison : en liant des contacts avec le monsieur au bâton, il s'est donné le temps et les moyens de rencontrer un monsieur au parcours intéressant, respectueux des autres, zen, qui se lève tous les jours à 5 heures du mat' pour pratiquer son art avant d'aller travailler... rien que de petites choses qui font que l'humanité est ce qu'elle est et que rien ne remplacera jamais les contacts humains.
Sur ce, en parlant de contacts humains... à bientôt sur Twitter ;-)
dimanche 30 août 2009
l'homme au bâton
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Le doudou,
Les loisirs
mercredi 26 août 2009
Telle mère....
Comme chaque lecteur de ce blog le sait, le Doudou et moi avons deux enfants, le Petit Poussin, 5 ans, et la Poussinette, 3 ans.
Ayant passé tout le week-end au téléphone, l'ordi sur les genoux, je n'ai pas beaucoup vu ma famille. L'impératif catégorique venait du Grand Ponte du client qui a décidé que we need to close by Sunday night, d'une voix de Don Corleone fatigué et a contraint une trentaine de personnes sur trois continents à être disponibles à toute heure du jour et de la nuit. Le jour chez lui étant la nuit chez nous et vice-versa.
Cette abondance de discussions téléphoniques explique d'ailleurs que j'ai dédaigné ce blog quelques jours. Que mes nouveaux fidèles lecteurs me pardonnent mais une vraie workholic se doit de s'adonner à son vice quelques week-ends par ans...
Donc pour en revenir aux Poussins, j'ai refait surface hier soir pour voir ma fille, assise sur le canapé, son blackberry-jouet coincé entre l'épaule et la tête et l'ordi Oui-Oui sur les genoux.
- Mais tu fais quoi, ma Poussinette ?
- Chut, maman, je suis en conf call !
Que répondre à cela ?
Voici l'objet du délit. La ressemblance est frappante, n'est-ce pas ?

De la même façon, chacun de nos enfants a un iPhone-jouet (un peu moins ressemblant que le vrai mais pas mal quand même - sont doués ces chinois !)

Le même soir, je mets ensuite la Poussinette au lit.
Elle est toute calme et disposée à ne pas faire de comédie, à ne pas réclamer de l'eau, à ne pas avoir d'envie pressante, à conserver sa couette sur son petit corps. Bref, elle est... sage...
Bizarre...
- Tu es fatiguée, ma Poussinette ?
- Non, maman, mais je dois me reposer. J'ai une réunion à sept heures et demi demain matin. Je dois être en forme.
Je suis consternée.. et hilare.
Une copine à laquelle je me demandais si je devais rire ou pleurer m'a assuré que je devais en rigoler:
- tu sais, m'a-t-elle dit, les filles de boulanger vendent du pain.
En attendant, voilà ce que fait ma fille pendant que je rédige ce message:
- tu fais quoi ma poussinette ?
- Je travaille... et mon BlackBerry, il se range ici.
Ayant passé tout le week-end au téléphone, l'ordi sur les genoux, je n'ai pas beaucoup vu ma famille. L'impératif catégorique venait du Grand Ponte du client qui a décidé que we need to close by Sunday night, d'une voix de Don Corleone fatigué et a contraint une trentaine de personnes sur trois continents à être disponibles à toute heure du jour et de la nuit. Le jour chez lui étant la nuit chez nous et vice-versa.
Cette abondance de discussions téléphoniques explique d'ailleurs que j'ai dédaigné ce blog quelques jours. Que mes nouveaux fidèles lecteurs me pardonnent mais une vraie workholic se doit de s'adonner à son vice quelques week-ends par ans...
Donc pour en revenir aux Poussins, j'ai refait surface hier soir pour voir ma fille, assise sur le canapé, son blackberry-jouet coincé entre l'épaule et la tête et l'ordi Oui-Oui sur les genoux.
- Mais tu fais quoi, ma Poussinette ?
- Chut, maman, je suis en conf call !
Que répondre à cela ?
Voici l'objet du délit. La ressemblance est frappante, n'est-ce pas ?
De la même façon, chacun de nos enfants a un iPhone-jouet (un peu moins ressemblant que le vrai mais pas mal quand même - sont doués ces chinois !)
Le même soir, je mets ensuite la Poussinette au lit.
Elle est toute calme et disposée à ne pas faire de comédie, à ne pas réclamer de l'eau, à ne pas avoir d'envie pressante, à conserver sa couette sur son petit corps. Bref, elle est... sage...
Bizarre...
- Tu es fatiguée, ma Poussinette ?
- Non, maman, mais je dois me reposer. J'ai une réunion à sept heures et demi demain matin. Je dois être en forme.
Je suis consternée.. et hilare.
Une copine à laquelle je me demandais si je devais rire ou pleurer m'a assuré que je devais en rigoler:
- tu sais, m'a-t-elle dit, les filles de boulanger vendent du pain.
En attendant, voilà ce que fait ma fille pendant que je rédige ce message:
- tu fais quoi ma poussinette ?
- Je travaille... et mon BlackBerry, il se range ici.
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Enfants,
Le Travail
jeudi 20 août 2009
Ma vie de twitterette débutante (suite)
Comme annoncé, comme convenu et comme demandé par la foule en délire (oui, je rêve là, je sais), la suite de mes aventures de Twitterette débutante.
Quelles étapes marquantes de ces derniers jours
1. Je me suis fais des tas d'amis (46)
En fait, je choisis mes amis moi-même, c'est plus simple et ça évite les déconvenues.
C'est pas comme sur Facebook. Mais si, ça a dû vous arriver aussi ! Vous retrouver un vieux copain de 6ème (qu'était même pas un copain vu que, avec les autres, vous mettiez du sel dans sa compote de pommes) et vous lui demandez s'il veut bien être votre ami de 25 ans après... Trois mois plus tard, toujours pas de réponse et vous devez vous rendre à l'évidence : le petit Nicolas vous a dédaigneusement ignoré. C'est vexant même si dans le fond, on s'en fiche du petit Nicolas de 6ème.
Sur Twitter, il n'y a pas ce type de problème. Vous "suivez" qui vous voulez. Bon, celui que vous suivez peut bien vous "bloquer" mais moi, ça ne m'est pas encore arrivé (cela dit, je ne suis pas sûr qu'on s'en rende compte de suite). Je crois en fait que les gens sont flattés qu'on les suive, ça fait du nombre. Ça fait important d'avoir tout un tas de suiveurs sur Twitter....
Tous mes amis ont un prénom bizarre qui commence par @, ce qui les distingue de mes vrais amis dont les noms commencent par des lettres de l'alphabet latin.
2. J'ai éconduit les importuns....
Comme je ne tiens pas particulièrement à être l'amie de nazes, je n'hésite pas à abuser de la fonction "block" de Twitter. J'éconduis donc tous ceux qui n'utilisent Twitter que pour vendre leur camelote, ainsi que les jolies filles pré-pubères avec des pseudos plein de chiffres et de lettres et des noms de danseuse du Crasy Horse. J'ai le Doudou à la maison et pas besoin de m'encanailler les neurones.
3. ... et rencontré des gens attachants (mes 30 followers, qu'ils en soient remerciés)
Bon, les premiers sont mes amis dans la vie vraie que je retrouve sur Twitter. J'fais genre j'les connais pas mais en fait je les connais, je sais la couleur de leurs yeux, de leur cheveux, leur métier. Alors eux, ça ne compte pas. Y a même le Doudou sur Twitter, lui bien sûr, il compte encore plus pour du beurre comme ami virtuel dans la mesure où c'est mon amoureux pas virtuel.
