lundi 30 août 2010

puzzle

Tout a commencé samedi, à l'hypermarché à côté de mon Chez Moi, vous savez là où je vais le weekend quand Paris sous la pluie me lasse et m'ennuie !

Le Poussin se plante devant les puzzles et dit :

- J'veux c'ui là !

C'ui, c'est un puzzle de 250 pièces, pour les "8 ans et plus" (c'est marqué sur la boite).

- T'es sûr ? T'as tout juste 6 ans, tu sais, ça va pas être facile.
- Je sais. Je veux c'ui là.

Une tête de mule, ce môme. On se demande de qui il tient...

Devant tant de détermination, que faire ?

J'hésite entre le ramener à la raison - un puzzle de cent pièces, c'est déjà pas facile ; il peut commencer par cela - ou lui donner une leçon.

Comme je suis joueuse (et le Doudou aussi), on choisit la leçon.

250 pièces ce sera.

Le Poussin pense qu'il a gagné une grande victoire sur ses tortionnaires de parents. Rira bien...

A peine arrivé, le puzzle est déballé. Le Poussin ne peut pas attendre.

Il s'enferme dans la salle destinée aux jeux d'enfants et n'en sort que pour boire, manger et autres actions que la nature contraint l'homme à accomplir même s'il n'en a pas envie. Comme l'enfant mange et boit beaucoup (rapport à la croissance et autres réjouissances de la petite enfance), il sort beaucoup de son antre.

Je jette un oeil de temps en temps.

Les débuts sont laborieux mais le Poussin a de la méthode, il commence par les bords. Avant que vous ne commentiez, je l'avoue : oui, nous aussi, nous avons le tapis "ville" où l'on peut faire rouler les petites petites voitures. Vous noterez d'ailleurs que tenter un puzzle sur un tapis bariolé complique la tâche. Le Poussin aime les difficultés.

Au moment de passer à table (il est déjà 14 heures quand même, vu que nous sommes totalement décalés depuis les vacances), nous en sommes là :




Au bout de trois heures (on doit approcher les 18 heures), on a à peine avancé mais le Poussin ne se décourage pas.

- Regarde, Maman, j'ai presque fini la Russie, c'est bien hein ?
- C'est très bien mon Poussin. Tu sais, si tu ne finis pas ce weekend, c'est pas grave, tu finiras la semaine prochaine...
- T'inquiète, je vais finir.

On ne décourage pas les enfants, c'est une règle... mais quand même, il faut être réaliste. Jugez vous même :





La soirée avance... il est temps d'aller au lit.

Au moment de se coucher, le Poussin a découvert le nord du Groenland et un bout de la Chine. On progresse. Mais quatre continents et plusieurs océans restent dans les limbes... Pas très encourageant.




A peine levé, le Poussin s'y remet. Ce sera sa mission du weekend.

A midi, je suis impressionnée par les progrès accomplis, d'autant que le puzzle, c'est bien mais jouer aux chevaliers avec sa soeur, c'est également très tentant.

Quand on passe à table dimanche (toujours à 14 heures), on en est là :



Et là, je commence à y croire.

Il va peut-être y arriver.

Je commence à ranger la maison et plier bagages quand j'entends :

- MAAAAAAMAAAAAN, VIENS VOIR !!!!!!!!!

J'accours... et je constate :




Le Poussin a réussi !

... et il n'est pas peu fier :

- Tu en parleras sur ton blog, d'accord, maman ?

On notera que le summum de la notoriété pour le Poussin est d'être cité ici. Je suis une star (dans les yeux de mon fils).

Parce que celui/celle qui a reçu une bonne leçon n'est pas celui qu'on pensait, je lui dois bien ça.

En plus, je devais un peu y croire quand même parce que sinon, pourquoi aurais-je pris toutes ces photos ?

En conclusion, voici les deux leçons apprises de cet évènement :

1. l'iPhone fait vraiment des photos à chier;
2. il ne faut jamais sous-estimer la détermination d'un enfant.


dimanche 29 août 2010

Détails du jardin

Ce week-end, nous sommes partis sur un coup de tête à la campagne.

Parce que ce sont les derniers beaux jours.

Parce qu'on avait (plus) rien à faire à Paris.

Parce qu'on est mieux là-bas qu'ici... ou ici que là-bas, selon que l'on se place là-bas, ici ou vice-versa.

Bien sûr l'été touche à sa fin.

Bien sûr, la végétation n'est plus aussi foisonnante que ce qu'elle était.

Mais le jardin nous réserve encore de belles surprises.

Jugez par vous-même (photos prises avec l'iPhone 3GS, pas si mal, hein ?!?).

Dans quelques semaines, on aura encore de quoi se sustenter.

Des tomates (si c't' horrible petite bestiole qui est en train de grimper dessus de nous les dévore avant)...




Des pommes (si les vers ne les dévore pas avant)...




Du raisin (si les oiseaux, les guêpes...)...




Et quelques fleurs pour embaumer nos déjeuners dehors...




Et quand il n'y aura plus de fleurs... il y en aura encore...

Car il y a toujours un Poussin pour offrir une fleur des champs à sa maman.



samedi 28 août 2010

Blogueuses

J'ai participé à ma première rencontre de blogueuses.

Déjà, lecteur profane, sache que ça existe pour de vrai les rencontres de blogueuses.

La blogueuse retrouve ses congénères au premier étage d'un restaurant bio de qualité (oui, la blogueuse se doit d'être bio, ça fait partie de l'image). Elle boit de l'eau... ou du rosé. Elle porte un badge avec son pseudo et le nom de son blog pour qu'on la reconnaisse. Car souvent, la blogueuse, on la connaît pour ses écrits mais son minois reste un mystère. La blogueuse reste anonyme si elle veut. Son état civil et le petit nom que lui ont offert ses parents peuvent rester le secret le mieux gardé de la République pour qui le souhaite. La blogueuse, quand elle est en groupe, caquette, glousse et ricane.

Ami lecteur et néanmoins mâle, je te rassure, il existe également des rencontres de blogueurs... au sens mixte, le masculin l'emportant - hélas - sur le féminin... en grammaire ! Cependant, comme pour les loges maçonniques ou les séances de thérapie de groupe, il est parfois nécessaire de se rencontrer entre gonzesses-qui-bloguent, ne serait-ce que pour que nos époux ne craignent pas la concurrence des belles-plumes-masculines-qui-bloguent. On ne se raconte pas les mêmes trucs entre nanas qu'avec vous, messieurs... même si on adore également papoter avec vous. Enfin, nous papotons, vous faites hum, hum.

Toujours est-il que je me suis extraite du monde virtuel pour investir le monde réel.

Lorsque que j'ai ouvert ce blog, je l'ai fait pour moi, pour ouvrir une fenêtre vers un univers que je ne connaissais pas, parce que je me sentais engoncée dans mon costume de SuperWorkingMom, parce que j'avais besoin d'air.

Certaines font du sport, d'autres font de la couture. Certaines font du sport et de la couture mais celles-là, ce sont des extra-terrestres et je suis d'une admiration sans borne. Avant ce blog, je ne faisais rien pour valoriser mon ego. J'avais quitté le divan de mon psy quelques années auparavant... et le travail, les Poussins et le Doudou ne suffisaient plus à me combler. Ils étaient nécessaires mais pas suffisants, comme on dit dans mon métier de rigueur, de principes et de règles.

Il me fallait l'exception.

Alors quand le Doudou a dit ouvre un blog puis va sur twitter, j'ai suivi son conseil. En matière de geekeries, le Doudou il en connaît un bout. Je n'avais rien à perdre. J'ai tenté le coup.

