Et voilà l'automne qui arrive...
Quand l'automne arrive, on va moins à la campagne. Non pas qu'il fasse trop froid (parce que vu le temps estival du jour, je serais vraiment de mauvaise foi si je soutenais le contraire) mais, avec l'automne, on a des tas de choses à faire à Paris.
Faire des choses...
Voilà qui peut dire tout et son contraire.
En l'occurrence, pour nous, il y avait 2 raisons avouables et 2 moins avouables de ne pas prendre nos quartiers d'automne en Bourgogne.
1. Les raisons avouables
1.1. La journée d'information des parents à l'école.
Petit Poussin et Poussinette sont tous deux dans la même école. Petit Poussin en Grande Section et Poussinette en Petite Section.
Et samedi matin, c'était journée d'information des parents.
On a séché la séance collective, tous les parents dans le préau, parce qu'on avait déjà donné 2 fois avec le grand et qu'on aime bien lézarder au lit le week-end, pendant que les enfants jouent tranquillement dans leurs chambres.
Il semblerait qu'on ait eu tort. J'ai cru comprendre que l'équipe d'encadrement avait abordé LE sujet de l'année. Sujet qui n'avait pas été abordé les années précédentes... et pour cause, il n'était pas un sujet. Vous aurez deviné de vous même : la Grippe A. Je suis sûre que la directrice a dit plein de paroles sensées et a rappelé les consignes du rectorat. En même temps, à force d'en entendre parler matin, midi et soir, je pense être plutôt bien informée. Donc, je ne culpabilise absolument pas d'avoir préféré une grasse matinée méritée à cette séance de foutage-de-frousse collective.
D'ailleurs, le Petit Poussin sait parfaitement à quoi s'en tenir. A sa soeur qui faisait mine de tousser et qui mettait sa main devant sa bouche comme nous le lui avions appris, le grand frère, sentencieux, d'expliquer "c'est pas comme ça, Poussinette, faut mettre le coude devant la bouche" et de joindre le geste à la parole pour bien montrer qu'il a tout compris mieux que tout le monde !
A part ça, les maîtresses sont très bien. Celle du petit poussin, on le savait déjà. Comme on le savait ? Vendredi, elle est venu travailler complètement aphone. Vous en connaissez beaucoup des maîtresses qui ont le courage de travailler quand elle sont malades ?!? (oui, je sais, je généralise. Amis enseignants, fi de vos tssssssss, je vous taquine, c'est qu'il faut faire gaffe avec les profs, c'est susceptibles, presque autant que mes éminents confrères).
1.2. Samedi soir, soirée chez de vieux amis...
... qu'on n'avait pas vu depuis plus de 3 ans... et où j'ai retrouvé des amis pas vus depuis 2001 ! Ben, on n'a pas tant changé que cela en fait. Et j'étais toute contente de les voir. Comme quoi, on peut se perdre de vue et continuer à avoir des atomes crochus et de l'affection les uns pour les autres.
Quoi, on a des cheveux blancs alors qu'avant, on en avait pas. Ben oui, mais c'est beau les cheveux blancs... et puis les filles les teignent, alors on les voit pas.
D'ailleurs, on est plus beau à 40 ans qu'à 30. Si, j'vous assure, p'tits jeunes qui me lisez. Vous verrez quand vous y viendrez.
Passons maintenant aux raisons moins avouables.
2. Les raisons moins avouables
2.1. Je n'avais plus rien à me mettre.
Bon, oui, pour quiconque a déjà vu ma garde-robe, cette remarque pourrait ne pas coller parfaitement à la réalité. Mais c'est mal connaître les difficultés rencontrées à chaque rentrée. Ai-je vraiment envie de remettre ce tailleur que j'ai mis toute l'année dernière ? Cette chemise est un peu décolorée, oserais-je la porter de nouveau ? J'ai 10 t-shirts noirs mais pas de t-shirt avec un col en V. J'ai 5 pantalons noirs mais certains sont vraiment usés et puis la forme n'est plus à la mode (le premier qui dit qu'un pantalon noir ressemble à un autre pantalon noir et qu'une veste noire ressemble à une autre veste noire, je lui envoie le Doudou et son oeil au beurre noir(1)... histoire de vous faire passer l'envie de gausser).
