Je vous ai déjà parlé de ma passion pour les jeux olympiques mais nous n'avions pas encore partagé ce grand moment ensemble.
C'est que c'est pas tous les ans, les JO (prononcez jiho) !
Depuis que ce blog est ouvert, nous avons eu droit à un championnat du monde d'athlétisme, un autre de natation et quelques autres évènements sportifs marquants (à commencer par la qualification pour la coupe du monde de foot qu'on était à un(e) doigt/main de louper) mais de JO, point.
Or les voilà...
Ils sont là.
A neuf fuseaux horaires de nous.
Et je suis comme une gamine.
Le soir, je me précipite sur la télé, j'allume sur France 2 ou 3 (selon l'heure), je dîne devant la télé, je twitte devant la télé...
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
1. Parce que j'ai d'excellents souvenirs des JO précédents
Mon papa, qui fit mon éducation sportico-télévisuelle, n'aime que deux types de programmes à la télé :
a. le sport. Tout le sport. Le sport comme une abstraction. Le sport, dépassement de soi. Le sport, compétition honnête. Le sport, stratégie. Le sport, signe d'un homme sain dans un corps sain. Bref, le sport, dans toutes ses formes, sous tous les angles...
et
b. les films ou reportages sur la géopolitique du XXème siècle et les guerres qu'elle a engendrées, parce que c'est son siècle, notre siècle. Depuis qu'on déborde sur le XXIème siècle, il s'y intéresse aussi bien sûr.
Forcément, avec un père comme le mien, je ne pouvais pas passer à côté des JO.
Les JO, c'est à la fois un condensé de sports qu'on ne voit jamais et qui sont donc nécessairement passionnants car encore amateurs et une arme géopolitique absolue (souvenez-vous de Moscou 80 et Los Angeles 84... plus récemment, des mormons de Salt-Lake City). Sans parler de Sarajevo 1984, avant la fin de la Yougoslavie, avant les guerres de religion. Ou des tractations politico-médiatiques pour être la ville organisatrice, rappelez vous Blair vs. Chirac pour 2012, la jeunesse face à .... l'expérience.
Mes souvenirs de jeunesse sont irrémédiablement associés à des évènements olympiques. Des noms, comme ça, au hasard de ma jeunesse, qui - si vous êtes nés quelque part dans les années 1970 - ne peuvent pas vous avoir échappé :
Nadia Comaneci : et dire que je n'ai jamais su faire une roue ! Pourtant j'ai essayé, je voulais tellement lui ressembler...
Katarina Witt : elle était tellement jolie sur ses patins, une vraie princesse. Toutes mes copines voulaient devenir patineuse (attention j'ai bien dit patineuse, contrepèterie interdite, nous avions 5 ans !). Forcément aujourd'hui, Brian J. et sa maman cassent le mythe.
Sergei Bubka : parce qu'il était grand, parce qu'il était russe, parce qu'il symbolisait à lui seul la fin de la guerre froide.
Carl lewis : dites, les pré-quadras, ne me dites pas que vous n'avez pas une fois rêvé de danser un tango avec le géant Carl ?
Je revois Marie-Jo Pérec interwievée sur Canal + au beau milieu des JO d'Atlanta en 1996... et le sourire de François Pécheux, un peu amoureux de notre star nationale. Faut dire que, pour les JO d'Atlanta, je mettais le réveil à l'aube pour voir les premiers directs. C'était l'été, il faisait beau, j'aurais du passer des heures dans le jardin. Or, je passais mes journées enfermée dans la maison. François Pécheux était mon copain de télé. Il était jeune, il était drôle et l'animation sportive prenait un nouvel essor.
Pour Athènes, en 2004, je venais d'accoucher. Du coup, je passais tout mon temps éveillé (et il y en avait du temps éveillé un mois après la naissance), le poussin dans les bras, à admirer les exploits de nos français en aviron et en kayak... Le Doudou rentrait déjeuner pour voir son fils et... se mettait à hurler devant les finales d'escrime. Les premières semaines de notre fils ont été bercées par des ready steady go...
Il n'est donc pas étonnant que ce soit en famille que nous ayons vibré devant les exploits d'Usain Bolt à Pékin. Il pleuvait en Bretagne cet été là et nous avons donc passé beaucoup de temps devant la télévision. C'est beau un homme qui court. C'est beau un homme qui gagne. Comme ça.
Et nous voici devant les JO d'hiver de Vancouver...