Et ça m'a plu.

D'abord le blog et mes trois lecteurs (oui, au début vous étiez trois, dont l'ami Bouschon qui commente parfois et qui est mon premier fidèle, qu'il en soit remercié)... puis Twitter et de belles rencontres.

Bien cachée derrière les volets de l'anonymat, je me sentais revivre. Entre moi et Doudette, il y avait un canyon, ce qui distancie le réel du virtuel. Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre.

Mais l'anonymat n'a qu'un temps.

Un matin, on se réveille en se sentant des affinités avec les uns et les autres... et on s'interroge tiens, si je levais le voile.

Oh, je ne lève pas le voile totalement mais je découvre un pan.

C'est ainsi que j'ai accepté de participer à la rencontres de blogueuses susmentionnée, organisée par Manu pour la délicieuse Joelle, de visite en Capitale.

Elles sont charmantes, ces dames des blogs. Elles sont intelligentes. Elles ont des idées, de l'humour. Elle sont jolies et pertinentes. Un peu comme mes copines de la vie vraie.

Je pourrais toutes les citer mais je dois bien admettre que je n'ai pas retenu tous les noms.

Toutes m'ont séduite.

Certaines ont été un véritable coup de foudre à la fois amical et intellectuel.

Alors, parce que les trop longues listes sont souvent inutiles et que je doute que vous cliquiez sur tous les liens si j'en mettais une vingtaine, je vais me limiter à quelques-unes, les autres me pardonneront (j'espère).

  • Isabelle, dont le blog de maman est un bonheur et qui est aussi naturelle en chair et os qu'elle est spontanée sur son blog.
  • Sandra, de fraîcheur et de drôlerie habillée, une bulle de bonheur.
  • Nathalie, la Classe (avec un C majuscule oui).
  • Olympe qui ressemble à ses chroniques à la fois ferme et souriante.
  • Sandrine qui est ce qu'elle dégage, entre douceur et détermination.
  • Jane, tout petit bout de femme, souriante et amicale.
Ça fait six blogueuses. Une pour chaque jour de la semaine. Le dimanche, c'est repos !

Ne me dites pas que vous n'aurez pas le temps de le prendre (le temps) pour aller visiter leurs blogs. Elles m'ont charmée. Leurs blogs sont aussi différents qu'elles le sont hors les murs de la virtualité.

Vous ne le regretterez pas.

Et moi... ben moi, en maîtresse yodesque, je me dis qu'à d'autres rencontres de blogueurs j'assisterai.

mercredi 25 août 2010

Une histoire d'intégration : un américain à Paris


See Paris and...

Quand un jeune Arlequin américain d'origine colombienne rencontre une jeune et jolie Colombine belge sur les quais de la Seine, que se passe-t-il ?

Ben, de l'amour, les gars, de l'amour...

Vous n'avez donc jamais vu un Américain à Paris ?



Ça donne envie non ?

Revenons à nos amoureux...

Où mieux vivre cet amour naissant que là où la passion est née ?

Paris... Ville lumière...

Ville de l'Art. Ville de l'Amour. Ah...... La France....

Seulement, à Paris, on n'a pas les facilités qu'offrent les Etats-Unis pour financer les études...

Heureusement, notre américain est débrouillard. Il obtient une bourse. Et c'est ainsi qu'il devient ingénieur.

Quelques années passent.

Paris est toujours Paris... mais McDo' a envahi les Champs Elysées et Abercrombie & Fitch s'apprête à s'y installer également... ou pas. Les rumeurs vont et viennent au gré des autorisations administratives et du cours du dollar.

Aujourd'hui notre américain à Paris et sa belge épousée bénéficient d'une situation confortable, qui leur permet de financer les études de leurs enfants dans les meilleures écoles.

Intégration réussie ?

Je laisse la conclusion à la fille de ces parents, qui a accepté de nous raconter son histoire :

"... c'est une intégration très réussie. D'après moi, mes parents ont apporté un "plus" à la France, en amenant leurs compétences, leur ambition... Ils se sont également très bien intégré la culture française et adorent ce pays. Je pense qu'ils se sentent aujourd'hui tout aussi français que leur nationalité d'origine. Quant à ma génération, je trouve que cette multiculture est une richesse extraordinaire ; je suis Française et ouverte sur le monde, c'est la plus belle situation qui soit."

Ce melting-pot a la française n'est finalement pas une histoire belge...


Si vous souhaitez participer et me confier votre histoire d'intégration, c'est ici

mardi 24 août 2010

Fixettes

Je dois partager avec vous un moment intime de ma vie, afin que vous compreniez mieux comment fonctionne notre cercle familial.

Hier soir, après un long câlin dans le lit de papa et maman, Poussin et Poussinette regagnent leur couche. Chacun dans sa chambre.

Au début, tout va bien...

J'ai un mal de crâne qui me vrille le cerveau mais j'ai trouvé un moyen pour réduire la douleur. En soulevant légèrement la peau entre les deux yeux, je n'ai plus qu'une seule vis coudée qui tourne lentement au fond de mon oeil gauche. L'oeil droit est épargné. Bien sûr le moindre bruit fait l'effet d'un troupeau de tyrannosaures faisant la navette, au galop, toutes dents dehors, entre la nuque et l'orbite mais, toutes choses égales par ailleurs, c'est presque supportable.

Et soudain, un cri déchire la nuit.

- Y A PAS ASSEZ DE LUMIERE, J'AI PEUR !
Cri d'un Poussin en mal de compagnie, après deux semaines de vacances avec des parents ayant repris le travail le jour même.
- Y A LA VEILLEUSE ! C'EST COMME D'HABITUDE !
Réponse du père, lequel souffre d'un rhume qui le rend inapte au moindre mouvement, le rhume étant à l'homme ce que les douleurs de l'accouchement sont à la femme.
- NON, MAIS J'AI VRAIMENT PEUR !
Vous noterez qu'avoir vraiment peur est différent d'avoir simplement peur, ce qui plonge dans l'incertitude quand il s'agit de définir ce qu'est la peur simple (comparée à la vraie peur).
- J'AI PEUR.... J'AI PEUR... J'AI PEUR ..... (ad libitum).

Si l'on se souvient que le moindre bruit a un effet dévastateur sur l'état de ma boite crânienne, on imaginera aisément que j'ai alors besoin d'une dose conséquente de paracétamol. Je tente donc une extraction hors de mon lit, puis hors de ma chambre et me dirige vers l'armoire à pharmacie de la salle de bains, à la recherche de la panacée. Je passe devant la chambre du Poussin, d'où s'échappent des j'ai peur... larmoyants. Ce petit a la régularité du métronome. Impressionnant.

Je n'entends rien. Non, je n'entends rien, même quand, alerté par mon pas léger de pachyderme, les j'ai peur à peine audibles se métamorphosent en J'AIIIIIII PEEEEEEEEUR accompagnés de gros sanglots insistants (et culpabilisants).

- Allonges-toi, prends le doudou et respire tranquillement comme je t'ai appris, je glisse, comme ça, en passant devant sa porte.
- JE PEUX PAS !!!!!!! J'AI PEUR !
- Comment ça, tu "peux" pas ?!? Tu t'allonges ! tu respires ! en gonflant le ventre, tout doucement, comme je t'ai appris !!!! Ça calme, bordel !
Mais si, je suis très calme. qu'est-ce qui vous fait penser le contraire ?
- JE PEUX PAS !
- SI TU PEUX !
- NON, JE PEUX PAS, J'AI PEUR !
- T'AS PEUR DE QUOI ?!? AVEC LA VEILLEUSE, IL FAIT PLUS JOUR QU'EN JUIN EN PLEIN MIDI !
- J'AI PEEEEEURRRRR !