Mais il y a surtout des gens dont les messages (certains disent "feed" comme s'il fallait nourrir la bête) sont irrésistibles, sympas ou instructifs, chacun dans leur genre et dans leur langue. J'aime bien ceux de @aminekabbaj, @AureliB, @EconomieMag, @Pierda @TheUndomestic par exemple et par ordre alphabétique.
4. J'ai suivi des histoires dignes de romans (de gare).
Sur Twitter, on vit une petit vie en dehors de la vie. Y a des aventures rigolotes. Notamment une expérience de re-twitt, sujet d'études pour un ethnologue du monde virtuel, dont l'objet était de permettre à une damoiselle (@SLeRouzic) d'avoir plus de suiveurs que son chéri à elle (@graeme5). Un twitterant installé et reconnu (@EmmanuelGadenne), qui a tout un tas de suiveurs dévots, a relayé l'information. Ça a fait le buzz et la dame a gagné son pari.
J'ai rentré le nom de mon employeur et me suis rendu compte qu'il y avait un nombre conséquent de twitterants pour en parler aux quatre coins du monde. Je me suis dis que si mon employeur était intelligent, il suivrait l'information diffusée sur ce type de médias. Ce qu'il ne fait sans doute pas parce qu'il n'y avait aucun message émanant de lui, même de façon déguisée.
J'ai découvert que le Ministère du travail twittait sur le travail du dimanche... un dimanche, que les iraniens sur Twitter sont des gens plein de bonnes idées pour faire connaître leurs idées, que les féministes sont souvent de chics filles.
5. J'ai déniché des blogs vraiment chouettes
Je n'en citerai que deux ce soir, découverts via mes nouveaux amis de la toile. Ce sont des blogs très différents qui n'ont en commun que la source par laquelle je les ai trouvés, ce qui montre que Twitter est particulièrement ouvert.
Le premier est celui d'une marocaine installée à Paris qui raconte ses aventures. C'est drôle, réfléchi, amusant et très vivant:
http://www.monagora.fr/
Le second parle des réseaux virtuels (le sujet préféré de conversation de twitter) et de tous pleins de choses qu'une twitterette débutante se doit d'apprendre pour avancer dans ce monde inconnu de la dématérialisation.
http://www.thinkervine.com/blog/
Je vous conseille une petite visite à ces deux sites.
J'ai d'autres blogs à conseiller mais bon, pour l'instant, je m'en garde un peu sous la manche pour quand je n'aurai pas d'idée de message.
A bientôt sur ce blog, sur Twitter... ou dans la vie où l'on peut se toucher (et se refiler le virus de la grippe A paraît-il hypra contagieux à défaut d'être méchant).
Quelles étapes marquantes de ces derniers jours
1. Je me suis fais des tas d'amis (46)
En fait, je choisis mes amis moi-même, c'est plus simple et ça évite les déconvenues.
C'est pas comme sur Facebook. Mais si, ça a dû vous arriver aussi ! Vous retrouver un vieux copain de 6ème (qu'était même pas un copain vu que, avec les autres, vous mettiez du sel dans sa compote de pommes) et vous lui demandez s'il veut bien être votre ami de 25 ans après... Trois mois plus tard, toujours pas de réponse et vous devez vous rendre à l'évidence : le petit Nicolas vous a dédaigneusement ignoré. C'est vexant même si dans le fond, on s'en fiche du petit Nicolas de 6ème.
Sur Twitter, il n'y a pas ce type de problème. Vous "suivez" qui vous voulez. Bon, celui que vous suivez peut bien vous "bloquer" mais moi, ça ne m'est pas encore arrivé (cela dit, je ne suis pas sûr qu'on s'en rende compte de suite). Je crois en fait que les gens sont flattés qu'on les suive, ça fait du nombre. Ça fait important d'avoir tout un tas de suiveurs sur Twitter....
Tous mes amis ont un prénom bizarre qui commence par @, ce qui les distingue de mes vrais amis dont les noms commencent par des lettres de l'alphabet latin.
2. J'ai éconduit les importuns....
Comme je ne tiens pas particulièrement à être l'amie de nazes, je n'hésite pas à abuser de la fonction "block" de Twitter. J'éconduis donc tous ceux qui n'utilisent Twitter que pour vendre leur camelote, ainsi que les jolies filles pré-pubères avec des pseudos plein de chiffres et de lettres et des noms de danseuse du Crasy Horse. J'ai le Doudou à la maison et pas besoin de m'encanailler les neurones.
3. ... et rencontré des gens attachants (mes 30 followers, qu'ils en soient remerciés)
Bon, les premiers sont mes amis dans la vie vraie que je retrouve sur Twitter. J'fais genre j'les connais pas mais en fait je les connais, je sais la couleur de leurs yeux, de leur cheveux, leur métier. Alors eux, ça ne compte pas. Y a même le Doudou sur Twitter, lui bien sûr, il compte encore plus pour du beurre comme ami virtuel dans la mesure où c'est mon amoureux pas virtuel.
Mais il y a surtout des gens dont les messages (certains disent "feed" comme s'il fallait nourrir la bête) sont irrésistibles, sympas ou instructifs, chacun dans leur genre et dans leur langue. J'aime bien ceux de @aminekabbaj, @AureliB, @EconomieMag, @Pierda @TheUndomestic par exemple et par ordre alphabétique.
4. J'ai suivi des histoires dignes de romans (de gare).
Sur Twitter, on vit une petit vie en dehors de la vie. Y a des aventures rigolotes. Notamment une expérience de re-twitt, sujet d'études pour un ethnologue du monde virtuel, dont l'objet était de permettre à une damoiselle (@SLeRouzic) d'avoir plus de suiveurs que son chéri à elle (@graeme5). Un twitterant installé et reconnu (@EmmanuelGadenne), qui a tout un tas de suiveurs dévots, a relayé l'information. Ça a fait le buzz et la dame a gagné son pari.
J'ai rentré le nom de mon employeur et me suis rendu compte qu'il y avait un nombre conséquent de twitterants pour en parler aux quatre coins du monde. Je me suis dis que si mon employeur était intelligent, il suivrait l'information diffusée sur ce type de médias. Ce qu'il ne fait sans doute pas parce qu'il n'y avait aucun message émanant de lui, même de façon déguisée.
J'ai découvert que le Ministère du travail twittait sur le travail du dimanche... un dimanche, que les iraniens sur Twitter sont des gens plein de bonnes idées pour faire connaître leurs idées, que les féministes sont souvent de chics filles.
5. J'ai déniché des blogs vraiment chouettes
Je n'en citerai que deux ce soir, découverts via mes nouveaux amis de la toile. Ce sont des blogs très différents qui n'ont en commun que la source par laquelle je les ai trouvés, ce qui montre que Twitter est particulièrement ouvert.
Le premier est celui d'une marocaine installée à Paris qui raconte ses aventures. C'est drôle, réfléchi, amusant et très vivant:
http://www.monagora.fr/
Le second parle des réseaux virtuels (le sujet préféré de conversation de twitter) et de tous pleins de choses qu'une twitterette débutante se doit d'apprendre pour avancer dans ce monde inconnu de la dématérialisation.
http://www.thinkervine.com/blog/
Je vous conseille une petite visite à ces deux sites.
J'ai d'autres blogs à conseiller mais bon, pour l'instant, je m'en garde un peu sous la manche pour quand je n'aurai pas d'idée de message.
A bientôt sur ce blog, sur Twitter... ou dans la vie où l'on peut se toucher (et se refiler le virus de la grippe A paraît-il hypra contagieux à défaut d'être méchant).
