Comme chaque semaine, un petit résumé des épisodes précédents du roman interactif.
Vous aviez déjà lu ces épisodes là :
Episode 1 : mais que diable allait-elle faire dans cette galère ? (votre servante)
Episode 2 : j'ai besoin d'air (Patrice du blog des roches)
Episode 3 : écrire (Spads, qui en redemande)
Episode 4: la musique adoucit les moeurs (TitiMoby de vers au vent)
Episode 5 : Rêve et Alpaga (Manu des Chroniques de Manu)
Episode 6 : Renaissance (Carole de Nipette - le blog)
Cette semaine, les épisodes suivants on été mis en ligne:
Episode 7 : Ma vie sans moi (Krokette de Krokinouille)
Episode 8 : Respiration (Océane de Dans les souliers d'Océane)
Le relai a été passé à Sandra... dont on attend la contribution.
J'ai noté que Libelul souhaitait participer mais peut-être y en a-t-il d'autres. Vous pouvez laisser un commentaire pour qu'on note votre souhait mais, ainsi qu'indiqué dans les principes du jeu, il n'y a aucune obligation de passer à quelqu'un en particulier.
L'objectif est, tout en s'amusant, de faire découvrir des blogs, d'en découvrir soi-même et de voir comment cette histoire évoluera au fil de nos envies... J'ai pour ma part hâte de connaître la suite.
Petit rappel des principes (en orange, c'est Halloween):
1. On peut passer le témoin à qui l'on veut.
2. Si on vous passe le témoin, vous êtes libre de refuser mais faites le vite pour qu'on puisse passer le témoin à quelqu'un d'autre si vous ne pouvez/voulez pas.
3. Essayez de faire référence aux épisodes précédents dans votre billet pour permettre à un lecteur qui arriverait par hasard de lire le tout.
4. Le roman durera tant qu'on voudra.
5. On peut non seulement écrire mais aussi illustrer par des photos, des dessins. Chacun est libre de sa contribution.
dimanche 31 octobre 2010
Un roman interactif - la suite
Libellés :
un roman interactif
samedi 30 octobre 2010
Fili est arrivé...
Et voilà...
Fili est arrivé hier soir... sans se presser comme chacun sait, compte tenu des difficultés juridiques et les fourches caudines d'un vétérinaire intraitable (voir ici).
Quand le Doudou a ouvert la porte, le chien dans les bras, une horde d'enfants s'est précipitée sur lui. Deux enfants peuvent constituer une horde, lecteur de peu de foi, quand ils sont chauffés à blanc par une semaine interminable d'attente. Fili a été quelque peu surpris par cet accueil, certes chaleureux mais assez différent de la quasi solitude dans laquelle il vivait jusque là.
Entrer dans une famille n'est pas chose facile. Il faut s'habituer aux personnalités des uns et des autres. Tenez, par exemple, ce garçon de six ans qui saute partout et s'enfuie dès que le chien approche, pas très à l'aise avec les animaux, comment l'aborder ? Et ce grand gars, là, qui dit beau chien, beau chien en gâtisant et qui t'observe avec un sourire aussi béat que celui de Sainte-Thérese devant l'apparition miraculeuse, a-t-il vraiment toute la raison ? Et l'autre, là, qui reste assise sur le canapé, l'ordinateur sur les genoux, à rabâcher Mais fouttez-lui la paix à c'te pauv' bête!, sera-ce une amie ou une ennemie ? Non, finalement, y a que la petite là, qui te regarde bienveillante et tend la main en signe de paix... Elle, on peut lui faire confiance...
Et c'est ainsi que Fili s'est tout doucement approché de la Poussinette, assise en tailleur toute calme, et s'est lové sur ses cuisses. L'un comme l'autre semblaient parfaitement, totalement heureux.

Au début, Fili n'était pas très à l'aise avec le parquet.
Du coup, il n'osait pas s'aventurer hors de l'entrée.
Ça donnait un peu ça, avec dans le rôle titre, celui de celui qui se vautre les quatre pattes en l'air, notre Fili.
Progressivement, Fili a trouvé ses marques.
On lui a fait visiter l'appartement, qui a du lui sembler énorme comme un paquebot, à lui si petit qui n'avait jusqu'ici connu que l'espace exiguë d'une vitrine partagée avec un autre chiot.
Une fois les enfants au lit (ce qui fut pas une mince affaire, chacun voulant jouer avec Fili le plus longtemps possible), le Doudou a pu enfin profiter de son chien.
Et là, je peux vous dire que le Doudou était sur un petit nuage.
L'Eden du geek amateur d'animaux.

Le coucher n'a pas été simple.
Fili avait pourtant adopté son panier sans difficulté.
Et oui, lecteur, on aime la couleur et les rayures dans la famille. Le blanc Primavera n'est pas trop notre style (non, je ne me lance pas dans le blog déco, j'anticipe sur les commentaires).

Alors que je m'apprêtais à tomber dans les bras de Morphée, le Doudou a soudain eu l'idée saugrenue de laisser Fili dormir au pied de notre lit.
Au pied de notre lit !
Si, si, vous avez bien lu ! Dans notre chambre !
Jamais un enfant de moins de 4 ans n'avait passé une seconde d'une minute d'une nuit avec nous... et là, le Doudou voulait que le chien y passe l'intégralité du temps. Adieu intimité. Adieu tranquillité. Un chien, ça ronfle, un chien, ça pète, un chien ne se lave pas tous les jours.
J'ai dit non.
Mais mon avis comptait peu face à la détermination du néo-maître de Fili.
Heureusement, Manu a lancé cette incantation qui a parcouru Paris à la vitesse d'un réseau haut débit : "Brigitte Bardot, sort de ce corps !". Un grand éclat de rire s'est échappé de la cage thoracique du Doudou et il a été aussitôt désenvoûté.
Fili a donc dormi dans la salle de bain.
Nous avons suivi les conseils avisés de Dame Moop et avons laissé le chien dormir avec la chemise que portait le Doudou hier. Nous avons ainsi pu faire d'une pierre deux coups : Fili a dormi avec l'odeur de son nouveau maître et je me suis débarrassée d'une horreur que le Doudou gardait pour on ne sait quelle raison fétichiste. Vous savez, cette même raison qui font que les hommes conservent des vêtements élimés et démodés au motif qu'ils ne sont pas usés jusqu'à la corde et peuvent encore servir.
Le réveil fut simple, pisseux et cacateux.
Nous ne sommes pas encore au fait des heures de sortie et il a fallu faire un grand nettoyage après que Fili a eu marqué son territoire. J'ai alors pu remercié mon goût immodéré pour les parquets et autres carrelages et le rejet quasi-viscéral que m'inspirent les moquettes. Je ne suis pas convaincue que j'aurais eu le courage de shampouiner une moquette un samedi matin.
Après avoir grignoté deux ou trois croquettes (Fili n'a pas l'air d'avoir très faim au réveil), notre chien a fait la fête aux enfants qui ont sauté hors de leur lit tels des Zébulon surexcités...
... là, on dirait qu'il a adopté l'un des poufs rouges des enfants pour une petite sieste.
Peinard, le p'tit gars.
Fili est arrivé hier soir... sans se presser comme chacun sait, compte tenu des difficultés juridiques et les fourches caudines d'un vétérinaire intraitable (voir ici).
