mercredi 28 avril 2010

Diversité

Aujourd'hui dans mon Nouveau Super Boulot, nous avions réunions de managers pour nous expliquer la stratégie de la Corporation et nous permettre de décliner ensuite à nos équipes.

Nous étions une trentaine de managers dans la salle.

Sur ces trente managers, 29 hommes.... et moi !

Sur ces trente managers, 29 blanc(he)s (plus ou moins bronzés selon que l'on vient de Lille ou de Casablanca)... et un métisse.

Voilà, c'est le message du jour.

C'est court ?

Ai-je vraiment besoin d'en dire plus ?

mardi 20 avril 2010

Se déplacer... ou pas !


Et bien voilà, je les ai vécus. Je suis une experte es-grève SNCF et nuage volcanique. En une semaine, j'ai subi les effets de l'une et de l'autre. C'est tellement exotique d'être une adepte de déplacements professionnels quand les éléments s'en mêlent.

1. En train...

Lundi et mardi, déplacement pro à Montpellier.

Première impératif, dimanche soir, savoir si mon train (qui part à 7:19 le lendemain) roulera. Je tente une connexion sur le site de la SNCF mais mon navigateur refuse de me donner accès à la réponse à la question posée. J'entre les données, je clique sur le bouton et de vérification et.... rien. Nada. Peanuts. Ca mouline. Rien de plus pénible qu'un ordinateur qui mouline. C'est frustrant, on ne peut rien faire d'autre que d'attendre que le sablier disparaisse. Et pendant ce temps là, les valises ne se font pas, les dossiers ne se préparent pas et on n'est pas plus avancé.

Je cherche dans mes relations celui qui travaille à la SNCF et pourra me fournir l'information espérée. Je réalise alors que je ne connais personne à la SNCF. Honte à moi ! Grosse lacune de réseautage. Il faut connaitre quelqu'un à la SNCF, c'est un must have ! Heureusement que les réseaux sociaux existent. C'est sur Twitter que je trouve la réponse à ma question, grâce à un salarié de la SNCF qui gentiment m'apprend que, en principe, sauf contre-ordre ou raz-de-marée, mon train roule.

Et effectivement, le train roule.

Tous les trains roulent d'ailleurs ce matin là au départ de la gare de Lyon, la preuve par l'image (mon téléphone portable prend aussi des photos, si, si, c'est possible !). Si vous lisez bien, les mots flous après la destination du train, c'est à l'heure.




On pourrait presque croire avec une photographie pareille que la grève n'existe pas.

Ce serait faux.

A Montpellier au retour, si mon train a bien roulé, ce n'était pas le cas de nombreux autres trains. Dans le hall, des agents de la SNCF tentaient de rediriger des clients mécontents vers d'autres moyens de transport (voiture de location, car, bus). Les agents avaient beau ne pas être grévistes et faire de leur mieux, ça râlait ferme dans le hall de gare. Entre les étudiants qui tentaient de regagner Bordeaux avec leur prof dépassée, les familles apparemment épuisées, les hommes d'affaires affairés (un homme d'affaire affairé a l'ordinateur ouvert sur les genoux et le Blackberry greffé à l'oreille), tout le monde cherchait un moyen de ne pas passer la nuit sur place.

Un monsieur en vareuse bleu jeans est passé parmi nous, un badge CGT sur le plastron. Aussitôt, des regards mauvais se sont dirigés vers lui. Imaginez une vingtaine de silhouettes mécontentes se dressant dans un même mouvement incliné vers vous, les narines fumantes, prêtes à charger. Ca sentait le lynchage. Notre syndicaliste a vite passé son chemin. Ce n'était vraiment pas le moment de monter sur une chaise et de haranguer la foule...

Finalement, je suis rentrée chez moi... pour réaliser que la ligne 1 du métro était fermée après 22 heures et c'est à pied que j'ai fait le chemin de la gare à la maison. Je pensais alors que j'en avais fini avec les transports pour la semaine.

Mais...

2. En avion ?

Jeudi matin, au bureau, nous avions de la visite. Sean, venu d'Irlande. Hans, d'Allemagne et Erica, d'Italie. Frais débarqués de Roissy, ils arrivaient, tout sourire, pour une réunion de travail entre européens de bonne compagnie. Ach, Paris...

Jeudi midi, la rumeur courrait : Roissy fermait, ainsi que de nombreux aéroports du nord de l'Europe. On ne s'en inquiétait pas (ou pas trop). L'aéroport devait rouvrir le vendredi matin à 10 heures et notre réunion se terminant le vendredi soir, on avait tout le temps de s'inquiéter. On déjeunait donc en riant, nos visiteurs étant bien plus intéressés par les effets d'une rumeur sur la société française que par ceux d'un nuage volcanique sur leur éventuel trajet de retour.

Vendredi matin cependant, il est évident que les avions ne voleront pas de sitôt...