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Petits riens
lundi 17 août 2009
9 secondes et 58 centièmes
9:58 !!!!
Comment ça, vous ne savez pas à quoi ce chiffre correspond ? Z'étiez où, hier soir ?
Moi, j'étais devant ma télé (ben oui, une fois n'est pas coutume) et j'ai vu en direct Monsieur Bolt exploser le record du monde du 100 mètres.
Même que le petit poussin ne s'est même pas rendu compte de ce qui s'était passé. Un moment on lui dit "au lit après la finale" et moins de dix secondes plus tard, on l'envoie se coucher.
- Ben, et la finale ? qu'il fait, sincère, persuadé que nous sommes de méchants parents qui, une fois encore, n'ont pas tenus leurs promesses.
- Tu viens de la voir, la finale !, je réponds, un chouilla agacée, vu qu'il est près de 10 heures et qu'on a largement passé l'heure habituelle du coucher.
- Hein ? Mais non !
Regard implorant du petit poussin.
- Si. Tiens, regarde, ils la repassent au ralenti.
C'est que j'ai des preuves de ce que j'avance. Merci à France 3 qui a rediffusé la course environ 10 fois après coup.
- Pfff, ça dure pas longtemps ton truc..., souffle le petit poussin, déçu, en réalisant qu'il s'est fait floué.
En général quand on dit au lit, c'est au lit dans 5 minutes et pas au lit dans 9 secondes et 58 centièmes. C'est fourbe une maman...
Surtout quand la maman essaye de vous expliquer les règles du triple saut, celles du lancer du poids, celles de l'heptatlon (compliqué la computation des points pour l'enfant qui, comme la poussinette, a du mal à compter jusqu'à 7).
Parce que, je vous l'avoue, y a un truc avec l'athlétisme...
Je n'aime pas particulièrement le sport, je ne suis pas capable de regarder un match de foot en entier, je supporte le rugby par atavisme familial. Mais l'athlé', c'est plus fort que moi, j'adore regarder. J'ai bien écrit re-gar-der parce que, pour la pratique, mon unique fait d'arme est un 5/20 au baccalauréat, je n'ai même a été capable de sauter dans le sable pour le saut en longueur, mon saut (mon pas devrais-je écrire) n'atteignait pas le bac-à-sable.
Quand j'ai rencontré le Doudou, je l'ai planté devant la télé pour les championnats du monde il y a.... quelques années. Il s'est dit que j'étais une drôle de fille, qui n'aimait pas les ordis et matait du sport à la télé. Un genre bizarre, quoi. Bon, ça ne l'a pas vraiment rebuté... On a deux poussins pour le prouver. Mais quand même, une fille qui préfère un livre (sans extraterrestre) à un écran et ne manquerait pour rien au monde les épreuves des JO, c'est un peu un animal surnaturel pour un geek.
Bref, 9:58, c'est pas rien et j'étais bien scotchée....
Seulement, j'ai comme un doute.
Est-ce vraiment humain un temps pareil ?
J'ai bien peur qu'on apprenne bientôt que Monsieur Bolt ne buvait pas que du lait de vache et qu'on se prenne tous une marionjonesite aiguë, genre de gueule de bois post coïtum. Après l'extase de la performance, le désenchantement du contrôle anti-dopage.
Car la question n'est pas de savoir si ces athlètes se dopent mais quand et comment on le découvrira.
En bonne juriste, je me dis que c'est de bonne guerre. C'est un peu comme ces fiscalistes qui parlent d'optimisation là où d'autres s'évadent. Ou les traders qui ne s'enfilent un rail de coke que pour pouvoir être à la clôture de Sydney et à celle de Frankfort.
Sommes-nous tellement épris de records que nous en oublions où sont nos limites ?
Moi la première.
N'ai-je pas écrit sur ce blog que j'espérais 20 lecteurs uniques sur une même journée ?
Pire. Chaque mois, je regarde les heures facturées par mon groupe (on marche par "groupe" dans la firme, c'est un peu la théorie des ensembles : un sous-sous groupe qui fait partie d'un sous-groupe, qui fait partie d'un groupe, qui fait partie d'un ensemble de groupes, lequel ensemble... etc). Et je compare avec les autres groupes. J'ai beau dire que ça ne compte pas, qu'on ne maîtrise pas le temps passé sur les dossiers, que ça dépend des clients, je suis quand même super-hypra fière quand c'est nous qu'on gagne ;-)
Quelques questions avant le dodo:
Est-ce dans nos gènes de vouloir dépasser sans cesse ces limites que la nature nous a fixées ?
Mourrons- nous éternels insatisfaits ?
Et qu'est-ce qui nous pousse à agir ainsi ?
Toute idée est bienvenue en commentaire...
En conclusion, tandis que je termine ce message, le petit poussin, 5 ans, va encore une fois, perdre aux échecs contre son père... et je pense à mon papa qui a considéré qu'il était devenu un homme quand il avait battu son propre père. Moi, les échecs, j'aime pas, c'est mon excuse pour ne jamais remporter une partie...
PS. Merci merci merci à tous les commentateurs qui animent ce blog depuis quelques jours. Je vous adore. Et merci à mes nouveaux amis twitterisants. Je vous promets un prochain billet sur mes expériences de twitterette, histoire de vous tenir avancés de mes progrès.
Comment ça, vous ne savez pas à quoi ce chiffre correspond ? Z'étiez où, hier soir ?
Moi, j'étais devant ma télé (ben oui, une fois n'est pas coutume) et j'ai vu en direct Monsieur Bolt exploser le record du monde du 100 mètres.
Même que le petit poussin ne s'est même pas rendu compte de ce qui s'était passé. Un moment on lui dit "au lit après la finale" et moins de dix secondes plus tard, on l'envoie se coucher.
- Ben, et la finale ? qu'il fait, sincère, persuadé que nous sommes de méchants parents qui, une fois encore, n'ont pas tenus leurs promesses.
- Tu viens de la voir, la finale !, je réponds, un chouilla agacée, vu qu'il est près de 10 heures et qu'on a largement passé l'heure habituelle du coucher.
- Hein ? Mais non !
Regard implorant du petit poussin.
- Si. Tiens, regarde, ils la repassent au ralenti.
C'est que j'ai des preuves de ce que j'avance. Merci à France 3 qui a rediffusé la course environ 10 fois après coup.
- Pfff, ça dure pas longtemps ton truc..., souffle le petit poussin, déçu, en réalisant qu'il s'est fait floué.
En général quand on dit au lit, c'est au lit dans 5 minutes et pas au lit dans 9 secondes et 58 centièmes. C'est fourbe une maman...
Surtout quand la maman essaye de vous expliquer les règles du triple saut, celles du lancer du poids, celles de l'heptatlon (compliqué la computation des points pour l'enfant qui, comme la poussinette, a du mal à compter jusqu'à 7).
Parce que, je vous l'avoue, y a un truc avec l'athlétisme...
Je n'aime pas particulièrement le sport, je ne suis pas capable de regarder un match de foot en entier, je supporte le rugby par atavisme familial. Mais l'athlé', c'est plus fort que moi, j'adore regarder. J'ai bien écrit re-gar-der parce que, pour la pratique, mon unique fait d'arme est un 5/20 au baccalauréat, je n'ai même a été capable de sauter dans le sable pour le saut en longueur, mon saut (mon pas devrais-je écrire) n'atteignait pas le bac-à-sable.