Quand le Doudou a ouvert la porte, le chien dans les bras, une horde d'enfants s'est précipitée sur lui. Deux enfants peuvent constituer une horde, lecteur de peu de foi, quand ils sont chauffés à blanc par une semaine interminable d'attente. Fili a été quelque peu surpris par cet accueil, certes chaleureux mais assez différent de la quasi solitude dans laquelle il vivait jusque là.
Entrer dans une famille n'est pas chose facile. Il faut s'habituer aux personnalités des uns et des autres. Tenez, par exemple, ce garçon de six ans qui saute partout et s'enfuie dès que le chien approche, pas très à l'aise avec les animaux, comment l'aborder ? Et ce grand gars, là, qui dit beau chien, beau chien en gâtisant et qui t'observe avec un sourire aussi béat que celui de Sainte-Thérese devant l'apparition miraculeuse, a-t-il vraiment toute la raison ? Et l'autre, là, qui reste assise sur le canapé, l'ordinateur sur les genoux, à rabâcher Mais fouttez-lui la paix à c'te pauv' bête!, sera-ce une amie ou une ennemie ? Non, finalement, y a que la petite là, qui te regarde bienveillante et tend la main en signe de paix... Elle, on peut lui faire confiance...
Et c'est ainsi que Fili s'est tout doucement approché de la Poussinette, assise en tailleur toute calme, et s'est lové sur ses cuisses. L'un comme l'autre semblaient parfaitement, totalement heureux.

Au début, Fili n'était pas très à l'aise avec le parquet.
Du coup, il n'osait pas s'aventurer hors de l'entrée.
Ça donnait un peu ça, avec dans le rôle titre, celui de celui qui se vautre les quatre pattes en l'air, notre Fili.
Progressivement, Fili a trouvé ses marques.
On lui a fait visiter l'appartement, qui a du lui sembler énorme comme un paquebot, à lui si petit qui n'avait jusqu'ici connu que l'espace exiguë d'une vitrine partagée avec un autre chiot.
Une fois les enfants au lit (ce qui fut pas une mince affaire, chacun voulant jouer avec Fili le plus longtemps possible), le Doudou a pu enfin profiter de son chien.
Et là, je peux vous dire que le Doudou était sur un petit nuage.
L'Eden du geek amateur d'animaux.

Le coucher n'a pas été simple.
Fili avait pourtant adopté son panier sans difficulté.
Et oui, lecteur, on aime la couleur et les rayures dans la famille. Le blanc Primavera n'est pas trop notre style (non, je ne me lance pas dans le blog déco, j'anticipe sur les commentaires).

Alors que je m'apprêtais à tomber dans les bras de Morphée, le Doudou a soudain eu l'idée saugrenue de laisser Fili dormir au pied de notre lit.
Au pied de notre lit !
Si, si, vous avez bien lu ! Dans notre chambre !
Jamais un enfant de moins de 4 ans n'avait passé une seconde d'une minute d'une nuit avec nous... et là, le Doudou voulait que le chien y passe l'intégralité du temps. Adieu intimité. Adieu tranquillité. Un chien, ça ronfle, un chien, ça pète, un chien ne se lave pas tous les jours.
J'ai dit non.
Mais mon avis comptait peu face à la détermination du néo-maître de Fili.
Heureusement, Manu a lancé cette incantation qui a parcouru Paris à la vitesse d'un réseau haut débit : "Brigitte Bardot, sort de ce corps !". Un grand éclat de rire s'est échappé de la cage thoracique du Doudou et il a été aussitôt désenvoûté.
Fili a donc dormi dans la salle de bain.
Nous avons suivi les conseils avisés de Dame Moop et avons laissé le chien dormir avec la chemise que portait le Doudou hier. Nous avons ainsi pu faire d'une pierre deux coups : Fili a dormi avec l'odeur de son nouveau maître et je me suis débarrassée d'une horreur que le Doudou gardait pour on ne sait quelle raison fétichiste. Vous savez, cette même raison qui font que les hommes conservent des vêtements élimés et démodés au motif qu'ils ne sont pas usés jusqu'à la corde et peuvent encore servir.
Le réveil fut simple, pisseux et cacateux.
Nous ne sommes pas encore au fait des heures de sortie et il a fallu faire un grand nettoyage après que Fili a eu marqué son territoire. J'ai alors pu remercié mon goût immodéré pour les parquets et autres carrelages et le rejet quasi-viscéral que m'inspirent les moquettes. Je ne suis pas convaincue que j'aurais eu le courage de shampouiner une moquette un samedi matin.
Après avoir grignoté deux ou trois croquettes (Fili n'a pas l'air d'avoir très faim au réveil), notre chien a fait la fête aux enfants qui ont sauté hors de leur lit tels des Zébulon surexcités...
... là, on dirait qu'il a adopté l'un des poufs rouges des enfants pour une petite sieste.
Peinard, le p'tit gars.
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Fili
vendredi 29 octobre 2010
Airport

J'aime les aéroports.
Un peu comme les gares.
Sauf que les gares sont nationales.
Les aéroports sont internationaux... d'ailleurs ils le vendent : ils s'auto-proclament "Aéroport International de Triffouilli-dans-le-Monde".
La gare est un carrefour. L'aéroport est un hub... comme le cousin Hub. Qui se souvient du cousin Hub, d'ailleurs ? Vous êtes trop jeunes, amis lecteurs et ça me chagrine (un peu). Bientôt plus personne n'aura les mêmes références que moi. Je disais donc qu'un aéroport, c'est nettement plus hype (note à moi-même : vérifier que le mot hype désigne toujours ce qu'il se fait de plus "in" sur cette planète ou si un autre mot est désormais usité par la génération montante).
Il n'y a rien à faire dans un aéroport.
Sauf des achats.
A ce sujet, j'ai une dent contre ADP, lequel ADP n'est pas que l'Amour est Dans le Pré mais également un Etablissement Public... à moins que ce ne soit devenu une société anonyme. Je sais le commentateur précis et tatillon, je prends donc les devants : je ne connais pas le statut d'ADP, je n'ai ni l'envie ni le courage de chercher... et en vrai, je m'en tamponne le coquillart.
Donc ADP.
ADP gère Roissy et Orly.
Roissy et Orly sont deux de nos aéroports soi-disant internationaux.
Or, la zone shopping dans chacun de ces aéroports est anémique, les restaurants sont désastreux. Fi de la Grande Cuisine et de nos couturiers exportables ! Là où Fiumicino sait mettre le chic milanais et la dolce vita à l'honneur, là où Heathrow offre un panel gigantesque d'offres commerciales, ADP peine à ouvrir deux magasins avant 9 heures et ne donne pour se nourrir que de la nourriture sous vide et à peine comestible. Chaque fois que je prends l'avion, je me demande s'il ne circulerait une pétition quelque part suppliant ADP de donner envie aux gens de faire escale à Paris plutôt qu'à Frankfort. Non, mais vous le croyez, ça, vous ?! Nos amis allemands peuvent nous donner des leçons d'art de vivre !
Une fois qu'on a bien usé de la carte visa (ou de l'amex) dans un aéroport, on lit les panneaux d'affichage. On se prend à rêver de sauter dans le vol pour Jakarta, Dubaï ou Lima. On note que le vol pour New-York est delayed et on se dit bien fait pour eux ! On attend qu'on indique la porte d'embarquement de notre vol... et on espère que la CGT n'est pas en train d'envahir le tarmac à Paris... on veut rentrer chez soi ou partir d'ici. Surtout pas rester coincé dans un hall d'aéroport, aussi sympathique soit-il.
