samedi 25 décembre 2010

Et nos ancêtres...

Noël est propice aux retrouvailles familiales, au grands raouts où se côtoient l'ancêtre centenaire et le lycéen boutonneux.

On en découvre parfois de belles à l'occasion d'un dîner de Noël. A lire les messages sur Twitter en ce jour de fête, ces jeunes gens étudiants qui se découvrent au détour d'une fête de noël des grands parents collabos, voire pire (si, si, il y a pire), je me dis que j'ai de la chance.

Je n'ai pas (et pour cause) ce genre de problématique.

Mes grands-parents ne se sont pas compromis.

Il est possible que j'ai un ancêtre négrier mais il avait une excuse : il était juif à Bordeaux au milieu du 16ème siècle. D'ailleurs, c'est parce que j'ai un ancêtre juif à Bordeaux au 16ème Siècle qu'on pense qu'il était négrier, par recoupement. Mais on n'en a aucune preuve. On n'est pas même pas sûr qu'il ait été à Bordeaux à cette époque. On le suppose seulement. Parce qu'on en parlé dans la famille. Tradition orale. C'est dire si je suis tranquille s'agissant d'un prétendu héritage familial.

D'ailleurs, tout mis bout à bout, être née juive, de parents, grands-parents et ancêtres juifs me préserve de l'ignominie (quoi qu'en pense l'antisémite qui sommeille peut-être en toi, lecteur faux-cul).

Et tant pis pour les réfractaires à Goldman (pardon, pardon, moi j'aime bien, pas tout, mais j'aime bien), c'est cette chanson qui me trotte depuis dans la tête depuis ce matin :




Et je me demande parfois, qu'aurais-je été moi, si j'étais né en 1917 dans une Cité de Douleur ? J'y pense quand je prends des décisions pour mes enfants, quand je mets un bulletin dans l'urne, quand j'écoute les nouvelles à la radio et qu'on y parle d'exclus et d'expulsés (deux mots pas si éloignés les uns des autres).

Le Doudou dit de moi que je suis une internationaliste naïve qui voudrait abattre les frontières au seul motif que chaque homme, chaque femme est unique et qu'il n'y a rien qui les différencie, en tous cas pas un bout de papier. Il dit que je ne comprends pas les réalités du monde et que ma candeur est touchante mais... stupide.

Peut-être.

Sans doute.

Mais en ce soir de Noël, alors qu'on veut nous faire croire que Dieu incarné a poussé son premier cri à Bethléem il y a quelque 2010 ans de cela, je voudrais rappeler ce que disent les écritures :

Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car vous êtes tous un en Jésus-Christ.

Même si je ne suis pas certaine d'avoir envie d'être en quelqu'un, fut-il Dieu, je ne veux pas oublier que nous sommes tous égaux.

Et vous ?

Joyeux Noël !
(oui, encore)



vendredi 24 décembre 2010

Joyeux Noël !

L'intérêt d'avoir intégré une (belle)famille qui respecte les traditions c'est que Noël est une fête !

Une crèche...


Et non, le petit Jésus n'est pas encore là... Parait qu'il n'est pas encore né !

Une jolie table...




Avant de passer à table, je vous souhaite à tous un très très très très :

JOYEUX NOEL A TOUS


Et quand je dis tous, c'est tous:

- les chrétiens qui vont se coucher tard pour assister à la messe,
- les chrétiens pour lesquels il faut trop froid pour aller à la messe,
- ceux qui s'en fichent comme de l'an 40 ! (d'ailleurs l'an 40 après quoi ?),
- ceux qui attendent le père-noël,
- ceux qui attendent les cadeaux,
- ceux qui n'attendent rien,
- ceux qui bossent,
- ceux qui aimeraient avoir un boulot.

Et toi, toi et toi... que j'aime plus que tout.

mercredi 22 décembre 2010

VACAAAAAAANCES !!!!!

A y est les gens, je peux l'écrire :

Je suis en vacances !

Ca a commencé ce soir à 17 heures avec la mise en oeuvre de mon OOO.

Comment ça, vous ne savez pas ce qu'est un OOO ?