C'est là que la mouche du coche décide d'intervenir, tout de miel enrobé, de sa voix sucrée de peste de quatre ans :
- Maman que j'aime à la folie de toute la terre, z'ai zoif... J'veux de l'eau. S'il te plaît, maman chérie...
- ATTENDS ! JE CALME TON FRÈRE !
- Mais, euh, z'ai vraiment zoif...
Là encore, le lecteur attentif notera qu'on peut ne pas avoir vraiment soif quand on a soif.
- On ne dit pas zoif, on dit soif ! Quand tu le prononceras correctement on en reparlera.
- Mais z'ai zoiiiiiiffffff !
- Tu attends.
- J'AI PEUR !
- Z'AI ZOIF !
- J'AIIIIII PEEEEEEEEEURRRRRRR !
- Z'AI ZOIIIIIIIIFFFFFFFF !
Je suis d'une zénitude totale, vous l'aurez constaté. Avec dans la main les deux comprimés de paracétamol, je ne peux que constater que le dédoublement de personnalité, d'un côté, la migraine, de l'autre, la maman parfaite (si, parfaite !), est dans mes cordes. Je suis même capable de me dire que cette situation pourrait, le cas échéant, donner matière à un billet amusant. C'est dire si je délire...

Je décide de les laisser hurler et m'en retourne à notre petit nid d'amour. Je ferme la porte doucement pour ne pas réveiller le Doudou qui, bien sûr, s'est endormi comme une masse... Je me glisse sous la couette :
- Meuhhhh tu m'découvres là, j'suis malade, tu sais.
Oui, je sais.
Non, il ne dort pas.
- Ben moi, j'ai mal au crâne.
- M'enfin, tu vois bien que je suis malade. Je transpire.
Ça oui, je vois. Les chaussettes et la laine polaire en plein été, c'est évident que ça aide pas à s'aérer.
- Enlève le pull, t'auras moins chaud.
- Non, je suis malade. Je tue les miasmes.
- M'enfin, il fait 30 degrés dans cette piaule !
- Je suis malade, je te dis.
Et toujours derrière la porte les z'ai zoif et j'ai peuuuuur à peine assourdis par le contre-plaqué de la porte...
- LES ENFANTS, ON SE TAIT MAINTENANT !
Je ne hurle pas, je fais passer un message sans avoir besoin de me relever et d'ouvrir la porte, nuance. Le Doudou ne l'entend pas de cette oreille.
- M'enfin, tais-toi, j'suis malade.
Il commence à me les...
- Si t'es malade, soigne-toi. Prends des médicaments. On a plein de trucs contre le rhume dans la pharmacie.
- Non, ça fait mal au bide.
- Hein ?
- Les medocs, ça me bousille l'estomac. Je préfère être malade.
Mais bien sûr...
- MAMAAAAAAN, J'AI PEEEEEEEUR !
Voix douce et aimante du Poussin qui arrive jusqu'à moi.
- MAAAAAAAAAAAAAAMAAAAAAAAAAN, DE L'EAAAAUUUUUUUUUUUUU !
Voix douce et aimante de la Poussinette qui arrive vers moi.
- FAITES DODO !
Oui, j'ordonne parfois ce genre d'action extraordinaire comme de s'endormir à 23 heures passées en espérant qu'une fois, mes ordres soient suivis d'effet.
- JE PEUX PAS ! J'AI PEUR !
- ZE PEUX PAS ! ZE VEUX DE l'EAU !
- ON SE TAIT MAINTENANT !
Oui, ça aussi, c'est une injonction dont j'espère qu'un jour elle sera exécutée sans l'intervention de la force publique.

En parlant de force publique....
- BON, ÇA SUFFIT MAINTENANT, VOUS VOUS TAISEZ, SINON JE VAIS EXPLOSER. JE SUIS MALADE MOI !
L'homme a parlé.
Et là, le miracle pour une mère...
- PAAAAAPAAAA, J'AI PEEEEEURRRRR !
- PAAAAPAAAAAA, Z'AI ZOIIIIIIIF !
L'homme est malade. Il délègue.
- Vas-y, toi, je suis malade.
Parce que moi j'ai juste une petite migraine de midinette peut-être...

Mon crane, ses dinosaures et moi accomplissons finalement la tâche que nous devons accomplir. Notre destin de maman migraineuse. Nous nous relevons, ressortons de la chambre, allons dans la cuisine, remplissons trois vers d'eau. Le premier verre sert à avaler les comprimés de paracétamol, le second à étancher la zoif de mademoiselle, le troisième à calmer le Poussin qui finit par exprimer la raison de sa peur (une truc à voir avec la nouvelle nounou et la journée du lendemain) et à s'endormir aussitôt.

Quand je reviens dans la chambre, le Doudou ronfle... parce que, quand il est malaaaaade, le Doudou.... rrrrrrrr.....rrrrrrr..... rrrrrrr.....

lundi 23 août 2010

L'Elixir de Feu

Hier, je vous parlais de Guédelon.

A Guédelon, dans l'enceinte de la propriété, un homme seul présente un spectacle original et captivant.

A 13h13, 15H15 et 17h17.

Trois fois par jours.

Tous les jours ou presque.

L'Elixir de Feu. C'est le nom du spectacle.




Ce spectacle ne dépend pas directement du chantier médiéval, les artistes sont invités.

La seule rémunération de notre artiste protéiforme : les piécettes et petits billets que les spectateurs acceptent de jeter dans la bourse qu'il dépose au coeur de la scène de verdure à la fin du spectacle.

Cet homme est un poète, il joue avec le feu, fait des tours de magie, le tout sans une parole. Juste des borborygmes.



J'ai beaucoup ri, j'ai été émue.

Le Poussin était fascinée. La Poussinette a eu un peu peur du feu mais elle a également passé un excellent moment. Le Doudou a soufflé à la fin : "ouahou, c'était top !" De telles paroles, dans la bouche de mon homme, sont suffisamment rares pour être soulignées.

Quand on l'interroge, cet artiste singulier insiste sur la belle opportunité de jouer à Guédelon. Que le public, dans ce cadre là, après avoir arpenté les allées du chantier, est disponible, ouvert. Il ne le dit pas mais on le sent, ce public là est également généreux. On donne plus en vacances ou en weekend, quand on a passé un bon moment, que dans le stress de la vie parisienne. Une évidence.

Nous avons papoté quelques minutes et avons réalisé qu'il vivait il y a peu dans un hameau qui fait partie de la même commune que chez moi, dans ma campagne. Le monde est vraiment petit, j'vous dit. Si cela se trouve il connaît les gens du hameau. Je n'ai pas osé le lui demander.

En revanche, j'ai pris la carte de cet artiste si singulier. Si vous avez des envies de spectacle qui sorte de l'ordinaire, je les tiens à votre disposition. Il n'aime pas trop sortir de l'Yonne mais ce week-end, il jouait à Poitiers... qui n'est pas la porte à côté !



Si vous passez par Guédelon, ne manquez pas le spectacle, c'est un must !

dimanche 22 août 2010

Guedelon, chantier médiéval

Connaissez-vous Guédelon ?





Tout a commencé il y a des années quand des hurluberlus se sont dit "et si on construisait un château fort avec les méthodes et les moyens du moyen-âge ?".

Et puis quoi encore ? Ça va pas la tête ? T'as fumé l'herbe du pré ?

Parce que les idées les plus surprenantes sont parfois les plus audacieuses, le chantier a été commencé avec une cinquantaine de passionnés.