Quand j'ai rencontré le Doudou, je l'ai planté devant la télé pour les championnats du monde il y a.... quelques années. Il s'est dit que j'étais une drôle de fille, qui n'aimait pas les ordis et matait du sport à la télé. Un genre bizarre, quoi. Bon, ça ne l'a pas vraiment rebuté... On a deux poussins pour le prouver. Mais quand même, une fille qui préfère un livre (sans extraterrestre) à un écran et ne manquerait pour rien au monde les épreuves des JO, c'est un peu un animal surnaturel pour un geek.
Bref, 9:58, c'est pas rien et j'étais bien scotchée....
Seulement, j'ai comme un doute.
Est-ce vraiment humain un temps pareil ?
J'ai bien peur qu'on apprenne bientôt que Monsieur Bolt ne buvait pas que du lait de vache et qu'on se prenne tous une marionjonesite aiguë, genre de gueule de bois post coïtum. Après l'extase de la performance, le désenchantement du contrôle anti-dopage.
Car la question n'est pas de savoir si ces athlètes se dopent mais quand et comment on le découvrira.
En bonne juriste, je me dis que c'est de bonne guerre. C'est un peu comme ces fiscalistes qui parlent d'optimisation là où d'autres s'évadent. Ou les traders qui ne s'enfilent un rail de coke que pour pouvoir être à la clôture de Sydney et à celle de Frankfort.
Sommes-nous tellement épris de records que nous en oublions où sont nos limites ?
Moi la première.
N'ai-je pas écrit sur ce blog que j'espérais 20 lecteurs uniques sur une même journée ?
Pire. Chaque mois, je regarde les heures facturées par mon groupe (on marche par "groupe" dans la firme, c'est un peu la théorie des ensembles : un sous-sous groupe qui fait partie d'un sous-groupe, qui fait partie d'un groupe, qui fait partie d'un ensemble de groupes, lequel ensemble... etc). Et je compare avec les autres groupes. J'ai beau dire que ça ne compte pas, qu'on ne maîtrise pas le temps passé sur les dossiers, que ça dépend des clients, je suis quand même super-hypra fière quand c'est nous qu'on gagne ;-)
Quelques questions avant le dodo:
Est-ce dans nos gènes de vouloir dépasser sans cesse ces limites que la nature nous a fixées ?
Mourrons- nous éternels insatisfaits ?
Et qu'est-ce qui nous pousse à agir ainsi ?
Toute idée est bienvenue en commentaire...
En conclusion, tandis que je termine ce message, le petit poussin, 5 ans, va encore une fois, perdre aux échecs contre son père... et je pense à mon papa qui a considéré qu'il était devenu un homme quand il avait battu son propre père. Moi, les échecs, j'aime pas, c'est mon excuse pour ne jamais remporter une partie...
PS. Merci merci merci à tous les commentateurs qui animent ce blog depuis quelques jours. Je vous adore. Et merci à mes nouveaux amis twitterisants. Je vous promets un prochain billet sur mes expériences de twitterette, histoire de vous tenir avancés de mes progrès.
jeudi 13 août 2009
Du temps qui passe...
Ce matin au petit dej', la Poussinette, à laquelle je demandais si elle avait fini son lait (que, depuis 15 jours, elle boit dans un bol... à la paille ou la cuillère !) me répond, malicieuse :
- Ze p'ends mon temps, maman,
tout en avalant consciencieusement une demi-cuillère toute les 30 secondes et en jetant des oeillades en coin à intervalles régulier pour s'assurer que je l'observe bien.
C'est sûr que, à force de dire à nos enfants de prendre le temps pour faire les choses, à commencer par finir leur assiette, ça devait nous revenir en boomerang un jour. C'est une règle avec nos enfants : tout ce qu'on leur enseigne, ils finissent par le faire mieux que nous et par l'utiliser contre nous. J'ai failli écrire avec "les" enfants mais chaque famille a ses règles et, chez vous, les enfants ne sont peut-être d'adorables filous.
Pour l'instant, le petit poussin et sa soeur nous rappellent qu'on ne doit pas dire de gros mots, que papa fait vraiment beaucoup d'iPhone et que maman regarde tout le temps son Blackberry mais je crains qu'à l'adolescence notre poussinette soit devenue maître es manipulation et nous roule tous dans la farine.
Pour l'instant, si j'arrive à avancer dans la rédaction de ce message sans appel intempestif des petits montres, j'aimerais bien revenir sur notion de prendre son temps.
Depuis que j'ai commencé la rédaction, j'ai du me lever (i) quatre fois pour le petit poussin, qui voulait (1) de l'eau, (2) un dernier bisou, (3) un dernier dernier bisou, (4) que j'entrouvre la porte différemment car c'était trop ouvert et (ii) deux fois pour la poussinette qui voulait (1) de l'eau, et (2) de l'eau... et là, elle continue à vouloir de l'eau mais moi, j'ai fini de me lever, na !
Un commentateur anonyme a indiqué en bas de l'un de mes messages qu'il considérait que Twitter empêchait d'avoir du temps libre et que le temps était trop précieux ou quelque chose dans le genre...
Pour ma part, j'ai quelques interrogations sur la notion de temps libre.
Là par exemple, est-ce que j'occupe mon temps libre ou est-ce que je tente de ne pas aller dans la chambre de la poussinette ? En principe, je sur en train de profiter de mon temps libre, le temps des parents, une fois que les enfants sont couchés et qu'on se retrouve entre grands. Mais les évènements parasites sont tels que ce n'est pas du temps totalement libre. Sont ouverts sous la fenêtre de mon bureau virtuel :
- une fenêtre sur Facebook;
- une fenêtre sur ma messagerie professionnelle.
Je suis multitâches.
La poussinette continue de réclamer de l'eau. Le niveau sonore est en train de monter et on est proche du point de non-retour. Je demande au Doudou, qui ne fait rien d'autre que lire son iPhone et boire une tisane, de se déplacer vu que je suis en train de faire quelque chose "pour moi" mais le Doudou ne m'entend pas ou fais mine de ne pas m'entendre et je m'énerve. Résultat, là, je vais voir la poussinette car je sais que c'est le seul moyen de la calmer. Grrrr.
Le seul moment où je ne fais pas dix choses à la fois est quand je suis au bureau. A l'heure qu'il est, par exemple, ça dégénère à la maison. Du coup, tout en écrivant ce message, que je considère comme une façon de faire quelque chose qui me détend, je dois gérer une crise, répondre à un email urgent d'un client et, en même temps, terminer ce message.
Le Doudou, parti calmer sa fille, lui a donné une fessée. Le ton monte. Résultat, ça hurle. Le Doudou quitte la chambre de sa fille, dit "je ne comprends pas, l'eau est à côté d'elle, c'est ta fille, débrouille-toi". Les cris débordent vers chez les voisins qui apprécient en général de ne pas avoir à pousser le son de leur télé au maximum. Je dois donc intervenir.
Est-ce que le temps libre est celui où l'on ne travaille pas ? Je ne pense pas. Je ne crois pas être la seule maman qui a considéré que reprendre le travail après son congé maternité était un moyen de recouvrer la liberté après plusieurs semaines seule avec un bébé dont les moyens de communication sont assez limités. Qu'on ne se méprenne pas, j'adore mes enfants, j'ai adoré mes congés mat', je pleurais même le matin en arrivant au bureau parce que je savais que je ne verrais pas mon petit bout avant tard le soir. Mais, en même temps, je n'ai jamais envisagé d'être femme au foyer. Le travail est aussi nécessaire à mon équilibre et ma liberté que l'est ma famille.