L'OOO est la star des travailleurs sans frontière, le sésame pour un monde meilleur, sans conf call, sans emails tardifs, sans échéance.

l'Out Of Office.

Ce message qui part automatiquement quand on vous envoie un email.

Le mien, cette fois-ci, est rédigé ainsi.

I am currently on holiday [ben oui, noël quoi...], returning December 27, 2010. I have very limited access to emails [il ne faut jamais dire qu'on est une geekette et que les emails, on les regarde dix fois par jour, ça fait mauvais genre, control freak, tout ce qu'il ne faut pas être]. For urgent queries, please leave a message on +33.6.9[non mais vous croyez pas que je vais vous donnez mon numéro !]. I wish you all a great Season's break ! [ne surtout pas faire référence à Christmas, parce que certains interlocuteurs, le Christ, c'est pas leur came] With kind regards, Doudette.

Ceux qui parlent anglais l'auront compris : je suis congés jusqu'à lundi.

Au programme...

Promenade sur le sentier côtier :




Observer petit Fili observer le jardin...



Bref, rien que du très banal.

Et mes vacances à moi commencent par le festival du cirque de Monte Carlo à la télé sur France 3. Je ne sais pas pour vous mais pour moi, le cirque à la télé, c'est déjà un avant-goût de Noël parce que ce programme là existait déjà quand j'étais enfant.

Je me souviens de mon regard émerveillé, de mes rires, des acrobates, des trapézistes... et des clowns qui me faisaient si peur.

Le cirque, c'était mon spectacle de Noël à moi.

Et j'aime revoir ce même regard dans les yeux de mes enfants.

Alors, bonnes vacances à tous, si vous en prenez !


Merci au Doudou pour les photos, j'ai pas encore eu le temps de vraiment sortir moi...

dimanche 19 décembre 2010

De la neige... ou ça ?

Vous le dites tous.

David me l'a même prouvé.

Il parait qu'il neige.

Qu'il neige partout.

Une collègue en Angleterre est resté coincée trois heures vendredi midi dans un "storm blizzard" et a du annuler tous ses rendez-vous, le train du Doudou venu d'au delà des Alpes a eu deux heures de retard le même soir pour causes de conditions climatiques défavorables, les autoroutes allemandes sont fermées, Heathrow est à l'arrêt...

Le Doudou et votre servante avons même hésité à traverser la moitié de la France d'Est en Ouest hier parce que Madame Météo nous prédisait l'apocalypse neigeuse.

Ce midi, Claire Chazal avait des envoyés spéciaux au Mans, à Brest et à Alençon (petit coucou amical à Alain Lambert qui a du être ravi de voir qu'on lui dépêchait un envoyé spécial très spécial, à défaut d'en envoyer un a Abidjan), ce qui tend à démontrer (par l'absurde) que la Neige à Noël est un phénomène tellement exceptionnel qu'il convient de lui consacrer la moitié du journal télévisé. C'est dire si la neige est une difficulté majeure, elle occulte plusieurs guerres civiles, dont une qui se prépare dans un Pays d'Afrique de l'Ouest.

Elle fait peur cette neige.

Elle affole les foules.

A commencer par mes parents.

Hier, nous avions à peine fait le cinquième du trajet qui nous menait de notre domicile à la Bretagne de nos vacances que mon père appelait, anxieux, après avoir eu mes beaux-parents au téléphone et constaté que nous étions sur la route, malgré l'alerte Orange de Madame Météo. Je souligne ici que le fait que je sois l'heureuse propriétaire d'un téléphone cellulaire fait beaucoup dans la diminution des angoisses paternelles. Que Steve Jobs et Monsieur Androïd en soit remerciés ici.

- Vous êtes fous d'être partis sous cette neige ! Vous êtes vraiment inconscients ou quoi ?!
Mon père ne prend jamais de gants. C'est sa marque de fabrique. Il revendique ce franc-parler au motif qu'on n'est pas là pour se laisser emmerder par les cons.
- Quelle neige ?

- A la télé, ils annoncent de la neige sur tout votre parcours !!!! Et vous n'êtes pas équipés !