Depuis, pour financer l'expérience, ils accueillent le public, lequel finance en partie l'aventure.

Ça pourrait faire une jolie émission de télé-réalité, sauf qu'une telle émission qui dure sur 30 ans, faudrait trouver quelqu'un pour la financer.

Le principe, c'est de n'utiliser que des outils et moyens du moyen-âge, fabriqués sur place. Ça a valu à nos entreprenants bâtisseurs quelques déboires avec les autorités locales, notamment avec l'inspection du travail. Du coup, quelques entorses sont faites aux techniques d'époques (chaussures de chantier et casque sont exigés pour les travaux les plus dangereux). Sinon, c'est rigolo de les voir tous avec leurs vêtements tissés sur place avec les moutons du coins et teints avec les végétaux également cultivés sur place).



Une question m'a traversé l'esprit (déformation professionnelle oblige) : il y a une cinquantaine de salariés et autant de bénévoles (dont un bon nombre de compagnons du tour de France de passage) : a-t-on procédé à l'élection de représentants du personnel comme le prévoit la loi de notre pays au XXIème siècle ou considère-t-on que la main d'oeuvre servile est corvéable à merci comme c'était d'usage au XIIIème siècle ?

Comme Guédelon est à environ 10 lieues de mon chez moi, le Doudou accepte de nous conduire une fois l'an pour constater l'avancement des travaux. De vraies inspecteurs des travaux (pas) finis.

Nous sommes de mieux en mieux organisés. La dernière fois, on avait fait la queue une heure sous la pluie pour faire semblant d'avaler la tambouille du moyen-âge. Là, on a pris nos précautions. Pique-nique, ça a été (il y a une aire de pique-nique dédiée, bien ombragée).

Et heureusement parce que, même sous le soleil, j'aurais pas aimé être à leur place !



Les enfants adorent Guédelon.

Entre le spectacle (dont je vous parlerai demain car il ne dépend pas directement de Guédelon) et les ateliers, nous avons passé une excellente journée.

D'abord, les enfants ont testé l'atelier des tailleurs de pierre. L'an dernier, ils avaient essayé mais c'était un peu difficile pour eux. Cette année, le Poussin s'est débrouillé comme un chef !




Ensuite, nous sommes allés voir les animaux.



Figurez-vous, amis lecteurs, que les cochons gris, ça sent plus mauvais que le caca du cheval ET de la vache. C'est pas moi qui le dit, c'est la poussinette, dont l'odorat est particulièrement développé.

Nous avons passé pas mal de temps à regarder les artisans travailler et, bien entendu, la visite du château est toujours un grand moment. Surtout que maintenant, les enfants (surtout le Poussin) se souviennent de ce à quoi il ressemblait l'année précédente. Ils hésitent entre admirer les progrès accomplis et constater que l'avancement des travaux est nettement moins rapide que l'immeuble de logements sociaux (tout de béton pré-moulé) qui se construit derrière chez nous.

Nous avons quitté le lieu en passant par l'inévitable et lucrative boutique d'objets et jeux en bois et le Poussin a eu droit à sa tunique verte en bure, sur laquelle il lorgnait déjà l'an passé. Oui, nous autres, parents, sommes des êtres faibles qui cédons au regard implorant de nos enfants devant le énième jouet dont ils ont - paraît-il - absolument besoin.

En conclusion, je vous conseille Guédelon, une très agréable sortie en famille.

samedi 21 août 2010

Une histoire d'intégration : qui n'a pas volé l'orange ?



A voir la Movida, Juan Carlos et la princesse Laetizia, on en oublierait presque que pendant des années, l'Espagne fut sous la coupe d'un dictateur d'extrême-droite, Franco.

Parce qu'on ne peut pas tout accepter, un jeune couple espagnol, sans doute avec des sympathies républicaines, décide de fuir l'horreur franquiste.

Nous sommes au coeur des années 1940.

La Guerre se termine en Europe. Mais l'Espagne, elle, continue d'appartenir à cet homme qui ne tolère pas qu'on le contredise. Il faut partir. Le temps que les choses s'arrangent. Les dictatures ne perdurent pas... L'Europe se démocratise. Ce départ forcé ne durera pas.

Traverser les Pyrénées n'est pas le plus difficile. Arriver en France non plus. C'est simple de partir. On part pour quelques jours. Quelques semaines. On ne sait pas quand on traverse la frontière qu'on ne la franchira pas dans l'autre sens...

Le temporaire dure. La France offre un asile à nos exilés espagnols. Ils vivent difficilement en "camps de concentration", puisque c'est ainsi qu'on nomme alors ces camps de fortune où l'on met ceux dont on ne sait que faire. La France aussi croit au temporaire.

La France se trompe.

Notre couple espagnol réalise que leur séjour va se prolonger. Ils s'organisent. Ils montent un petit commerce et vendent des oranges (espagnoles, les oranges !) sur les marchés.

Leur réussite : leurs quatre enfants vont au Lycée. Certains font même des études supérieures. Trois de leurs enfants sont fonctionnaires. Administration française. Le quatrième, fraîchement diplômé d'une école de commerce, devient consultant.

La génération suivante poursuit la lignée : leurs domaines d'intervention professionnelle sont aussi divers que l'éventail des propositions offerts à ceux qui veulent étudier : informatique, expertise comptable, école de commerce, professeur...

Ici encore, je laisse la conclusion à celui qui a accepté de témoigner.

"L'intégration [de mes grands parents] était réussie. Ils ont travaillé toute leur vie pour cela et à leur mort ils ont eu les hommages des commerçants. Mes grands parents aimaient la France sans oublier les raisons qui leur ont fait quitter l'Espagne. Mon grand père était même militant politique, à gauche. Ils ne parlaient que Français, ma grand mère n'utilisait le catalan que pour éviter d'être comprise par mon grand père quand elle parlait avec sa soeur ;-). Je suis fier d'être français mais n'oublie pas ce petit bout d'Espagne qui est en moi."

Et maintenant, vamos à la playa ! (oui, mon espagnol est très limité).


Image :maison des drapeaux
Si vous souhaitez participer et me confier votre histoire d'intégration, c'est ici

jeudi 19 août 2010

Une histoire d'intégration : FrancOttomane !

Les Etats-Unis ne sont pas la panacée pour qui veut faire de longues études.

Non, non, non !

Savez-vous combien coûte une année dans une bonne université ? Vous les avez, vous, les 30 000 dollars ?

Elle non.

Elle a donc choisi la France.

Elle connaissait un peu. Elle était venu au début des années 1980, à la suite d'un coup d'Etat militaire dans son pays. Qui se souvient encore de cette époque ? De ces familles forcées de quitter le pays, de s'exiler. Et la France qui les accueille. Cette France terre d'asile.

La France était le pays de coeur. Ses parents parlaient français. Sa mère était venue étudier à Paris. Quatre ans. De 1968 à 1972. Le temps de vivre Mai 68, la révolution sexuelle, le départ de de Gaulle et l'élection de Pompidou. Ou pas. En fait, que sait-on vraiment de la vie de nos parents ? Qui sait ce que sa mère avait fait de ses années parisiennes ?

Son père aussi avait étudié en français. Le français dans la famille, c'était normal... les familles juives dans l'Empire Ottoman étudiaient en français, communiquaient en français. Le turc aussi, oui. C'était important le turc mais, pour communiquer entre eux, en famille, c'était le français.

C'est amusant, aujourd'hui, elle travaille en anglais beaucoup plus qu'en français. Les temps changent. Les modes aussi. Les langues des élites se banalisent.

Les langues changent...