Est-ce que le temps libre est celui où l'on ne fait rien alors ? Meuh non, on peut faire plein de choses et occuper son temps d'un espace de liberté total. Tous les twitterisants que je croise quand je fais une pause au travail (et qui sont sans doute aussi en train de se "pauser") sont également multitâches (ils "postent" des twitts, des statuts facebooks, font leur métier, s'occupent de leur conjoint, de leurs amis, de leurs enfants) et on ne peut pas pour autant dire qu'ils ne prennent pas le temps...
Lorsque, le week-end à la campagne, je jardine ou bricole, est-ce une façon de prendre le temps des choses ? Oui, en un sens. Mais en un sens seulement. Car lorsque j'entreprends ces activités manuelles, je m'active. Et ce n'est ni plus ni moins créatif et productif que d'écrire ce message, de conseiller un client ou de préparer le dîner. En outre, si ce que je fais la campagne est une façon de prendre son temps, je le prends à la vitesse d'un escargot, vu que j'ai commencé à nettoyer une pièce pour la repeindre il y a quatre mois et que je n'ai pas encore atteint la phase sous-couche.
Tiens, la poussinette ne dit plus rien. Il est temps d'aller au lit.
Après la fessée, la poussinette a enfin accepté de se mettre sous le drap et de prendre son doudou. Elle a bu une demi-goutte d'eau pour justifier son caprice mais le plus fort... c'est le Doudou :-)
Ah oui, je sais : si j'aime autant le moment où je me glisse sous la couette, avec force étirements, c'est que, quand je suis allongée dans mon lit, je ne fais rien... et je peux enfin faire le point sur la journée...
- Ze p'ends mon temps, maman,
tout en avalant consciencieusement une demi-cuillère toute les 30 secondes et en jetant des oeillades en coin à intervalles régulier pour s'assurer que je l'observe bien.
C'est sûr que, à force de dire à nos enfants de prendre le temps pour faire les choses, à commencer par finir leur assiette, ça devait nous revenir en boomerang un jour. C'est une règle avec nos enfants : tout ce qu'on leur enseigne, ils finissent par le faire mieux que nous et par l'utiliser contre nous. J'ai failli écrire avec "les" enfants mais chaque famille a ses règles et, chez vous, les enfants ne sont peut-être d'adorables filous.
Pour l'instant, le petit poussin et sa soeur nous rappellent qu'on ne doit pas dire de gros mots, que papa fait vraiment beaucoup d'iPhone et que maman regarde tout le temps son Blackberry mais je crains qu'à l'adolescence notre poussinette soit devenue maître es manipulation et nous roule tous dans la farine.
Pour l'instant, si j'arrive à avancer dans la rédaction de ce message sans appel intempestif des petits montres, j'aimerais bien revenir sur notion de prendre son temps.
Depuis que j'ai commencé la rédaction, j'ai du me lever (i) quatre fois pour le petit poussin, qui voulait (1) de l'eau, (2) un dernier bisou, (3) un dernier dernier bisou, (4) que j'entrouvre la porte différemment car c'était trop ouvert et (ii) deux fois pour la poussinette qui voulait (1) de l'eau, et (2) de l'eau... et là, elle continue à vouloir de l'eau mais moi, j'ai fini de me lever, na !
Un commentateur anonyme a indiqué en bas de l'un de mes messages qu'il considérait que Twitter empêchait d'avoir du temps libre et que le temps était trop précieux ou quelque chose dans le genre...
Pour ma part, j'ai quelques interrogations sur la notion de temps libre.
Là par exemple, est-ce que j'occupe mon temps libre ou est-ce que je tente de ne pas aller dans la chambre de la poussinette ? En principe, je sur en train de profiter de mon temps libre, le temps des parents, une fois que les enfants sont couchés et qu'on se retrouve entre grands. Mais les évènements parasites sont tels que ce n'est pas du temps totalement libre. Sont ouverts sous la fenêtre de mon bureau virtuel :
- une fenêtre sur Facebook;
- une fenêtre sur ma messagerie professionnelle.
Je suis multitâches.
La poussinette continue de réclamer de l'eau. Le niveau sonore est en train de monter et on est proche du point de non-retour. Je demande au Doudou, qui ne fait rien d'autre que lire son iPhone et boire une tisane, de se déplacer vu que je suis en train de faire quelque chose "pour moi" mais le Doudou ne m'entend pas ou fais mine de ne pas m'entendre et je m'énerve. Résultat, là, je vais voir la poussinette car je sais que c'est le seul moyen de la calmer. Grrrr.
Le seul moment où je ne fais pas dix choses à la fois est quand je suis au bureau. A l'heure qu'il est, par exemple, ça dégénère à la maison. Du coup, tout en écrivant ce message, que je considère comme une façon de faire quelque chose qui me détend, je dois gérer une crise, répondre à un email urgent d'un client et, en même temps, terminer ce message.
Le Doudou, parti calmer sa fille, lui a donné une fessée. Le ton monte. Résultat, ça hurle. Le Doudou quitte la chambre de sa fille, dit "je ne comprends pas, l'eau est à côté d'elle, c'est ta fille, débrouille-toi". Les cris débordent vers chez les voisins qui apprécient en général de ne pas avoir à pousser le son de leur télé au maximum. Je dois donc intervenir.
Est-ce que le temps libre est celui où l'on ne travaille pas ? Je ne pense pas. Je ne crois pas être la seule maman qui a considéré que reprendre le travail après son congé maternité était un moyen de recouvrer la liberté après plusieurs semaines seule avec un bébé dont les moyens de communication sont assez limités. Qu'on ne se méprenne pas, j'adore mes enfants, j'ai adoré mes congés mat', je pleurais même le matin en arrivant au bureau parce que je savais que je ne verrais pas mon petit bout avant tard le soir. Mais, en même temps, je n'ai jamais envisagé d'être femme au foyer. Le travail est aussi nécessaire à mon équilibre et ma liberté que l'est ma famille.
Est-ce que le temps libre est celui où l'on ne fait rien alors ? Meuh non, on peut faire plein de choses et occuper son temps d'un espace de liberté total. Tous les twitterisants que je croise quand je fais une pause au travail (et qui sont sans doute aussi en train de se "pauser") sont également multitâches (ils "postent" des twitts, des statuts facebooks, font leur métier, s'occupent de leur conjoint, de leurs amis, de leurs enfants) et on ne peut pas pour autant dire qu'ils ne prennent pas le temps...
Lorsque, le week-end à la campagne, je jardine ou bricole, est-ce une façon de prendre le temps des choses ? Oui, en un sens. Mais en un sens seulement. Car lorsque j'entreprends ces activités manuelles, je m'active. Et ce n'est ni plus ni moins créatif et productif que d'écrire ce message, de conseiller un client ou de préparer le dîner. En outre, si ce que je fais la campagne est une façon de prendre son temps, je le prends à la vitesse d'un escargot, vu que j'ai commencé à nettoyer une pièce pour la repeindre il y a quatre mois et que je n'ai pas encore atteint la phase sous-couche.
Tiens, la poussinette ne dit plus rien. Il est temps d'aller au lit.
Après la fessée, la poussinette a enfin accepté de se mettre sous le drap et de prendre son doudou. Elle a bu une demi-goutte d'eau pour justifier son caprice mais le plus fort... c'est le Doudou :-)
Ah oui, je sais : si j'aime autant le moment où je me glisse sous la couette, avec force étirements, c'est que, quand je suis allongée dans mon lit, je ne fais rien... et je peux enfin faire le point sur la journée...