Donc, en route pour les centres Outlet qui peuplent nos banlieues disneyantes. Les enfants et leur papa à l'aquarium, puis à la Fnac (faut une Fnac pour que le Doudou accepte de se déplacer) et, moi, je suis comme un poisson dans l'eau dans ma cabine d'essayage.
Et, maintenant, j'ai plein de choses à me mettre... et un gros trou dans le budget. Je suis habillée pour l'hiver, cela dit. Vous ne l'aurez jamais trouvée aussi jolie (pour ceux qui savent à quoi je ressemble bien sûr(2)). En plus, je vais pouvoir donner plein de vieux vêtements et faire des heureuses.
Donc, par ma futilité de fille, j'ai (i) relancé la consommation (et désespéré mon banquier par un simple effet de vases communicants), (ii) fait un don d'habits très jolis (mais si c'est joli même si j'aime plus bien) à des gens qui en ont besoin. La futilité de fille a parfois des ricochets un positifs. Méthode Coué ? Quoi ? Quoi ? Que dites-vous ? Coué ? C'est qui Coué ?
2.2. Les journées du patrimoine frappaient à la porte.
Et il y avait plein de trucs à voir dans notre quartier. Finalement, on a opté pour les lieux les plus proches de la maison. La Fondation Eugène Napoléon avec un salon d'apparat très rococo et pas très beau et l'église Sainte-Marguerite, qu'on connaissait déjà.
Je suis tout de même contente d'avoir poussé les enfants à ces visites. Parce que c'est tout petit qu'on prend goût à ce genre de promenade et ce n'est pas quand ils seront ados qu'on pourra leur proposer, tout à coup, de devenir des aficionados des évènements culturels.
....
Voilà comment on passe un week-end en capitale chez les doudounets.
Là, les enfants regardent pour la deux centième fois Toy Story 2 en DVD mais, comme je suis une mère perverse et qu'ils connaissent le film par coeur, je le leur ai collé en anglais. Ça les habituera à l'accent et au phrasé. Il y a une part de sadisme dans toute mère, l'auriez-vous oublié ?
Là, j'écoute France Inter car il y a une spéciale Maroc dans au détour du monde (faudra que je vous fasse un billet sur France Inter un jour...)
Bonne fin de week-end à tous.
(1) non le Doudou n'a pas un oeil au beurre noir pour de vrai... n'appelez pas encore la Société de Protection des Doudous en Détresse !
(2) un clin d'oeil amical à notre @mi Pierre qui a su percer le voile (ça fait moins bien en Français qu'en anglais "percer le voile").
dimanche 20 septembre 2009
jeudi 17 septembre 2009
Hadopi, le droit d'auteur et moi
Bon, vous avez tous dit ce que vous en pensez, alors pourquoi pas moi ?
Pour l'analyse purement juridique, je vous renvoie à l'article complet du Doudou, qui me semble (pour une fois ;-) ) adapté et mesuré.
Pour ma part, l'analyse ne sera pas juridique (je n'ai pas les capacités sur le sujet) mais épidermique... C'est que ça marche au frisson, une Doudette.
Il y a un temps que les moins de 20 ans...., j'étudiais la propriété intellectuelle. Ben oui, on fait tous des erreurs de jeunesse ! Le professeur principal (y a aussi des profs principaux à l'université) nous expliquait qu'il n'y avait pas besoin de texte spécifique pour Internet. Bon, c'était au milieu des années 1990, Internet balbutiait. Ceci explique peut-être cela. Toujours est-il qu'on nous expliquait que le droit d'auteur était protégé quelque soit le support et qu'il y avait des sanctions, y compris pénales, contre la contrefaçon et le non-respect des droits d'auteur. On nous expliquait également que l'auteur avait plusieurs droits sur son oeuvre:
- un droit moral sur son oeuvre (concept très européen), c'est à dire le droit de modifier son oeuvre, voire de la retirer s'il l'estime nécessaire;
- des droits patrimoniaux sur son oeuvre, c'est à dire le droit de décider à quelles conditions l'oeuvre peut être reproduite, exploitée ou adaptée.
Télécharger illégalement une oeuvre sur Internet, c'est mettre à mal tous ces droits en même temps. L'auteur n'a pas accepté que vous écoutiez son morceau, que vous lisiez son livre et pourtant vous le faites.
Il y a près de 15 ans, on ne s'étonnait pas qu'une personne qui télécharge illégalement puisse aller en prison. La sanction existait. C'était comme ça.
