dimanche 31 janvier 2010
L'homme et la machine
Sache, lecteur attentif, que la femme parfaite que je suis vient de renverser trois gouttes de lait au chocolat sur la souris tactile du mac.
- Regarde ce que tu as fais ! c'est du n'importe quoi !!!! ca va s'incruster maintenant !!! ça vaut une plombe cet ordi ! franchement ! fais attention un peu ! si tu n'es pas capable... etc., etc.
Je viens de me prendre une volée de bois vert.
Le Doudou n'est pas content.
L'homme protège la machine
Il faut dire que l'homme a un rapport très... paternel... à la machine.
Un instinct protection démesuré.
Faut pas toucher à son Precious.
D'ailleurs, quand je parle d'instinct paternel protecteur envers la machine, il me faut rappeler que, quand l'enfant, son enfant, touche à une machine, le père est à l'affût de la moindre anicroche et l'enfant a intérêt à se tenir à carreau. Entre l'enfant et la machine, l'homme a choisi son camp : sauf à ce que l'intégrité physique de l'enfant soit en danger (mais si, hein, quand même), la machine l'emporte sur le marmot.
Ce qui donne lieu à des scènes attendrissantes :
- Papa, je peux jouer avec ton iPhone ?
Moue implorante du poussin, à laquelle personnellement je ne résiste pas. Ce qui m'a valu de voir disparaître un bon nombre d'applications essentielles (dont SimplyTweet) le weekend dernier. Seulement, on ne sait pas pourquoi, pour le Poussin, l'iPhone de son père est doué de pouvoirs magiques que n'a pas le mien et donc c'est l'iPhone du père, le Saint Graal de l'enfant Doudounet.
- mpfffpf...
Ça, c'est la réponse du père qui ne veut pas prêter son iPhone mais ne veut pas entrer dans une grande discussion.
- Alleeeeeez, petit papa chéri que j'aime...
- Mpffpfpfff !
- Que j'aime à la folie.
Bon, il y a quand même des flatteries auquel nul père, même le plus geeks des geeks, ne résiste.
- T'as les mains propres ?!?
- Oui, papa, regarde, je les ai lavées trois fois de suite, doigt par doigt, comme tu m'as appris et j'ai aussi passé le gel anti-bactérien.
- Mpfff.... elle est où ta soeur ?
- Dans sa chambre, avec ses poupées et je lui ai prêté mes chevaliers, on est tranquille au moins douze minutes... Allez, paaaaapaaaaa, que douze minutes....
La place est propre, la menace est écartée, le père n'a plus le choix.
- Tu veux faire quoi ?
- Juste jouer avec le chien qui parle avec une drôle de voix et ensuite regarder les photos.
- Ok, mais je reste à côté.
Pendant trente secondes, on n'entend rien que le bruit (car ce n'est que cela, un bruit) du chien qui parle et puis soudain:
- Je t'ai dit de ne pas mettre ta main derrière !!!
- Mais j'ai rien fait...
- Si, allez, rends-moi ça !
Et là, où que je sois (dans un bon bain moussant, dans mon lit, devant l'ordi, au téléphone avec mon père), je vois débarquer le Poussin en larmes:
- Papaaaaaaa, y veut pas que je joue avec son iPhone.
Je dois donc m'y coller, toutes affaires cessantes, et sécher les larmes d'un petit bonhomme qui trouve ça vraiment trop injuste, sans avoir pourtant jamais vu un seul épisode de Caliméro.
L'homme domine la machine
L'homme et la machine, c'est également une lutte de pouvoirs. L'homme doit avoir raison de la machine. En ce moment (au cours des dernières 24 heures), l'enjeu de la conquête du pouvoir tient de la difficulté à enregistrer les films sur l'AppleTV (cadeau au Doudou pour Noël).
L'homme lance l'enregistrement, l'enregistrement se fait, sauf que la machine a décidé que l'écran ne diffuserait que l'image. Le son doit avoir été imprimé quelque part mais la machine refuse de le restituer.
Du coup, le Doudou passe son temps libre à la recherche d'un son...
Parfois, on entend un alelluia victorieux mais la victoire est de courte de durée.
Et à l'heure où je vous parle, le son n'a pas réapparu.
Il parait que c'est de ma faute parce que, là, voyez-vous, je monopolise l'ordi.
Je fais vite alors...
L'homme désire la machine
Le Doudou vous un tel culte à la machine que la machine doit être chez nous dès qu'elle existe. Nous avons ainsi été propriétaire d'un tas d'objets dans leur version bêta ou dans leur toute première version, dont certains n'ont servi qu'une ou deux fois. L'important était de posséder l'objet, d'être l'un des premiers à en tester les fonctionnalités.
Il faut être avant-gardiste.
Nous devrions donc devenir les propriétaires (heureux ?) d'un iPad dans les jours suivants sa sortie en France...
Je garde encore un souvenir ému de l'achat de l'iPhone 3G, en rupture de stocks partout et que nous avons fini par dégotter dans un Darty de province. Comme quoi, à force d'être dénigré par les uns et les autres, Darty peut se révéler une adresse de secours valable...
L'homme, idole des machines
Mais le nec plus ultra, pour l'homme à machines, c'est d'apparaître aux yeux des tiers comme le maître du cyberespace, tel l'homme à femmes, Sultan en son harem.