On écoute la dame dans le micro expliquer en cent langues le futur de nos vies. Le vol pour New-York BA numéro 3072 est retardé d'une demi-heure. Merci de vérifier les panneaux d'affichage. The Flight for New York number 3072 is delayed by 30 minutes, please refer to the departing board. On entend des langues qu'on ne comprend pas. On sait que la dame qui évoque le vol pour Shanghai le fait sans doute en mandarin et que le monsieur qui lance un dernier appel pour Sao Paulo parle mieux portugais que nous.
Et que savons-nous de ces gens qui nous entourent ?
Cette dame qui mange son repas froid dans une petite mallette en bois posée sur ses genoux et qui semble prendre le même vol que nous est-elle française ? Qu'écoute le jeune homme assis par terre, le MacBook ouvert sur les genoux, les écouteurs dans les oreilles ? Son t-shirt Albercrombie & Fitch vient-il de Londres ou des US ? Où va-t-il ? d'où vient-il ? Et ce vieil homme qui tire douloureusement une valise rouge, certes format cabine mais tellement imposante qu'on ne voit qu'elle, pourquoi souffre-t-il autant ? Est-il en transit ? A-t-il mal au dos d'un trajet trop long et mal installé ? Et cette famille qui parle un espagnol que je ne comprends pas, est-elle d'Europe, d'Amérique du Sud ou d'Amerique du Nord ? Comme le saurais-je, moi qui ai étudié la langue de Goethe sans jamais la maîtriser ?
On ne sait rien de ceux qu'on croise dans un aéroport. On ne le reconnaîtrait pas si on les revoyait plus tard, dans un autre contexte. On ne veut rien savoir d'eux. Et pourtant ils intriguent.
J'aime les aéroport. Me trouver dans un non-lieu, totalement transparente, me rend plus forte. Parce que c'est d'abord un lieu d'anonymat. Un lieu de rien. Un lieu de passage... et que j'aime les lieux sans attache, les lieux de rencontre. Sans doute est-ce atavique, au regard du sang nomade qui coule dans mes veines.
Et vous ? Les aéroports, vous en pensez quoi ?
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Petits riens
jeudi 28 octobre 2010
Contrôle technique
Nous sortons de chez le médecin qui a procédé à la révision annuelle de progéniture.D'où il ressort que - au cours des six derniers mois - la Poussinette, 4 ans et demi, a grandi dans des proportions nettement supérieures à celles du Poussin, 6 ans.
Nous avons donc une Poussinette qui mesure désormais 2 centimètres de moins que son grand frère (l'honneur est sauf !) et pèse près d'un kilo de plus (faut dire qu'on a fabriqué une petit crevette).
Nous avons également eu droit à un vaccin par enfant et le Poussin, qui lit par dessus mon épaule, me demande de dire que sa soeur a été plus courageuse que lui.
C'est vrai.
Mais la Poussinette savait depuis une semaine qu'elle aurait une piqûre, elle s'y était préparée, avait eu droit à un patch anesthésiant... alors que le Poussin l'a découvert sur place.
Ben oui, quoi, un loupé, aucun parent n'est parfait.
A cet égard, je conseille fortement aux parents désorganisés comme nous d'accompagner les enfants en couple chez le médecin. Ça permet au papa de piquer un sprint vers la pharmacie récupérer le vaccin - dont on ignorait qu'il devait être administré à cette occasion - tandis que le docteur vérifie que la marchandise est en bon état de marche, sous l'oeil attendri de la maman.
Bref, quand les cris stridents du Poussin ont envahi la pièce, ça nous a pris un peu par surprise... et il n'est pas impossible que tout être vivant ait été réveillé à dix lieues à la ronde. En même temps, 18 h 30, c'est pas une heure pour dormir. Du coup, je soutiens totalement mon fils (qui me lit toujours, je le rappelle), dans sa tentative de secouer sensiblement un voisinage habitué à la quiétude des quartiers résidentiels. En outre, il n'est pas impossible que notre fils ait droit à une inscription au livre Guinness des records grâce à des hurlements d'une intensité qu'on a guère vu depuis certaines opérations commando d'un dénommé Rambo (le premier du nom).
Après cette épreuve sonore, nous avons évoqué d'autres histoires de sons avec le docteur, qui nous a confirmé que la Poussinette aurait sans doute droit à un bilan orthophonique à la fin de l'année scolaire. En attendant, elle doit continuer à ar-ti-cu-ler, ce qui n'est pas une mince affaire, d'autant que notre grande bavarde est restée mutique pendant toute la durée de la consultation, alors qu'on l'enjoignait à émettre un son afin que le docteur puisse se faire une idée de l'étendue des dégâts.
En conclusion de cette visite dite "de routine", il nous été confirmé que nous avions deux enfants en parfait état de marche, qui grandissent chacun à leur rythme et qui devraient si tout va bien ne pas revoir un représentant du corps médical avant six mois.
Cela a été attesté dans le carnet de route de la progéniture.
J'informe mes lecteurs qui n'ont pas d'enfants de ce que le rhume hivernal n'est pas une maladie et que donc ça compte pour du beurre dans le bilan médical de rentrée.
Crédit photo : romeroetjuliette
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Enfants
dimanche 24 octobre 2010
Fili
Et voici la première photo officielle de Fili, notre futur chien.

Je dis futur parce qu'une règle de droit de la consommation, couplée à une règle de droit rural nous interdisent d'en prendre possession maintenant.
Je vous le fais simple. Tant que l'animal n'est pas en parfaite santé, il ne peut être vendu, car il n'est pas conforme : notre Fili ne peut nous être délivré parce qu'il se gratte et perd un peu de poils. De l'avis unanime de nos amis propriétaires de chiens, de mon père, ex-propriétaire de chien(s) (dont il sera noté ici que, non, il ne s'occupera pas du chien quand on sera en vacances, aussi adorable que Fili soit) et de l'animalerie qui le tient du vétérinaire, ce serait dû au stress. Voilà, voila. Nous sommes en présence d'un chiot qui vient d'arriver de chez son éleveur et qui perd tous ses repères d'un coup. Tu m'étonnes qu'il soit stressé !
Nous avons proposé de signer une décharge. Mais non. Nous sommes consommateurs. Nous sommes donc des profanes en face de professionnels par définition (légale) sans scrupule. La loi nous protège.
Je m'en verrais bien rappeler au législateur que notre Fili n'est pas une marchandise comme une autre mais bon, je ne pense pas qu'une telle considération ait la moindre influence sur l'habileté de nos gouvernants à pondre des lois applicables en toutes circonstances. Je ne connais rien au droit de la consommation mais j'ai une certaine expérience d'autres domaines du droit et je peux affirmer ici que, à de nombreuses occasions, les meilleures intentions législatives deviennent, par le truchement d'amendements et autres révisions électoralistes, des textes totalement ubuesques, qu'il devient impossible à mettre en oeuvre sans sortir d'une grande école.
Nous sommes là dans l'une de ces failles que le droit connaît si bien : tout le monde pense qu'il serait mieux pour le chien et pour nous qu'il vienne vivre chez nous le plus vite possible et que notre vétérinaire fasse le suivi gratouille. Mais c'est illégal. Et on ne va pas à l'encontre des textes d'ordre public.