Et puis le temps a passé. On a trouvé qu'envoyer les gens en prison ou lui coller une amende pour avoir téléchargé 2 chansons illégalement n'était pas adapté.
Effectivement.
De là à dire qu'il ne faut pas sanctionner du tout les téléchargeurs, il y a un pas que certains n'hésitent pas à franchir.
On peut se dire, comme certains, qu'à l'heure du "tout gratuit", on a le "droit" d'avoir accès à ces oeuvres, que c'est trop cher, etc. On peut vouloir un monde idéal où tout est gratuit... et où seuls les concerts sont payants. On peut rêver d'une utopie... sauf que...
Sauf que, si j'écrivais un livre, j'aimerais en vendre des millions, vivre des produits de la vente, être sollicitée par la Warner qui achèterait les droits pour des centaines de milliers d'euros. Spielberg en ferait un chef d'oeuvre et, comme j'aurais super bien négocié un pourcentage sur les recettes qui ferait de moi une femme super riche. Je dirais Au Revoir Président à la Firme et je pourrai écrire un nouveau bouquin sans penser à la conf call du soir.
Seulement voilà, si mon livre était sur Internet et que tout le monde pouvait le lire gratuitement, si Spielberg n'avait pas besoin de mon accord pour l'adapter... je n'aurais peut-être pas envie d'écrire un second bouquin... et de toutes façons, je n'aurais pas le temps.
Laissez-moi rêver que, si je ne gagne pas au loto, un jour je vivrai de mon art !
Laissez-moi croire que si un long bout de mon livre putatif se trouve copié-collé sur un blog pas sympa et totalement dénaturé, je pourrais demander à ce qu'on l'en retire.
Voilà pourquoi je suis pour la protection du droit d'auteur. C'est pas vraiment juridique mais je sens que si on laisse tout le monde pouvoir copier et partager les oeuvres, on se retrouverait dans une situation où la création serait moins florissante.
Je vous laisse, y a Dany le Rouge à la télé. Qu'est-ce qu'il disait déjà ? Il est interdit d'interdire ?
Pour l'analyse purement juridique, je vous renvoie à l'article complet du Doudou, qui me semble (pour une fois ;-) ) adapté et mesuré.
Pour ma part, l'analyse ne sera pas juridique (je n'ai pas les capacités sur le sujet) mais épidermique... C'est que ça marche au frisson, une Doudette.
Il y a un temps que les moins de 20 ans...., j'étudiais la propriété intellectuelle. Ben oui, on fait tous des erreurs de jeunesse ! Le professeur principal (y a aussi des profs principaux à l'université) nous expliquait qu'il n'y avait pas besoin de texte spécifique pour Internet. Bon, c'était au milieu des années 1990, Internet balbutiait. Ceci explique peut-être cela. Toujours est-il qu'on nous expliquait que le droit d'auteur était protégé quelque soit le support et qu'il y avait des sanctions, y compris pénales, contre la contrefaçon et le non-respect des droits d'auteur. On nous expliquait également que l'auteur avait plusieurs droits sur son oeuvre:
- un droit moral sur son oeuvre (concept très européen), c'est à dire le droit de modifier son oeuvre, voire de la retirer s'il l'estime nécessaire;
- des droits patrimoniaux sur son oeuvre, c'est à dire le droit de décider à quelles conditions l'oeuvre peut être reproduite, exploitée ou adaptée.
Télécharger illégalement une oeuvre sur Internet, c'est mettre à mal tous ces droits en même temps. L'auteur n'a pas accepté que vous écoutiez son morceau, que vous lisiez son livre et pourtant vous le faites.
Il y a près de 15 ans, on ne s'étonnait pas qu'une personne qui télécharge illégalement puisse aller en prison. La sanction existait. C'était comme ça.
Et puis le temps a passé. On a trouvé qu'envoyer les gens en prison ou lui coller une amende pour avoir téléchargé 2 chansons illégalement n'était pas adapté.
Effectivement.
De là à dire qu'il ne faut pas sanctionner du tout les téléchargeurs, il y a un pas que certains n'hésitent pas à franchir.
On peut se dire, comme certains, qu'à l'heure du "tout gratuit", on a le "droit" d'avoir accès à ces oeuvres, que c'est trop cher, etc. On peut vouloir un monde idéal où tout est gratuit... et où seuls les concerts sont payants. On peut rêver d'une utopie... sauf que...