La famille, les amis, tous se tournent vers le Doudou lorsqu'un souci survient.
Il y a trois jours, nous avons assisté à une restauration victorieuse (et à distance) du wifi du beau-père. Que le Doudou ait consacré sa soirée entière à une conversation téléphonique avec son père pour y parvenir est un dommage par ricochet qui n'entache en rien le mérite de l'homme-hotline. Car du mérite, il en a.
Que ce soit avec mon père ou mon beau-père, le Doudou doit, à chaque consultation téléphonique, (re-re-re-)commencer par les définitions des mots clic-droit, surbrillance, double-clic puis par tenter de comprendre le sens caché de la phrase "tu vois, le truc sur le coin, là, je le voyais avant et, sans que j'ai rien fait du tout, si si je t'assure, ben maintenant, il a disparu", ce qui tient plus de la voyance que de la compétence en informatique.
A mon avis, pour faire hotline familiale, il faut, outre des compétences techniques, un master en psychologie.
En conclusion de ce message, je signale à la collectivité que, après une petite heure de rédaction, le mac fonctionne parfaitement et que donc, les trois goutte de lait sur le machin-truc-tacticle n'ont eu aucun effet sur son bon fonctionnement. Ah Mais !!!
dimanche 24 janvier 2010
Lettre ouverte à mon Troll
Tu t'étonneras peut-être de cette missive publique mais, ne sachant où te joindre, je n'ai trouvé d'autre moyen pour te contacter.
Tu permettras que je te définisse pour ceux de mes lecteurs qui n'ont jamais entendu parler de ton engeance.
Tu es donc Troll.
Non pas ce petit être maléfique qui hante la forêt noire et vient manger le repas de Noël de villageois apeurés mais un Troll nouvelle génération, un Troll 2.0. Toi, tu sévis sur la toile, de préférence dans les champs commentaires de blogueurs anonymes. Ton objectif est d'être l'empêcheur de tourner en rond, celui qui critique pour provoquer. Ton intérêt n'est pas de porter une petite pierre à l'édifice du village planétaire mais de dézinguer ledit village planétaire en l'attaquant tous azimuts.
Tu es venu me rendre visite plusieurs fois, Troll... et pourtant je ne sais pas qui tu es. Même un pseudonyme ne te convient pas. Tu es Anonyme. L'être qu'on ne nomme pas. A la différence de ces livres où le méchant est si terrifiant que personne n'ose prononcer son nom, c'est de toi ici que vient l'anonymat. Tu ne m'en voudras pas, Troll, si je te dis que je n'aime pas les gens qui ne signent pas leur courrier. Tu le sais déjà. Et tu t'en délecte. Dans mes gènes, il y a la trace de courriers non signés adressés à des fonctionnaires zélés, et cette absence de signature marque, sinon un manque de couilles (oui, oui, tu as bien lu), à tout le moins une absence de discernement. Comment donner foi à l'écrit de celui qui n'ose dire qu'il en l'auteur ? Tu devrais y réfléchir la prochaine fois que tu critiqueras un billet, sur ce blog ou sur un autre. Peut-être aurais-tu plus de crédibilité si tu te présentais même sous pseudonyme. Un pseudonyme dit beaucoup sur les gens. Moi, tu vois, je suis Doudette, la doudette de mon Doudou. Ailleurs, je suis mamandoudette parce que je suis aussi une maman. C'est comme cela que je me vois. Comme une femme amoureuse et une maman aimante. Et toi comment te vois, tu, Troll ?
Je te tutoies, Troll, j'espère que tu ne m'en veux pas. En te tutoyant, je t'imagine unique. Mais sans doute es-tu multiple. Il est en effet probable que, derrière cet anonymat de mauvais aloi, se cachent nombre de frustrés de la plume qui décident un jour que la critique facile est un mode de pensée. Il est tellement plus facile d'être mauvais que d'être bon.
Si je suis ton raisonnement, Troll, ce blog n'a aucun intérêt. Faire des enfants, s'intéresser aux nouvelles technologies, s'amuser de nos petits travers, tout cela est inutile. Je t'en donne acte. Il est possible qu'un jour, un sociologue du XXIIème siècle parvienne à la même conclusion que toi. Seulement, je m'interroge, si tel est le cas, pourquoi continues-tu de me lire ? Quel plaisir malsain fait que tu te délectes de ce que tu n'apprécies pas au point de laisser un commentaire en bas de billets pour lesquels, vraisemblablement, tu n'as aucune estime ? Tu pourrais, comme tu le soutiens, profiter de ton temps libre pour respirer le bon air et voir des matchs au stade. Pourtant, tu préfères le passer à revenir lire des messages qui ne t'intéressent pas et dont le contenu te hérisse les poils... J'en suis flattée et un peu gênée (là, je rougis).
Ne te méprends pas, Troll, j'accepte la critique. Quand elle est constructive. Oui, bon, d'accord, je commence par être horriblement vexée et par bouder pendant dix minutes. Mais je me calme vite et j'écoute. J'aime débattre aussi et grâce à une mauvaise foi que tu n'imagines même pas, je suis capable de soutenir à peu près tout et son contraire. Mais la critique n'est constructive que quand elle est détaillée. Or, mon cher Troll, tu manies la saillie comme l'injure, ton fusil n'a qu'un coup et tu polémiques sans argument. Te répondre est donc peine perdue. Parfois, tu me fais penser à ces enfants qui hurlent nooooon ! en tapant du pied par terre et refusent d'écouter quand on leur explique pourquoi on refuse. Dans ce cas, ma méthode est d'isoler l'enfant et de le laisser réfléchir un peu.