- Hein ?


Car de la neige, il y en avait un peu sur les bas côtés mais rien dans le ciel, certes gris, mais étonnamment sec.

Apparemment ma mère avait eu les mêmes renseignements erronés. Nous arrivions à Rennes (sous la pluie mais toujours sans neige) qu'elle appelait à son tour pour nous ordonner de la rappeler dès que nous serions enfin arrivés dans notre bout de France.

En fait, nous avons fait la route sans voir un flocon dans le ciel.

Pas un pet de neige.

Et quand nous sommes arrivés, nous avons pu faire une longue promenade sur le sentier côtier...


Serait-il possible que Madame Météo se soit trompée ?

Trompée d'un jour ?

Que la neige qui devait arriver hier ne pointe finalement la croupe de son manteau blanc que ce matin ?

C'est ce que j'ai pensé quand j'ai vu la boule noire sur le Sémaphore et entendu le vent hurler au coeur de la nuit.

Mais ce matin quand j'ai ouvert les volets, j'ai vu ça.


Et quand le Doudou a sorti le chien, ça ressemblait à ça.


et à ça.


Grand ciel bleu et pas un flocon à l'horizon.

Je me gaussais de la perspicacité de Madame Météo, toujours en retard d'une averse neigeuse, quand j'ai ouvert mon twitter et réalisé qu'à part dans le Finistère, c'était blanc partout...

Et j'en ai eu confirmation en recevant cette photo de ma mère, prise de son balcon ce matin.



Non, ce n'est pas Copenhague ou Oslo, c'est bien Paris.

L'Est parisien... à quelques encablures de mon chez-nous.

Paris sous la neige... on dirait une chanson...

Et là, je demande à mon père :

Qui est fou ?
Qui a bien fait de partir samedi et ne pas attendre dimanche ?!

Alors ?

Parce que, à cette heure, il n'y a toujours pas un flocon qui tombe dans le Finistère Sud...


NB . Merci à maman et au Doudou pour leurs photos.

mardi 14 décembre 2010

Voter oui... mais pour qui ?

Bon, après la farce d'hier au Petit Journal, François Bayrou, parangon du centre politique ne se souvenant plus des phrases prononcées au cours des deux jours précédents, il faut que je me trouve un nouveau cheval.

A toi, lecteur sympathique de m'aiguiller vers le candidat qui sera le plus proche de mes desiderata. Oui, je te donne un pouvoir singulier, celui de me conseiller, de m'orienter, de me montrer la voie...

Donc, voilà ce que je cherche comme principes de programme.

- on ne promet n'importe quoi, vu le(s) déficit(s) abyssal(aux) auxquels sont soumis nos finances publiques ;

- on est disposé à essayer de convaincre l'électeur que certains sacrifices sont nécessaires, qu'ils soient financiers ou écologiques, même si l'électeur, c'est moi ... et que je dois en baver pendant les trente années à venir (sous réserve que les sacrifices imposés nous permettent vraiment de préserver l'avenir des générations futures);

- quand on promet une mesure qui peut nous bénéficier, à nous autres habitants de la France, on explique comment on la finance cette mesure, chiffres à l'appui. Toi, lecteur nul en chiffres, tu ne comprendras rien à ces explications de financement mais j'ai des amis normaliens qui pourront nous dire si c'est du lard ou du cochon ;

- on se rappelle qu'il y a déjà très très beaucoup de lois (comme dit la Poussinette), que toutes ne sont pas appliquées, faute de décret d'application, et qu'avant d'en pondre de nouvelles, il convient de vérifier si ce sur quoi on entent légiférer n'est pas déjà couvert par une loi existante et pas ou peu appliquée (oui, c'est long, mais ça se tient) ;

- on se rappelle que putain, putain, c'est vachement bien, on est quand même tous des européens (et oui) et que l'Union Européenne n'a pas pour objet de nous enquiquiner mais, au contraire, de construire un socle commun de valeurs et de règles !