Mais être français, ça reste quelque chose... oh oui...

Et française, elle l'est !

Oh ça oui, elle l'est.

Naturalisée en 2008, après 14 ans de titres de séjour étudiant.

Est-on encore étudiant quand on est docteur en Biologie et qu'on enseigne ? Qu'on a un contrat de travail avec l'université qui nous emploie ? Sans doute, oui. Pour l'administration en tous cas. Et peu importe que le contrat de travail soit de trois ans et l'employeur une émanation de l'Etat, le titre de séjour lui continue de n'avoir qu'une durée de trois mois, parfois un an si on est chanceux... Mystère des procédures administratives. Incohérence des recoupements d'information.

Et il en faut du courage pour devenir française. Les allers-retours dans les préfectures à des horaires délirants, les conditions déplorables d'accueil... Tout est fait pour ne pas vous donner envie de persévérer.

Mais elle a persévéré.

Maintenant, la carte d'identité en poche, elle est française.

Comme moi.

Comme vous peut-être.

Quant à savoir si l'intégration est réussie, Elifsu, qui a eu la gentillesse de me confier son histoire, ne le dit pas. Elle pense, peut-être à juste titre, qu'il appartient aux français de souche de se prononcer.

Je ne suis pas une française de souche et mon avis lui importe donc peu. Cependant, il suffit de jeter un coup d'oeil à son blog (ici) pour réaliser que cette fille est trop de la balle et qu'on a de la chance de l'avoir comme concitoyenne !


Si vous souhaitez participer et me confier votre histoire d'intégration, c'est ici

mercredi 18 août 2010

Chez soi

Je me suis souvent demander où était ma maison.

Mon foyer.

La maison dans laquelle j'ai grandi a été vendue il y a quelques années, juste avant la naissance de mon fils. Que ce soit un acte manqué ou un lapsus de la vie, j'ai eu du mal à digérer le fait que mon fils ne ferait ses premiers pas là où j'avais fait les miens. C'est idiot. J'avais toujours imaginé que cette maison serait celle où nous nous enfuirions le week-end quand, affolés par la grisaille et le stress parisiens, nous aurions besoin de sérénité.

Dans les moments d'angoisse et de désespoir, c'était vers cette maison que mes pas (et le RER A) me dirigeaient, presque inconsciemment. Je me souviens y avoir passé trois semaines en 1996 à veiller tard pour voir Marie-José Perec gagner à Los Angeles. J'y ai révisé mes examens de fin d'étude, entre Noël et le Jour de l'An, faisant fi des offres téléphonées de soirées arrosées pour fêter la nouvelle année. J'y ai balancé une langouste à la tête de mon oncle le lendemain du (re)mariage de mon père, fêté mes 20 ans en jouant à la balle au prisonnier dans l'allée.

Dès que j'avais besoin d'un endroit à moi, c'est sous ce toit là que je cherchais refuge.

Je m'y suis mariée. Enfin, non, je me suis mariée dans une mairie, comme vous. Mais ensuite, c'est là que nous avons reçu famille et amis. Nous n'avons pas une seconde pensé à un autre endroit.

Et puis, elle a été vendue...

J'ai fait mon deuil de cette maison.

Parfois, la nuit, j'en rêve. Je descends l'escalier, j'ouvre la porte du sas qui mène au jardin, derrière la maison. Je sors. Parfois, la porte ne s'ouvre pas. Je reste là. Et c'est bien. Parfois, le chien est là. Parfois pas. Mais c'est un rêve et je me réveille.

J'ai habité plusieurs appartements par la suite et, même, en même temps que je revenais trouver le calme dans cette maison.

Je les ai beaucoup aimés, mes appartements. Je m'y suis sentie bien. C'était là où je vivais... mais ce n'était pas chez moi.

Le Doudou et moi avons possédé un appartement dans l'Ouest parisien, puis un dans l'Est parisien. Dans les deux cas, les appartements sont beaux et fonctionnels. Bordéliques aussi. Comme nous.

Mais de là à dire que c'est mon chez moi... bof...

ET il y eut cette maison, à la campagne.

Ce n'était pas ma maison mais celle des parents du Doudou. J'aimais y aller en week-end. Elle avait du potentiel, cette maison, même si elle n'était plus aussi joyeuse qu'elle avait pu l'être quand le Doudou était enfant.

Un jour, mes beaux-parents ont eu besoin de la vendre et le Doudou a eu envie de l'acheter.

C'était sa maison de famille. J'ai soutenu son projet.

Aujourd'hui, c'est notre maison.

Progressivement, j'y mets ma petite touche.

J'ai repeint la salle de bain, créé une salle de jeu pour les enfants... et hier, j'ai customisé le salon à mon goût.

Cette maison, je l'aime. Je m'y sens bien.

Je râle quand on change un meuble de place, un vase de place. Je n'aime pas qu'on y range même si j'admets que je ne suis pas des plus ordonnées. J'ai d'autres qualités, hein, mais le rangement, ce n'est pas ma marque de fabrique.

Je suis égoïstement attachée à ces murs de pierre, à cette grange, à l'escalier en bois brut. Vous n'y verriez qu'une vieille ferme aménagée à la fortune du pot. J'y vois un havre de paix et de félicité familiale. J'aime le feu qui crépite dans la cheminée, le bruit de la pluie quand il y a de l'orage, la petite piscine en plastique dans le jardin, la treille centenaire, la vigne vierge et les abeilles qui y butinent en bourdonnant, le lavoir à sec au pied du jardin, la source qui lui donne son nom, le portique qu'on vient d'installer au fond de la carrière, le cerisier qu'on vient de planter et qui peut-être résistera jusqu'à l'été prochain, le noyer, les pommiers, j'aime la vue de la route quand on domine toute la vallée et observer une guêpe nous voler un morceau de viande aussi gros qu'elle, j'aime voir la maison baignée de soleil au petit matin et sentir lentement la nuit tomber à l'heure de l'apéro...

Je crois que j'ai enfin trouvé mon chez moi !


mardi 17 août 2010

Une histoire d'intégration : on n'est pas des sauvaches !



Cette histoire là aurait pu être la mienne.

Elle est courte, elle est belle et elle est drôle.

Pourquoi venir en France ?

M'enfin, parce que la France, c'est le Pays de la Révolution ! des Lumières !

"On n'est pas sauvaches tout de même, on va aller dans le pays de la liberté parce que la Pologne, la Russie, l'Allemagne, pas être bon pays pour juifs".

On ne connait pas la date où ces paroles ont été prononcées. On ne sait pas qui les a prononcé. Ce qui est terrible l'histoire de l'Europe centrale, c'est que cela peut être un peu n'importe quand, entre 1800 et 1950... tant de souffrance, tant de voyages...

Dans cette famille, le père, celui qui n'est pas un sauvache, est tailleur. Le fils saute dans l'ascenseur social, il devient psychiatre. Dans un cas comme dans l'autre, on tricote et on détricote, qui tes tissus, qui des pensées...

La petite-fille affirme avoir déchu en travaillant dans le web.

Qu'on la rassure de suite : être dans le web, c'est être au coeur du monde, être un passeur d'informations, être partout et nulle part. Quelle belle transmission des valeurs d'une lignée de voyageurs contraints, citoyens du monde avant l"heure !

Et quand on lui demande si elle est bien intégrée, la petite-fille répond :

"Voy, voy, pour les uns, non pour les autres. Pour certains, je suis devenue une assimilée".

Voy, voy, Madame l'assimilée. Un grand merci pour ce joli témoignage qui montre que l'humour est toujours là, même dans les moments les plus difficiles.