J'ai bien songer à t'isoler, cher Troll. Ce serait facile. Il me suffirait de supprimer la possibilité de poster des commentaires anonymes sur ce blog et tu disparaîtrais. Car je doute que tu te montres lorsque tu peux être retrouvé. Tu es un être de l'ombre, Troll, la lumière te fait peur. Mais je n'userai pas des méthodes que j'abhorre. L'anonymat restera une faculté car il y a des anonymes qui ne sont pas Troll et je ne les priverai pas de cette faculté pour vous évincer, toi et ta bouillasse. Tu pourras donc continuer de t'épandre en commentaires nauséabonds sur ce blog, comme tu le fais ailleurs sur d'autres blogs.
C'est que j'ai constaté, Troll, que tu te meus partout sur la toile, semant tes crottes ourlées sur nombre blogs que j'apprécie. Je me demande ce qui te traverse l'esprit lorsque tu publies ton commentaire anonyme. J'imagine que c'est là la même jouissance que le voisin qui laisse un mot sans nom dans votre boite aux lettres pour prévenir que, si vos enfants, ne mettent pas de chaussons, il préviendra le Syndic. Ou que cette dame très bien, très gentille, qui ne fit que son devoir de citoyenne en prévenant la police que ses voisins du dessous avaient de faux papiers...
Voilà ce que je voulais t'écrire, Troll, si j'avais eu le moyen de te joindre.
Pour finir, je pense qu'il est bon de te donner deux ou trois petits conseils, cher Troll. Tu ne devrais pas être surpris, les conseils, c'est ton truc. Les tiens sont comminatoires, les miens ne seront que force de proposition. Libre à toi de les suivre (ou pas). Dans la mesure où j'ai décidé de ne pas t'empêcher de sévir (au moins sur ce blog, ailleurs, chacun fait ce qu'il veut), pourrais-tu au moins nous rendre (à moi et à mes lecteurs amicaux) quelques petits services :
- pourrais-tu si cela est possible ajouter à tes critiques faciles quelques explications documentées, qu'on comprenne au moins le fondement de ta critique et les raisons qui y ont conduites ? Parce que cela m'aiderait à y donner suite et tu ne serais donc pas frustré que ta provocation facile soit restée sans réponse...
- aurais-tu également l'obligeance, en relisant ton commentaire (en supposant que tu le relises), de bien vouloir y ajouter quelques pointes d'humour ou d'ironie ? Ça aide a faire passer le message et cela m'éviterait de me dire mais qui c'est ce con ?!? à chaque fois que je lirai ta prose.
Grâce à cela, cher Troll, je doute que nous soyons d'accord, ni même que nous devenions amis, mais au moins pourrions passer un bon moment ensemble à chacun de tes passages...
En te remerciant par avance,
Je te prie d'accepter, mon cher Troll, mes salutations geekisantes.
Doudette
dimanche 17 janvier 2010
Vive le sport !
Le Pépé des poussins.
Le Pépé vit dans le sud, là où il fait - à l'en croire - toujours beau. Dans un endroit de tamaris, de pins parasols et d'embruns iodés. Du coup, on ne le voit pas tous les week-ends le Pépé, particulièrement en hiver. Monter à la capitale, dans le froid, la grisaille et la pollution n'est pas ce que le Pépé affectionne le plus, surtout les lendemains de neige et sous la pluie verglaçante.
Du coup, quand il vient, c'est la fête.
Petit Poussin et la Poussinette jappent, ça saute, ça chante, ça raconte plein d'aventures.
Petit Poussin surtout. Parce que le Pépé est en admiration devant son petit fils (qu'il considère comme un croisement d'Einstein et de Napoléon, à la fois savant et stratège). On lit des livres, on joue à plein de jeux et quand vient le soir et qu'il est temps de se calmer un peu, on cherche un truc à regarder tous ensemble en famille.
Pas de bol, hier soir, Bouvard remplaçait Sébastien et son Plus Grand Cabaret du Monde. Ne me demandez pas pourquoi mais Le Plus Grand Cabaret du Monde est l'émission préférée de ma marmaille. Ils hurlent Le Ciiiiiirque, Le Ciiiiiiirque quand cela commence et râlent pendant les plateaux promo' entre les numéros qu'ils trouvent indigestes et pas rigolos (oui, mes enfants ont du goût).
En l'absence de Ciiiiiirque, nous avons été contraints de zapper...
....et tout à coup, on a vu des gaziers en short sur un terrain.
- Laisse, maman, laisse, on regarde ça !, a intimé Petit Poussin.
Sourire ravi du Pépé qui peut passer dix heures d'affilée à regarder du sport à la télé. Tous les sports.