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mercredi 12 août 2009
Statistiques
Eh, eh, ca y est, j'ai battu un record :
17 visiteurs mardi dernier !
Merci, merci, merci.
Vous venez de Belgique, du Canada, de Dubai, d'Angleterre, de France (et de Navarre).
Vous avez même laissé des messages, que j'ai appris à ne pas modérer. Ben oui, c'est nul la modération des messages. Du coup, y a même eu un message pas gentil sur la Burka. Mais moi, je les aime aussi les messages pas gentils, tant qu'ils ne sont pas insultants.
Prochain objectif (il faut se lancer des défis dans la vie, surtout quand ils sont futiles): dépasser les 20 lecteurs sur une journée (et faire en sorte qu'ils reviennent).
J'ai bien conscience que ce n'est pas sur ce type de messages reprenant des stat's que je vais battre le record mais je vais essayer de trouver un meilleur sujet pour un prochain message...
En attendant, merci à tous... et à très vite :-)
17 visiteurs mardi dernier !
Merci, merci, merci.
Vous venez de Belgique, du Canada, de Dubai, d'Angleterre, de France (et de Navarre).
Vous avez même laissé des messages, que j'ai appris à ne pas modérer. Ben oui, c'est nul la modération des messages. Du coup, y a même eu un message pas gentil sur la Burka. Mais moi, je les aime aussi les messages pas gentils, tant qu'ils ne sont pas insultants.
Prochain objectif (il faut se lancer des défis dans la vie, surtout quand ils sont futiles): dépasser les 20 lecteurs sur une journée (et faire en sorte qu'ils reviennent).
J'ai bien conscience que ce n'est pas sur ce type de messages reprenant des stat's que je vais battre le record mais je vais essayer de trouver un meilleur sujet pour un prochain message...
En attendant, merci à tous... et à très vite :-)
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lundi 10 août 2009
Premiers pas d'une twitterette débutante
Bon ben voilà, je suis passée du côté obscur de la force.
J'avais résisté au Palm, au PDA, j'ai freiné sur l'email, ai rechigné au Blackberry, me suis convertie difficilement à l'iPhone. J'avais encore l'illusion d'être une artiste quand ce blog est né. Les réseaux sociaux n'étaient soi-disant qu'un moyen de trouver au choix (1) de vieux amis ou (2) de nouveaux clients...
...mais là, je n'ai plus aucune excuse !
Me voilà "followeuse" sur Twitter... J'y mets des messages de 140 caractères maximum, j'ai compris comment raccourcir un url, re-twitter (prononcer à la française, twitter est un verbe du Premier groupe, bande d'ignares) un message. Je me suis fait de nouveaux amis virtuels, que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam et qui d'ailleurs ne sont pas des amis mais des "friends" que je "suis" patiemment. "Suis" comme suiveuse, comme modeuse, comme liseuse... Car dans le monde "Twitter", on va à la queue-leu-leu, les uns derrières les autres, recueillant les miettes d'information que nos "amis" veulent bien nous jeter en pâture. Les miettes ramassées, à charge pour nous de les dupliquer car, dans ce monde là, le clônage des mots (et des idées) est une pratique recommandée.
Twitter, c'est un outil collaboratif. On y échange des infos, qu'on se transfère les uns aux autres. On peut y apprendre pas mal de choses si l'on sait chercher (il y a un site de recherche par "vocable" comme google) et si l'on sait vérifier l'information. Car, en quelques jours de twitting actif, il ne m'a pas échappé qu'on trouve aussi beaucoup d'intox et de propagande grâce à Twitter.
Certains de mes nouveaux amis sont rigolos, d'autres ont un message politique, associatif ou simplement humain. Mes amis parlent le français ou l'anglais, ils mettent en ligne des liens vers des articles sur des sujets variés mais dont beaucoup se regardent le nombril (Internet, aaaah, Internet, combien de liens parlent de toi ?). Tiens, par exemple, quand on parle politique ces derniers jours, c'est pour souligner le rôle de Twitter dans la crise iranienne ou dans le conflit russo-georgien. Quand on parle médias, ce sont les nouveaux médias sur lesquels on glose. Le Web 2.0. est un mystère pour vous (comme il l'est pour moi), twitter (le verbe à l'infinitif, y a pas de majuscule, les gars !) et cela vous donnera peut-être des clés de réponse.
C'est surtout un excellent moyen de passer le temps dans le métro, en pianotant sur son iPhone. On peut y raconter des choses totalement insignifiantes qui n'intéresseront même pas notre meilleur ami mais comme tout le monde (ou presque) fait pareil, ça décomplexe.
Certains publient des liens vers des photos intimes (la famille et les enfants par exemple). Et là, je m'interroge : peut-on légitimement donner à voir à tous nos "suiveurs", dont beaucoup sont en réalité d'illustres inconnus qui pourraient tout aussi bien avoir travesti leur identité et leur personnalité, les jolies frimousses de nos chères têtes blondes ? Je m'étais posée la même question quand j'avais mis en ligne sur Facebook des photos du petit poussin et de la poussinette. Mais mon profil Facebook est "privé" et seuls des amis ou des connaissances que j'ai acceptées peuvent y avoir accès. Le plus éloigné de mes "amis" sur Facebook est un collègue de bureau. Même si je ne peux avoir d'assurance totale sur sa moralité (on ne peut même pas être sûr de sa famille si j'en crois un article d'un récent Elle), je sais que mon "ami" Facebookien est à peu près digne de confiance. Or, je ne connais pas celui ou celle qui me suit sur Twitter... Je suis présomptueuse, je sais, car pour l'instant ils sont 6, mes suiveurs. Ca reste possible de faire une enquête de voisinage pour six individus. Seulement, j'ai de l'ambition. Y en a qui ont plus de 1000 followers ! Ça en impose...
Et parmi les 1000 followers qui suivent les plus illustres twittereurs, pas un site marchant, pas une aguicheuse (sans doute banis par la grâce d'un clic). Parce que les premiers qui vous suivent (croyez moi, j'ai testé) sont des amis intéressés, soit qu'ils veulent vous vendre quelque chose, soit qu'ils souhaitent vous montrer leurs organes génitaux. On peut les "bloquer", ces importuns. Si j'avais voulu faire du nombre, j'en aurais eu 10 des amis virtuels à cette heure ! Mais je n'aime pas trop qu'un logiciel lise mes messages et tente ensuite de se servir de leur contenu. J'ai donc bloqué ceux qui vraisemblablement ne savaient écrire ni l'anglais ni le français et se contentaient de messages formatés avec des propositions tarifées ou sexuelles y incluses. Mes six "suiveurs" sont des vrais gens... ou font mine de l'être.
N'ayant que 3 jours de twitterisation derrière moi, je suis persuadée de ne pas avoir fait le tour de la question. En attendant, je m'amuse follement à raconter de petites anecdotes sur ma vie banale. Ça n'intéressera sans doute personne mais l'important est de se faire plaisir, n'est-ce pas ?
Ah, au fait, moi, sur Twitter, c'est mamandoudette. Y a déjà plein de Doudette(s) à y avoir un profil, fallait s'originaliser.
J'avais résisté au Palm, au PDA, j'ai freiné sur l'email, ai rechigné au Blackberry, me suis convertie difficilement à l'iPhone. J'avais encore l'illusion d'être une artiste quand ce blog est né. Les réseaux sociaux n'étaient soi-disant qu'un moyen de trouver au choix (1) de vieux amis ou (2) de nouveaux clients...
...mais là, je n'ai plus aucune excuse !