Sauf que, si j'écrivais un livre, j'aimerais en vendre des millions, vivre des produits de la vente, être sollicitée par la Warner qui achèterait les droits pour des centaines de milliers d'euros. Spielberg en ferait un chef d'oeuvre et, comme j'aurais super bien négocié un pourcentage sur les recettes qui ferait de moi une femme super riche. Je dirais Au Revoir Président à la Firme et je pourrai écrire un nouveau bouquin sans penser à la conf call du soir.
Seulement voilà, si mon livre était sur Internet et que tout le monde pouvait le lire gratuitement, si Spielberg n'avait pas besoin de mon accord pour l'adapter... je n'aurais peut-être pas envie d'écrire un second bouquin... et de toutes façons, je n'aurais pas le temps.
Laissez-moi rêver que, si je ne gagne pas au loto, un jour je vivrai de mon art !
Laissez-moi croire que si un long bout de mon livre putatif se trouve copié-collé sur un blog pas sympa et totalement dénaturé, je pourrais demander à ce qu'on l'en retire.
Voilà pourquoi je suis pour la protection du droit d'auteur. C'est pas vraiment juridique mais je sens que si on laisse tout le monde pouvoir copier et partager les oeuvres, on se retrouverait dans une situation où la création serait moins florissante.
Je vous laisse, y a Dany le Rouge à la télé. Qu'est-ce qu'il disait déjà ? Il est interdit d'interdire ?
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L'Actualité
lundi 14 septembre 2009
vu à la télé ?
En arrivant au bureau, voici le message qui s'affichait sur nos téléscripteurs, émanant droit du standard téléphonique.
Alors, moi, je vous demande, lecteurs attentifs:
1. Avez-vous la moindre idée de ce à quoi ressemble l'auteur d'une attaque à main(s) armée(s) (combien de mains sont-elles armées) ? Moi, j'ai beau fouiller dans ma mémoire, je ne crois jamais en avoir vu un seul.
2. Si j'en avais vu un dans un journal ou à la télé, je ne le reconnaitrais certainement pas dans la rue... vu que je ne reconnais personne. Je peux croiser ma meilleure amie deux fois sans la voir (véridique).
3. Dans le métro, je regarde (i) mon iPhone, (ii) mon journal, (iii) mon livre, (iv) mes pieds... mais certainement pas mes voisins.
Bref, je me demande bien qui est cette personne qui travaille avec moi et qui a la triple qualité de (A) se souvenir des visages vus une ou deux fois,
(B) d'observer les gens dans le métro et
(C) de prendre le temps d'appeler la maréchaussée quand la conjonction du A et du B peut rendre service à la communauté.
Je vais mener l'enquête... et je vous tiendrai informés.
Bizarre, vous avez dit bizarre ?
Bonjour,
Un officier de police a appelé à l'instant : une personne de {la Firme} les aurait appelé ce matin, car elle a reconnu dans le métro l'auteur d'une attaque à main armée.
L'officier de police souhaiterait être joint au 01 {....}, ou à défaut au 17.
Cordialement,
Sandra
Alors, moi, je vous demande, lecteurs attentifs:
1. Avez-vous la moindre idée de ce à quoi ressemble l'auteur d'une attaque à main(s) armée(s) (combien de mains sont-elles armées) ? Moi, j'ai beau fouiller dans ma mémoire, je ne crois jamais en avoir vu un seul.
2. Si j'en avais vu un dans un journal ou à la télé, je ne le reconnaitrais certainement pas dans la rue... vu que je ne reconnais personne. Je peux croiser ma meilleure amie deux fois sans la voir (véridique).
3. Dans le métro, je regarde (i) mon iPhone, (ii) mon journal, (iii) mon livre, (iv) mes pieds... mais certainement pas mes voisins.
Bref, je me demande bien qui est cette personne qui travaille avec moi et qui a la triple qualité de (A) se souvenir des visages vus une ou deux fois,
(B) d'observer les gens dans le métro et
(C) de prendre le temps d'appeler la maréchaussée quand la conjonction du A et du B peut rendre service à la communauté.
Je vais mener l'enquête... et je vous tiendrai informés.
Bizarre, vous avez dit bizarre ?