Toujours est-il que Fili est pour l'heure encore à l'animalerie.
Il y a cependant un progrès depuis une semaine.
Nous avons eu le droit de le voir et de le prendre dans nos bras quelques instants.
Notre droit de visite était certes limité mais largement mieux que la quarantaine qui nous avait été imposée jusqu'à vendredi soir. Nous y sommes donc allés deux fois ce week-end, avons pu faire des câlins, lui dire que nous l'attendions. Il nous a fait des léchouilles. J'espère que la prochaine fois que nous le verrons ce sera pour l'emmener hors de là !
Aujourd'hui, à chaque fois que des gens osaient s'approcher de la vitrine dans laquelle Fili et un copain jouaient ensemble, le poussin prenait une grosse voix pour dire "il est réservé" dès fois qu'il viendrait à l'idée de quelqu'un de vouloir faire une offre. C'est que le poussin et la poussinette attendent leur petit copain avec impatience. Bon, le Doudou et moi aussi, d'accord.
Nous sommes désormais tributaires de la visite du vétérinaire à l'animalerie, lequel vétérinaire doit confirmer que Fili est bon pour le service.
Pour ceux que ça intéresse, le long nom de Fili, celui qui sera sur ses papiers, c'est Filibuster. Avec un nom comme ça, il ne peut qu'être patient... et nous aussi.
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Fili
mardi 19 octobre 2010
De la conséquence d'une grève (fiction)
Donc demain je dois prendre l'avion pour aller voir Big Boss, venu des Etats-Unis pour me voir (ainsi qu'une dizaine d'autres) et qui a pris ses quartiers d'été ailleurs en Europe, quelque part où c'est simple pour chacun d'arriver, d'où qu'il parte.
Or, la CGT Air France appelle à la grève à Roissy justement pour demain (voir ici).
Non, je ne vole pas sur Air France. Je ne suis pas totalement naïve. Air France, c'est cher, y a rien à manger et, quand y a grève, ça reste cloué au sol.
J'ai pris mes précautions : je vole sur une compagnie étrangère, a priori fiable. Et une personne bien informée m'a assuré que l'aller-retour avec un (gros) plein de carburant était possible. Je ne suis donc pas destinée à souffrir d'une pénurie de kérosène.
Sauf que demain, il n'est pas certain que mon avion puisse atterrir à Paris ni repartir de là où il va. Quant au vol du retour vendredi, c'est la grande inconnue.
Les revendications de la CGT sont ce qu'elles sont et elles partent sans doute de sentiments louables de défense des droits des salariés qu'ils représentent.
Mais...
A petites causes, grands effets... ou le retour de la vengeance du boomerang masqué.
Car voilà ce qui pourrait se passer
(la suite est de la fiction... ou pas)
Vers 14:45, mercredi après-midi, Big Boss s'étonnera de mon absence.
- But where is she ? fera-t-il avec son accent inimitable.
J'aurai pris le soin d'envoyer un email affolé de mon Blackberry, confirmant que, malgré tous mes efforts, il m'est impossible de me rendre là où se trouve Big Boss, et ce pour plusieurs raisons très valables:
- jusqu'à la dernière minute, on m'a fait croire que peut-être mon avion volerait;
- prendre un billet par le train ou tout autre moyen de transport (au mépris de toutes les règles de la politique de voyage de la Corporation) serait une hérésie financière ;
- quoi qu'en pense Big Boss pour lequel l'Europe c'est tout riquiqui, non, traverser la Manche à la nage n'est pas une option.
Big Boss acceptera sans broncher et en souriant ces explications, confirmées avec force conviction par mon chef.
La réunion se tiendra. Sans moi.
Big Boss rentrera chez lui, de l'autre côté de l'Atlantique, après avoir visité quatre sites en Europe, sans même savoir dans quel pays ces sites sont. It's in EMEA dear...
Il me téléphonera dès son arrivée, me plaindra de vivre dans un pays où l'on empêche les gens de travailler... alors que bon, mon boulot (et celui de presque toutes les fonctions support) on peut le faire de n'importe où. Il ajoutera Can't you ? et je serai contrainte d'admettre que oui, je n'ai pas besoin d'être en France pour faire mon travail... et les autres non plus. Il raccrochera, flatté que je sois d'accord avec lui.
...
Deux mois plus tard, il m'appellera et m'annoncera que la Corporation a le projet de délocaliser les fonctions support matricielles dans un pays où la continuité du service peut être assurée sans difficulté.
Et c'est ainsi qu'une quarantaine de personnes (dont moi) se verront proposer un travail dans un autre état de l'Union Européenne, même pas moins bien payé (et avec des avantages sympathiques). Car dans la Corporation, on compare les rémunérations non pas à l'échelle d'un pays mais à fonction constante sur une échelle globale. Avec le Doudou, on hésitera... mais au final on acceptera peut-être parce qu'une expérience à l'étranger pour les enfants, ça ne se refuse pas.
Bien sûr, c'est de la fiction !
Des choses comme ça ne peuvent pas se passer.
Vraiment ?
Or, la CGT Air France appelle à la grève à Roissy justement pour demain (voir ici).
Non, je ne vole pas sur Air France. Je ne suis pas totalement naïve. Air France, c'est cher, y a rien à manger et, quand y a grève, ça reste cloué au sol.
J'ai pris mes précautions : je vole sur une compagnie étrangère, a priori fiable. Et une personne bien informée m'a assuré que l'aller-retour avec un (gros) plein de carburant était possible. Je ne suis donc pas destinée à souffrir d'une pénurie de kérosène.
Sauf que demain, il n'est pas certain que mon avion puisse atterrir à Paris ni repartir de là où il va. Quant au vol du retour vendredi, c'est la grande inconnue.
Les revendications de la CGT sont ce qu'elles sont et elles partent sans doute de sentiments louables de défense des droits des salariés qu'ils représentent.
Mais...
A petites causes, grands effets... ou le retour de la vengeance du boomerang masqué.
Car voilà ce qui pourrait se passer
(la suite est de la fiction... ou pas)
Vers 14:45, mercredi après-midi, Big Boss s'étonnera de mon absence.
- But where is she ? fera-t-il avec son accent inimitable.
J'aurai pris le soin d'envoyer un email affolé de mon Blackberry, confirmant que, malgré tous mes efforts, il m'est impossible de me rendre là où se trouve Big Boss, et ce pour plusieurs raisons très valables:
- jusqu'à la dernière minute, on m'a fait croire que peut-être mon avion volerait;
- prendre un billet par le train ou tout autre moyen de transport (au mépris de toutes les règles de la politique de voyage de la Corporation) serait une hérésie financière ;
- quoi qu'en pense Big Boss pour lequel l'Europe c'est tout riquiqui, non, traverser la Manche à la nage n'est pas une option.
Big Boss acceptera sans broncher et en souriant ces explications, confirmées avec force conviction par mon chef.
La réunion se tiendra. Sans moi.
Big Boss rentrera chez lui, de l'autre côté de l'Atlantique, après avoir visité quatre sites en Europe, sans même savoir dans quel pays ces sites sont. It's in EMEA dear...
Il me téléphonera dès son arrivée, me plaindra de vivre dans un pays où l'on empêche les gens de travailler... alors que bon, mon boulot (et celui de presque toutes les fonctions support) on peut le faire de n'importe où. Il ajoutera Can't you ? et je serai contrainte d'admettre que oui, je n'ai pas besoin d'être en France pour faire mon travail... et les autres non plus. Il raccrochera, flatté que je sois d'accord avec lui.