- on n'oublie pas qu'il n'y a pas que les entreprises françaises pour donner des emplois en France et en Europe et qu'il serait bon de trouver des moyens adaptés pour que les entreprises étrangères aient envie de s'installer ici ;

- on garde toujours en mémoire que la bête immonde n'est jamais loin et que les alliances électorales ne justifient pas de s'associer avec les extrémistes de tous bords ;

- on ne transige pas sur le fait que la laïcité est un principe fondamental, lequel principe met la religion et les signes religieux hors de la place publique, sans aucune complaisance pour les discours qui, sous couvert de respect de toutes les croyances, laisse la dignité humaine au ban de la société ;

- on se rappelle que la République c'est non seulement la liberté mais également l'égalité et la fraternité et que l'Etat ne doit pas oublier le rôle essentiel des services publics ;

et plus anecdotique :

- on se souvient que l'emploi de service à la personne ne fait pas que rendre service aux personnes qui en bénéficient mais permet également de donner un emploi rémunéré à une autre personne ;

- on comprend que taxer les ménages est important mais que les assommer ne permettra pas de faire redémarrer la croissance.


Lecteur fidèle, tu peux n'être pas d'accord avec moi et voter selon d'autres critères, je le respecte...

... mais si tu sais où je peux trouver un programme qui réponde à l'ensemble des critères susmentionnés, je t'en serais très reconnaissante.

Parce que là, je l'avoue, je suis perdue...

samedi 11 décembre 2010

Groupffuchtoubluche !

Femme de geek, ce billet est pour toi.

C'est le matin.

Tu te réveilles doucement.

Tu tentes d'allumer la radio.

La radio que ton homme t'a offert. Une radio internet. La radio internet, c'est bien. Ça ne grézille pas.. Ça capte les stations étrangères. Ça permet d'écouter la musique en wifi, celle que tu as stockée dans ton ordinateur.



La radio internet, comme son nom l'indique, fonctionne avec internet. Certaines vérités méritent d'être affirmées, même si elles sont évidentes, si elles sont nécessaires à la suite du récit. Et tu verras, lectrice, et toi aussi, lecteur, que cette vérité là est essentielle : qui dit radio internet dit connexion de la radio à internet.

Ton homme te l'a dit, femme de geek, internet c'est l'Eden. Le paradis. Grâce à internet, on peut TOUT faire.

Or, ce matin, quand tu l'allumes, ta radio, ça ne fonctionne pas.

Elle ne capte pas internet.

Tu dis :

- Doudou, la radio ne marche pas.

Tu ne réalises pas les conséquences de tes paroles.

Tu te lèves.

Tu prends la petite radio, celle qui est dans la salle de bain, celle qui marche avec des piles et a une antenne longue de 30 centimètres.

Pour toi, le problème est réglé.

Tu vas prendre le petit déjeuner, tranquille.

Avec ta radio à piles.

Tu ne réalises pas que l'homme n'est pas avec toi. Tu es trop dans le coaltar. Et puis, il y a les enfants qu'il faut gérer. Eux la radio, ils n'aiment pas. Ils voudraient un dessin animé... ou faire un jeu sur l'iPad. Tu dis non à tout. Ça occupe de dire non à des enfants car l'enfant négocie le non. Il faut que le non se transforme en peut-être ou en on verra. L'enfant veut le on verra. C'est comme la porte ouverte et la lumière dans le couloir la nuit. Ça laisse une ouverture au possible. Et le possible, c'est l'espoir.

Tu finis par faire ce que tu avais juré (si si, juré) de ne pas faire avant de les avoir, les enfants. Tu dis:

- Si vous êtes sages, je vous rapporte des Kinder Surprise.

Tu es faible.

Mais l'homme n'est pas là pour te soutenir. Deux contre une. C'était perdu d'avance.

Tu débarrasses la table du petit déjeuner.

Tu vas prendre ta douche.

Il y a des amis qui viennent pour le brunch.

Tu t'apprêtes à sortir faire les courses.

Tu cherches l'homme pour l'avertir de ton départ prochain.

Il est accroupi dans la chambre, derrière la radio internet.