Me voilà "followeuse" sur Twitter... J'y mets des messages de 140 caractères maximum, j'ai compris comment raccourcir un url, re-twitter (prononcer à la française, twitter est un verbe du Premier groupe, bande d'ignares) un message. Je me suis fait de nouveaux amis virtuels, que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam et qui d'ailleurs ne sont pas des amis mais des "friends" que je "suis" patiemment. "Suis" comme suiveuse, comme modeuse, comme liseuse... Car dans le monde "Twitter", on va à la queue-leu-leu, les uns derrières les autres, recueillant les miettes d'information que nos "amis" veulent bien nous jeter en pâture. Les miettes ramassées, à charge pour nous de les dupliquer car, dans ce monde là, le clônage des mots (et des idées) est une pratique recommandée.
Twitter, c'est un outil collaboratif. On y échange des infos, qu'on se transfère les uns aux autres. On peut y apprendre pas mal de choses si l'on sait chercher (il y a un site de recherche par "vocable" comme google) et si l'on sait vérifier l'information. Car, en quelques jours de twitting actif, il ne m'a pas échappé qu'on trouve aussi beaucoup d'intox et de propagande grâce à Twitter.
Certains de mes nouveaux amis sont rigolos, d'autres ont un message politique, associatif ou simplement humain. Mes amis parlent le français ou l'anglais, ils mettent en ligne des liens vers des articles sur des sujets variés mais dont beaucoup se regardent le nombril (Internet, aaaah, Internet, combien de liens parlent de toi ?). Tiens, par exemple, quand on parle politique ces derniers jours, c'est pour souligner le rôle de Twitter dans la crise iranienne ou dans le conflit russo-georgien. Quand on parle médias, ce sont les nouveaux médias sur lesquels on glose. Le Web 2.0. est un mystère pour vous (comme il l'est pour moi), twitter (le verbe à l'infinitif, y a pas de majuscule, les gars !) et cela vous donnera peut-être des clés de réponse.
C'est surtout un excellent moyen de passer le temps dans le métro, en pianotant sur son iPhone. On peut y raconter des choses totalement insignifiantes qui n'intéresseront même pas notre meilleur ami mais comme tout le monde (ou presque) fait pareil, ça décomplexe.
Certains publient des liens vers des photos intimes (la famille et les enfants par exemple). Et là, je m'interroge : peut-on légitimement donner à voir à tous nos "suiveurs", dont beaucoup sont en réalité d'illustres inconnus qui pourraient tout aussi bien avoir travesti leur identité et leur personnalité, les jolies frimousses de nos chères têtes blondes ? Je m'étais posée la même question quand j'avais mis en ligne sur Facebook des photos du petit poussin et de la poussinette. Mais mon profil Facebook est "privé" et seuls des amis ou des connaissances que j'ai acceptées peuvent y avoir accès. Le plus éloigné de mes "amis" sur Facebook est un collègue de bureau. Même si je ne peux avoir d'assurance totale sur sa moralité (on ne peut même pas être sûr de sa famille si j'en crois un article d'un récent Elle), je sais que mon "ami" Facebookien est à peu près digne de confiance. Or, je ne connais pas celui ou celle qui me suit sur Twitter... Je suis présomptueuse, je sais, car pour l'instant ils sont 6, mes suiveurs. Ca reste possible de faire une enquête de voisinage pour six individus. Seulement, j'ai de l'ambition. Y en a qui ont plus de 1000 followers ! Ça en impose...
Et parmi les 1000 followers qui suivent les plus illustres twittereurs, pas un site marchant, pas une aguicheuse (sans doute banis par la grâce d'un clic). Parce que les premiers qui vous suivent (croyez moi, j'ai testé) sont des amis intéressés, soit qu'ils veulent vous vendre quelque chose, soit qu'ils souhaitent vous montrer leurs organes génitaux. On peut les "bloquer", ces importuns. Si j'avais voulu faire du nombre, j'en aurais eu 10 des amis virtuels à cette heure ! Mais je n'aime pas trop qu'un logiciel lise mes messages et tente ensuite de se servir de leur contenu. J'ai donc bloqué ceux qui vraisemblablement ne savaient écrire ni l'anglais ni le français et se contentaient de messages formatés avec des propositions tarifées ou sexuelles y incluses. Mes six "suiveurs" sont des vrais gens... ou font mine de l'être.
N'ayant que 3 jours de twitterisation derrière moi, je suis persuadée de ne pas avoir fait le tour de la question. En attendant, je m'amuse follement à raconter de petites anecdotes sur ma vie banale. Ça n'intéressera sans doute personne mais l'important est de se faire plaisir, n'est-ce pas ?
Ah, au fait, moi, sur Twitter, c'est mamandoudette. Y a déjà plein de Doudette(s) à y avoir un profil, fallait s'originaliser.
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dimanche 9 août 2009
Résolutions de rentrée
Pour vous qui me lisez depuis le premier jour, vous connaissez la bonne résolution de 2009 : ce blog, mes amis, ce blog. Et pour l'heure, je n'ai pas trop mal réussi à le maintenir en vie. Ce qui est bien avec un blog, c'est que c'est une activité à soi, un petit truc qu'on partage avec d'autres mais qui n'est le fruit que de sa propre imagination.
Oui, bon, d'accord, il y a quelques périodes de blackout, mais j'ai à chaque fois de bonnes excuses. Là, par exemple, c'est parce que j'étais en vacances. Et pendant quelques jours, je n'ai eu d'accès à interne que la 3G de mon iPhone. Je ne suis pas assez geekette pour, comme le fait le Doudou sur son blog, rédiger des messages du clavier tronqué de l'iPhone. Même du Black, dont chacun sait que j'apprécie le clavier, je ne m'y risquerais pas.
En parlant de Black et d'iPhone, avez-vous lu les articles sur l'engin de prédilection de nos têtes pensantes ? Fillon serait converti à l'iPhone alors que Barack O. a confié l'iPhone qu'Apple lui a markétignement offert à ses filles, lui préférant le Blackberry. Moi, j'ai désormais les deux, l'un pour usage personnel, l'autre pour usage professionnel. Une façon de compartimenter mes deux vies.
Donc, sur les vacances, dissertons.
Non pas pour vous narrer les plages de Bretagne puis celle de la Région PACA bientôt rebaptisée mais parce que la période estivale est propice aux remises en question et à la prise de résolutions pour la rentrée. A croire que l'année est tout autant civile que scolaire pour qui fait le point sur sa vie...
Donc, quelques (bonnes ?) résolutions pour la rentrée.
1. Arrêter de dire que j'ai trop de travail.
Il ne suffit pas de le dire, il faut agir. Soit j'ai effectivement trop de travail et il me faut trouver un moyen d'en avoir moins, en m'organisant mieux, en apprenant à dire non, en changeant d'orientation. Soit il me faut admettre que j'aime ce travail et que, lorsque je dis oui à un nouveau dossier ou que j'accepte un délai intenable, c'est que je me sens valorisée... et que mon égo sort conforté de telles épreuves. Bien sur, le soit - soit est réducteur et il y un peu des deux dans ma vie. Donc, cessons de "dire" qu'on a trop de travail et agissons en conséquence.
2. Arrêter de dire que je ne profite pas assez de mes enfants...
... parce que, en même temps, je pérore que je suis une superwoman, que j'arrive à m'organiser pour dîner avec eux le soir, quitte à recommencer à travailler ensuite.
On ne peut pas se vanter de savoir s'organiser et se plaindre tout le temps de manquer de temps pour sa famille.