...
Deux mois plus tard, il m'appellera et m'annoncera que la Corporation a le projet de délocaliser les fonctions support matricielles dans un pays où la continuité du service peut être assurée sans difficulté.
Et c'est ainsi qu'une quarantaine de personnes (dont moi) se verront proposer un travail dans un autre état de l'Union Européenne, même pas moins bien payé (et avec des avantages sympathiques). Car dans la Corporation, on compare les rémunérations non pas à l'échelle d'un pays mais à fonction constante sur une échelle globale. Avec le Doudou, on hésitera... mais au final on acceptera peut-être parce qu'une expérience à l'étranger pour les enfants, ça ne se refuse pas.
Bien sûr, c'est de la fiction !
Des choses comme ça ne peuvent pas se passer.
Vraiment ?
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lundi 18 octobre 2010
Dîner de copines
L'autre soir, j'ai donc dîné avec Carole et Sandra...
Non seulement c'était très sympa... mais on s'est rendu compte avec Sandra qu'on aimait toutes les deux l'émission de Nagui N'oubliez pas les Paroles.
Et ça, amis lecteurs, c'est un scoop !
Parce qu'il n'est pas chose aisée de vous avouer que les enfants et moi regardons cette émission le soir (oui, presque chaque soir) vers 19 heures en attendant le Doudou coincé dans les embouteillages.
Vous m'imaginiez sans doute reprisant la tapisserie détapissée le matin, telle Pénélope se languissant pour son Ulysse, parti gagner le Canigou. A moins que vous ne pensiez que je feuilletais Shakespeare dans la Pléiade en attendant les jours meilleurs.
Ben non.
Un mythe s'effondre.
Je vous dois une totale transparence.
Le soir, quand on est tranquillou à la maison, on regarde Nagui.
Et même parfois, le midi, quand je bosse à la maison, je regarde Tout le Monde veut prendre sa place en mangeant mes pâtes Bolino (ben oui, le midi, je n'ai ni le temps ni l'envie de me cuisiner un bon repas. Alors, je Bolinote). D'ailleurs, le champion actuel, celui qui ne voit pas, était à la fac avec moi. Il n'a pas beaucoup changé depuis. Ma question existentielle du moment est : est-ce que la femme qu'il a épousée est celle qui le guidait dans les allées de l'université ? Je ne me souviens pas de la tête de la fille de l'université. C'est donc pas facile de deviner.
Nagui, je l'aime bien. Il est taquin avec ses candidats mais on sent qu'il les respecte et dans l'Emission de Chansons (oui, c'est là le nom que mes enfants ont donné à N'oubliez pas les Paroles), il semble même parfois admiratif soit du niveau de chant, soit de la culture musicale de certains candidats. Ça change des animateurs qui se moquent des invités plutôt que de rire avec eux.
Bref, voilà, bon, Nagui, quoi...
Je vous rassure, on n'a pas parlé que de cela avec Carole et Sandra... on a aussi papoté comédie musicale, Jo Dassin, Mike Brant et plein d'autres choses tellement importantes qu'il ne ferait pas bon les raconter ici.
A propos de Jo Dassin, celle-là est pour toi Sandra (et pour les autres aussi un peu) !
1970 - Joe Dassin - L'Amerique
envoyé par exprofesso. - Clip, interview et concert.
On va l'apprendre par coeur cette chanson et quand elle sortira dans l'Emission de Chansons, on pourra la chanter à tue-tête en dansant sur le tapis de nos salons !
Non seulement c'était très sympa... mais on s'est rendu compte avec Sandra qu'on aimait toutes les deux l'émission de Nagui N'oubliez pas les Paroles.Et ça, amis lecteurs, c'est un scoop !
Parce qu'il n'est pas chose aisée de vous avouer que les enfants et moi regardons cette émission le soir (oui, presque chaque soir) vers 19 heures en attendant le Doudou coincé dans les embouteillages.
Vous m'imaginiez sans doute reprisant la tapisserie détapissée le matin, telle Pénélope se languissant pour son Ulysse, parti gagner le Canigou. A moins que vous ne pensiez que je feuilletais Shakespeare dans la Pléiade en attendant les jours meilleurs.
Ben non.
Un mythe s'effondre.
Je vous dois une totale transparence.
Le soir, quand on est tranquillou à la maison, on regarde Nagui.
Et même parfois, le midi, quand je bosse à la maison, je regarde Tout le Monde veut prendre sa place en mangeant mes pâtes Bolino (ben oui, le midi, je n'ai ni le temps ni l'envie de me cuisiner un bon repas. Alors, je Bolinote). D'ailleurs, le champion actuel, celui qui ne voit pas, était à la fac avec moi. Il n'a pas beaucoup changé depuis. Ma question existentielle du moment est : est-ce que la femme qu'il a épousée est celle qui le guidait dans les allées de l'université ? Je ne me souviens pas de la tête de la fille de l'université. C'est donc pas facile de deviner.
Nagui, je l'aime bien. Il est taquin avec ses candidats mais on sent qu'il les respecte et dans l'Emission de Chansons (oui, c'est là le nom que mes enfants ont donné à N'oubliez pas les Paroles), il semble même parfois admiratif soit du niveau de chant, soit de la culture musicale de certains candidats. Ça change des animateurs qui se moquent des invités plutôt que de rire avec eux.
Bref, voilà, bon, Nagui, quoi...
Je vous rassure, on n'a pas parlé que de cela avec Carole et Sandra... on a aussi papoté comédie musicale, Jo Dassin, Mike Brant et plein d'autres choses tellement importantes qu'il ne ferait pas bon les raconter ici.
A propos de Jo Dassin, celle-là est pour toi Sandra (et pour les autres aussi un peu) !
1970 - Joe Dassin - L'Amerique
envoyé par exprofesso. - Clip, interview et concert.
On va l'apprendre par coeur cette chanson et quand elle sortira dans l'Emission de Chansons, on pourra la chanter à tue-tête en dansant sur le tapis de nos salons !
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Petits riens
dimanche 17 octobre 2010
Quelques slogans

Pour ceux qui n'auraient pas suivi hier, voici rien que pour vous quelques slogans de la manif... glanés de ma tour d'ivoire.
A titre préliminaire, je tiens à poser quelques hypothèses de travail, qui vous permettront de mieux saisir la portée de l'étude quasi-journalistique accomplie :
1. Le cortège étant séparé en deux, je ne peux ici reproduire qu'une partie des slogans entendus, ma conscience m'interdisant d'évoquer ceux que j'ai par la suite lu dans la presse ou entendu à la radio.
2. Les manifestants qui parlent au micro articulent souvent aussi bien que Marguerite Duras et Françoise Sagan réunies, ce qui rend l'audition quelque peu hasardeuse parfois.
3. La CGT était fortement représentée sous mes fenêtres. La photo est trompeuse. Le cortège de la Fidl ne devait pas faire plus de 30 mètres. En fait, la photo est à peu près représentative du nombre de personne suivant le gros ballon.
4. Je faisais la sieste au début de la manif' (ben oui, quoi, chacun ses priorités), je n'ai donc pas pu profiter du début du spectacle et ai ainsi loupé le Théâtre du Soleil et la Grande Ariane qui plane au dessus de nous comme sur un spectacle de Philippe Caubère.