Et là, commençait, pour nos copains européen, un parcours du combattant.

Le défi du jour : comment rentrer chez soi pour le weekend ?

Je vous passe les conversations téléphoniques avec une agence de voyage débordée, dont les intervenants, basés à Sophia ou à Bucarest, sont totalement dépassés par les demandes qui affluent de partout. Quand on demande si l'avion de 9:45 pour Frankfurt vole le lendemain, on nous répond qu'il n'y a plus de place dans le... Thalys. Quand on tente d'obtenir des informations pour rester une nuit de plus à l'hôtel, on nous dit qu'il faut contacter l'hôtel directement et si on ose proposer de trouver un loueur de voiture, la dame de l'agence de voyage ordonne d'aller se renseigner directement à l'aéroport parce qu'elle n'a pas l'info, elle. C'est panique à bord.

Finalement, grâce au système D, des solutions ont pu être trouvées.

A chaque destination sa solution :

- Sean a pris le train jusqu'à Cherbourg, puis le bateau jusqu'en Irlande, puis un autre train, puis un bus. Au total, il aura mis plus de 30 heures pour rentrer chez lui.

- Hans a fait le pied-de-grue à la Gare du Nord, a fini par trouvé un Thalys jusqu'à Amsterdam, puis un autre train jusqu'à Hambourg, soit plus de 15 heures de trajet.

- Erica a cherché un train pour Milan. Sauf que les trains étaient pleins, pour cause de départ en vacances de franciliens à la recherche d'un peu de soleil vers le sud et de grèves SNCF. A l'heure où j'écris ces lignes, elle est sans doute quelque part entre Paris et le sud, dans un car vers Nice, où l'un de ses amis viendra la chercher en voiture.

Quant à moi, j'ai fait 15 heures de voiture ce weekend pour accompagner mes enfants chez les grands-parents en Bretagne, parce que ma bonne idée d'aller à Quimper en avion pour éviter les 4 heures et demi de train n'était pas une si bonne idée que cela.

En principe, je pars à Rome demain matin... mais une petite voix me dit que la réunion romaine va sans transformer en téléconférence. On prend les paris que je reste... à Paris ?



Ce billet sera également publié sur deplacementspros.com, le meilleur des sites pour qui veut se déplacer en ces temps nuageux... même avec éclaircie.

dimanche 18 avril 2010

En manque...

Je ne fume pas.

Je ne bois pas.

J'ai une consommation sexuelle modérée (non, vous n'en saurez pas plus, lecteurs voyeurs !).

Je travaille beaucoup mais, entre deux jobs, j'ai appris à couper le Blackberry. Oui bon, je l'admets, je n'ai pas encore de Blackberry dans mon Nouveau Super Boulot, une légère difficulté avec le fournisseur telecom m'a-t-on dit. Légère difficulté qui entraine des retards de six à huit mois. Quand on sait que ma demande de Blackberry a été approuvée deux mois avant mon entrée en poste, on peut espérer une délivrance de l'engin avant noël.

Bref, je ne suis pas accro à grand chose...

Sauf à eux.

A ces deux petites choses qui refusent d'aller au lit, qui crient à deux centimètres de mon oreille quand j'ai la migraine, qui refusent de ranger, de s'habiller tout seul, n'ont jamais faim pour les aubergines mais se bourrent de crocodiles Haribo.

Vous les aurez reconnus:

LES POUSSINS

Mes poussins.

Or, les poussins ne sont pas là.

Les poussins sont en vacances.

A plus de 600 kilomètres.

Je les y ai laissés ce matin.

Et là, alors que tout est calme dans l'appartement, qu'aucun jouet à entorse ne jonche le sol, qu'on entend à peine le film-qui-fait-peur-interdit-aux-moins-de-douze-ans dans la télévision, que j'ai enfin le temps de me reposer sans avoir un oeil à la pendule pour m'assurer que ce n'est pas l'heure du pipi, les dents et au lit, je ne pense qu'à eux.

On leur a téléphoné tout à l'heure.

Ils ont passé l'après midi à la plage, ont fait des châteaux de sable, ont aperçu les voiles du Véolia en route vers Saint-Barth'. Ils ont mangé de la semoule avec du Ketchup et ont joué à la poupée dans le jardin.

Ils sont heu-reux.

La poussinette m'a dit Maman, je t'aime à la folie de la folie... et je lui ai répondu la même chose. Le poussin, qui est un grand, a demandé confirmation du fait qu'on envisageait bien de l'appeler tous les soirs, non pas que ca ait de l'importance mais c'est pour sa soeur.

Tout va donc très bien.

Et pourtant, ils me manquent.

