mardi 16 novembre 2010

les enfants, ça grandit

Depuis une semaine, je suis entourée de parents d'ados... qui ont enfanté des ados qui font des trucs d'ado, des trucs qui foutent la trouille. A côté, le môme qui tombe du lit, c'est de la gnognotte.

Entre Manu dont le fils fait le mur (ici) et ce collègue qui m'explique que son adolescente part en vacances à Ibiza et papa, t'as rien à dire, je paye avec les sous de mon boulot de caissière du dimanche (on sait désormais qui sont les travailleurs du dimanche... en Suède !), je me sens cernée.

Mes enfants à moi sont des enfants. Ils ont des préoccupations d'enfant. Il est question de savoir si la copine du fond du couloir peut venir jouer ce dimanche ou si la maîtresse sévère de mon fils va ou non le gronder parce qu'il a perdu un document que la maîtresse remplaçante avait dit qu'il pouvait jeter. Ils ont de ces préoccupations existentielles mes enfants, ça fait peur ! Et surtout, ils m'aiment... et n'ont aucune pudeur. Ma fille m'avoue encore au creux de l'oreille (c'est un secret maman, tu le dis pas) que suis la plus gentille. Vous notez comme elle est objective, ma fille. Car comme chacun le sait, la vérité sort de la bouche des enfants.

Seulement, ces histoires d'enfants qui grandissent et qui se muent en ados, ça m'a foutu un coup de blues par anticipation.

Du Isaac Assimov à échelle Doudette.

Et depuis ce matin, j'ai une chanson de circonstance qui squatte mon lobe frontal.

Vous savez combien c'est pénible d'avoir un air dans la tête dont on ne peut pas se défaire. Y en a qui ont été internés pour moins que ça ! Imaginez vous avec le Papa Pingouin en boucle dans votre cortex ou la Complainte du Phoque en Alaska (je fais dans la banquise ce soir, c'est l'hiver, il commence à faire froid). La Complainte du Phoque en Alaska, c'est terrible, j'ai vécu cette souffrance cette été par la faute d'une de mes lectrices qui se reconnaîtra. J'ai failli mettre Céline Dion en boucle pour me désintoxiquer. Céline Dion, c'est horrible mais c'est moins addictif que la Complainte du Phoque en Alaska. , si vous voulez tenter votre résistance, je vous mets la version Forestier/Paradis mais je vous préviens, c'est à vos risques et périls.

Bon, pour revenir à nos ours polaires (je substitue les ours aux moutons afin de donner une certaine consistance nordique à ce billet), voilà la chanson qui trottine de ma nuque à mon orbite depuis ce matin.

Les copains parents d'ados, je ne vous remercie pas !

11 commentaires:

  1. Oh misère si tu savais que j'ai eu ce blues en rentrant ce soir dans le bus.
    Une superbe jeune fille mignonne comme tout choupette avec des grands yeux noisettes, de longs cheveux blonds de la même couleur que tite Der avec une frimousse à croquer. J'ai cru voir ma fille dans 15 ans.
    Cette jeune fille était habillé classe, avait un je ne sais quoi charmeur. Près d'elle se tenait un grand garçon de 2 têtes de plus qu'elle qui la couvait du regard, plaisantait, l'enlaçait. Je me suis dit que je n'avais pas vraiment hâte que ma puce soit si grande mais en même temps je souhaitais qu'elle rencontre quelqu'un qui la couve amoureusement du regard. Le parodoxe de la maman.
    Le mur, les vacances, les je dors chez une copine pour filer en douce chez un garçon, les je me change dans les toilettes du lycée, les je me maquille dans les transports... j'ai pas envie de tout ça. Je gérerais en temps et en heure. Je me dis qu'il faudra bien que je les laisse quitter le nid et prendre leur envol. Enfin si les Moopys pouvaient éviter les grosses âneries ça m'arrangerait mon palpitant crépite déjà.
    Avant de voir Tite Der adolescente, je résous d'abord le problème de coeur de Deuze. Car oui du haut de ses 3 ans 1/2 on peut avoir un petit coeur brisé.