Si vous souhaitez participer, c'est .

lundi 16 août 2010

Lettre ouverte au Sénateur Alain Lambert


Monsieur le Sénateur,

Je ne vous connais pas - enfin, pas personnellement, je n'ai jamais eu cet honneur. Pourtant, je l'ai écrit ici, vous faites partie de la famille. De cette famille un peu spéciale qu'on se crée virtuellement... quand les soirées sont longues et que la télévision en bruit de fond ne suffit pas à nous offrir ce lien social que nous appelons tous de nos voeux.

On peut être comme Jegoun à l'apéro en banlieue parisienne, comme Shaya là haut sur la montagne, dans l'Orne comme vous ou lui, à la Rochelle, Metz, Marseille ou Toulouse... et faire partie de la même petite communauté qui se retrouve à heure régulière. On se rejoint là pour échanger sur l'état de la France, du monde, de l'univers et surtout... pour dire des bêtises plus grosses que nous. Les bêtises, pour les grands gamins que nous sommes, est un exhutoire-défouloir essentiel pour nous permettre, une heure, rien qu'une heure durant, d'être beaux... beaux et cons à la fois !

On me dira (et on m'a dit) qu'on ne peut pas avoir de liens solides avec des êtres qui ne sont que des mots sur un écran, qui plus est en 140 caractères. On me dira également qu'on ne sait pas qui se cache derrière un avatar, une simple photo, qu'on peut travestir son identité. Tout cela est vrai... et faux. Car la vérité est multiple comme dirait l'autre, celui qui enfonce des portes ouvertes.

J'ai rencontré virtuellement des personnes qui sont devenues des amis bien réels et j'ai parfois plus ri avec mes copains du net (dont vous, Sénateur) qu'avec mes amis de longue date.

Vous quittez ce lieu d'échanges et de rencontre qu'est Twitter parce qu'un journaleux a écrit que vous live-tweetiez la messe et alors même que cette information est erronée. Ayant pour ma part vraiment live-tweeté une messe (voir ici), je ne peux que me réjouir d'être inconnue. Ma célébrité se limitant aux quelques lecteurs réguliers de ce blog, je n'ai pas eu l'heur d'un article du plus grand quotidien de France... Seul le papa du Doudou n'a pas apprécié l'exercice et l'a fait savoir. Comme quoi, il suffit parfois d'un seul lecteur.

J'imagine que les paroissiens de l'Orne, peu friands de nouvelles technologies et hostiles à la communication 2.0., auront mal interprété votre démarche.

Pourtant, en toute objectivité, ce que vous avez écrit, que ce soit avant, pendant ou après la messe, ne cassait pas trois pattes à un canard. D'ailleurs, le caquetage du scribouillard de service en ce dimanche après midi était à la hauteur de l'évènement qu'il entendait souligner : ras les pâquerettes. Vous ne vous vexerez pas, Sénateur, si j'affirme ici que vos trois ou quatre twitts de dimanche matin aux abords ou dans l'enceinte de l'église étaient aussi plats que la plaine du Texas... Vous vous êtes contentés de constater quelques faits. Dont acte. Pas de quoi fouetter un chat. Mais le journaleux pensant flatter l'égo de la bigote ornaise a sans doute trouver que c'était déjà trop.

Je crains que les français (à défaut de la France) n'aient pas encore trouvé le moyen de considérer les rites religieux comme des évènements comme les autres. On live-twitte dans les couloirs de nos parlements, à l'hôpital, au Tribunal. Certains racontent leurs vacances, d'autres détaillent leurs relations conflictuelles au travail, d'autres encore narrent leurs déboires amoureux. J'en ai vu raconter leurs soirées arrosées, leurs nuits de veille et d'insomnie. Une demoiselle a détaillé les étapes de la naissance de son enfant, une autre sa transformation d'homme en femme. Mais si vous pénétrez dans un lieu de culte, c'est tabou !

M'enfin, pourquoi ?

Pourquoi ne puis-je pas raconter ce que le prêtre, le rabbin ou l'imam ont à nous dire ? Est-ce vraiment si sacré ? Si comme le souhaite le Président de la République, la laïcité doit être "positive" et les religions "un atout" (voir ici), alors nous devons tous pouvoir considérer les manifestations religieuses comme des évènements normaux de la vie civile. Nous devons pouvoir les relater, voire les commenter, en direct... comme nous le ferions pour tout autre fait digne d'intérêt.

Monsieur le Sénateur, j'ai été la première à vous taquiner lorsque vous avez indiqué être dans une église... Pourtant, je respecte votre choix, je respecte le fait que vous ayiez souhaiter l'évoquer, comme vous évoquez (évoquiez ?) sur Twitter ce que fait le quotidien de votre fonction d'élu.

Je vais regretter nos échanges, Monsieur le Sénateur.

Je les ai savourés, ces échanges !

Ce sont ces rencontres improbables qui font le sel de nos réseaux sociaux. Je dialogue avec vous, élu de la République venu de l'ouest, avec ma copine Muriel, contractuelle au pôle emploi là-bas dans l'est, avec celui-là qui ne sait pas où il va et celle-là qui sait trop d'où elle revient... ils ont entre 15 et 70 ans mes copains virtuels. Ils sont d'ici et de là-bas. Parfois de très loin.

C'est là l'essence même de cette petite communauté.

Vous l'avez dit à la presse : vous ne changerez pas d'avis.

Heureusement, seuls les imbéciles ne changent pas d'avis et vous êtes loin d'en être.

Ma demande compte sans doute moins que les opinions de ceux ou de celles qui vous ont soutenu dans votre choix de quitter Twitter mais j'ose espérer que cette petite complainte qui monte vers vous pèsera d'un (petit) poids dans la balance de vos résolutions.

Dernier argument pour vous convaincre... J'aurais tenté le tout pour le tout ! Si vous partez définitivement, le Doudou va se sentir bien seul quand il sera question de parler politique, c'est que les vrais mecs de droite ne sont pas foison là-bas.

Allez, Sénateur, s'il vous plaît, revenez....


Image : Peopletwitt, je l'aime bien - vous vous amusez.

jeudi 5 août 2010

Une histoire d'intégration : erreur d'aiguillage

Petite histoire d'intégration d'un Andalou qui monte dans un train, direction la Suisse, avec sa petite valise.

En carton, la valise.

Contrairement aux idées répandues en cette période où le compte en Suisse d'une célèbre milliardaire fait la une des journaux, il y a des valises pour la Suisse qui ne sont pas remplie de billets. Seulement quelques souvenirs qui rappelleront les campagnes brûlées au soleil d'Andalousie au moment de commencer une nouvelle vie... de l'autre côté des Alpes.

A priori, il n'est pas question de France dans cette histoire.

Sauf que...

Nous sommes en 1962.

Les trains directs de l'Espagne à la Suisse, ca n'existait pas (d'ailleurs, cela existe-t-il en 2010 ?).

Il y a une correspondance ferroviaire en France.

Notre homme descend du train.

S'il allait visiter ? Il y aura bien un autre train...

Plusieurs autres trains.

....


De fil en aiguillage, de train loupé en rencontres amoureuses, notre homme est devenu français.

50 ans plus tard, il y est encore.

Et c'est la France qu'il a dans son coeur.

S'il en faut encore une preuve, la voilà.

Il a pleuré toutes les larmes de son corps (et de son coeur) en voyant ça :




Pas en voyant ça (enfin si, un petit peu quand même, faut pas charrier !) :


Ne me demandez pas ce que les hommes ont avec le foot, qu'il soit de ce côté ou de l'autre des Pyrénées, ca me dépasse...

