Faut que je vous parle d'un truc...
Tous les soirs, après le dîner, une fois le rituel éreintant du coucher terminé, je traine dans le salon, assise dans le canapé, les jambes en tailleur, l'ordinateur posé dessus, avec un léger mal dans le bas des reins, parce que, bon, la position n'est pas des plus confortables...
.... et je glande.
Je regarde mes flux RSS, je commente les blogs des twopines (qui ont toutes des blogs géniaux qui me font à la fois rire et réfléchir), je twitte, je travaille, parfois même je rédige un message pour ce blog.
Là, justement, c'est ce que je fais. Il y a une fenêtre ouverte sur Twitter, une autre sur le blog, une autre sur mes emails pros, je ne sens plus ma cheville droite et la gauche me tiraille, vu que je ne me suis toujours pas remise de ma méga-chute du printemps, mais bon, je continue, vaille que vaille. La machine à laver ronronne dans le lointain, le Doudou est sur son iPhone (à mon avis il lit les news, un truc à lui pour m'expliquer qu'il est tranquille et qu'on n'a pas intérêt à lui poser une question existentielle du genre comment je fais pour couper une photo sur iPhoto ?)
A un moment, au bout d'une heure (parfois deux), la douleur dans le bas du dos devient difficilement supportable et mes pieds sont tout froids, faute d'avoir été irrigués pendant tout ce temps.
Alors, je m'extrais du canapé et je regagne mon lit.
Je cale deux oreillers contre le mur et je continue de gazouiller à partir de l'iPhone. Les oreillers ne sont pas vraiment ergonomiques, on l'imaginera aisément, et la position assise-allongée prolonge la douleur du bas du dos, laquelle douleur remonte lentement la colonne vertébrale pour se loger juste au bas du cou, dans les cervicales (sans pour autant quitter le bas du dos, la coquine). Le fait de tenir l'iPhone dans une main et de tapoter sur le clavier de l'autre entraine, outre des fourmis dans la main qui tient l'engin, un déséquilibre du corps. Au bout de dix minutes, j'ai mal dans le bas du dos, à la base du cou et.... à l'épaule droite. Qui n'a pas suivi ? Déséquilibre gauche / droite => épaule pas à plat => mal à l'épaule. C'est évident, pourtant !
Il convient d'ajouter que lire sur un iPhone n'est pas ce qu'il a de plus simple. La taille de la police de caractère sur l'iPhone doit difficilement dépasser les 6 et demi et, en conséquence, on se vrille l'orbite oculaire pour déchiffrer un texte. Si vous avez une barre au dessus des yeux, c'est normal, l'orthoptiste me l'a expliqué, il s'agit d'un défaut de convergence dû au fait qu'on fixe trop souvent des écrans et qu'on ne regarde pas assez au loin. Quinze séances à mettre des oiseaux dans des cages et des ronds dans des carrés, ça vous explique bien le truc.
A un moment (généralement vers 23 heures), cet exercice masochiste me lasse.
Je me débarrasse de l'un des oreillers, j'éteins la lumière et je m'allonge...
Et là.....
Là c'est le Nirvana.
Ce moment là, celui où le corps prend une position allongée, où les jambes sont enfin à plat, détendues, où la tête repose sur l'oreiller et les deux épaules touchent le matelas, tandis que l'obscurité envahit la pièce et repose les yeux fatigués... Ce moment là, vous dis-je, accompagné d'un soupir de satisfaction, est l'un des moments les plus agréables de la journée.
Un moment juste à moi. Où je prend enfin la mesure des souffrances que je m'inflige.
Et tous les soirs, je me dis que je devrais me coucher plus tôt pour en profiter vraiment et ne pas m'endormir, telle une marmotte en manque d'hibernation, au bout de cinq minutes... sans que cela soit suivi d'effet le lendemain.
Quelle gourde je suis !
Et vous, quel est VOTRE moment, cette minute dans la journée qui vous fais sentir étrangement bien, qui vous met dans un drôle d'état ?
Le premier qui utilise les mots "sexe" ou "coït" n'a rien compris au sens de ce message...
Même si j'aime énoooormément l'engourdissement pré-dodo, il est souvent trop bref: plouf dodo.
RépondreSupprimerNe partageant pas la vie d'un geek, mais plutôt d'un pré-colombien, les moments de farfouille blog/tweet/et le reste....ne se font qu'en douce...ou en son absence.
En revanche, dimanche je me suis découvert un moment dont je voulais vous parler:
1 semaine sur 2 ( à peu près ...), je dois aller récupérer boys 1 et 2 à la gare, le dimanche vers 19h.
Ma tendre ruralité m'offre la joie de 30 min de trajet jusqu'à la gare.
Et là, je "baguenaude" , SEULE, sans stress, dans la voiture, la playlist toute prête:( revival 80'.....En ce moment)
La voiture, en solo, J'Adore.
Une raison de plus pour laquelle je suis si pressée de retrouver un boulot!!!!!
Bona notte! Et profite de ces doux moments de bonheur égoïste !! ; )
anne
Quand mon homme rentre du travaille et qu'il suit un chaos total pendant 15 minutes : le 1/4 d'heure de folie, on se cache, on court, on crie, on rit...On retombe en enfance (pour se mettre au mm niveau que notre fils).... :D
RépondreSupprimerAlors moi, c'est l'été, si je peux je bois mon café dehors le matin.. Pas un
RépondreSupprimerbruit a part les oiseaux qui s'en donnent à cœur joie, et ben la, je suis envahie par un incroyable sentiment de bien être, comme une bouffée de bonheur....
Bonne soirée :)
Mon moment rien qu'à moi c'est quand je m'installe tranquillement le soir une fois les Moopys couchés sous ma couette. Mon félin vient se lover sur mes épaules. Je lis mes flux, mes mails, les blogs. J'ai un bon livre dans les mains. C'est ma cerise de ma journée, mon instant à moi pour décompresser avec au choix un comics, un manga ou un roman, parfois un manuel de psychologie enfantine quand une copine me tanne pour le lire :/ Je m'envole vers d'autres cieux. Mes yeux se régalent. Mon esprit part à l'aventure. Et tout doucement, une torpeur douce et mélancolique s'empare de moi. Si bien installée dans mon cocoon, je me sens terriblement bien. Je termine mes lignes et je file me coucher. En moins de deux, je m'endors. Ce bien-être me rend zen à un point bercé par les ronrons de mon chat. Hummm. Egoîse je suis dans mon petit monde. Je profite un peu avant le réveil... ;)
RépondreSupprimerje ne vois pas pourquoi le sexe devrait être exclu de ce moment privilégié qui nous fait sentir étrangement bien et dans un drôle d'état.
RépondreSupprimerLe sexe n'est pas une chose à part, je ne le vois pas comme ça, il ne faut pas s'en défendre.
Chacun à sa réponse à la question que tu poses c'est évident, et c'est évident aussi que ce moment dont tu parles peut prendre des formes infinies, sexe compris.
Enfin bref, mon moment à moi n'est pas forcément dans l'acte mais ça m'a fait bizarre de voir que tu voulais exclure le sexe !
Merci pour tous ces témoignages qui montrent que nos petits moments à nous ...
RépondreSupprimer... et, pour Anonyme, le sexe, c'est top mais ce n'est juste pas le sujet du billet. Ce n'est pas une volonté d'exclure quoi que ce soit, rassure-toi, juste d'éviter les dérives graveleuses :)