Moi, le sport, je n'aime que pendant les Jeux Olympiques, parce que ça change tout le temps, que c'est bon enfant et que c'est rigolo. Je suis nettement moins adepte des matchs sous éclairage électrique, dans la bouillasse et sans enjeu international... Mais si ça pouvait faire plaisir à mon père et à mon fils par un simple coup de zappette, j'étais prête à tout... Quant au Doudou, au moment où s'opérait le choix délicat du programme à regarder, il était plongé dans une MAJ* de je ne sais quel programme qu'il fallait installer sur tous les ordis de la maison. Autant dire que notre choix lui importait à peu près autant que le réaction de Ségolène Royal au forfait de Vincent Peillon chez Arlette Chabot.
A ce dernier sujet, d'ailleurs, estimez vous heureux, adorables lecteurs, que tout ait déjà été dit sur le sujet, parce que ca m'a effleuré l'esprit (et pas qu'un peu !) de vous dire tout l'agacement que ce comportement a provoqué en moi dans un billet long de trois pages.
Nous avons donc regardé le match : Bayonne Aviron contre Racing Club de France. Sauf que les joueurs du Racing étant en bleu foncé et les Bayonnais en bleu clair et blanc, j'étais très perturbée.
Que je vous raconte la soirée !
- Chouette, du foot !, lance le Petit Poussin, tout excité.
Le Pépé en avale sa tisane de travers. Le Doudou et moi avons droit à un regard mauvais dont la signification exacte devait être M'enfin, comment vous l'élevez, cet enfant ???
- Du foot, p'tit gars ?
Je sens que le Pépé laisse une dernière chance aux géniteurs de son petit-fils, le garçon qu'il n'a pas eu, celui qui est supposé redorer le blason de la famille. Si la deuxième réponse n'est pas la bonne, il appelle la DASS.
Très concentré, le Petit Poussin observe les intervenants sur le terrain.
- Ah non, c'est du Rugby...
Ouf.... je pousse un long soupir de soulagement. Je ne serai pas déshéritée.
Le Doudou ne se rend compte de rien. La MAJ plante. Et quand la MAJ plante, on doit être concentré à 100 % sur l'objet du scandale car, une MAJ, ami de la toile, ne peut pas planter.
- A quoi tu vois que c'est du Rugby, p'tit gars ?
Je reconnais là mon père, à toujours contrôler si on sait de quoi en parle. Les réponses au hasard, mon père n'aime pas. Fallait le voir me faire réviser mes cours d'histoire. Pour une date du XXème siècle, on remontait à Charles Martel et on re-cassait le vase de Soisson.
- Il a lancé le ballon avec la main, Pépé, c'est du Rugby tu vois.
Sentencieux, le Petit Poussin. Mais le Pépé n'en a cure, il est super fier.
- Ils t'ont appris un peu les règles du Rugby, tes parents ?
Le Poussin sent la question piège. Tiraillé entre ses parents à protéger et une vérité à divulguer, il reste coi. Le Pépé en déduit (à juste titre) qu'un grand pan de l'éducation de son petit fils ne se construira jamais, à moins qu'il ne s'y colle. Du coup, il s'y colle. Pendant toute la durée du match, le poussin prend un cours de visionnage de Rugby à la télé. Mêlée, en-avant, essai, drop, marque, score, le Pépé explique tout, à grand renforts d'expression bannies de notre foyer telles que tu vois, le mec, là, il court comme un branqu'..., non mais regarde-moi c'te connard, il lui a foutu le pied dans la gueule, non mais c'te bande de branleurs et autres joyeusetés qui réjouissent le Poussin, lequel n'est pas habitué à ce genre de vocabulaire. C'est sûr que checker ses emails, uploader une appli sur l'iPhone ou charger un programme ne sont pas des expressions qu'on emploie souvent sur un terrain de sport.
En parlant de Branqu', quand même, faut que je vous dise (ca me soulagera) que Vincent Peillon m'a drôlement déçu. On ne s'engage pas à faire quelque chose pour se déballonner à la dernière minute, en prétextant des impératifs politiques. C'est juste nul. Je sais bien que je ne suis pas une vraie commentatrice ni une blogueuse politique mais j'ai une opinion de citoyenne qui ne sait jamais quoi voter ni pour qui mais pense que le vote est essentiel. Une citoyenne qui se disait que Monsieur Peillon avait peut-être la carrure d'un homme d'Etat. A l'heure qu'il est, je réalise que Monsieur Peillon, loin d'être un homme d'état, n'est, semble-t-il qu'un communiquant politique. Voilà, c'est dit.
En bon supporters télévisionneurs, chacun avait choisi son camp : le Poussin était pour Bayonne et le Pépé, en ancien parisien pas encore reconverti au Stade Toulonais, pour le Racing...
Après deux essais dans les vingt dernières minutes, Bayonne a remporté le match et le Petit Poussin était aux anges d'avoir été plus fort que son grand-père. C'est ce qu'il y a de bien avec le sport à la télé. On ne se salit pas les doigts, on grignote des cochonneries en aboyant devant l'écran et à la fin, on a quand même gagné (ou perdu).
Il fallait voir le regard de fierté du Poussin quand l'arbitre a sifflé la fin de partie. Il avait vibré pour son équipe. Il était (presque) aussi excité qu'après une énième diffusion de Cars, lorsque Flash McQueen, après avoir rattrapé son retard, s'arrête net devant la ligne pour ne pas gagner et laisser le King finir sa course (bien sûr que je connais par coeur, je suis une bonne mère, je regarde avec mes mômes moi).