Je les ai quitté à 10:17 ce matin, alors que Andrea Fereol, dans le poste, me donnait envie de re-revoir le Dernier Métro. Je les revoie courir derrière la voiture en riant, tenant chacun une main de Grand-Père. Ils étaient enchantés. Les vacances chez Grand-Père et Grand-Mère, c'est le top du top ! Un peu comme si, à moi, on m'offrait un séjour aux Maldives dans un 5 étoiles avec vue sur la mer turquoize.

Ils ne sont pas là et pourtant, je les entends. La force de l'habitude. J'entends leur petite voix toute craquante demander le dernier bisou... que Grand-Mère leur donnera.

Là, Grand-Père doit être en train de lire une histoire, dans leur chambre. Ils sont assis dans leur lit. Ils écoutent religieusement. Quand ils rentreront, ils exigeront qu'on leur lise une histoire aussi. Et nous répondrons, comme à chaque fois: à chaque lieu, ses rituels. A la maison, vous lisez au lit et après on fait le dernier bisou et le dernier-dernier bisou mais... on ne lit pas d'histoire.

Quand ils rentreront...

Dans dix jours...

C'est long dix jours....

......pffffffff.....

vendredi 9 avril 2010

les grandes familles

Les repas de famille, trente personnes et trois heures à table, dans ma famille à moi, on ne fait pas. Faut dire qu'on n'est pas trente dans ma famille. Ceci explique peut-être cela.

Ce qu'on fait de plus proche du repas à l'ancienne, argenterie et verre en cristal, c'est un déjeuner-buffet avec assiette en carton et repas commandé chez le traiteur du coin. Pas de cuisine, pas de vaisselle et si j'ai moyen de trouver quelqu'un d'autre que moi faire le service, c'est encore mieux. La flemme incarnée, c'est moi !

Je ne suis donc pas habituée à commencer un week-end par un apéro, puis un déjeuner amuse-bouche-entrée-plat-fromage-dessert, sortir de table à 16 heures 30, me changer, enchaîner par un dîner à 20 heures (précédé d'un apéro à 19 heures) et recommencer le lendemain midi. J'oublie les petits dej' copieux qu'on s'enfile avant parce que c'est l'hôtel et qu'on a tout à volonté.

C'est pourtant ce que j'ai fait le week-end dernier pour les fiançailles de mon beau-frère, les premières fiançailles tralala auxquelles j'assistais, étant généralement plutôt adepte des mariages low cost (sans raout mondain pour sceller la promesse d'union).

J'ai ainsi plongé dans un monde inconnu, un monde de convenances mais surtout un monde où tout est fait pour faire plaisir aux invités (dont moi).


1. Le plan de table peut réserver de bonnes surprises (et de moins bonnes).

Trois repas formels, ça donne six voisins de table différents, dont le grand-père sourd de plus de 80 ans, qui vous hurle à l'oreille que rien ne vaut la bonne bière alsacienne.

Découvrir des inconnus est en fait une exercice assez réjouissant.

Le procédé est immuable.

On commence par le lieu de vie.
- Vous habitez où ?
C'est neutre, en principe sans danger. Pour peu que ce soit un petit bled et qu'on y connaisse quelqu'un, on peut créer un lien, comme ça, sans en faire trop, par le prisme d'une relation commune. On peut évoquer le microcosme fermé de certaines cités de province, les mérites comparés de la ville et de la campagne, de la maison-avec-jardin et de l'appartement-proche-de-la-gare. Ça permet d'enchaîner sur la peinture à refaire et la cloison à abattre, le coût d'une cuisine Ikea par rapport à celui d'une cuisine Schmidt. Bref, ça occupe le temps de l'entrée.

Si l'un des voisins de table vit ou a vécu à l'étranger, on peut faire une grande partie du repas sur le sujet. Là, j'ai eu la version Hong-Kong (où je suis allée, j'ai donc été brillante) et Dubaï (où je n'ai jamais mis les pieds et ai donc rongé mon frein). Les deux étaient passionnants.

On poursuit avec le travail. Enfin, moi, je poursuis avec le travail. Le temps d'expliquer ce que je fais et de comprendre ce que font mes voisins, le plat de résistance arrive. Parfois, ça fonctionne mieux que d'autres. C'est sûr que le "oh, mais c'est exactement votre profil que je recherche" est nettement plus valorisant que le "je ne comprends pas comment vous faites, moi j'ai préféré m'arrêter de travailler parce que les enfants ont tellement besoin de moi". C'est alors que ma belle-mère intervient en général (voir ici) parce que si je peux parfaitement comprendre qu'on soit heureux à élever des enfants à temps plein, j'ai beaucoup plus de mal à concevoir qu'on n'accepte pas que la réciproque soit possible.

