Il y a toujours une première fois.Là, c'était le premier Star Wars des poussins.
Sur la télé.
En français.
Pas l'idéal.
Et puis Star Wars, avant même d'avoir vu le film, les enfants connaissaient. Il y a les BD, les légos... on a même le jeu vidéo Lego Star Wars sur PS3.
Mais le film. Les films.
On avait dit non.
Trop violent.
Trop tôt.
On avait toujours de bonnes excuses.
Moi, la dernière fois que je l'avais vu, je devais avoir 14 ans, ce qui fait donc plus de 20 ans quand même... je n'avais pas un souvenir très précis de la chose, des images fugaces, de celles qui s'en vont et qui reviennent (comme une chanson populaire), sans plus. Le retour du Jedi un peu plus parce que j'aimais bien les petits nounours guerriers qui vivaient dans la forêt mais le premier Star Wars, le seul Star Wars qui en porte le nom sans sous-titre en fait, restait très nébuleux dans ma mémoire.
On vient de céder.
(oui, c'est faible, un parent)
Hier après-midi, les enfants ont eu droit à l'Episode IV. Qui pour moi et pour le Doudou reste et restera à tout jamais le premier Star Wars. Le seul, l'unique. Celui où toi, demoiselle, tu es tombée amoureuse de Luke si tu es romantique ou de Han Solo si tu es une aventurière. Quant à toi, qui me lit, oui, toi, l'homme, ne me dis pas que tu n'as pas succombé aux charmes des anglaises roulées en boule sur les oreilles (et non roulés à la main sous les aisselles).
Du coup, je l'ai revu avec eux.
Il fallait voir le regard du poussin et surtout son grand sourire quand Obi Wan Kenobi remet le sabre laser de son père à Luke.
Il avait trouvé le graal, mon fils.
Depuis le temps qu'il jouait avec des sabres laser en plastique sans en avoir jamais vu un pour de vrai.
Lorsque Kenobi explique comment le père de Luke est mort, tué par Dark Vador, le poussin qui a vu Toy Story 2 et entendu l'histoire de Star Wars avant même de l'avoir visionné, n'a pu s'empêcher de commenter:
"m'enfin, Dark Vador, c'est son père !"
... et nous de lui expliquer que oui mais qu'il ne le sait pas.
Et je réalise que nous avons spoilé la fin de l'histoire. Pour nos enfants, Star Wars ne pourra jamais avoir la fraicheur que ce film a eu sur les mômes que nous étions. C'est une histoire ancienne pour eux, du même ressort que Charles De Gaulle vu à la télé sous les traits de Patrick Chenais. Je sais, c'est dur...
Combien d'autres fins leur avons-nous raconté en ne sachant pas ce que cela représenterait pour eux ?
Pour nous tout était simple, tous les films étaient nouveaux... sauf les vieux films en noir et blanc.
Mais, enfants, nous n'aimions pas les vieux films en noir en blanc. Enfin, pas trop. Sauf Fred Astaire, parce que Fred Astaire, c'est la classe. Et Boggart, parce que Boggart quand même. Pour les mêmes raisons susmentionnés qui nous ont fait flirté dans le noir de nos rêves avec Luke et Han Solo... Finalement, les beaux gosses sont stéréotypés depuis l'invention du cinématographe. Et même avant. Dites, les filles, z'êtes plus Fabrice del Dongo ou Julien Sorel ? Et vous les gars, c'est la Sanseverina qui vous botte ou la douce Clelia ?
Après visionnage et au risque de perdre la moitié de mes lecteurs, je constate que c'est longuet Star Wars, très longuet, il ne se passe pas grand chose en fait. Et Harisson Ford est jeune, très jeune. Tellement jeune qu'il doit être plus jeune que moi maintenant, c'est dire. Attention, je ne critique pas le fait qu'il soit jeune dans le film. Il est quand même irrésistiblement sexy. Presqu'autant que dans Indiana Jones. D'ailleurs, maintenant que j'y pense, là, ils sont trop jeunes, les poussins pour voir Indiana Jones ou pas ?
Conclusion de la Poussinette à la fin du film, quand la princesse Leia remet les médailles à Luke et Han Solo :
- Pourquoi c'est la princesse la chef ? Parce que y a qu'une seule fille ?
T'inquiète poussinette, il n'y a effectivement qu'une seule fille mais c'est la seule qui soit à la fois belle, intelligente, riche et qui ait le pouvoir. L'honneur de notre sexe est sauf !
Et parce qu'on aime tous Star Wars, une petite vidéo qui m'avait été envoyée par un collègue et qui m'a fait éclater de rire dans l'open space (le taquin).