Tu t'étonnes de le trouver là.
- Ben, qu'est ce que tu fais ?
- Ça marche pas !
Le ton est très légèrement excédé.
- Je sais, c'est moi qui te l'ai dit ce matin.
Simple rappel d'un fait historique. Pourtant...
- Non mais tu comprends pas ! ÇA NE MARCHE PAS !

Non effectivement, tu ne comprends pas.
- Mais on s'en fiche, la petite radio fonctionne.
- Moi, je ne m'en fiche pas ! Si tu ne peux pas comprendre ça, c'est que tu ne me comprends vraiment pas.


Tu bats doucement en retraite. Il est temps d'aller faire les courses.

Tu tentes un :

- Tu pourras mettre la table, s'il te plaît. Les copains arrivent dans une heure.

Aucune réponse. Tu répètes deux fois. Pour voir. Toujours pas de réaction. Tu paries sur le fait que l' une des trois phrases identiques que tu as prononcées aura fait son chemin vers les neurones nécessaires à l'assimilation de tes paroles.

Tu sors dans le froid, sous la neige (on est en hiver).

Tu rentres des courses, la caddy rempli à ras bord. Tu as pensé au journal, aux Kinder Surprise, au pain, aux oeufs, à la salade, tu es un une super maman et une super épouse.

La table n'est pas mise, les enfants sont à peine habillés. Le chien a pissé au milieu du salon.

L'homme a l'ordi sur les genoux. Il sue à grosses gouttes.
- Ben..., tu fais.
- BEN QUOI ??????
Où il apparaît que l'homme est encore très très très très très légèrement excédé.
- T'as rien fait.
Toi, tu constates juste mais lui le prend comme une attaque personnelle.
- Comment ça, j'ai rien fait ?! Ça fait une heure que je je répare TA radio. Qu'est-ce que tu crois ? que je me suis tourné les pouces ?
- Mais je t'ai dit que....

- TU VOIS BIEN QUE ÇA NE MARCHE TOUJOURS PAS !
- Mais c'est pas la priorité, là. Les copains....
Il ne t'écoute plus. Il est dans sa bulle. Il se parle à lui-même en maugréant.
- Groupffuchtoubluche ! mais putain, pourquoi ça ne fonctionne pas ?! J'ai tout essayé. Je ne comprends pas !

Tu files dans la cuisine. Tu fignoles l'habillage des enfants mais tu ne vas pas jusqu'à nettoyer le pipi du chien au milieu du salon, faut pas pousser quand même.

Pendant tout ce temps, l'homme tripote des fils, redémarre dix fois la FreeBox, tape frénétiquement sur le clavier du MacBook. Il change les trucs blancs sur les prises dont tu n'as jamais su (et ne saura jamais) ce à quoi ils servent.

A quelques minutes de l'arrivée des invités, tu oses un :
- Ça ne marche toujours pas ?
La réponse est limpide.
- A ton avis ?!
- J'sais pas.

- Putain, mais tu crois que je serais encore là si ça fonctionnait ?!!! Y des trucs plus rigolos à faire dans la vie que de passer deux heures à redémarrer une radio ! Tu crois quoi ?!

Tu pourrais lui rappeler que tu as la petite radio à piles de la salle de bains mais quelque chose te dit que ce n'est pas le moment.

Les invités sonnent la porte.

Il est contraint d'arrêter de trifouiller partout. Mais ils leur raconte quand même. Les copines rigolent et m'envoient des oeillades complices. Les copains sont atterré, désespérés, ils compatissent, ils donnent des conseils, ils proposent des solutions. Comment dire que la conversation devient très très très légèrement... inintéressante.

Tu verras, lectrice, le soir, vers minuit, l'homme parviendra à lui faire émettre un son, à la radio internet. Tu reconnaîtras le programme de la nuit de ta radio préférée.

Alors que tu seras déjà dans un demi-sommeil, ton homme, très fier de lui, tiendra à t'expliquer, par le menu, les étapes qui lui ont permis de trouver la faille.

Tu comprendras vaguement (très vaguement...) que c'est la faute du petit truc blanc sur la prise, qui sert de connecteur pour l'internet et qui refuse de fonctionner. Pour être parfaitement exacte, ce n'est pas Le truc blanc mais l'un des trois trucs blancs. Parce qu'il y en a trois. Et qu'il en suffit d'un qui plante pour faire planter tout le truc.