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L'Actualité,
Le Travail
dimanche 13 septembre 2009
Du principe de précaution appliqué à ma famille
C'est la Rentrée, la vraie, celle avec le grand R, la rentrée des classes.
Et avec elle, outre les pleurs et les nouveaux pantalons hors de prix (lesquels sont d'ailleurs déjà déchirés en bas après 7 jours d'école), les premiers nez qui coulent.
La Poussinette est donc enrhumée, son frère parle comme Marge Simpson et le Doudou... ben le Doudou éternue et est donc à l'article de la mort. Si, si, vous savez quand l'homme, celui sur lequel vous comptez pour vous soutenir dans l'adversité, vous regarde avec ses yeux de lapin larmoyant et vous dit, d'une toute petite voix chétive, j'suis malaaaaaaaade..... en se recroquevillant sur un fauteuil, l'iPhone dans une main, le verre de rosé dans l'autre.
En temps normal, le rhume des enfants se soigne par un mépris proche de celui que Brice H. m'inspire ce jour et celui du papa par un ne bois pas d'alcool si tu veux prendre du paracétamol, voyons !
Sauf, que les temps normaux sont révolus.
Vous l'avez vu à la télé, entendu à la radio.
Elle est là, sournoise, elle n'attend que ça... Elle est prête à bondir hors des bois. Pire que le loup du Petit Chaperon Rouge, plus méchante que l'ogre dévorant Hansel ou Greatel (c'est la fille qui était mangée, non ?!? Pas encore féministe, les auteurs du XIXème siècle), elle se terre, tapie sous les fauteuils du métro. Elle se saisira du moindre éternuement, de la première poignée de main. Il suffit que vous posiez les doigts sur un objet qu'elle a frôlé... et ca y est, vous en êtes.
La Grippe A.
Alors, vous comprendrez qu'avec une telle méchante, condensée de Carrabosse et de la Chose dans Buffy (oui, on a les références qu'on peut - question de génération), qui erre dans nos contrées, je ne peux rester sans réagir.
Je DOIS prendre la température des enfants. Ils détestent ça ET ils n'ont pas l'air bien malade. Je pourrais les épargner. Je pourrais, oui. Mais je ne veux pas. Car je serais une mère indigne si je n'agissais pas. Ils l'ont dit à la télévision. Ils le répètent sans cesse à la radio. En ma qualité de mère parfaite, je me dois de me conformer aux prescriptions martelés sur tous les supports médiatiques. Il faut bien que mon argent de contribuable ait servi à quelque chose.
Vous l'avez entendu comme moi : 38 °C de fièvre, de la toux et des courbatures....... et c'est la fin ! Je ne suis pas certaine que les experts du ministère savent à quelle vitesse monte la fièvre des enfants de moins de cinq ans. 38, c'est de la gnognote, mon gars !
M'enfin, je suis légaliste, j'obéis aux règles.
Alors, ils vont l'avoir le thermomètre dans le derrière... et s'il y a fièvre, il y aura.... SUPPOSITOIRE !
Ou comment des règles de précaution risquent de transformer cette année scolaire en... cauchemar digne d'un conte des frères Grimm.
Bettelheim, où es-tu ? Tu en aurais des choses à dire sur la psychanalyse de ces contes de fées du XXIème siècle...
Et avec elle, outre les pleurs et les nouveaux pantalons hors de prix (lesquels sont d'ailleurs déjà déchirés en bas après 7 jours d'école), les premiers nez qui coulent.
La Poussinette est donc enrhumée, son frère parle comme Marge Simpson et le Doudou... ben le Doudou éternue et est donc à l'article de la mort. Si, si, vous savez quand l'homme, celui sur lequel vous comptez pour vous soutenir dans l'adversité, vous regarde avec ses yeux de lapin larmoyant et vous dit, d'une toute petite voix chétive, j'suis malaaaaaaaade..... en se recroquevillant sur un fauteuil, l'iPhone dans une main, le verre de rosé dans l'autre.
En temps normal, le rhume des enfants se soigne par un mépris proche de celui que Brice H. m'inspire ce jour et celui du papa par un ne bois pas d'alcool si tu veux prendre du paracétamol, voyons !
Sauf, que les temps normaux sont révolus.
Vous l'avez vu à la télé, entendu à la radio.