On enchaîne donc avec les enfants entre le fromage et le dessert. Ah, les enfants.... On a tous envie d'expliquer aux autres comment on est de meilleurs parents qu'eux ! Je raconte mes petits soucis de petits enfants et les parents de pré-ados ou d'ados racontent leurs grands soucis de grands enfants. Bien sûr, on ne peut échapper aux risques d'Internet… et je me dois, en vraie geekette, d'expliquer qu'il faut y être, ne serait-ce que pour être l'ami(e) de son ado sur Facebook… Certains sont d'accord, d'autres ne comprennent même pas qu'on puisse laisser son enfant toucher à un clavier d'ordinateur ! Au fait, c'est quoi Fayecebouque ? Je suppose que l'avenir nous dira ce qu'il convenait de faire mais, ici comme ailleurs, je suis dubitative sur la véritable efficacité de l'une ou l'autre des méthodes. Ayant été une ado moi-même, je crois me souvenir que quand je voulais n'en faire qu'à ma tête, j'évitais d'en informer qui que ce soit.

On conclut sur la beauté de la région (ici l'Alsace), la gentillesse des hôtes, le repas exquis et le fait que, quand même, tout cela est épuisant… et qu'on prendrait bien l'air deux minutes.

Vous l'aurez noté, on évite les sujets épineux, religion, politique, âge du capitaine et on ne se pose pas tout haut la question de savoir si - oui ou non - les fiancés ont consommé leur union... dès fois que le grand-père sourd ne soit pas si sourd que cela !


2. J'ai besoin de respirer

Le problème quand on passe sa journée tous ensemble, c'est … qu'on est toujours tous ensemble.

Or, une Doudette a besoin de s'isoler et de se reposer.

J'ai fini la soirée de dimanche sur les rotules émotionnelles.

Trop de bruit, trop d'informations, aucune pause pour digérer ce flux tendu de rencontres, de discussions, de cris d'enfants (dont on imagine aisément leur état d'épuisement et donc d'excitation à la fin de la journée).

Je suis une solitaire sociable… Non, ce n'est pas incompatible ! J'aime les gens, j'aime les échanges mais... car il y a mais... j'ai besoin de me retrouver seule avec moi-même, de m'admirer le nombril au moins une fois par jour. Mon nombril est essentiel à mon bien-être. Quand je suis trop tournée vers l'extérieur, je m'atrophie, c'est pas beau à voir.


3. J'adore quand mes enfants sont heureux

Avec leurs cousins à faire les fous, les Poussins ont profité à fond du weekend.

Le pompon, ce que l'un et l'autre ont élu "meilleur moment" du weekend, fut la chasse aux oeufs dans le jardin de nos hôtes. Un jardin grand comme les Tuileries, avec de la végétation à foison. Ça en fait des coins et des troncs d'arbre pour cacher des lapins en chocolat. Car en Alsace, les cloches vont à Rome et les lapins apportent le chocolat dans leur petite hotte.

Ils étaient dix enfants à courir partout pour récupérer le plus d'oeufs possibles.

Le terrain de chasse était immense … et le butin aussi.

Pour le reste du temps (celui où nous, adultes, prenions racine, assis à table), les poussins furent parfait. Parfait, oui, j'ai délibérément choisi ce mot. Car ce qui est surprenant avec les enfants, quelque soit leur âge, c'est leur faculté à s'inventer des activités dans un lieu confiné, finalement sans être trop dans nos jambes. Entre la course entre les tables du restaurant (miraculeusement sans casse), les jeux tranquilles dans un coin, les dessins sur nappe (heureusement en papier), ils ont su s'occuper. Seule la Poussinette, à peine quatre ans, a trouvé dimanche soir vers 22 heures qu'il était grand temps, à la fin du repas, de s'endormir dans mes bras.

De même, les (mes ?) enfants ont une faculté à s'émerveiller d'un rien, ce qui pourrait inquiéter... si l'on ne gardait pas à l'esprit que l'enfant découvre ce qu'on connaît et que toute nouveauté est par essence magique. Ainsi, apercevoir une cigogne dans son nid rend réel l'imaginaire du bébé déposé dans un panier sur le perron. En arpentant les petites ruelles des magnifiques villages alsaciens (note à moi-même : il faut retourner en Alsace), le Poussin a tout de suite pensé à Hansel et Greatel. Mais le plus attendrissant fut d'observer le regard ébahi des Poussins, scotchés devant le petit train et la collection de Barbies du musée du jouet de Colmar...


4. Le vin d'Alsace, c'est bon

La plupart des festivités étaient organisées par un ami de la famille de la fiancée, producteur de vin.

Nous avons donc eu droit a de l'excellent vin à table….

… et à une visite des caves dudit producteur.

La visite fut non seulement passionnante (je ne savais pas que le vin mûrissait dans d'aussi imposantes barriques) mais également sportive, la Poussinette ayant décrété que marcher n'était pas une option. Nous avons donc réalisé la visite avec une quinzaine de kilos dans les bras dont nous alternions, mon beau-père, le Doudou et moi, la charge. Une telle visite, aussi intéressante soit-elle, lestée de 15 kilos, n'est pas une visite que l'on peut vivre à la légère.

