dimanche 7 mars 2010

Petits tracas de sports d'hiver

Nous étions donc sept adultes (dont trois couples) et six enfants (de presque-trois-ans à déjà-onze-ans) en vacances à la montagne en hôtel-club parce que, faut pas charrier, on est en vacances et faire la cuisine et le ménage pour treize personnes en vacances, c'est pas mon truc... ni celui des mes copines.

On est des femmes libres, nous !

Hélas... malgré les précautions prises, il n'est pas de vacances sans son lot de petits et gros emmerdements.

Petit résumé des évènements marquants de la semaine.


1. La chute idiote

A ski, on fait gaffe. On va lentement. On regarde et on évite soigneusement les malaaaaaaades qui nous déboulent dessus en venant de l'amont et qui risquent de faire des nous des handicapés à vie. Du coup, on ne se fait pas mal à ski....

En revanche, sans les skis...

...on se relâche.

Prenez un Papa. Un Papa qui veut faire plaisir à sa grande fille de déjà-onze-ans parce qu'elle a sollicité de son paternel qui l'accompagne pour faire de la luge. Le Papa est gaga. Il se dit que c'est peut-être la dernière année où sa fille le lui demandera. En mars 2011, déjà-onze-ans aura douze-ans-et-des-poussières. Et à cet âge-là (douze ans et des poussières), on peut très bien être passée d'un statut de pré-ado à un statut d'ado. De vraie ado. Celle qui ne veut plus rien avoir à faire avec ses parents. Et surtout pas de la luge.

Le Papa content et déjà-onze-ans s'en vont trouver un spot pour la luge.

Ils en trouvent un.

Pas totalement autorisé mais tellement plus fun que celui où les trois-ans-et-demi glissottent dans leur bateau de plastique.

Déjà-onze-ans s'élance.

Elle va vite.

Elle va très vite.

Oh mon Dieu ! Mais elle va beaucoup trop vite ! Elle va se ramasser si on ne la freine pas.

Alors, le Papa content et responsable fait ce qu'il doit faire, il met sa jambe en travers du chemin pour ralentir la course.

Yeeeeeeees ! La course est ralentie. Déjà-onze-ans est saine et sauve.

Papa content hurle.

Ce n'est pas un cri de joie.

La jambe est partie avec la luge et a fait un triple Lutz piqué.

...

Au dires des médecins, c'est un tendon de la cuisse (celui qui relit la cuisse à la hanche) qui est déchiré. Huit semaines d'immobilisation. Un rapatriement en ambulance. Et la maman de déjà-onze-ans pas du tout contente - elle - parce que, tout ça, finalement, c'est la faute au Papa content qui a accepté de descendre en luge dans un endroit non prévu à cet effet et a pris des risques non maîtrisé.


2. La maladie de la gamine

On a parlé ailleurs des méfaits de la clim' dans le TGV.

Mais quand on est parent et que Mademoiselle bientôt-quatre-ans a 39°C de fièvre, on est coincé.

Au mini-club, on vous dit gentiment non merci madame, vous la gardez et nous la ramenez quand elle ira mieux.

Au centre médical de la station, on vous dit c'est une otite et on vous la met sous Orelox, sauf que la gamine n'a pas qu'une otite (ça se voit à l'oeil nu, à sa toux et à son nez qui coule) et qu'en conséquence, faute d'un traitement approprié, la fièvre ne tombe pas. Il faut s'y reprendre à deux fois pour que le médecin sache vous prescrire le bon médicament et que la petite guérisse... Ah, zut, c'est le dernier jour !

De toutes façons bientôt-quatre-ans n'a pas tellement envie d'aller mieux. C'est tellement plus rigolo de rester tout le temps avec maman ou papa. Elle en rajoute des tonnes, bientôt-quatre-ans, prend une petite mine éplorée dès qu'un copain des parents fait mine de proposer de la garder une heure. Elle réclame son doudou, les bras, un câlin. Elle veut dormir avec maman.

Parce qu'elle a vraiment de la fièvre et que ça fait mal au coeur de la laisser dans cet état à des gens qu'elle ne connaît pas vraiment, les parents alternent garde d'enfant et descente de piste et ne skient donc pas une seule fois ensemble du séjour, ce qui laisse un léger goût amer dans la gorge (à moins que ce ne soit l'angine que la gamine leur a refilé).