Merci au gentil anonyme qui a proposé cette histoire où il est question de train raté, de montagnes-frontière et de foot. Une histoire qui n'aurait pas pu être écrite si notre Andalou à la valise avait eu les moyens de s'offrir un aller-simple en 747...


NB : si vous souhaiter participer à l'expérience des histoires d'intégration c'est ici.

mercredi 4 août 2010

Une histoire d'intégration : les petits boulots

C'est séduisant un adolescent grec sur une plage...

... et une jolie française qui passe ses vacances au soleil ne peut pas laisser l'adolescent grec indifférent.

Il sont minces, ils sont beaux, il sentent bon le sable chaud (ici, les jeunes qui ne voyez pas à quoi je fait référence). Arrive ce qui doit arriver... C'est un beau roman, c'est une belle histoire, c'est une romance.... Ah non, ce n'est pas l'autoroute des vacances !Pas non plus Est-ce que tu viens pour les vacances ?. Non, c'est bien plus que cela...

Ben, c'est quoi alors ?

L'amour, mon petit, l'amour !

Et quand on est amoureux, on s'en donne les moyens.

Nous sommes en 1978.

Il venait d'avoir 18 ans, il était beau comme un enfant, fort comme un homme (oui, oui, c'est ici).

Notre amoureux grec décide sur un coup de tête de suivre sa dulcinée en France.

Bien sûr, cet amour soudain, ça chamboule ses plans. Les études aux Etats-Unis ne seront pas pour lui. Adieu Berkeley, UCLA, Columbia... Les bancs de la fac, c'est en France qu'il les essuie. Il se rassure en se répétant que, de toutes façons, il fallait partir. La Grèce n'est pas un pays où étudier. La dictature des colonels est encore dans toutes les têtes. Quatre ans ont passé, le régime se démocratise mais les stigmates restent.

Notre jeune homme amoureux rêve d'un ailleurs meilleur.

Seulement voilà...

Vivre en France n'est pas l'Eden que notre jeune homme grec avait imaginé. L'insertion professionnelle et sociale n'est pas des plus faciles. On peut être doué pour les études, avoir une maitrise en sociologie et une autre en philosophie, cela ne suffit pas à se sentir chez soi. Et le regard de la belle-famille n'aide pas : être papa à 20 ans, alors qu'on est encore un peu un adolescent, n'est pas ce qu'il y a de plus facile à faire accepter à des beaux-parents et il n'est pas besoin d'être étranger pour cela.

Pour survivre et faire vivre sa famille, notre jeune papa travaille, pas toujours légalement, sur des chantiers, souvent exploité et mal payé... et parfois pas payé du tout... Comme quoi, les entrepreneurs malhonnêtes, on en aussi chez nous.

Malgré un CV chargé et une parfaite maîtrise de plusieurs langues (français, grec, italiens, anglais), ses études terminés, notre papa plus si jeune que cela peine à trouver un emploi stable qui corresponde à ses compétences. De crises économiques en crises sociales, de découragements en chemin de traverse, les périodes de chômage s'allongent et les galères s'intensifient.

Vingt-quatre ans après son arrivée en France, notre homme constate l'échec de son parcours et de son couple... Il repart en Grèce.

L'échec ? Vraiment ?

Tiens, si on parlait de la seconde génération, de cet enfant conçu à 20 ans, deux ans après son arrivée en France ? Si on parlait de Neozox ? Pas du Neozox que vous connaissez sur Twitter ! Non, du Neozox de mon imaginaire, celui que j'ai construit avec les informations qu'il a acceptées de me confier.

Voici donc notre Neozox quittant l'école en seconde et enchaînant les petits boulots. Un vrai catalogue de l'Artisanat français, ces petits boulots. Neozox sait faire le vendeur en poissonnerie, le vendeur en charcuterie, le vendeur en fromagerie de supermarché, l'agent de surveillance, le manutentionnaire, un peu de secrétariat, le ramoneur, la main d'oeuvre sur des chantiers, le monteur de salle de spectacle.... C'est l'homme orchestre notre Neozox !

Sauf que les petits boulots, ça va quand on a encore l'âge d'être étudiant... mais à 24 ans quand le chômage insiste et que les perspectives sont nettement moins visibles que le phare dans le port d'Alexandrie, on se dit tiens, si j'apprenais un métier qui me plaise pour une fois ? Ben oui, c'est sympa les petits boulots mais c'est pas toujours amusant.

Et c'est ainsi que Neozox entame une formation en infographie suivie d'une autre formation diplômante de technicien supérieur en multimédia en alternance. Enfin, un métier. Ce n'est pas tous les jours faciles, il y a des moments où il faut continuer de faire des petits boulots peu gratifiants.

Mais... mais.... il y aussi les contrats free-lance et les missions d'intérim qui permettent de se dire qu'on ne s'est pas trompé de voie. Et avec le temps, notre Neozox trouvera un emploi stable, aura les contacts qu'il faut et fera carrière. Ça prendra le temps qu'il faudra mais la confiance est là.

Si le papa est retourné en Grèce pour des raisons qui n'ont pas qu'à voir avec la façon dont il a été accueilli, le fils, le Neozox de mon imagination, se sent complètement français... et n'a pas eu à pâtir du nom grec que lui a légué son papa ni de sa gueule, une gueule de métèque bien entendu. En revanche, habiter en Seine-Saint-Denis (oui, oui, le 9-3, bande d'ignares) n'a pas aidé.

Le vrai Neozox, celui a répondu au questionnaire a le mot de la fin :

Forcément un jeune qui plus est de cité (et un peu bronzé quand même) on lui fait pas forcément confiance (même s'il est un peu moins bête que la moyenne)...

et d'ajouter :

Je me sens intégré, mais surtout parce que je suis français dans mon âme, dans ma culture, dans mon éducation et aussi dans ma généalogie. Je ne peux donc pas admettre qu'on puisse parler d'intégration dans mon cas.

Et nous ne parlerons donc pas d'intégration mais d'une double culture,de partage, d'amour et de persévérance.

Un peu comme dans toutes la familles, qu'elles soient d'ici ou d'ailleurs.

Et puis, tiens, cadeau !





Si vous souhaitez participer avec votre propre (belle) histoire d'intégration c'est ici.

Une histoire d'intégration : Français par amour

Parfois, on quitte son pays parce que, économiquement, on n'a pas le choix.

C'est comme ça.

Ça peut se faire maintenant. Ça se faisait déjà alors. Et peut-être encore avant. Que sont les grandes migrations de nos ancêtres préhistoriques sinon des quêtes de mondes meilleurs où les arbres portent fruits et les animaux sont foison ?

L'homme dont je vous parle est né avec le Siècle. Pas celui-là. Le précédent. Il est philippin, originaire d'une famille nombreuse donc pauvre. Ou le contraire. Qui de la poule ou de l'oeuf ?

Il vit à Manille ou pas loin.

Plusieurs de ses frères et cousins ont émigré vers des pays industrialisés pour y tenter leur chance.

Lui persiste. Il travaille dur pour s'offrir des études à Manille. De petits boulots en petits boulots, il s'en sort.

Mais le téléphone n'existe pas. Les ordinateurs ne sont que le fruit de l'imagination de quelques auteurs de romans pour pucelles extatiques et jouvenceaux en mal d'aventure. Manille n'est pas encore le paradis de la hotline nocturne pour européen dont l'ordinateur plante soudain, au milieu de la nuit... Les Philippines ne sont pas un pays où une jeune homme pauvre et instruit peut réussir facilement.

Il faut partir.

Notre jeune homme décide de tenter sa chance à Hong-Kong, encore très britannique.