Comme le producteur de vins était mon voisin de table au dîner, je n'ai pas osé lui avouer que je n'avale du vin que trois fois par an lorsque mon père ou mon beau-père, désespérés de mon peu d'intérêt pour la chose, dénichent une excellente - selon eux - bouteille au fond de leur cave et insistent pour que j'en boive une goutte. Mon voisin-producteur m'a ainsi servi un verre de Pinot Gris. Miam… Et oui, lecteur attentif, j'admets que j'ai trouvé cela à mon goût le Pinot Gris, des fois que tu souhaites m'en envoyer une caisse.

Du coup, le lendemain midi, j'ai accepté un verre de Riesling. Très bon également.

Aurais-je enfin trouvé une gamme de vins que j'apprécie ?

A suivre...

Hips !

jeudi 8 avril 2010

Comme aborder une femme (moi !) en 2010

En ce weekend pascal, mon beau-frère, le frère du Doudou, se fiançait [et non : en ce weekend, Pascal, mon beau-frère...].

De vraies fiançailles comme on en fait plus, avec remise de la bague qu'on voudrait toutes avoir la même et présentation des familles.

Au programme du weekend, des repas pantagruéliques et du vin d'Alsace. Beaucoup de vin d'Alsace.

Et, pour moi, une plongée dans un certain milieu, sans que l'on sache bien ce que certain signifie.

La façon dont on s'adressait à moi était cependant représentative d'une certaine représentation de la femme dans ce certain milieu, dont certains semblent avoir du mal à se défaire.

Une simple question de sémantique qui, quand on la décortique, en dit beaucoup sur le chemin qui reste à parcourir pour faire de nous l'égal de nos hommes.

Quelques exemples vécus.


Exemple 1 - les présentations

- Bonjour, fait un membre de la future belle famille du Doudou (pour la facilité du récit, ci-après dénommé "MBF" pour "Membre Belle Famille").
- Bonjour, répond le Doudou.
Pendant ce temps là, je fais la plante verte derrière le Doudou, un demi-pas derrière. J'ai beau faire plus d'un mêtre cinquante et n'être pas une brindille, je suis transparente.
- Et vous êtes ?…., demande MBF, tout en attentions sincères pour un Doudou affable.
- Le frère du fiancé.
Je suis là, toujours un pas derrière, je piaffe. Je veux faire mon entrée. MBF s'en contrefiche… mais le Doudou sent les éclairs de mon regard acéré le percer le cou.
- Je vous présente Doudette.
C'est à ce moment que je fais mon entrée, tout sourire, les dents de lapin en avant.
- Bonjour, je suis Doudette.
Oui, le Doudou l'a déjà dit mais sinon j'ai pas d'opening joke qui fonctionne dans ce certain milieu.
- Ah., fait MBF, vous êtes la femme de Doudou ?

Je dis "oui" mais, voilà, en fait, ce que j'aimerais répondre une question posée de cette façon, c'est "non", noooooooon !

Parce que je ne suis pas la femme de Doudou, il est mon mari… ou mieux nous sommes partenaires, personne n'ayant la propriété de personne. Et si on pouvait cesser de nous prendre pour les choses de nos hommes, on pourrait peut-être nous voir telles que nous sommes, des êtes humains.


Exemple 2 - le travail

- Alors, Doudou, vous faites quoi dans la vie ?

Ce qui signifie pour ceux qui n'auraient pas compris, quel est le métier si valorisant qu'il fait votre vie ? En bonne WorkingMom que je suis, je ne peux qu'adhérer, le travail est une partie inhérente de moi (tout comme ma famille, ce blog, mes enfants, mes névroses, mes angoisses, mes fous rires, etc.).

Sauf que voilà ce qu'on me demande, en hésitant, comme si la question était incongrue et qu'on risquait de gaffer:
- Et vous, Doudette, avec de si jeunes enfants, vous travaillez ?

Ainsi, moi, on ne me demande pas ce que je fais dans la vie, on suppose qu'avec de si jeunes enfants, ce que je fais dans la vie, c'est de les élever…. Le travail, c'est un accessoire pour maman, une occupation divertissante, j'imagine. D'ailleurs, le ton utilisé pour poser la question est celui que l'on emploie avec un malade en phase finale. On n'ose pas. On se dit que, si je ne travaille pas, ça va me vexer et, sans doute aussi, que si je travaille ça me gênera aussi de le dire.

M'enfin, comme je travaille, hein, comme vous le savez, je leur explique ce que je fais. Pour être honnête, je suis hyper fière d'expliquer ce que fais dans le vie, moi !

Et là, je vois les mâchoires se détacher... je suis une bestiole.


Exemple 3 - l'organisation

Une fois que j'ai expliqué ce que je fais, forcément, ca perturbe mes interlocuteurs.

- mais comment faites-vous pour les enfants, avec tous ces voyages ?