3. La fausse alerte

Une pré-ado qui se fait mal, ça fait du bruit.

Ca en envoie des décibels, une pré-ado contusionnée !

Du coup, une collision avec une petite brute en luge (qui a visiblement fait exprès de jouer aux auto-tamponneuses) et voilà mère et fille aux urgences de l'hôpital pour passer une radio de contrôle.

La mère est dans un état proche de l'Ohio (vu que les urgences elle commence à connaître - cf. le 1. ci-dessus). La fille est particulièrement désagréable comme sait l'être l'enfant inquiet qui a mal et croit que c'est la fin.

En plus, ce n'est pas la plus urgente des urgences.

On laisse passer les blessés sur des brancards.

On attend qu'il soit presque minuit pour enfin passer la radio qui rassure.

Et ensuite, il faut remonter à la station.

Mère et fille rassurées, mais épuisées, ne s'endorment pas avant le milieu de la nuit.

La journée du lendemain, elles la passent au radar...


4. Le cours de ski

L'ESF n'est plus ce qu'elle était lorsque nous étions enfants.

Là, ils sont 20 enfants par cours (ou du moins on le dirait).

On les laisse par terre s'ils tombent. Pas le temps de faire de l'accompagnement personnalisé. C'est tu suis ou tu prends froid, le cul dans la neige. Les gamines pleurnichent, les garçons gesticulent. La pédagogie est proche du zéro absolu.

Résultat, quand le Doudou veut emmener le Poussin skier sur la grande montagne au matin du troisième jour, il réalise que le Poussin... est nul. Nul mais NUL. Le plus nul des nuls. Il n'a même pas les bases. C'en est même dangereux.

Le père et le fils descendent une piste.

Pas deux.

Le père arrive en bas super énervé. Il faut faire quelque chose !

Le lendemain, direction l'ESF pour inscrire le Poussin à des cours personnalisés. Ça coûtera ce que ça coûtera (70 euros les deux heures quand même) mais le Poussin aura les bases à la fin de la semaine.

Seulement, nous ne sommes pas les seuls à avoir cette idée.

Aucun cours de disponible avant le jeudi.

Qu'à cela ne tienne, jeudi ce sera.

A la fin du séjour, le Poussin aura donc pris deux fois deux heures de cours particuliers jeudi et vendredi... et au moins il a les bases maintenant.

Espérons que l'année prochaine, il obtienne autre chose que le piou-piou.

Je n'ose émettre l'hypothèse que, peut-être, la raison d'être des cours collectifs est de motiver les parents ambitieux à offrir à leurs têtes blondes des cours personnalisés qui coûtent... les yeux de la tête (blonde).


5. Le trop-plein de raclette

Le soir tout va bien.

On s'empiffre de raclette, de pommes de terre mal cuites et de charcuterie sous-vide tout juste déballée (elle a encore un goût de plastique).

On picole un mauvais vin blanc, qu'on sent acide, mais on s'en fiche, on a soif.

On se couche, repus.

Le sommeil arrive...

... et avec lui un mal de crâne sourd, une nausée lancinante.

On a des frissons.... ou des soudaines bouffées de chaleur.

Moins on dort, plus on se sent mal.

Et au petit matin, ça vient tout seul : la raclette part au fond de la cuvette (oui, ça rime).

Alors on se dit qu'on ne ne nous y reprendra plus...

... jusqu'au prochain vin chaud, qui accompagne si bien la crêpe au Nutella.

Miam :)


On ne dirait pas comme ça, mais nous avons passé de super vacances et nous sommes tous d'accord pour dire :

VIVEMENT L'ANNEE PROCHAINE !

2 commentaires:

  1. He bé, sacrées vacances !!
    J'imagine en effet que vivement l'année prochaine !!
    Et chapeau pour la rupture du tendon rotulien, bien joué !

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  2. Wééé ça donne envie :)
    Pour te rassurer (quoique) les ados que j'ai font de la luge jusqu'à des 15 / 17 ans, sans problème. Pas avec leur papa adoré toutefois, y a des limites ;)

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