Vous voilà prévenus.
Donc, par ordre d'entrée en scène:
- Ouh la la ! Ouh lé lé ! Ta reforme Sarko ! Elle va dégager !
- Public ! Privé ! Actif et retraité ! C'est tous ensemble ! Qu'on va gagner ! (et micro toujours ouvert) Le mec il a bu une sangria, il en est tout ragaillardi.
- La crise ! La crise ! Elle a bon dos ! Pas touche à ma retraite (pas compris la suite, la nana beuglait mais elle n'articulait pas)
- Chômeur à 30 ans, retraité à 80, non merci (également sur une pancarte)
- Qui sème la misère ! Récolte la colère ! Ré ! Vo ! Lu ! Tion !
- Tous ensemble ! Tous ensemble ! Grève générale ! (entendu plusieurs fois et repris par le poussin dans la salon sous l'oeil attendri de son papa)
- Il sert à rien ! Et il coûte cher ! Licencions ! Bernard Kouchner !
- Aujourd'hui ! Dans la rue ! Dès demain on continue !
- si tu es contre la reforme, tape dans tes mains !
immédiatement suivi de :
- si tu es contre la reforme, saute sur place !
- La reforme des conventions collectives ! On ! N'en ! Veut ! Pas ! Le forfait hospitalier ! On ! N'en ! Veut ! Pas !
- Et un, et deux, et trois enfants ! La retraite à 60 ans !
- Les jeunes sont la colère ! Les vieux sont la misère !
- Grève générale ! C'est dans la rue ! Que ça se passe !
- Tous en grève ! Reconductible ! Retrait ! Retrait ! De la reforme !
J'ai commenté sur twitter mais là, je vous laisse commenter à votre tour...
Je formule cependant deux recommandations aux manifestants pour la prochaine fois :
1. Ar-ti-cu-lez ! (demandez à Ariane, elle vous donnera des cours)
2. Chantez juste. (parce que là, vraiment, c'est un supplice, même pour moi qui ai l'oreille musicale d'un chimpanzé).
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L'Actualité
samedi 16 octobre 2010
Le roman interactif continue
Ca fait longtemps que je ne vous en ai parlé mais le Roman interactif continue.
Les quatre premiers épisodes sont toujours en ligne:
Episode 1 : mais que diable allait-elle faire dans cette galère ? (votre servante)
Episode 2 : j'ai besoin d'air (Patrice du blog des roches)
Episode 3 : écrire (Spads, qui en redemande)
Episode 4: la musique adoucit les moeurs (TitiMoby de vers au vent)
Depuis deux nouveaux épisodes sont arrivés.
Episode 5 : Rêve et Alpaga (Manu des Chroniques de Manu)
Episode 6 : Renaissance (Carole de Nipettes - le blog)
Il y un vrai suspens.
J'ai hâte de lire la suite... c'est génial de voir ce que nos imaginations peuvent faire... y a du suspens, des retournements de situation, de l'humour, du fantastique. Chacun y met son univers et c'est top.
Je rappelle le principe :
1. On peut passer le témoin à qui l'on veut.
2. Si on vous passe le témoin, vous êtes libre de refuser mais faites le vite pour qu'on puisse passer le témoin à quelqu'un d'autre si vous ne pouvez/voulez pas.
3. Essayez de faire référence aux épisodes précédents dans votre billet pour permettre à un lecteur qui arriverait par hasard de lire le tout.
4. Le roman durera tant qu'on voudra.
5. On peut non seulement écrire mais aussi illustrer par des photos, des dessins. Chacun est libre de sa contribution.
Et merci à tous et à toutes pour votre participation.
Si vous avez envie de participer, faites le savoir en commentaire ici... y a pas d'obligation mais cela permettra peut-être qu'on pense à vous.
Les quatre premiers épisodes sont toujours en ligne:
Episode 1 : mais que diable allait-elle faire dans cette galère ? (votre servante)
Episode 2 : j'ai besoin d'air (Patrice du blog des roches)
Episode 3 : écrire (Spads, qui en redemande)
Episode 4: la musique adoucit les moeurs (TitiMoby de vers au vent)
Depuis deux nouveaux épisodes sont arrivés.
Episode 5 : Rêve et Alpaga (Manu des Chroniques de Manu)
Episode 6 : Renaissance (Carole de Nipettes - le blog)
Il y un vrai suspens.
J'ai hâte de lire la suite... c'est génial de voir ce que nos imaginations peuvent faire... y a du suspens, des retournements de situation, de l'humour, du fantastique. Chacun y met son univers et c'est top.
Je rappelle le principe :
1. On peut passer le témoin à qui l'on veut.
2. Si on vous passe le témoin, vous êtes libre de refuser mais faites le vite pour qu'on puisse passer le témoin à quelqu'un d'autre si vous ne pouvez/voulez pas.
3. Essayez de faire référence aux épisodes précédents dans votre billet pour permettre à un lecteur qui arriverait par hasard de lire le tout.
4. Le roman durera tant qu'on voudra.
5. On peut non seulement écrire mais aussi illustrer par des photos, des dessins. Chacun est libre de sa contribution.
Et merci à tous et à toutes pour votre participation.
Si vous avez envie de participer, faites le savoir en commentaire ici... y a pas d'obligation mais cela permettra peut-être qu'on pense à vous.
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un roman interactif
mercredi 13 octobre 2010
Séance de rattrapage
Ouh là là...
Ça fait longtemps que je ne vous ai pas donné de nouvelles.
Vous vous êtes inquiétés ?
Z'avez appelé le Samu ?
Les pompiers ?
Je suis flattée.
Fallait pas...
J'ai pas beaucoup pensé à vous, moi...
Pas eu le temps.
J'avais d'autres priorités.
Dans la vraie vie du dehors.
Celle dont je vous parle ici.
Ben oui, faut quand même que je sorte de ma bulle de temps pour trouver de la matière à sujet de blabla.
Je vous donne des pistes :
1. J'ai pris le train...
2. J'ai vu la mer.
3. J'ai dormi à l'hôtel.
4. Je suis entrée dans une église.
5. J'ai participé à une fête de famille.
6. J'ai dîné avec des copines blogueuses.
7. J'ai été invité à un cocktail par la Firme qui m'employait autrefois.
8. J'ai dîné avec des copines non blogueuses et qui ne savent même pas ce qu'est un blog (si, ça existe).
9. J'ai dîné avec mon boss.
Choisissez le sujet qui vous plaît et je vous le raconterai.
Mais pas ce soir.
Ce soir, j'ai pas trop envie...
C'est l'hiver.
Je suis crevée.
J'ai envie de me mettre sous la couette et de prendre un bon gros bouquin.
Allez, bonsoir, amis lecteurs.
Je retourne à ma vie du dehors.
Mais je reviens vite.
Ça fait longtemps que je ne vous ai pas donné de nouvelles.
Vous vous êtes inquiétés ?
Z'avez appelé le Samu ?
Les pompiers ?
Je suis flattée.
Fallait pas...
J'ai pas beaucoup pensé à vous, moi...
Pas eu le temps.
J'avais d'autres priorités.
Dans la vraie vie du dehors.
Celle dont je vous parle ici.
Ben oui, faut quand même que je sorte de ma bulle de temps pour trouver de la matière à sujet de blabla.