MBF est sincèrement inquiet, comment mes enfants font-ils pour survivre dans ce monde hostile ?

- J'ai un mari qui assure !

Regards compatissants au Doudou… l'homme qui assure reste un animal exotique.
- Et vous n'avez jamais pensé à lever le pied ?

- C'est pour ça que j'ai changé de boulot.

Regards interrogatifs. La femme qui accepte un boulot de cadre dirigeant avec voyages professionnels n'est pas vraiment leur conception du levage de pied.


Et je dois dire que, dans ces quelques petits moments de solitude au milieu d'un weekend vraiment réussi par ailleurs, j'ai pu compter sur un soutien de choix. Ma belle-mère. La maman du Doudou. Ma belle-mère qui entre autres activités dans la vie a élevé trois garçons, dont le dernier se fiançait donc ce weekend. Car ma belle-mère est mieux qu'une féministe, c'est une femme moderne. Elle a élevé ses enfants en leur expliquant que leurs épouses travailleraient, qu'elles auraient des carrières qui seraient importantes pour elles et que l'équilibre de leur couple en dépendrait. Ma belle-mère pense et affirme qu'une femme équilibrée et épanouie est ce qu'il y a de mieux comme maman pour ses petits enfants… Elle est la première à se réjouir de nos réussites professionnelles et à nous encourager à progresser.

Ca et d'autres choses encore, elle en parlé ce weekend.


Et d'ailleurs, ma future belle-soeur, la fiancée, est une brillante interne en médecine. Je doute qu'elle ait fait toutes ces études pour cesser de travailler à son premier bébé, comme l'ont fait certaines des MBF féminines rencontrées ce weekend. Autres temps, autres moeurs... Et j'imagine que ces questions qu'on m'a posées, on les lui posera à elle aussi.

Je lui souhaite bon courage et bienvenue dans la famille !

mercredi 7 avril 2010

Vi(e)rtuelle

A un moment, quand on a une activité sociale importante sur le web, on commence à ne plus pouvoir garder une barrière étanche en ses différentes vies. Je le savais. J'en avais conscience dans une abstraction théorique comme je les conceptualise dans mon bain mais, avant de l'avoir vécu, j'avions pas réalisé que ça pouvait être aussi enrichissant.

Attention ! billet garanti plein de liens hypertexte vraiment intéressants.

Jusqu'ici, c'était simple.

J'avais un blog sous pseudo (Doudette), un compte twitter sous pseudo encore (@mamandoudette parce qu'une demoiselle a osé être @doudette avant moi, l'inconsciente !)… et une vie réelle, en particulier professionnelle, totalement distincte. Peu nombreux étaient mes amis qui savaient que je tenais un blog et hormis le Doudou, P. et mon père, mes lecteurs étaient de parfaits inconnus.

Et puis j'ai commencé à avoir un tout petit succès d'estime (oui, je me la pète !).

Et puis, j'ai voulu rencontré ceux dont les twitts me plaisaient…

Et puis, j'ai quitté la Firme et donné le lien vers mon blog à certaines personnes que j'appréciais plus que les autres parmi mes anciens collègues.

Parce que ce blog, ce que j'en fais, ce que j'y écris, c'est une partie de moi. On ne peut pas se rêver écrivain (oui, je me la pète encore !) et ne pas vouloir être lu. C'est antinomique… J'ai eu envie que l'on en sache un peu plus sur moi, sur ce qui me faisait vibrer. Et écrire, ça me fait vibrer depuis toute petite !

Un jour, si vous êtes sages, je vous montrerai les poèmes que j'écrivais au collège, j'en ai un cahier complet. Il y a de grandes chances que je vive alors un grand moment de solitude mais je prendrai sur moi...

Pour revenir au sujet du jour, à force de communiquer IRL [traduction pour mon père : In Real Life]* et virtuellement, les interactions entre mes vies se sont accélérées.


1. Mes twopains - copains.

Twitter est un formidable accélérateur relationnel.

On a beaucoup parlé des fausses identités et des faux semblants qu'on y trouve (comme sur n'importe quel réseau social) mais on n'insiste pas assez sur le formidable lieu de découverte et de brassage social que ce forum peut être.

J'aime les rencontres incongrues, les affinités électives (voire électorales) et les rires partagés.

Cependant, à un moment, cela ne me suffit plus. Il me faut du visuel. J'ai besoin de partager un café, de trinquer avec mes interlocuteurs virtuels. J'ai besoin de passer à l'étape supérieure. Du coup, je veux toucher les gens que j'apprécie… Pas les palper de mes gros doigts boudinés, je vous rassure. Ce dont j'ai envie, c'est d'échanges verbaux et visuels, de sauts du coq à l'âne, d'échanges approfondis et d'expériences partagées.

Et jusqu'ici, je n'ai pas été déçue.