Nul ne sait si, quand il débarque, il croise ses condisciples philippines, nounous de fortune payées une broutille et logées dans une chambre-douche adjacente à la cuisine dans un condominium pour expatriés en transit. Peut-être sont elles là, assises dans l'herbe, un dimanche comme un autre, à se rappeler comment était la vie au pays, si proche et pourtant si loin de leurs préoccupations actuelles. Ou peut-être, anachronisme oblige, les nounous sont elles encore chinoises, Ayi de kimono vêtues. Comment savoir ?

Notre jeune homme ne reste pas longtemps à Hong-Kong.

De là, il se retrouve en Indochine française. L'Indochine de Marguerite Duras, celle de Wargnier. Notre homme parle anglais, pas français. Qu'à cela ne tienne ! Il trouve du travail dans une entreprise américaine. Il apprend le français. Parce qu'il a du talent et de l'ambition, il gravit lentement les échelons professionnels. Il épouse une Française (de mère italienne) et devient français par amour. "par mariage" diront ceux qui n'ont pas la fibre romantique.

Et la guerre éclate.

Une guerre qui ne dit pas son nom.

Comme une autre guerre dont on parlera sans doute dans ces histoires d'intégration.

Et ce français là, qui connaît à peine sa mère patrie d'adoption, débarque en métropole...

Notre français par amour et sa dulcinée ont alors un fils. Peut-être ont-ils d'autres enfants aussi mais l'histoire ne le dit pas... Où sont-ils nés, ces enfants de l'amour ? En Indochine ? En métropole ? En fait, peu importe. A la maison, on parle français, on pense en français. Le fils se sent français. Il est français.

L'intégration est réussie. Fin de l'histoire.

Fin de l'histoire, vraiment ?

Parfois, être français n'est pas tout. On a besoin de ses racines. On a besoin de son histoire.

Comme le dit joliment Irène Delse, à laquelle j'emprunte ce parcours:

Oui, c'est une réussite frappante sur le plan économique et culturel, mais je regrette que mon grand-père n'ait rien transmis de la culture de ses parents à lui, aux Philippines. Ni la langue, ni l'histoire de son pays, ni même la cuisine ou la musique... Alors que plusieurs membres de sa famille étaient musiciens, ce qui a permis à certains d'entre eux de gagner de quoi tenter leur chance à l'étranger. Lui, c'était par le travail intellectuel (il était comptable). Mais c'était une génération où de nombreux immigrés avaient intégré la supériorité de la culture européenne sur toutes les autres. Dommage.

Oui, c'est dommage... et en même temps, il y a un peu de sang philippin, un peu de sang italien qui coule dans tes veines, Irène, et cet héritage là, cette diversité qui fait ta force, personne ne pourra te l'ôter.

Et encore un grand merci pour ce voyage qui nous aura fait rêver d'un bout à l'autre du globe.


NB : si vous souhaitez participer à l'expérience, c'est ici.

mardi 3 août 2010

Histoires d'intégration - le lancement

Vous êtes nombreux à avoir répondu à ce petit questionnaire (ici) et ce serait vous faire injure que de mélanger vos histoires, si proches et pourtant uniques.

J'ai donc décidé de vous offrir un feuilleton de l'été (et de la rentrée). Ben oui, TF1 a oublié de nous le proposer, alors je m'en charge.

Vos histoires d'intégration à la sauce Doudette.

Forcément, je romancerai un peu.

Forcément, j'y mettrai de moi.

Mais au final, je promets de rester fidèle à vos parcours.

Le temps de rédiger les billets et je les mettrai en ligne au petit bonheur la chance entre d'autres billets qui n'auront rien à voir.

Vous pouvez encore participer si vous le souhaiter.

Si vous voulez que votre pseudo soit mentionné, mettez-le aussi dans le champ URL, j'ai oublié de demander la dernière fois. Résultat : j'ai quelques anonymes.

Et merci encore à ceux qui ont accepté de participer...

dimanche 1 août 2010

c'est pas beau de réclamer !

D'habitude, quand on me demande ce que je veux comme cadeau d'anniversaire, je dis : une surprise ! Et je fais un petit sourire entendu, qui signifie si tu te plantes, coco, gare à toi, ceci est un test.

Et je reçois au choix:
- un bijou,
- un sac,
- du thé,
- un machin électronique.

Et j'adore.

Si, si, j'adore.

Et pour mon anniversaire dans un an, je dirai pareil : une surprise !

....


Seulement dans deux ans, j'ai 40 ans.

J'ai 40 ans l'été 2012. Je suis une juillétiste !

Et pour mes 40 ans, je n'ai envie de bijoux, ni de sacs, ni de thé ni de rien qui fonctionne à l'électricité.

Parce que 40 ans en 2012, c'est l'aubaine.

2012 sera une grande année.

Alors, bande d'ignares, il se passe quoi l'été 2012 ?

Non, jeunes gens, ce billet n'est pas un billet politique. On s'en fout de la réélection possible de notre Président ou de son rival qui tarde à sortir du rang...

Pour mon anniversaire, vous n'imaginez pas que je rêve d'une victoire politique ?!?

Alors ca vous croyez ?




logo officiel

Non, ce n'est pas l'Euro de foot. Le foot j'aime pas trop... et j'ai pas envie d'aller prendre chaud en Pologne ou en Ukraine. Le climat Continental c'est pas trop mon truc. En plus, c'est loin ! Sans compter que les avions polonais qui volent vers l'Est, y en a qui n'arrivent pas entiers à bon port.

Et c'est monolithique le foot.

En plus, les français ne seront jamais prêts après leur pitoyable prestation de ces derniers mois.

C'est un mauvais plan l'Euro 2012.

Il y a beaucoup beaucoup mieux !

Pour moi, l'évènement de l'année 2012, c'est ça :


Logo officiel



Alors, ici, officiellement, j'annonce la couleur.

Pour mes 40 ans, je rêve d'aller voir les Jeux Olympiques à Londres.

J'ai déjà parlé sur ce blog de ma grande affection pour cette compétition.

Donc, voilà, une fois n'est pas coutume, je ne veux pas de surprise.

Ou plutôt si.

Je rêve de places pour les épreuves les plus sympathiques, pas forcément les plus demandées. Un p'tit peu d'Athlétisme quand même, c'est l'épreuve reine, on ne peut pas y échapper... mais sinon de l'escrime, des sports nautiques, du bâteau, de l'aviron entre Cambridge et Oxford... un package train + hôtel pas trop cher avec un petit mot doux dans une jolie enveloppe parfumée.

Voilà ce que je souhaite pour marquer le coup de quatre décennies.

Pour celui/celle qui veut organiser le voyage, le site des JO est .

La vente des tickets n'est pas encore en ligne mais on peut marquer son intérêt ici.

Il y a des règles s'agissant de l'achat des billets.

Et si on veut vraiment me faire plaisir, on offre également un billet :
(i) à mon Doudou (qui s'en fiche mais m'aime et veut me faire plaisir),
(ii) à mes enfants (qui finiront bien par un trouver leur compte... et de beaux souvenirs) et
(iii) à mon papa, qui viendra en râlant et sera ravi en y étant... parce que voir les JO dans la ville de Churchill avec mon père, ça ne peut être que grandiose.`

Et non, ce n'est pas trop tôt pour faire part de mes souhaits.

Parce que, si je compte sur mes proches pour deviner ce que je veux, on va rester à la maison et regarder ça à la télé.

C'est bien la télé... mais une fois, rien qu'une fois, j'ai envie de voir ça... pour de vrai.

Comment ça, c'est pas beau de réclamer ?