Et le Pépé aussi était fier. Il avait initié son petit fils aux rudiments du sport. Il lui avait donné envie de gagner... Et ça pour mon père, c'est important. On joue pour gagner, c'est le seul moyen de progresser.
Ça m'a rappelé nos samedis après-midi, avec Salviac et Albaladéjo, quand mon père et moi regardions les matchs en suçant des cornets glacés. Il n'y avait pas de top 14 à l'époque, les six nations étaient cinq, les joueurs étaient des amateurs et je ne comprenais déjà pas grand chose aux règles. Mais j'étais avec mon papa, on regardait le match ensemble et j'adorais l'entendre insulter les joueurs avec des mots que ma mère honnissait et nous interdisait d'utiliser en d'autres occasions. Cette soirée Rugby entre le Poussin et son Pépé a eu pour moi un effet récessif assez jouissif.
D'ailleurs, c'est pas pour faire une analogie avec le Rugby mais quand même, si Peillon avait peur de perdre, fallait pas s'inscrire pour la compet' ! Les gens qui sont scratch dans les tournois, à moins qu'ils aient une bonne raison, on n'aime pas beaucoup cela dans les fédérations... J'dis ça, j'dis rien...
Le Pépé est reparti dans le Sud, la vie a repris son cours, le Doudou crie victoire, la MAJ ayant finalement abouti après 15 heures de tentatives avortées, et je me demande si on regardera une autre rencontre sportive d'ici à ce que le pépé revienne nous rendre visite...
La prochaine fois qu'il vient, on va au stade !
*pour mes quelques lecteurs non geekisants : MAJ = Mise à Jour
mercredi 13 janvier 2010
ce moment là
Tous les soirs, après le dîner, une fois le rituel éreintant du coucher terminé, je traine dans le salon, assise dans le canapé, les jambes en tailleur, l'ordinateur posé dessus, avec un léger mal dans le bas des reins, parce que, bon, la position n'est pas des plus confortables...
.... et je glande.
Je regarde mes flux RSS, je commente les blogs des twopines (qui ont toutes des blogs géniaux qui me font à la fois rire et réfléchir), je twitte, je travaille, parfois même je rédige un message pour ce blog.
Là, justement, c'est ce que je fais. Il y a une fenêtre ouverte sur Twitter, une autre sur le blog, une autre sur mes emails pros, je ne sens plus ma cheville droite et la gauche me tiraille, vu que je ne me suis toujours pas remise de ma méga-chute du printemps, mais bon, je continue, vaille que vaille. La machine à laver ronronne dans le lointain, le Doudou est sur son iPhone (à mon avis il lit les news, un truc à lui pour m'expliquer qu'il est tranquille et qu'on n'a pas intérêt à lui poser une question existentielle du genre comment je fais pour couper une photo sur iPhoto ?)
A un moment, au bout d'une heure (parfois deux), la douleur dans le bas du dos devient difficilement supportable et mes pieds sont tout froids, faute d'avoir été irrigués pendant tout ce temps.
Alors, je m'extrais du canapé et je regagne mon lit.
Je cale deux oreillers contre le mur et je continue de gazouiller à partir de l'iPhone. Les oreillers ne sont pas vraiment ergonomiques, on l'imaginera aisément, et la position assise-allongée prolonge la douleur du bas du dos, laquelle douleur remonte lentement la colonne vertébrale pour se loger juste au bas du cou, dans les cervicales (sans pour autant quitter le bas du dos, la coquine). Le fait de tenir l'iPhone dans une main et de tapoter sur le clavier de l'autre entraine, outre des fourmis dans la main qui tient l'engin, un déséquilibre du corps. Au bout de dix minutes, j'ai mal dans le bas du dos, à la base du cou et.... à l'épaule droite. Qui n'a pas suivi ? Déséquilibre gauche / droite => épaule pas à plat => mal à l'épaule. C'est évident, pourtant !
Il convient d'ajouter que lire sur un iPhone n'est pas ce qu'il a de plus simple. La taille de la police de caractère sur l'iPhone doit difficilement dépasser les 6 et demi et, en conséquence, on se vrille l'orbite oculaire pour déchiffrer un texte. Si vous avez une barre au dessus des yeux, c'est normal, l'orthoptiste me l'a expliqué, il s'agit d'un défaut de convergence dû au fait qu'on fixe trop souvent des écrans et qu'on ne regarde pas assez au loin. Quinze séances à mettre des oiseaux dans des cages et des ronds dans des carrés, ça vous explique bien le truc.
A un moment (généralement vers 23 heures), cet exercice masochiste me lasse.
Je me débarrasse de l'un des oreillers, j'éteins la lumière et je m'allonge...
Et là.....
Là c'est le Nirvana.
Ce moment là, celui où le corps prend une position allongée, où les jambes sont enfin à plat, détendues, où la tête repose sur l'oreiller et les deux épaules touchent le matelas, tandis que l'obscurité envahit la pièce et repose les yeux fatigués... Ce moment là, vous dis-je, accompagné d'un soupir de satisfaction, est l'un des moments les plus agréables de la journée.
Un moment juste à moi. Où je prend enfin la mesure des souffrances que je m'inflige.