Il y a ceux et celles qui sont devenus de réels copains, avec lesquels on dine régulièrement, on brunche, on papote, ceux avec lesquels j'ai pris un verre et espère bien en prendre un autre… plus ça va, plus mes twopains connaissent mon identité IRL [c'est bon, papa, tu suis toujours ?], savent le nom de la Corporation qui me verse mon salaire, mon âge (oui, même mon âge, c'est dire la confiance !) et le prénom de mes poussins. Le prénom des poussins, c'est la stade ultime de la décontraction. Je n'ai aucune difficulté à raconter mes déboires amoureux, mes difficultés existentielles… mais le prénom de mes enfants est l'information que je rend le moins facilement publique. Va comprendre où l'on place ses barrières psychologiques…

Toujours est-il que, de rencontre en rencontre, je m'aperçois que certains de ceux (celles) dont je suis devenue proche ne sont pas forcément du même milieu social, de la même région, n'ont pas forcément les mêmes origines, les mêmes opinions que moi sur plein de sujets (les commentaires sur ce blog le démontrent aisément)… Cependant, nous partageons des valeurs communes de respect de l'autre et le même sens de l'humour.

Et j'en viens à me demander si l'humour ne serait pas le meilleur trait d'union entre des individus aussi disparates.


2. Mes rencontres bloguesques

A force d'écrire des billets plein de fautes d'orthographe, j'ai fini par avoir une petite cinquantaine de lecteurs réguliers, que je salue ici respectueusement [oui, papa, toi aussi !]. Vous êtes la raison d'être de ce blog… en plus, vous êtes flatteurs dans vos commentaires et j'adore ça.

Je suis sensible à la flatterie, moi. Je réagis bien aux caresses, ça me fait miauler.

D'ailleurs, si vous pouviez en rajouter dans le registre Doudette est un grand écrivain, elle a un style inimitable et on ne voit même pas ses énormes fautes d'orthographe, ben allez-y, je ne suis pas contre (euphémisme, bien sûr, parce que c'est le jour où je me la pète !).

Outre vos flatteries excellentes pour mon égo, grâce à ce blog, j'ai fait la connaissance de quelques autres blogueurs nettement plus célèbres que moi. Eux on des centaines de milliers de lecteurs et sont reconnus au delà d'un cercle restreint de petits commentateurs fidèles. Pour vous donner une image, c'est un peu comme quand Sarkozy rencontre Obama. Dans son petit pays, Sarkozy se prend pour le maître du monde… puis, il débarque à Washington...

J'ai ainsi débarqué récemment dans le monde de Manu, laquelle est aussi charmante et drôle in vivo que sur son blog, c'est dire si la barre est haute ! D'ailleurs, je vous préviens, si vous touchez un seul de ses cheveux, à Manu, je vous casse les côtes. Je suis son garde du corps virtuel... En outre, je réceptionne les chèques en ma qualité de trésorière de son fan club (on est deux dans ledit fan club pour l'instant mais si vous y mettez un peu du vôtre, on peut vite passer à ... cinq).

Ma rencontre avec la Grande Manu, je la dois à France Télévisions, que je suis sur Twitter et dont j'aime particulièrement les animateurs sur ma TL. A la fois spirituels et intelligents. Siiiiii c'est possible d'être les deux, pas comme la SNCF, d'où j'écris ce billet et où, quoi qu'on dise, on se caille.

On m'a aussi proposé d'être membre d'un jury littéraire. La grande prêtresse du monde blogesque, SeeMe, celle dont le blog est une référence pour ceux qui lisent et apprécient ce mode d'expression, m'a proposé à moi, Doudette parmi les doudettes, blogueuse anonyme et twitteuse frénétique, de m'assoir à côté de Ferocias, le gardien des peuples du soleil, Arf, au style si parfait, et Mlle Jones, qui manie aussi bien la plume que le crayon… et de choisir parmi une centaine de billets sur l'amour lequel me plaisait le plus. La tâche ne fut pas facile, les explications skypesques avec le reste du jury éreintantes. Maintenant que la balle est entre vos mains, à vous qui votez, je suis superbement contente du résultat. J'attends juste un bon dîner avec les membres du jury et notre gentille organisatrice afin d'entendre leur voix et de voir leurs regards (c'est ce qui me manque le plus dans la virtualité des échanges écrits, même en 140 caractères minimalistes).

Parce que je suis une SuperWorkingMom (oui, je me la pète toujours !), j'ai également été contacté pour parler de mes voyages d'affaires par un site super sérieux consacré aux déplacements professionnels et j'ai dit oui à leur offre de récurrence de participation à leur site… à la condition qu'un travail éditorial soit fait relativement à mon orthographe défaillant (vous l'aurez noté, ça m'obsède, ce truc, j'aimerais bien retrouver mon instit' de CP et sa méthode globale pour avoir une discussion constructive sur les méthodes d'éducation du début des ([19]*70's !).