Je vous donne des pistes :
1. J'ai pris le train...
2. J'ai vu la mer.
3. J'ai dormi à l'hôtel.
4. Je suis entrée dans une église.
5. J'ai participé à une fête de famille.
6. J'ai dîné avec des copines blogueuses.
7. J'ai été invité à un cocktail par la Firme qui m'employait autrefois.
8. J'ai dîné avec des copines non blogueuses et qui ne savent même pas ce qu'est un blog (si, ça existe).
9. J'ai dîné avec mon boss.
Choisissez le sujet qui vous plaît et je vous le raconterai.
Mais pas ce soir.
Ce soir, j'ai pas trop envie...
C'est l'hiver.
Je suis crevée.
J'ai envie de me mettre sous la couette et de prendre un bon gros bouquin.
Allez, bonsoir, amis lecteurs.
Je retourne à ma vie du dehors.
Mais je reviens vite.
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Petits riens
mardi 5 octobre 2010
Coordonnées
J'avais dit pas de billet de soir. J'ai même pas eu le temps de répondre aux commentaires des précédents, c'est dire si j'ai le temps d'écrire un billet !
Mais il y un évènement de la journée que je me dois de partager avec vous.
Ce matin, je téléphone à un Restaurant Parisien pour réserver une table. C'est la première fois que je réserve dans ce restaurant. Je n'y suis jamais allée.
On me demande mon nom.
Jusqu'ici normal.
Je le donne.
On me dit "Doudette ?". Enfin pas vraiment Doudette, hein, il utilise mon prénom de ma vie du dehors. Je ne suis pas célèbre à ce point-là.
Je suis sur le cul.
Je fais oui, par automatisme.
Après un instant d'hésitation, je poursuis:
- Comment se fait-il que vous connaissiez mon nom ?
- C'est l'ordinateur, madame.
Il a bon dos, l'ordinateur.
- Mais je ne suis jamais venue chez vous !
Faut pas me prendre pour une idiote.
- Non, pas chez nous. Mais vous avez réservé au Machin des Champs pour un déjeuner le 12 août 2009.
Effectivement, j'avais réservé au Machin des Champs (autre restaurant appartenant à la même chaîne de restaurants huppés) en août 2009. Je sais même exactement à quelle occasion. Mais que lui le sache, ça m'en bouche un coin.
Et le gugusse au bout de la ligne d'enchaîner.
- Votre numéro de téléphone est toujours le 01.44...... ?
Et de me citer le numéro de mon précédent boulot.
Je lui dit que, non, ce n'est plus mon numéro, et de lui donner le nouveau.
J'ai fini par raccrocher, très énervée.
A aucun moment, le type ne m'a demandé si j'étais d'accord pour qu'il stocke ces données, ni s'il pouvait les diffuser dans les autres restaurants du même groupe.
Là, j'en suis à me demander si je ne devrais pas notifier cette collecte de données personnelles sauvage à la CNIL.
Voilà, c'était le billet énervé du jour.
Mais il y un évènement de la journée que je me dois de partager avec vous.
Ce matin, je téléphone à un Restaurant Parisien pour réserver une table. C'est la première fois que je réserve dans ce restaurant. Je n'y suis jamais allée.
On me demande mon nom.
Jusqu'ici normal.
Je le donne.
On me dit "Doudette ?". Enfin pas vraiment Doudette, hein, il utilise mon prénom de ma vie du dehors. Je ne suis pas célèbre à ce point-là.
Je suis sur le cul.
Je fais oui, par automatisme.
Après un instant d'hésitation, je poursuis:
- Comment se fait-il que vous connaissiez mon nom ?
- C'est l'ordinateur, madame.
Il a bon dos, l'ordinateur.
- Mais je ne suis jamais venue chez vous !
Faut pas me prendre pour une idiote.
- Non, pas chez nous. Mais vous avez réservé au Machin des Champs pour un déjeuner le 12 août 2009.
Effectivement, j'avais réservé au Machin des Champs (autre restaurant appartenant à la même chaîne de restaurants huppés) en août 2009. Je sais même exactement à quelle occasion. Mais que lui le sache, ça m'en bouche un coin.
Et le gugusse au bout de la ligne d'enchaîner.
- Votre numéro de téléphone est toujours le 01.44...... ?
Et de me citer le numéro de mon précédent boulot.
Je lui dit que, non, ce n'est plus mon numéro, et de lui donner le nouveau.
J'ai fini par raccrocher, très énervée.
A aucun moment, le type ne m'a demandé si j'étais d'accord pour qu'il stocke ces données, ni s'il pouvait les diffuser dans les autres restaurants du même groupe.
Là, j'en suis à me demander si je ne devrais pas notifier cette collecte de données personnelles sauvage à la CNIL.
Voilà, c'était le billet énervé du jour.
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Petits riens
dimanche 3 octobre 2010
mon papa et moi
Ce weekend, mon père était à Paris.
Il vient quatre fois par an. Du coup, quand on se voit, c'est la fête ! Enfin, la fête... On ne sort pas les chapeaux pointus et les turlutus. C'est pas le genre du paternel ! Mon père n'aimant rien tant que de passer du temps assis sur le canapé à faire des mots croisés entouré de ses petits enfants qui piaillent autour de lui, on lui garde les pages "mots croisés" du Télérama et on l'observe.
Ça laisse du temps pour penser...
Et de me demander pourquoi, à 38 ans, quand je parle de mon père, quand je parle à mon père, je dis toujours "papa", voire "mon papa".
Ma mère, c'est ma mère. Pas ma maman. Depuis que je suis mère, c'est moi, la maman.
Mais mon père, c'est papa.
Vous allez me parler d'Oedipe et de son pendant féminin la belle Electre. Mais ce n'est pas que ça.
Il y a dans le langage des réminiscences d'enfance qui remontent à la surface. Devant nos parents, sommes-nous jamais des adultes ? Aurons-nous jamais des relations d'adulte à adulte avec nos parents ? Je n'ai aucune difficulté à construire ce genre de relations avec les parents du Doudou, mes beaux-parents.
Mais avec mes parents, le pourrai-je un jour ?
On est adulte en tous points, en tous moments. Sauf. C'est ce sauf qui fait le poids de nos culpabilités. Sauf avec ses parents.
A quoi cela est-ce du ?
A l'image que nos parents ont de nous ? A celle que nous croyons qu'ils ont de nous ? Cette adolescence difficile ou cette enfance anémique que nous avons eu tant de mal à dépasser et pourtant indispensable à la construction de l'adulte que nous sommes...
A l'image qu'on voudrait leur donner de nous, entre nos espoirs de jeunes adultes idéalistes et les parents responsables que nous sommes devenus ?
Comment nos enfants voient-ils nos parents ?
J'ai réfléchi que lorsque j'avais l'âge des poussins, mon pépé à moi avait l'âge de mon père, le pépé des enfants, aujourd'hui. Et mon pépé à moi, je le trouvais trèèèèèèès vieux. Gentil. Mais vieux. Mes enfants trouvent-ils leur pépé vieux ? Quand ils regardent leur grand-père, y voient-ils mon papa ?
Là, mon père est dans le train qui le reconduit chez lui, aussi loin qu'on puisse être d'ici sans quitter la frontière... Et je me demande ce à quoi il pense.
Et vous, vos parents, vous les voyez comment ?