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  2. En bonne "mauvaise" mère, je ne sais qu'une chose: il sont et deviennent ce qu'on leur donne.
    Alors vu d'ici, les 15 ans d'un fils à sa maman, c'est génial! Même si il y a moins de câlins, ses expressions, les sujets qui le préoccupe me montrent chaque jour qu'il a la sensibilité et la curiosité nécessaires à son épanouissement.

    Nos enfants ont tellement de chance d'être aimé.
    Je crois l'avoir déjà écrit ici: c'est leur bonheur d'adultes qui m'importe. Même si je suis une maman "dure", je fonds et essuie une larme dans ma chambre d'hôtel quand l'ado m'appelle chaque soir, me suit sur twitter, et me demande "simplement" : " tu as passé une bonne journée maman?"
    Petits enfants, petits soucis me disait ma belle-maman.
    Grands enfants , grandes fiertés, voilà ce que je pense.

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  3. Je n'ai pas encore d'enfants donc je ne pas vraiment commenter sur ce sujet. Mais! La complainte du phoque Alaska je comprends parfaitement cette souffrance, je l'ai aussi eu en tête pendant des jours après avoir regardé un épisode d'Un gars une fille. Chéri-chéri était à 2 doigts de me scotcher la bouche pour ne plus m'entendre la fredonner.

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  4. 1000 fois d'accord Anne-Jozefa.
    La valeur ... et c'est pour moi une incroyable source de fierté.

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  5. Vengeance:
    http://www.youtube.com/watch?v=LHCK6wJtfmw

    ^^

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  6. Chère Doudette, Je bénis le jour où j'ai découvert ton blog... tu me fais sourire et même ricaner ! J'enfonce le clou... Oui les enfants grandissent trop vite. Hier, ils étaient tout amour, admiration et quémandeurs de calins puis plouf ! rentrée au collège le lendemain et tu changes de dimension, c'est le cortex de l'adolescence. Le truc que l'on rabâche "Petit, petits soucis, grand, grands soucis" est véridique. Et en plus, dans mon cas, tu te fais du mouron pour les copains car mon aîné est très compatissant, un peu trop, et il se transforme en Mère Thérésa doublé de Monsieur Freud. Donc mon psy de fils me fait partager les complaintes et le désespoir des autres... "Tu comprends, hein maman ?" - Oui mon minou !
    Pour te ragaillardir, je te confie que mes deux amours de 17 et 14 ans continuent à me faire des bisous et à m'appeler "maman chérie".

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  7. et ca arrive beaucoup plus vite qu'à notre époque.
    Tu peux considérer que vers 9/10 ans ils commencent à avoir des préoccupations d'ado. bon ok pas encore les vacances en solo - ouf - mais fringues, copinages, romances...
    j'entame la période et c'est une découverte amusante (la plupart du temps...)

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  8. je suis d'accord sur le "de plus en plus tôt".
    exemple : l'entrée en sixième.
    tu emmènes innocemment ton enfant à peine sortie de sa cour de récré du primaire, encore plein de calins et d'attentions.
    Et au bout d'un trimestre tu te retrouves avec une rebelle pure et dure (Arlette en comparaison c'est de la rigolade), qui s'engloutit toute entière dans son portable, son ordi et ses vêtements made in US trop grand.

    Elle est passée où, la poussinette que je portais dans mes bras pour la coucher en lui racontant une histoire??

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  9. Je refuse de regarder la vidéo et je n'irais pas voir ce que c'est la complainte du phoque parce que je ne connais pas et même si je n'ai pas envie de m'en rappeler!
    Sinon moi c'est souvent que j'y pense, quand je croise un groupe d'ados et que je me demande laquelle sera ma fille...
    Mais je crois aussi que rien n'est une fatalité et encore les deux exemples sont plutôt "gentils" par rapport à ce qui pourrait nous arriver!
    J'aime beaucoup le com de AnneJo...

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  10. @ Dame Moop et Carole : je ne me pose pas la question quand je croise des ados, ca me parait tellement loin..

    @ Anne-Jo et et Syl : j'imagine que chaque âge a ses bons moments... et heureusement !

    @ PhileasFog : 9 ans ?! Tu veux ma mort ?

    @ Patrice : je me souviens de mon entrée en sixième, j'étais un bébé !

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