jeudi 5 août 2010

Une histoire d'intégration : erreur d'aiguillage

Petite histoire d'intégration d'un Andalou qui monte dans un train, direction la Suisse, avec sa petite valise.

En carton, la valise.

Contrairement aux idées répandues en cette période où le compte en Suisse d'une célèbre milliardaire fait la une des journaux, il y a des valises pour la Suisse qui ne sont pas remplie de billets. Seulement quelques souvenirs qui rappelleront les campagnes brûlées au soleil d'Andalousie au moment de commencer une nouvelle vie... de l'autre côté des Alpes.

A priori, il n'est pas question de France dans cette histoire.

Sauf que...

Nous sommes en 1962.

Les trains directs de l'Espagne à la Suisse, ca n'existait pas (d'ailleurs, cela existe-t-il en 2010 ?).

Il y a une correspondance ferroviaire en France.

Notre homme descend du train.

S'il allait visiter ? Il y aura bien un autre train...

Plusieurs autres trains.

....


De fil en aiguillage, de train loupé en rencontres amoureuses, notre homme est devenu français.

50 ans plus tard, il y est encore.

Et c'est la France qu'il a dans son coeur.

S'il en faut encore une preuve, la voilà.

Il a pleuré toutes les larmes de son corps (et de son coeur) en voyant ça :




Pas en voyant ça (enfin si, un petit peu quand même, faut pas charrier !) :


Ne me demandez pas ce que les hommes ont avec le foot, qu'il soit de ce côté ou de l'autre des Pyrénées, ca me dépasse...

Merci au gentil anonyme qui a proposé cette histoire où il est question de train raté, de montagnes-frontière et de foot. Une histoire qui n'aurait pas pu être écrite si notre Andalou à la valise avait eu les moyens de s'offrir un aller-simple en 747...


NB : si vous souhaiter participer à l'expérience des histoires d'intégration c'est ici.

4 commentaires:

  1. Il va falloir que je raconte la mienne d'histoire...

    RépondreSupprimer
  2. Très joli. Le papi andalou chez nous a toujours parlé français à ses enfants tant et si bien que sa fille a loupé le concours de Sciences Po à cause de l'espagnol (un comble). Il lui reste cependant toujours une carte d'identité rouge et jaune et l'incroyable faculté d'être toujours du côté des gagnants lors des matchs France-Espagne !

    PS : mais quand l'intégration se passe aussi bien, on fait comment pour la transmission des cultures et je pense surtout à la langue, que mes enfants apprendront à l'école et pas avant. Et qui demeure selon moi le facteur premier d'intégration.

    RépondreSupprimer
  3. Merci pour ces textes, car ils me touchent profondément.

    Etant incapable de me contenter de quelques mots, je n'ai pas pu résister à l'envie de rebondir sur ce sujet.
    Je vous mets donc le lien vers mon texte à ce propos... A vous de savoir s'il mérite, ou non d'être cité.

    Cordialement,
    http://jefaispeuralafoule.blogspot.com/2010/08/papi-cest-loin-la-croatie.html

    RépondreSupprimer