Il vient quatre fois par an. Du coup, quand on se voit, c'est la fête ! Enfin, la fête... On ne sort pas les chapeaux pointus et les turlutus. C'est pas le genre du paternel ! Mon père n'aimant rien tant que de passer du temps assis sur le canapé à faire des mots croisés entouré de ses petits enfants qui piaillent autour de lui, on lui garde les pages "mots croisés" du Télérama et on l'observe.
Ça laisse du temps pour penser...
Et de me demander pourquoi, à 38 ans, quand je parle de mon père, quand je parle à mon père, je dis toujours "papa", voire "mon papa".
Ma mère, c'est ma mère. Pas ma maman. Depuis que je suis mère, c'est moi, la maman.
Mais mon père, c'est papa.
Vous allez me parler d'Oedipe et de son pendant féminin la belle Electre. Mais ce n'est pas que ça.
Il y a dans le langage des réminiscences d'enfance qui remontent à la surface. Devant nos parents, sommes-nous jamais des adultes ? Aurons-nous jamais des relations d'adulte à adulte avec nos parents ? Je n'ai aucune difficulté à construire ce genre de relations avec les parents du Doudou, mes beaux-parents.
Mais avec mes parents, le pourrai-je un jour ?
On est adulte en tous points, en tous moments. Sauf. C'est ce sauf qui fait le poids de nos culpabilités. Sauf avec ses parents.
A quoi cela est-ce du ?
A l'image que nos parents ont de nous ? A celle que nous croyons qu'ils ont de nous ? Cette adolescence difficile ou cette enfance anémique que nous avons eu tant de mal à dépasser et pourtant indispensable à la construction de l'adulte que nous sommes...
A l'image qu'on voudrait leur donner de nous, entre nos espoirs de jeunes adultes idéalistes et les parents responsables que nous sommes devenus ?
Comment nos enfants voient-ils nos parents ?
J'ai réfléchi que lorsque j'avais l'âge des poussins, mon pépé à moi avait l'âge de mon père, le pépé des enfants, aujourd'hui. Et mon pépé à moi, je le trouvais trèèèèèèès vieux. Gentil. Mais vieux. Mes enfants trouvent-ils leur pépé vieux ? Quand ils regardent leur grand-père, y voient-ils mon papa ?
Là, mon père est dans le train qui le reconduit chez lui, aussi loin qu'on puisse être d'ici sans quitter la frontière... Et je me demande ce à quoi il pense.
Et vous, vos parents, vous les voyez comment ?
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Enfants
samedi 2 octobre 2010
la révolution en chantant
Comme vous le savez, maintenant, les manifestations passent (souvent) dans ma rue.
Celle d'aujourd'hui ne fait pas exception à la règle.
Je pourrais vous raconter ce que j'ai vu du haut de ma fenêtre, caché derrière mes persiennes, mais vous y étiez aussi ou vous l'avez vu à la télé... et ça ne vous apprendrait pas grand chose.
Juste une remarque pour la maman qui manifestait avec son petit en poussette et qui l'a laissé descendre pour faire son petit pipi juste contre la grille de notre immeuble :
Madame, la prochaine fois, vous remarquez qu'il y a un chantier à côté, juste à côté (à deux mètres cinquante à vol d'oiseau). Vous ne pouvez pas le louper, il est entouré de panneaux de... chantier ! Plutôt que d'apprendre à votre petit gars à se soulager la vessie à l'entrée d'un immeuble d'habitation, certes de facture peu amène, mais quand même !, pourriez-vous lui apprendre la discrétion ? Le Monsieur au brassard de la GCT qui s'exécutait contre le mur du chantier avait montré l'exemple. Il suffisait de suivre.
Mais bon, pour le reste, vous lirez la presse.
Moi, je vais vous parler musique.
Parce que, la manif', on l'a surtout entendu. Les haut-parleurs beuglaient des slogans inaudibles. Et ça chantait.
On ne demande pas à un manifestant syndicaliste ou politique d'avoir suivi trois ans de cours chez Armande Altaï (si, si, souvenez -vous, ça va revenir...) mais un tout petit peu d'application ne serait pas de refus.
Quand cela dure pendant des heures, que le son monte, on peut espérer que, une toute petite fois, ce soit juste... juste.
Et un tout petit peu original.
Voilà ce que sur quoi le manifestant des années 2010 chante ses slogans (lesquels slogans ne sont pas particulièrement originaux non plus mais ce n'est pas le sujet).
1. Il était un petit navire : il était un p'tit président...
2. Axel Red et Renaud
3. Renaud tout seul, version marche à l'ombre.
4. Edith Piaf, version la foule et certes, foule il y avait, même si, vu de mon balcon, il semble qu'il ait eu moins de monde que le 7 septembre dernier. M'enfin, qui je suis, moi, pour dire combien il y avait de manifestants si même la Place Beauvau et les syndicalistes ne parviennent pas à s'accorder ?
Bref, ça manque d'originalité tout ça. Au moins en Septembre, on avait eu Lady Gaga.
On espère que vous ferez mieux la prochaine fois...
Celle d'aujourd'hui ne fait pas exception à la règle.
Je pourrais vous raconter ce que j'ai vu du haut de ma fenêtre, caché derrière mes persiennes, mais vous y étiez aussi ou vous l'avez vu à la télé... et ça ne vous apprendrait pas grand chose.Juste une remarque pour la maman qui manifestait avec son petit en poussette et qui l'a laissé descendre pour faire son petit pipi juste contre la grille de notre immeuble :
Madame, la prochaine fois, vous remarquez qu'il y a un chantier à côté, juste à côté (à deux mètres cinquante à vol d'oiseau). Vous ne pouvez pas le louper, il est entouré de panneaux de... chantier ! Plutôt que d'apprendre à votre petit gars à se soulager la vessie à l'entrée d'un immeuble d'habitation, certes de facture peu amène, mais quand même !, pourriez-vous lui apprendre la discrétion ? Le Monsieur au brassard de la GCT qui s'exécutait contre le mur du chantier avait montré l'exemple. Il suffisait de suivre.
Mais bon, pour le reste, vous lirez la presse.
Moi, je vais vous parler musique.
Parce que, la manif', on l'a surtout entendu. Les haut-parleurs beuglaient des slogans inaudibles. Et ça chantait.On ne demande pas à un manifestant syndicaliste ou politique d'avoir suivi trois ans de cours chez Armande Altaï (si, si, souvenez -vous, ça va revenir...) mais un tout petit peu d'application ne serait pas de refus.
Quand cela dure pendant des heures, que le son monte, on peut espérer que, une toute petite fois, ce soit juste... juste.
Et un tout petit peu original.
Voilà ce que sur quoi le manifestant des années 2010 chante ses slogans (lesquels slogans ne sont pas particulièrement originaux non plus mais ce n'est pas le sujet).
1. Il était un petit navire : il était un p'tit président...
2. Axel Red et Renaud
3. Renaud tout seul, version marche à l'ombre.
4. Edith Piaf, version la foule et certes, foule il y avait, même si, vu de mon balcon, il semble qu'il ait eu moins de monde que le 7 septembre dernier. M'enfin, qui je suis, moi, pour dire combien il y avait de manifestants si même la Place Beauvau et les syndicalistes ne parviennent pas à s'accorder ?
Bref, ça manque d'originalité tout ça. Au moins en Septembre, on avait eu Lady Gaga.
On espère que vous ferez mieux la prochaine fois...
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