2. Parce que observer mon fils s'enflammer pour le biathlon est un grand bonheur
Les premiers jours des JO 2010, le week-end dernier, on a allumé la télé et zappé sur France 3, comme ça, parce que le poussin a peur du journal et qu'il zappe dès que la tête de Pujadas apparaît. Mon fils vit dans un monde de douceur et n'a pas l'intention de se confronter aux réalités du monde avant un bon bout de temps. Le sport, ça ne risque rien. Même quand on perd, on ne meurt pas (je vois les objections fuser, disons, que ce n'est pas le but du sport de mourir à la fin).
Du coup, nous sommes tombés (presque) par hasard sur les épreuves du sprint du Biathlon. Ça lui a tout de suite plu au poussin ces gens qui skiaient avec un fusil... Il a mis 30 secondes à comprendre les règles... alors que, moi, je rame encore. Mais si maman, tu vois, c'est couché, debout, couché, debout, c'est simple pourtant !. Et de jeter un regard exaspéré à cette mère (moi) qui ne comprend décidément rien à rien.
En plus, mon fils n'est pas dupe. Il l'a dit dès le début : Pourquoi le Monsieur dans la télé, il dit que les français vont gagner ? C'est vrai maman ? Parce qu'ils ne gagnent pas souvent on dirait. Moi, je suis pour les suisses. Donc, mon fils est pour les suisses. De ce fait, au tableau des médailles, il est le plus fort de la famille, les autres étant demeurés chauvins malgré l'adversité et une absence de médaille depuis plusieurs jours maintenant.
3. Parce que les commentaires sont très amusants, du premier au dixième degré
Heureusement que je ne suis pas une blogueuse influente parce que, sinon, la rédaction de France Télévision me sauterait sur le haricot.
M'enfin, faut se rendre à l'évidence, la rédaction Sport(s?) de France Télévisions s'y connaît à peu près aussi bien en sports d'hiver que moi en tricot. Non pas qu'ils ne s'y connaissent pas du tout, faut pas exagérer, ils ont pris des cours de théorie, mais en pratique c'est poussif. Ça lit des fiches sur les concurrents, ça apprend par coeur les règles pour les recracher derrière le micro.
C'est plat. C'est mou. On s'endort.
Nous avons tout d'abord les fiches biographiques récitées sans même y mettre le ton : celle du fils de bergers suisses sans poste de télévision - crime de lèse-audimat - qui saute 140 mètres à ski était croquignolesque à souhait. Savoir qu'une jeune américaine pose en maillot de bain avant de gagner en ski alpin est également... inutile.
On constate également un nombre considérable de métaphores sportives empruntées à des sports plus connus, métaphores qui sont pour la plupart des perles de lieux communs :
- le ski de fond est, surtout pour Patrick Montel, un ersatz de cyclisme sur neige ou de course de demi-fond. A l'en croire, la stratégie est la même, les enjeux sont les mêmes. Nous avons même eu droit à une définition du tour de ski digne d'Ubu : un Tour de France d'Europe à ski (sic !).
- le golf est le sport de référence : en saut à ski, c'est comme au golf, on peut réussir un très long coup de club (sic, itou) une fois et rater le coup suivant. Ouh, là, là, il est pas en forme le concurrent français, il ne doit pas avoir le mental. C'est comme pour les golfeurs, le mental, c'est l'essentiel. Juste une question : si le mental joue tellement dans une victoire, comment se fait-il que seuls les français pêchent pas leur mental ? Les autres sont mauvais, nous, on a un mental de nazes...
- les jeux de mots sont à la mords-moi-le-noeud (si, si, vraiment). Tiens par exemple, à propos de Maria Riesch, médaille d'or : L'Allemagne est riche, Riesch de Maria. Ne me dites pas qu'il n'essayait pas de la caser depuis des heures, celle là.
Ce ne sont là que quelques exemples... les jeux ne sont pas terminés, je propose qu'on relève tous les perles et qu'on les mette en commentaire de ce message. On pourra faire une compil' à la fin des jeux.
Bref, je déteste le sport mais j'adore les JO.
Vivement Londres !!!!!
(tiens, si on y allait en famille ?)
Et la tête de ce grand plongeur américain Louganis il me semble qui vient heurter le plongeoir en plein saut perilleux...!
RépondreSupprimer@_amine
Ah oui Greg Louganis et sa tête qui heurte la planche !!!! Frisson de douleur pour lui !
RépondreSupprimerJe me rappelle toujours avec ravissement des couples russes de Danse sur glace ! Un bonheur !