Elle est là, sournoise, elle n'attend que ça... Elle est prête à bondir hors des bois. Pire que le loup du Petit Chaperon Rouge, plus méchante que l'ogre dévorant Hansel ou Greatel (c'est la fille qui était mangée, non ?!? Pas encore féministe, les auteurs du XIXème siècle), elle se terre, tapie sous les fauteuils du métro. Elle se saisira du moindre éternuement, de la première poignée de main. Il suffit que vous posiez les doigts sur un objet qu'elle a frôlé... et ca y est, vous en êtes.
La Grippe A.
Alors, vous comprendrez qu'avec une telle méchante, condensée de Carrabosse et de la Chose dans Buffy (oui, on a les références qu'on peut - question de génération), qui erre dans nos contrées, je ne peux rester sans réagir.
Je DOIS prendre la température des enfants. Ils détestent ça ET ils n'ont pas l'air bien malade. Je pourrais les épargner. Je pourrais, oui. Mais je ne veux pas. Car je serais une mère indigne si je n'agissais pas. Ils l'ont dit à la télévision. Ils le répètent sans cesse à la radio. En ma qualité de mère parfaite, je me dois de me conformer aux prescriptions martelés sur tous les supports médiatiques. Il faut bien que mon argent de contribuable ait servi à quelque chose.
Vous l'avez entendu comme moi : 38 °C de fièvre, de la toux et des courbatures....... et c'est la fin ! Je ne suis pas certaine que les experts du ministère savent à quelle vitesse monte la fièvre des enfants de moins de cinq ans. 38, c'est de la gnognote, mon gars !
M'enfin, je suis légaliste, j'obéis aux règles.
Alors, ils vont l'avoir le thermomètre dans le derrière... et s'il y a fièvre, il y aura.... SUPPOSITOIRE !
Ou comment des règles de précaution risquent de transformer cette année scolaire en... cauchemar digne d'un conte des frères Grimm.
Bettelheim, où es-tu ? Tu en aurais des choses à dire sur la psychanalyse de ces contes de fées du XXIème siècle...
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L'Actualité,
Le doudou
samedi 12 septembre 2009
Mes @mis de la toile... Twitter 3ème !
Bon, j'pourrais vous donner les bonnes raisons pour lesquels je n'ai pas mis un message depuis près de 2 semaines mais à quoi cela servirait-il ?
La plus prosaïque est liée au fait que l'ordi était resté tranquillement à la campagne tandis que nous rentrions sur la capitale... J'eus pu utiliser l'ordi du bureau mais j'ai une fâcheuse tendance, légèrement paranoïaque, à ne pas mixer mes vies virtuelles et réelles et je ne tiens pas à ce que l'administrateur réseau de la Firme découvre ce blog et le communique. Non pas qu'il y ait quoique ce soit à cacher mais, en control freak qui se respecte, je tente de garder la main mise sur ma petite vie.
Aujourd'hui, je voudrais vous parler de mes nouveaux z'@mis rencontrés sur Twitter et vous donner envie d'aller voir leurs petits blogs. Parce que, même sans ordi, j'avais encore un iPhone et je pouvais donc à loisir continuer de suivre mes petits camarades.
Twitter, donc, m'apparaît de plus en plus comme un grand espace de jeu très second degré (parfois même dixième degré) où l'on s'amuse à papoter, un peu comme les Salons de Madame de Stael. Mais si, rappelez-vous, autrefois, avant la télé, le téléphone et les réseaux virtuels, certaines femmes du monde tenaient salon. On avait le droit de venir, même pas invités (bon, fallait quand même être accrédité, hein, faut pas croire, les moins-que-rien n'avaient pas droit de citer), à heure fixe et jour fixe. Chacun venait se montrer, échanger sur le petit monde qui fréquentait ces salons, glaner un peu d'information sérieuse mais surtout beaucoup d'information non-sérieuse. On glosait, on critiquait. Pour un exemple de ce que cela peut donner, je vous suggère de relire le troisième acte du Misanthrope (Molière !). Contrairement à Célimène, Twitter reçoit à toute heure du jour et de la nuit, ce qui lui offre un avantage de poids par rapport à ses concurrentes des siècles passés.