Et tous les soirs, je me dis que je devrais me coucher plus tôt pour en profiter vraiment et ne pas m'endormir, telle une marmotte en manque d'hibernation, au bout de cinq minutes... sans que cela soit suivi d'effet le lendemain.
Quelle gourde je suis !
Et vous, quel est VOTRE moment, cette minute dans la journée qui vous fais sentir étrangement bien, qui vous met dans un drôle d'état ?
Le premier qui utilise les mots "sexe" ou "coït" n'a rien compris au sens de ce message...
samedi 9 janvier 2010
Mon Dieu mais il neige !
Il neige en France.
Même dans le Sud. C'est dire qu'il neige vraiment partout.
Et alors, la neige en France, ça donne... ça :
1. On ne parle que de cela sur tous les médias, réseaux sociaux, virtuels ou réels.
Au bureau aussi on a ouvert sur la neige. Parce que bon, c'est quand même plus amusant que la réforme des bonus des traders ou l'extension du forfait social aux jetons de présence. La neige, ça fédère.
La neige et les soldes.
Les soldes de neige.
On n'a jamais autant acheté de doudounes et de polaires en soldes que cette année. le Décathlon de l'avenue de Wagram, de même que celui de la Madeleine sont dévalisés. Plus de moon-boots enfants (parce que la taille 33, c'est pas vraiment enfant, voyez-vous). J'ai du envoyé le Doudou dans sa banlieue pour enfin trouver le saint-graal, la paire de chaussure de montagne adapté à la taille des petits petons des poussins.
Même sur Twitter et Facebook, la neige est un grand sujet de discussion. Il y a ceux qui l'ont eue chez eux, ceux chez qui elle arrive, ceux qui l'attendent, le Nikkon à la main. Tout le monde a froid, tout le monde est excité comme un enfant. On rêve de bataille de boules de neige et de bonhomme de neige géant.
Jusqu'ici, ça va.
2. Les transports en commun sont paralysées
Le RER roule au pas, la SNCF annule des trains, même l'Eurostar reste bloqué dans le tunnel à cause de la neige (dont ne peut pourtant pas soupçonner qu'elle tombe à mille lieues sous la mer).
Et là, une question se pose à l'administrée que je suis : comment se fait-il que les gens de la RATP et de la SNCF n'anticipent pas (juste un peu) sur la venue de la neige ?
Je sais bien qu'on n'est pas à Chicago mais à Chicago, les trains sont précédés de chasse-neige et ça roule.
En France, on regarde le ciel longtemps.
Les augures disent il va neiger.
Les gens continuent de regarder le ciel en disant ah tu crois ?
Et ce qui doit arriver arrive : il neige.
Alors là, le gars qui regardait le ciel dit tiens, il neige et regarde la neige tomber.
Quand il a bien regardé la neige tomber (une heure ou deux), son téléphone sonne et il y a un autre gars à l'autre bout de la ligne qui lui annonce, un brin d'affolement dans la voix : Huston, on a un problème, la neige bloque les voies, les trains n'avancent pas.
Et là, seulement là, le gars qui regarde la neige tomber se demande ce qu'il doit faire pour dégager la voie.
De ma petite fenêtre, je me demande juste s'il ne faudrait pas s'interroger en juillet ce qu'on devra faire quand on annoncera de la neige en décembre. On pourrait (oui, je sais j'abuse) mettre en place, à l'avance, les mesures qui permettent aux trains d'avancer.
Parce qu'un train à l'arrêt ne sert pas à grand chose pour les usagers des transports en commun.
3. Les avions ne décollent pas
On m'a expliqué que s'ils ne décollaient pas avec 3 cm de neige à Paris mais s'envolaient de Montréal par tous temps, c'est que dans les pays où il y a souvent de la neige, des procédures et des engins spécifiques existent pour que les pistes soient chauffées et les avions dégivrés.
Alors, à cet argument de fait, je réponds par un argument économique.
Encore une fois, la France ne se donne pas les moyens de ses ambitions. On veut faire de nos aéroports parisiens (notamment Roissy) une plaque tournante de l'Europe à l'image de Frankfort ou Heathrow. On s'attend à ce que les correspondances s'y effectuent, à ce que les vols internationaux s'y arrêtent... Or, dès qu'il y a un peu de vent, un orage ridicule ou trois flocons, les avions restent au sol.
Même s'il ne neige que deux semaines par an (et depuis quelques années, de façon constante, c'est plus que cela), cela ne vaudrait-il pas le coup d'investir dans les infrastructures nécessaires pour que les avions soient à l'heure.
Avec ce que les voyageurs dépensent en taxe d'aéroport, ce ne serait pas un luxe.
Et on ne passerait pas pour des amateurs... oui, ben j'aime pas être ridicule.
4. Les routes glissent
Ben oui, hein, la DDE n'a pas les moyens de tout dessaler. Résultat : la moindre route secondaire est une patinoire, on roule à 40 km/heure sur autoroute et les transports scolaires sont à l'arrêt.
Or, tous les profs ne sont pas des connectés qui peuvent faire cours via Twitter. La plupart en sont réduits à ne pas faire cours ou à faire court à une poignée d'élèves frigorifiés. Non, parce que les salles de classe, c'est comme les bureaux, l'isolation y fait parfois (souvent ?) défaut.
Bref, parce que, une fois encore, nos administrations anticipent comme des manches, notre activité est paralysée.