Tu t'endormiras, perplexe.

Mais pourquoi avoir passé la journée à réparer ce truc alors que la petite radio de la salle de bains fonctionne parfaitement bien, elle ?


(je remercie Charly pour m'avoir inspiré l'idée de ce billet)

mercredi 8 décembre 2010

Tiens, la neige...

Et donc....

IT IS OFFICIALLY THE BORDEL IN PARIS !

(et tout le monde en parlé partout, sur tous les blogs, dans tous les média, sur tous les réseaux sociaux... sauf ceux qui sont coincés dans leur voiture entre Porte d'Auteuil et Porte d'Orléans, le trajet entre les deux prenant 3 heures selon ma radio préférée).

Du coup,

Ben...

J'ai une soudaine envie d'être là bas !

Sur cette chaise...



ou sur celle-là...


Ou alors d'être là...



Et de remonter voir la vue de ce point là...



On peut toujours rêver, non ?

mardi 7 décembre 2010

boulot boulot

Le problème avec le fait d'écrire publiquement et de pouvoir être lu par tous, c'est qu'il y a plein de choses dont je ne peux pas vous parler.

Là, j'ai envie de vous parler de mon travail et je sais que ce que je vous en dirai ne pourra qu'être parcellaire, tronqué, allusif.

Pourtant, c'est de ce travail dont je veux vous entretenir.

Pourquoi veut-elle nous imposer cela ? pestes-tu, lecteur travaillophobe.

Toi, tu traînes les pieds le matin dans un RER incertain, tu conduis par à-coups ton véhicule motorisé au milieu d'embouteillages prévisibles, tu n'oses prendre le café de la machine tant il a un goût de chlore, tu évites ton patron toujours de mauvaise humeur et tes collègues qui n'ont que TF1 comme référentiel. Toi, mon boulot, tu t'en fiches (et sans doute as-tu raison).

Parce que, est ma réponse.

Parce qu'il y en a beaucoup, du travail, en ce moment, pour moi, que cela prend une grande partie de mon temps, y compris le soir, sous la couette, l'ordi sur les genoux, le VPN en marche, le téléphone en fonction haut-parleur (et en mute, pour filtrer les cris d'enfants qui refusent de se laver les dents).

Parce que travailler c'est quand même le sel de la vie, de ma vie, ce pour quoi j'ai été conditionnée depuis le mémorable Passe ton bac d'abord martelé par ma mère depuis mon CP jusqu'au Comédienne c'est bien mais on verra quand tes études seront terminées de mon père quand je m'imaginais passer la Rue Blanche.

Parce que je bosse sur des projets excitants, qui donnent envie de partager avec vous les petits instants fébriles qui mettent en joie, la satisfaction du travail accompli, la page blanche qui se remplit comme par magie, le concept que j'ai cherché en vain toute la journée et qui débarque soudain, à quatre heures du matin, m'accordant jusqu'au petit matin trois heures d'insomnie pour peaufiner le montage.

Parce qu'il y une vraie émulation à partager avec des gens qu'on apprécie des moments de stress intense mais également de grande joie, lorsque enfin, on atteint le but qu'on s'était fixé, tous ensemble, telle une pub pour IBM.

Parce qu'il y a des fous rires, des blagues débiles, des conversations sur I.M. qui permettent de décompresser et de se rappeler que, partout où l'on soit dans le monde, avec des nuits de quatre heures, on rit tous des même conneries.

Parce qu'on se demande chaque jour ce dont demain sera fait.

Parce que j'apprends encore quinze ans après avoir mis la première les pieds dans un bureau, parce qu'en échangeant avec les autres, je me découvre des capacités intellectuelles insoupçonnées, et que ces découvertes sur moi sont essentielles à mon développement, à mon moteur intérieur, parce que j'entends encore cette petite voix qui me murmure parfois, quand je me maquille le matin, est-ce que tu as encore des projets, toi ?