3. Arrêter de considérer que je suis liée à mon travail par l'argent.
Le fait de gagner de l'argent ne doit pas rendre esclave d'un employeur... et il faut parfois accepter de remettre son mode de vie en cause pour tenir les résolutions 1 et 2.
Le système des bonus, tant décrié dans les banques, et qui fait qu'une partie de la rémunération est liée à la productivité n'est pas compatible avec un équilibre vie privée/vie professionnelle par le seul fait qu'il axe sur la vie professionnelle l'essentiel du revenu. Pour caricaturer, s'il faut "faire des heures" pour gagner correctement sa vie, alors les avocats parisiens entrent dans une course au profit au détriment de leur bien être.
4. Me rappeler que, il y a 15 ans, l'email n'existait et que les clients savaient attendre 3 jours pour avoir la réponse à leur question.
En conséquence, éteindre le Black le temps d'un week-end et admettre que je suis remplaçable (et que les indispensables peuplent les cimetières).
En coupant le circuit, je devrais me désensibiliser au travail car il faut bien admettre que, lorsque ma boite est "oversize", je suis tétanisée de ne pouvoir aussitôt répondre aux messages envoyés par des clients impatients.
La course à la vitesse au détriment de la qualité est un trait de nos nouveaux métiers. On vend désormais de la réactivité, de la proactivité en prenant pour acquis que le travail sera bien fait. C'est un leurre. La réactivité et la proactivité tels qu'on les comprend aujourd'hui sont un frein à la réflexion, provoquent des réponses toutes faites à des questions souvent mal formulées car répondant à un besoin immédiat. Ce n'est bon ni pour nous, ni pour le client. En refusant de prendre le temps de penser hors cadre, on crée des solutions formatées qui doivent fonctionner pour tous. Think outside the box, disent certains et ils ont bien raison. Si, au lieu de trouver une solution à un problème, on regardait l'ensemble de la situation pour en comprendre les ramifications, on éviterait les effets pervers engendrés par un système d'action/réaction sclérosant. Seulement, cela prend du temps et croit toujours manquer de temps...
5. Ne pas oublier que la nounou s'occupe bien des enfants
Et ne pas penser qu'ils vont l'aimer plus que moi parce qu'elle va les chercher à l'école et les emmène au parc. D'ailleurs, en vraie workholic, je serais bien incapable de ne pas travailler et, si j'étais constamment à la maison, la neurasthénie ne serait pas loin.
6. Prendre des mesures pour équilibrer ma vie.
On y travaille, on y travaille.
En attendant, demain, la nounou revient et je prends le métro, direction ce bureau que je n'ai pas vu pendant 3 semaines et qui ne m'a pas vraiment manqué.
Oui, bon, d'accord, il y a quelques périodes de blackout, mais j'ai à chaque fois de bonnes excuses. Là, par exemple, c'est parce que j'étais en vacances. Et pendant quelques jours, je n'ai eu d'accès à interne que la 3G de mon iPhone. Je ne suis pas assez geekette pour, comme le fait le Doudou sur son blog, rédiger des messages du clavier tronqué de l'iPhone. Même du Black, dont chacun sait que j'apprécie le clavier, je ne m'y risquerais pas.
En parlant de Black et d'iPhone, avez-vous lu les articles sur l'engin de prédilection de nos têtes pensantes ? Fillon serait converti à l'iPhone alors que Barack O. a confié l'iPhone qu'Apple lui a markétignement offert à ses filles, lui préférant le Blackberry. Moi, j'ai désormais les deux, l'un pour usage personnel, l'autre pour usage professionnel. Une façon de compartimenter mes deux vies.
Donc, sur les vacances, dissertons.
Non pas pour vous narrer les plages de Bretagne puis celle de la Région PACA bientôt rebaptisée mais parce que la période estivale est propice aux remises en question et à la prise de résolutions pour la rentrée. A croire que l'année est tout autant civile que scolaire pour qui fait le point sur sa vie...
Donc, quelques (bonnes ?) résolutions pour la rentrée.
1. Arrêter de dire que j'ai trop de travail.
Il ne suffit pas de le dire, il faut agir. Soit j'ai effectivement trop de travail et il me faut trouver un moyen d'en avoir moins, en m'organisant mieux, en apprenant à dire non, en changeant d'orientation. Soit il me faut admettre que j'aime ce travail et que, lorsque je dis oui à un nouveau dossier ou que j'accepte un délai intenable, c'est que je me sens valorisée... et que mon égo sort conforté de telles épreuves. Bien sur, le soit - soit est réducteur et il y un peu des deux dans ma vie. Donc, cessons de "dire" qu'on a trop de travail et agissons en conséquence.
2. Arrêter de dire que je ne profite pas assez de mes enfants...
... parce que, en même temps, je pérore que je suis une superwoman, que j'arrive à m'organiser pour dîner avec eux le soir, quitte à recommencer à travailler ensuite.
On ne peut pas se vanter de savoir s'organiser et se plaindre tout le temps de manquer de temps pour sa famille.
3. Arrêter de considérer que je suis liée à mon travail par l'argent.
Le fait de gagner de l'argent ne doit pas rendre esclave d'un employeur... et il faut parfois accepter de remettre son mode de vie en cause pour tenir les résolutions 1 et 2.
Le système des bonus, tant décrié dans les banques, et qui fait qu'une partie de la rémunération est liée à la productivité n'est pas compatible avec un équilibre vie privée/vie professionnelle par le seul fait qu'il axe sur la vie professionnelle l'essentiel du revenu. Pour caricaturer, s'il faut "faire des heures" pour gagner correctement sa vie, alors les avocats parisiens entrent dans une course au profit au détriment de leur bien être.
4. Me rappeler que, il y a 15 ans, l'email n'existait et que les clients savaient attendre 3 jours pour avoir la réponse à leur question.
En conséquence, éteindre le Black le temps d'un week-end et admettre que je suis remplaçable (et que les indispensables peuplent les cimetières).
En coupant le circuit, je devrais me désensibiliser au travail car il faut bien admettre que, lorsque ma boite est "oversize", je suis tétanisée de ne pouvoir aussitôt répondre aux messages envoyés par des clients impatients.
La course à la vitesse au détriment de la qualité est un trait de nos nouveaux métiers. On vend désormais de la réactivité, de la proactivité en prenant pour acquis que le travail sera bien fait. C'est un leurre. La réactivité et la proactivité tels qu'on les comprend aujourd'hui sont un frein à la réflexion, provoquent des réponses toutes faites à des questions souvent mal formulées car répondant à un besoin immédiat. Ce n'est bon ni pour nous, ni pour le client. En refusant de prendre le temps de penser hors cadre, on crée des solutions formatées qui doivent fonctionner pour tous. Think outside the box, disent certains et ils ont bien raison. Si, au lieu de trouver une solution à un problème, on regardait l'ensemble de la situation pour en comprendre les ramifications, on éviterait les effets pervers engendrés par un système d'action/réaction sclérosant. Seulement, cela prend du temps et croit toujours manquer de temps...
5. Ne pas oublier que la nounou s'occupe bien des enfants
Et ne pas penser qu'ils vont l'aimer plus que moi parce qu'elle va les chercher à l'école et les emmène au parc. D'ailleurs, en vraie workholic, je serais bien incapable de ne pas travailler et, si j'étais constamment à la maison, la neurasthénie ne serait pas loin.
6. Prendre des mesures pour équilibrer ma vie.
On y travaille, on y travaille.
En attendant, demain, la nounou revient et je prends le métro, direction ce bureau que je n'ai pas vu pendant 3 semaines et qui ne m'a pas vraiment manqué.
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