5. Le chauffage ne marche pas, l'électricité est coupée
Comme tout est lié, c'est sûr que prévoir qu'il va faire froid en hiver et anticiper sur le fait que la consommation en électricité va augmenter suppose des dons de voyance tels que seule Madame Tessier, par des calculs savants de conjonctures astrales, peut peut-être en avoir vu des signes avant-coureur. A moins que Nostradamus...
De la même façon que quand des congères détruisent des câbles après une longue nuit de neige, trouver les agents disponibles pour réparer relève de la gageure. Parce que bon, avec les RTT et tout ça, entre Noël et le jour de l'an, tout le monde a posé des congés... M'enfin, n'est-ce pas à l'employeur de fixer la date des congés ? Et l'employeur ne peut-il pas décider qu'une "certaine catégorie de personnel" sera d'astreinte en période à risque ? Ah non, c'est vrai, la "catégorie de personnel" en question est celle qui dépose régulièrement des préavis de grève... Oups, pardon...
Allez, je sais que ce message est un peu caricatural mais ça fait du bien de se défouler parfois. Et comme il neige dehors, je sens que je vais rester sous la couette et attendre vos réactions.
dimanche 3 janvier 2010
Proust et moi
Vous vous rendez compte, j'ai réussi à tenir mes résolutions à faire vivre ce blog pendant... un an ! J'suis fière...
Mon premier message de l'année m'a été proposé par See Me, qui a toujours de bonnes idées... quoique un peu machiavéliques, hi hi. Bref, me voilà engagée à remplir le questionnaire dit de "Proust", étant entendu que ce que je vais écrire ici ne sera sans doute plus vrai demain.
Souvent femme varie...
1 –Le principal trait de mon caractère
Je suis une incorrigible optimiste (que je m'obstine à vouloir écrire obtimiste, heureusement que le correcteur orthographique fait son office de Gemini Cricket de l'étymologie).
Même le 11 Septembre 2001, j'ai continué de croire que l'Homme (celui avec un grand H, qui nous englobe aussi, nous les femmes) est fondamentalement bon car fondamentalement humain. Je vois le verre à moitié plein. Je suis persuadée que tout être peut s'amender, y compris le pire des assassins d'enfant. Bref, je suis une béni-oui-oui dans un monde de brutes.
Ce qui ne m'empêche pas d'être très dure dans mon boulot, sans état d'âme.
Bipolaire, schyzo ? M'enfin, quoi, il y a tant de femmes en moi...
2 – La qualité que je préfère chez un homme
Son humour... et je suis très bon public. La preuve, le Doudou me fait mourir de rire avec ses blagues de geek et mon père m'arrache un sourire avec des calembours à deux francs (mon père n'est pas passé à l'euro).
Et j'aime le côté lunaire de l'homme, cette façon de sembler tomber du nid quand vous lui annoncez que ce soir, on va voir le concert de flûte à bec de la cousine, et que oui, il est au courant car on le lui a seriné quotidiennement au cours des deux dernières semaines.
Et ses lunettes. Ben oui, quoi, j'aime les hommes myopes, moi.
Et j'aime les juristes aussi...
Vous l'aurez deviné, mon homme idéal, c'est Larry dans Ally McBeal...
3 – La qualité que je préfère chez une femme
Son humour aussi.
Et son côté langue de vipère (surtout quand la saillie est piquante). Les hommes ne sont pas langue de vipère, du coup, c'est pas drôle de papoter avec les hommes. Ils haussent les épaules et font pfffff... quand vous leur parlez de la nouvelle petite copine du copain machin. Les nanas, elles, savent apprécier jusqu'à la couleur du pigment de cheveu de la copine du copain machin, c'est quand même plus rigolo.
Car le maître mot est celui-là : ne pas se prendre au sérieux.
4 – Ce que j’apprécie le plus chez mes amis
Si je dis leur humour, vous me croyez ?
Et leur loyauté aussi.
Les amis, ca vous soutient quoi qu'il arrive, et vice-versa. Et même si vous partez en vrille, même si vous faites la connerie de votre vie, l'ami(e) est là pour vous accompagner. Il/elle ramassera peut-être les pots cassés mais tant que vous êtes heureux, il/elle est heureux aussi.
5 – Mon principal défaut
Je suis soupe-au-lait, mais soupe-au-lait à un point !!! Y a pas plus susceptible que moi. D'ailleurs, à chaque commentaire pas totalement dithyrambique sur ce blog, je boude.
Je boude très bien. J'ai une petite moue forcée et du coup, après avoir bien boudé, je sais aussi en rire. Mais bon, je boude, hein... et je râlouche. Je suis une grande raloûcheuse. Sachez-le ! Raloûcher, c'est râler mais avec une petite voix exaspérante. J'ai une petite voix exaspérante, c'est pas ma faute, c'est dame Nature.
6 – Mon occupation préférée
Travailler. Je suis une vraie workholic. J'aime l'adrénaline de la conf-call à 22 heures, l'angoisse du client qui ne sait pas quoi faire, le stress de l'email qui disparaît dans la nuit et dont on ne sait s'il arrivera à temps. J'aime la stratégie de négociation, donner le conseil que le client suivra ou pas. J'aime participer à la prise de décision. J'aime être utile.