Parce qu'il y a dans la construction d'un argumentaire, dans le développement d'un projet, un aspect ludique qui me donne parfois l'impression de construire un gros château en Kapla, lequel château menace à chaque instant de s'effondrer et que ces instants ludiques renvoient à l'enfant que j'étais et que je n'ai finalement jamais cessé d'être.

Parce qu'il n'y a rien de mieux que de se lever le matin en se disant c'est quand même cool mon job.

Parce que bien sûr certains moments sont plus difficiles, des décisions pas faciles à prendre, des clients pas contents, des collaborateurs incompétents et que faire ce qu'il y a de mieux pour le business n'est pas toujours une partie de plaisir.

Mais parce que faire partie d'une aventure comme celle que je vis chaque jour, c'est cent fois plus aventurier qu'un Kho Lanta scénarisé et deux cent fois plus enchanteur que toutes les Nouvelles Stars du monde.

Pour toutes ces raisons et pour bien plus de raisons encore dont je ne peux pas vous parler ici,

J'avais envie de ce billet ce soir, juste pour vous dire, que ce boulot, je le kiffe !

dimanche 5 décembre 2010

Cinq raisons de ne pas bloguer

A vous, lecteurs impatients, qui vous interrogez sur le pourquoi de l'absence de billet au cours des cinq derniers jours, j'ai cinq raisons valables.

Raison numéro 1 : je ne programme pas mes billets à l'avance

Ce n'est pas par snobisme, j'aimerais bien avoir une multitude d'idées et des tas de billets déjà prêts. Si seulement il me suffisait de cliquer sur publier pour que vous puissiez avoir une lecture quotidienne ! Mais j'peux point. Je n'ai pas suffisamment d'idées. Aucune ampoule qui s'allume au milieu de la journée alors que je ne m'y attends pas pour me dire "eh, cocotte, voilà un sujet qu'il est bien". Pas d'ange démoniaque qui me susurre des sujets polémiques à l'oreille tandis que je dors du sommeil du juste.

Ce blog est un blog réactif. Il me faut de la matière et la matière, je ne la trouve pas sous mon oreiller en me levant le matin.

C'est bien dommage d'ailleurs.

Avis au Père Noël...

Raison numéro 2 : j'ai du travailler à l'heure que je réserve généralement pour bloguer

Je blogue le soir... Quand les enfants se mettent au lit et qu'on en enfin un petit moment de calme. C'est une soupape. Un moment à moi. Or, cette semaine, le soir (enfin 3 soirs sur les cinq), j'ai du travailler. Travailler ou bloguer, c'est comme boire ou conduire...

Parfois, être une working mom, ça contraint à bosser à des moments inopportuns. Et là, je ne sais pas ce qu'ont les gens mais il semble que tous mes clients, tous mes contacts, tous ces êtres qui peuplent mon monde professionnel ont décidé, en même temps, que oui, Noël approche. Et qui dit Noël dit bouclage de dossier. Il n'y a aucune raison rationnelle à cet empressement. Même pas des raisons financières (l'année fiscale ne correspond pas à l'année civile dans la Corporation) mais l'homme étant homme, il est programmé pour anticiper la fin du monde au 31 décembre. Nous sommes donc sommés de tout mettre en ordre avant Noël, dès fois qu'une astéroïde explose à proximité de la Terre en 2011. J'ai bien tenté d'expliquer que l'explosion de l'astéroïde ruinerait tous nos efforts de clôture de dossier mais je n'ai pas réussi à convaincre mes interlocuteurs. Du coup, je fais ce qu'on me paye pour faire : je bosse. C'est la moindre des choses. Un échange de bons procédés.

Raison numéro 3 : j'ai une vie sociale

Si, si, ça m'arrive. Cette semaine, même que je suis sortie deux fois. Une fois en solo avec Raydacteur, Phileasfog et Soraya, une autre fois avec mon homme. J'ai retenu deux leçons majeures de ces sorties en ville.

leçon numéro 1 : quand un non-twitterant sera là, twitter tu éviteras.