A tout seigneur tout honneur, l'un de mes premiers @mis a été l'incontournable @EmmanuelGadenne, dont le site http://www.webusage.net/ est un excellent résumé de ce qui se passe sur Twitter et sur les autres réseaux sociaux. L'auteur est non seulement un témoin privilégié de ce qui se passe , il connaît plein de z'@mis... mais il en est aussi l'un des animateurs. Il crée le buzz comme on dit quand on est un vrai Twitterant. Il sait inventer ou dénicher des histoires qui vous collent devant votre écran (qui couche avec qui parmi les z'@mis, qui est méchant avec qui, qui doit être mis en avant, qui au placard, etc.). @EmmanuelGadenne est un genre de feuilletoniste des temps modernes. Sans comparer @EmmanuelGadenne à Balzac, qu'il m'en pardonne, il est évident qu'il a un goût pour la dramatisation et des qualités de mise en perspective qui le rendent essentiel sur Twitter.
Parmi les plus attachants (pour moi), il y a @Pinkfear. Outre le fait qu'il est comme le Doudou et moi un jeune parent et que ses préoccupations sont proches des nôtres, on sent en lisant ses messages qu'il ne jouent pas et est sur la toile comme il est dans la vie, simple et sympathique. Le blog de @Pinkfear, routier de métier, est son image, amusant et naturel : http://pinkfear.com/.
Parmi les "parisiens", j'aime particulièrement l'humour politique de @Pierda, le second degré de @PRland et de @Tankred. @Pierda et @Tankred renvoient au même site internet, d'une agence de communication. Je n'ai pas testé mais si leur agence est aussi pointue que leurs twitts, ca ne doit valoir le coût de faire appel à leur service if need be ;-) http://www.tankred.fr/v2/. Quant au site de @PRland, jugez par vous même, il est vraiment sympa et les problématiques ne sont pas tellement éloignées de celle que votre servante rencontre parfois (sauf qu'il est cent milliards de fois plus "connecté" que moi, @PRland, je suis jalououououse !) : http://www.prland.net/
Parisienne aussi, mais aussi marocaine, il y @unemarocaine, dont j'ai déjà parlée dans ce blog. Elle mérite que vous vous abonniez à son blog, que vous suiviez tous ses twitts. Elle aussi est dotée d'un humour farouche et d'une ouverture d'esprit dont bien des cul-bénis devraient s'inspirer : http://www.monagora.fr/. Et puisque, j'en suis à traverser la Méditerranée, je vous invite à suivre @aminekabbaj, dont la générosité est un exemple pour la cynique bobo que je suis. Découvrir sur la toile des personnes ouvertes au monde et aux autres comme @aminekabbaj est l'une des raisons pour lesquelles je suis encore sur Twitter, après un mois.
Enfin, le dernier de mes petits chouchous, c'est bien entendu @EconomieMag, parce qu'un magazine eco d'un petit jeune qui monte est une superbe aventure et qu'en plus, le garçon est très agréable (j'espère d'ailleurs que ses vacances furent bonnes...) : http://economiemagazine.fr/
Voilà, ce ne sont que quelques uns de mes nouveaux z'@mis, que j'embrasse très fort.
Bientôt, c'est promis, je vous parlerais des autres et notamment de ces filles post-féministes, que j'adore.
PS. Spéciale dédicace pour le site : http://delongenlarge.blogspot.com. Je ne suis pas toujours d'accord avec tout ce qui est dit (vu que je suis pour le consensus moi !) mais son auteur est absolument GENIAL !
La plus prosaïque est liée au fait que l'ordi était resté tranquillement à la campagne tandis que nous rentrions sur la capitale... J'eus pu utiliser l'ordi du bureau mais j'ai une fâcheuse tendance, légèrement paranoïaque, à ne pas mixer mes vies virtuelles et réelles et je ne tiens pas à ce que l'administrateur réseau de la Firme découvre ce blog et le communique. Non pas qu'il y ait quoique ce soit à cacher mais, en control freak qui se respecte, je tente de garder la main mise sur ma petite vie.
Aujourd'hui, je voudrais vous parler de mes nouveaux z'@mis rencontrés sur Twitter et vous donner envie d'aller voir leurs petits blogs. Parce que, même sans ordi, j'avais encore un iPhone et je pouvais donc à loisir continuer de suivre mes petits camarades.