Là, comme je suis entre deux jobs, je me calme un peu... mais j'ai quand même eu l'oeil sur le BlackBerry un peu tous les jours ce week-end.
Et aimer travailler ne fait pas de moi une mère indigne, juste une maman épanouie...
7 – Mon rêve de bonheur
Et ben... je crois que je l'ai trouvé mon bonheur. Ils sont là, tous les trois, assis dans les fauteuils autour de moi, les yeux rivés sur le Roi Lion 3 qui s'agite sur l'écran (bon l'un des trois a un oeil sur l'écran de la télé et l'autre sur celui de l'iPhone).
8 – Quel serait mon plus grand malheur ?
Devinez... il a un rapport avec la question 7 ci-dessus.
9 – Ce que je voudrais être
Tout ce que je ne suis pas, tout en restant ce que je suis.
10 – Le pays où je désirerais vivre
Je pourrais vivre partout avec ma famille. Oui, c'est cliché. Et alors ? Tous les quatre, nous sommes bien dans notre bulle.
11 – La couleur que je préfère
Le rouge.
J'aime tellement le rouge que j'avais d'ailleurs décidé d'en porter à mon mariage. La preuve par l'image:
12 – La fleur que j’aime
Ceux qui me suivent sur Twitter le savent. L'hortensia de mon jardin a toute ma préférence. C'est que je ne suis pas une grande jardinière, plutôt une bobo à la campagne.
Alors, que les hortensias fleurissent aussi bien, j'en suis plutôt fière moi. En plus, ça fait de très jolis bouquets...
13 – L’oiseau que je préfère
J'aime pas les oiseaux. La faute à Hitchcock !
14 – Mes auteurs favoris en prose
Ce ne sont pas des auteurs, mais des livres. On peut aimer un livre d'un auteur et pas les autres, c'est comme ça.
Mes livres cultes (on peut dire ça ?) sont donc (sans vraiment de hiérarchie):
Le Quatuor d'Alexandrie, Laurence Durrell (bon, ce sont quatre livres, pas un mais ça forme un tout et quand on lit Justine, il faut absolument lire les autres aussi).
La Chartreuse de Parme, Stendhal.
Tout Shakespeare, tout Claudel, tout Molière, tout Hugo en prose ou vers, j'aime tout.
15 – Mes poètes préférés
Paul Verlaine, Jacques Prévert, Francis Ponge.
16 – Mes héros dans la fiction
Hieronymus Boch (pas le peintre), Kurt Wallander, Matt Scudder, Brunetti...
Mais oui, y a un point commun, cherchez bien.
17 - Mes héroïnes favorites dans la fiction
Marion Steiner, dans le Dernier Métro, elle est belle, elle est comédienne, elle est amoureuse, elle dirige une entreprise, elle fait des compromis (voire des compromissions), elle est courageuse, elle est libre.
18 - mes compositeurs préférés
Alors, la musique classique et moi, ça fait deux.
Mes compositeurs préférés ont un autre registre... Gershwin, Andrew Lloyd Webber, Jonathan Larson et tous ceux qui font danser et chanter à Broadway ont ma préférence. 19 – Mes peintres favoris Turner pour la force, Renoir pour la douceur, Miro pour la lumière, Calder pour l'humour et plein plein d'autres... 20 – Mes héros dans la vie réelle J'ai beaucoup d'admiration pour ces hommes et ces femmes qui au lendemain de la seconde guerre mondiale ont su construire l'Europe... et, petit Poucet dans ce monde en reconstruction, pour mon grand-père. Cet homme avait passé cinq ans en Oflag, perdu son épouse et failli perdre ses fils dans une guerre qui massacra presque toute sa famille et pourtant... il insista pour que ses fils apprennent la langue de Goethe, les envoya en voyage d'étude Outre-Rhin et leur apprit que les fils ne sont pas responsables des actes de leurs pères. 21 – Mes héroïnes dans l’histoire Golda Meir, Simone Weil, Hannah Arendt. 22 – Mes noms favoris J'aime le nom de mon époux, celui que j'ai adopté et que nos enfants portent. C'est notre nom de famille, le nom de notre famille. 23 – Ce que je déteste par-dessus tout Tout ce qui fait que les gens oublient de se mettre à la place de l'autre avant de parler. 24 – Personnages historiques que je méprise le plus Tous ces hommes (et les quelques femmes) qui ont organisé et planifié l'extermination d'un peuple, d'une ethnie ou d'une communauté, quels qu'ils soient. 25 – Le fait militaire que j’admire le plus Waterloo, quand même, la classe ! 26 – La réforme que j’estime le plus. La séparation des Eglises et de l'Etat. 27 – Le don de la nature que je voudrais avoir le gène du rangement, c'est un tel effort... 28 – Comment j’aimerais mourir Vieille, très vieille, très très vieille... encore pimpante et avec toute ma lucidité et beaucoup de rires autour. 29 – État présent de mon esprit Épuisée, c'est long à faire ce truc ! 30 – Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence Les fautes d'orthographe (ben oui, hein, pas maso, la fille). 31 – Ma devise La vie est belle, il suffit de le vouloir. Enfin, la dernière question du Questionnaire de Bernard Pivot :
Regarde, ces adultes si bien dans leur peau et leurs têtes, si heureux, là, en bas, ce sont tes enfants.