Parce que là, outre les trois susmentionnés, il y avait un ami et collègue de l'un d'entre-nous, lequel ami et collègue ne connaît pas twitter, ne pratique pas twitter. Il est fort probable que, après le dîner, cet ami et collègue se soit précipité vers le premier commissariat venu pour signaler l'existence d'une secte étrange. Il leur aura expliqué, à ces policiers qui ne connaissent pas l'écran plat que les membres de cette secte passent leur dîner leur smartphone à la main, parlent en mots codés (hashtag, èfèfe, timeline) et évoquent des gens qu'ils n'ont jamais rencontrés comme s'ils étaient de proches amis. Nulle doute que ce signalement sera pris au sérieux par la police nationale, si tant est que leur correcteur d'orthographe datant de 2002 sache écrire le mot smartphone.

Leçon numéro 2 : dans Paris, la voiture, tu ne prendras pas.

Pendaison de crémaillère chez des amis. Samedi soir. Proche gare de l'Est. Parking public complet.

On tourne. France Inter a invité Moriarty et Yaël Naim sur le Pont des Artistes. C'eût pu être pire. Yael Naïm qui chante en hébreu une chanson sur Paris, c'est quand même la classe.

Premier quart d'heure. On commence à se dire qu'on aurait du prendre le métro. Mais on a un carton de vêtements du poussin pour une copine également invitée. Cela n'aurait pas été pratique dans le métro. Quasiment impossible même, vu la taille du carton.

Demi-heure. On appelle des copines qui doivent être arrivées, elles. L'une est malade au fond de son lit, l'autre a son mari malade au fond de son lit. Elles ne seront pas là. Da Brazilians à la radio. C'est normand. Ça se réclame de Crosby, Still and Nach (on se demande bien pourquoi !) et ça chante en anglais avec l'accent... normand. On commence à se lasser de tourner.

Trois quart d'heure. Le téléphone sonne. La copine pour laquelle on a apporté le carton de vêtement qui justifie que l'on tourne, tourne, tourne.... a une voix d'outre-tombe. Rien qu'à cette voix, on sait qu'elle ne sera pas non plus à la soirée. On ne peut pas lui en vouloir.

Une heure. Ras-le-bol de tourner. On prend la seule décision qu'il convient de prendre : on rentre ! Pour la forme, on envoie un SMS aux copains qui pendent leur crémaillère, SMS dont on se doute qu'il ne sera lu que le lendemain.

Une heure cinq. On est à mi-chemin de la maison, on s'est résolu à aller au restaurant en amoureux, histoire de profiter de la présence de la baby-sitter, quand le téléphone vibre de nouveau. C'est le copain qui pend la crémaillère et qui nous annonce qu'il a une place de parking inoccupée dans son immeuble. On fait demi-tour. Rageant d'avoir tourné alors qu'il y avait là, juste en dessous, une place qui nous attendait !

Au bout d'une heure quinze, on nous offre le champagne... et comment dire que ce n'est pas de refus ?!

Raison numéro 4 : je fais des cadeaux de Noël

Comment ça, vous aussi ?

Ben oui, mais moi, je les fabrique les miens.

Un album photo pour chaque grand-parent et un calendrier pour chaque branche de la famille. Et ce ne sont pas les mêmes, parce qu'on ne met pas les mêmes photos pour tout le monde. Mon père se fiche des cousins de l'autre côté qu'il n'a jamais vu et mes beaux-parents ne sont pas passionnés par les cousins issus de germain du côté de ma mère.

Du coup, depuis dix jours, quand j'ai dix minutes de libre, plutôt que de bloguer, je suis sur iPhoto. Et je peux dire ici que iPhoto, pour faire des livre-albums de classe internationale et qu'on est une nullité en informatique comme je le suis, c'est topissime. Je ne m'en lasse pas (je t'attends, petit troll).

Raison numéro 5 : J'avais pas envie

Ben oui quoi ça arrive ! Ça doit être un plaisir le blog. Et là, non. Trop de boulot. Fatiguée. J'avais envie d'être avec ma famille, de discuter avec mes enfants, de faire des câlins à Fili et pas du tout d'être sur le net.


C'est sain, non ?