Twitter, donc, m'apparaît de plus en plus comme un grand espace de jeu très second degré (parfois même dixième degré) où l'on s'amuse à papoter, un peu comme les Salons de Madame de Stael. Mais si, rappelez-vous, autrefois, avant la télé, le téléphone et les réseaux virtuels, certaines femmes du monde tenaient salon. On avait le droit de venir, même pas invités (bon, fallait quand même être accrédité, hein, faut pas croire, les moins-que-rien n'avaient pas droit de citer), à heure fixe et jour fixe. Chacun venait se montrer, échanger sur le petit monde qui fréquentait ces salons, glaner un peu d'information sérieuse mais surtout beaucoup d'information non-sérieuse. On glosait, on critiquait. Pour un exemple de ce que cela peut donner, je vous suggère de relire le troisième acte du Misanthrope (Molière !). Contrairement à Célimène, Twitter reçoit à toute heure du jour et de la nuit, ce qui lui offre un avantage de poids par rapport à ses concurrentes des siècles passés.
A tout seigneur tout honneur, l'un de mes premiers @mis a été l'incontournable @EmmanuelGadenne, dont le site http://www.webusage.net/ est un excellent résumé de ce qui se passe sur Twitter et sur les autres réseaux sociaux. L'auteur est non seulement un témoin privilégié de ce qui se passe , il connaît plein de z'@mis... mais il en est aussi l'un des animateurs. Il crée le buzz comme on dit quand on est un vrai Twitterant. Il sait inventer ou dénicher des histoires qui vous collent devant votre écran (qui couche avec qui parmi les z'@mis, qui est méchant avec qui, qui doit être mis en avant, qui au placard, etc.). @EmmanuelGadenne est un genre de feuilletoniste des temps modernes. Sans comparer @EmmanuelGadenne à Balzac, qu'il m'en pardonne, il est évident qu'il a un goût pour la dramatisation et des qualités de mise en perspective qui le rendent essentiel sur Twitter.
Parmi les plus attachants (pour moi), il y a @Pinkfear. Outre le fait qu'il est comme le Doudou et moi un jeune parent et que ses préoccupations sont proches des nôtres, on sent en lisant ses messages qu'il ne jouent pas et est sur la toile comme il est dans la vie, simple et sympathique. Le blog de @Pinkfear, routier de métier, est son image, amusant et naturel : http://pinkfear.com/.
Parmi les "parisiens", j'aime particulièrement l'humour politique de @Pierda, le second degré de @PRland et de @Tankred. @Pierda et @Tankred renvoient au même site internet, d'une agence de communication. Je n'ai pas testé mais si leur agence est aussi pointue que leurs twitts, ca ne doit valoir le coût de faire appel à leur service if need be ;-) http://www.tankred.fr/v2/. Quant au site de @PRland, jugez par vous même, il est vraiment sympa et les problématiques ne sont pas tellement éloignées de celle que votre servante rencontre parfois (sauf qu'il est cent milliards de fois plus "connecté" que moi, @PRland, je suis jalououououse !) : http://www.prland.net/
Parisienne aussi, mais aussi marocaine, il y @unemarocaine, dont j'ai déjà parlée dans ce blog. Elle mérite que vous vous abonniez à son blog, que vous suiviez tous ses twitts. Elle aussi est dotée d'un humour farouche et d'une ouverture d'esprit dont bien des cul-bénis devraient s'inspirer : http://www.monagora.fr/. Et puisque, j'en suis à traverser la Méditerranée, je vous invite à suivre @aminekabbaj, dont la générosité est un exemple pour la cynique bobo que je suis. Découvrir sur la toile des personnes ouvertes au monde et aux autres comme @aminekabbaj est l'une des raisons pour lesquelles je suis encore sur Twitter, après un mois.
Enfin, le dernier de mes petits chouchous, c'est bien entendu @EconomieMag, parce qu'un magazine eco d'un petit jeune qui monte est une superbe aventure et qu'en plus, le garçon est très agréable (j'espère d'ailleurs que ses vacances furent bonnes...) : http://economiemagazine.fr/
Voilà, ce ne sont que quelques uns de mes nouveaux z'@mis, que j'embrasse très fort.
Bientôt, c'est promis, je vous parlerais des autres et notamment de ces filles post-féministes, que j'adore.
PS. Spéciale dédicace pour le site : http://delongenlarge.blogspot.com. Je ne suis pas toujours d'accord avec tout ce qui est dit (vu que je suis pour le consensus moi !) mais son auteur est absolument GENIAL !
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