Et puis, la muraille de chine que je voulais étanche entre ma vie professionnelle et ma vie privée se fissure également pour des raisons… professionnelles. Il y a des gens sur Twitter qui font le même métier que moi ou travaillent pour des gens qui font le même métier que moi. Il y a des gens sur Twitter qui ont un réseau professionnel similaire au mieux. Résultat mes connections sur Linkedin se peuplent de personnes rencontrées sur twitter. Ainsi va la vie…


En conclusion, je remercie le Doudou de m'avoir fait découvrir Twitter, vous, amis lecteurs, de lire ma prose, France Télévisions de m'avoir gentiment invitée pour la soirée des 5 ans de France 4 et de m'avoir placée à côté de Manu pour l'apéro… ils sont vraiment adorables les gens sur France Télévisions, le spectacle était génial, on m'a vue à la télé (oui, je continue de me la péter !) et y a pas à dire, le service public, qu'il soit radio ou télé, c'est quand même de la balle !

En résumé de la conclusion, c'est chouette les rencontres et vive la vie IRL [oui papa, encore...] ou virtuelle !


*merci à ma TL twitter qui m'a donné le truc pour avoir des [] sur un mac ! Sur Twitter, y a aussi un twopain pour ça...

lundi 5 avril 2010

La poussière sous le tapis

J'ai plein de super billets intelligents pour vous mais là, je veux juste partager avec vous un grand moment familial.

Nous rentrons de week-end ce soir.

Chacun range ses affaires.

La Poussinette rechigne un peu mais je la convainc de ranger le contenu de son sac de jouets en lui disant qu'après elle pourra jouer un peu.

Au bout de dix minutes, je la vois revenir, toute fière.

- Tu as rangé ?
Je suis dubitative.
- Oui. Ze peut jouer avé les gommettes ?
Les gommettes, ca fout des petits bouts partout mais, vu qu'elle a rempli sa part du contrat, je cède. Ok pour les gommettes, même si c'est presque l'heure du dodo. Je suis une maman conciliante.

Le Doudou passe par là. Je lui demande de vérifier si la chambre est effectivement rangée. Il jette un oeil dans l'entrebâillement de la porte de la chambre de sa fille et s'exclame :
- Bravo, ma chérie, c'est bieeeeeeen !
Du coup, je suis rassurée. Si le père a vérifié, ça ne peut être que parfait... Les pères sont intransigeants avec leurs filles, c'est une donnée scientifiquement prouvée. Ah non ?

J'ai besoin d'un truc dans le couloir, lequel passe devant la chambre de la Poussinette. Mais si, j'en ai vraiment besoin. Ce n'est pas pour re-vérifier. J'ai totalement confiance dans la parole de ma fille et le contrôle express de son père. Je pousse la porte de la chambre de Poussinette, juste pour pouvoir moi aussi féliciter Mademoiselle j'ai-quatre-ans-je-suis-grande-maintenant.

Effectivement c'est nickel. Honte à moi qui aies pu en douter.

Nickel, vraiment. A l'exception d'une chaussure de Barbie qui traîne près du lit. Mais une chaussure de Barbie, c'est tout petit, ça ne se voit pas. C'est normal que la Poussinette ne l'ai pas vue. Elle n'a que quatre ans. Je me baisse pour ramasser la petite chaussure dorée à talons hauts, que même Kate Moss, elle ne tiendrait pas dessus.... et là...

... sous le lit...

... qu'aperçois-je ?...

... la totalité - oui, la totalité ! - des jouets que la Poussinette a affirmé, la main sur le coeur ou presque, avoir rangés.

- POUSSINETTE !
rien.
- POUUUUUSSIIIIIIINETTE ! VIENS ICI ! TOUT. DE. SUITE !

L'accusé s'avance, tête basse.

Je réprime un fou-rire. Très mauvais le sourire quand on veut user d'autoritarisme. Je me dis que le fruit ne tombe pas loin de l'arbre. C'est quand même bibi qui planque des tas de papiers à ranger derrière une porte de placard opaque. Et la poussière sous le tapis ! Ce qui ne se voit pas n'existe pas, c'est bien connu. Mais rire, là, faut pas. Mais pas du tout. Je dois jouer mon rôle de maman.

- C'est quoi, ça ?

Poussinette est Merryl Streep. Elle pleure sur commande. Avec de vraies larmes qui coulent le long de ses joues. Je n'ai aucun mal à la faire avouer et à ce qu'elle promette de ne plus jamais recommencer. Les vraies actrices sont prêtes à admettre tout et son contraire, pourvu qu'on leur foute la paix et qu'elle puisse retourner à leurs gommettes dare-dare.

Elle a beau promettre, la Poussinette, je crois que je vais faire poser un verrou à la porte d'entrée de l'appartement dont j'aurais seule la clé, histoire de prévenir une éventuelle escapade nocturne.

C'est qu'elle est précoce, la fourbe !