dimanche 6 mars 2011

A moi de juger !

Eh, lecteur, tu m'as vue à la télé !

Si, si, tu m'as vue mais tu ne le sais pas....

Je suis passée sur une chaîne nationale, à une heure de grande écoute... Même que le Poussin m'a envoyé un SMS pour me dire on t'a vue, on t'a vue en pleine émission, ce qui montre combien j'étais visible. Si tu veux me revoir, tu vas sur le Pluzz d'A Vous de Juger de la semaine dernière et tu cherches. Tu devrais trouver quelques indices pour me situer dans le corps de ce billet.

Mais comment, t'interroges-tu, lecteur suspicieux, s'est-elle retrouvée à la télé en prime time dans une émission politique ?

Parce que je ne sais pas pour qui voter et que j'ai lancé un appel au peuple pour trouver un candidat, parce que je regarde trop la télé, parce que je suis une grande bavarde et que je trouve toujours le moyen de papoter sur twitter, quelque soit le sujet... Un peu tout cela... mais surtout le fruit du hasard.

On m'a proposé d'assister à l'avant dernière émission d'Arlette Chabot. Qui aurais-je été pour ne pas sauter sur l'occasion ? Voir les coulisses d'une émission politique que je regarde tranquillement affalée sur mon canapé, l'ordinateur sur les genoux... Voilà qui titillait en moi la fibre politico-médiatique de l'adolescente qui avait écrit à Michel Noir pour lui avouer toute son admiration. Ben oui, bon, on fait des erreurs de jeunesse parfois... Que celui qui n'a pas pêché gna gna gna...

J'avais l'espoir que le Doudou, encore plus intéressé par la chose politique que moi, sauterait sur l'occasion de voir Copé en vrai. Mais non. Les idées politiques, ça lui plaît. Les pipoleries beaucoup moins. Qu'à cela ne tienne. Quand le Doudou vous laisse en carafe, on a toujours un Bouschon sous la main*. C'est donc avec Sieur Bouschon que j'ai honoré l'invitation.

Et là, la classe.

D'abord, on nous a fait faire le tour du propriétaire.

La photo, là, en dessous, c'est la régie. T'as vu comme ça en jette ? Y a plein d'écrans. Comme à Kourou ou Cap Canaveral. Si tu regardes bien, tu verras qu'on aperçoit Kouchner. Parce que Kouchner, on ne l'a pas vu en vrai. Il était enregistré. L'après-midi. Quelque chose me dit qu'il n'avait pas super envie de croiser Villepin sur le plateau...


Ensuite, on a vu le plateau du 20 heures, juste avant le 20 heures. Moi, je dis que c'est plus grand que ça en a l'air à l'antenne mais Bouschon, lui, pense que c'est plus petit. L'un de nous doit avoir besoin de lunettes... et comme lui en porte déjà, je m'apprête à prendre rendez-vous chez l'ophtalmo.



D'autant qu'on a croisé un Laurent qui nous a serré la paluche, tout gentil. Un petit gars, haut comme trois pommes, souriant et pressé. Et bien, Laurent, c'était Delahousse m'a-ton signalé juste après. Sauf que moi, je ne l'ai pas reconnu. J'ai juste vu un petit gars guilleret. Ce qui confirme deux choses essentielles:
1. je ne reconnaîtrais pas ma meilleure amie si je la croisais dans la rue;
2. les petits peuvent réussir aussi bien que les grands et le Poussin pourra donc bénéficier des précédents Sarkozy et donc, également, Delahousse.

[Oyé oyé : on m'apprend dans l'oreillette que ce n'est pas Delahousse mais Romejko que nous avons croisé. Ce qui démontre que je ne suis pas la seule à avoir besoin de lunettes et qu'à la télé, y a plein de clones blonds aux yeux bleus]

Ensuite, on nous a installé sur le plateau.


Le public de A Vous de Juger, c'est une pyramide des âges : au premier rang, les petits jeunes propres sur eux, les demoiselles à peine pubères. Au second rang, les trentenaires virant quadra. Au dessus, les cinquantenaires au cheveux blanchis et les sexagénaires ayant abusé du Botox. Les papys et mamies étaient cantonnés au dernier rang, loin, très loin des invités.

On nous a présenté Junior, la petite caméra qui tourne autour des invités. Car sache, lecteur qui n'a jamais assisté à cette émission, que les caméras sont automatiques. Des cameramen au bras musclés et aux abdos saillants qui portent l'engin à bout de bras, je n'en ai vu qu'un seul.... les autres ont sans doute été reclassés dans des métiers modernes pour oisif gras-du-bide qui appuie sur un bouton en régie.


Le clou de la soirée, c'est quand ELLE a fait son entrée, toute de noir vêtue.


Elle a lancé le premier sujet, Bernard K. donc, et est repartie... pour revenir un quart d'heure plus tard avec ses invités.

Pendant le balai des maquilleuses, on a pu les observer, lesdits invités. Villepin et Copé, souriants et à l'aise, plaisantant même. J'ai même eu droit à un grand sourire de Copé qui me faisait face. Ultrabright et carnassier.

Bayrou était coincé et stressé, il n'a pas décroché un sourire avant d'être à l'antenne. On sent le gars qui fouette d'être sous le feu de la rampe. Le voir aussi mal à l'aise pour une simple émission de télé n'est pas très rassurant sur ses capacités à appuyer sur le petit bouton rouge si cela s'avérait nécessaire.

Mosco, je le voyais de dos, du coup, j'ai surtout noté qu'on lui maquillait le haut du crâne et ça au suffit à le décrédibiliser à mes yeux. Je sais bien qu'il n'y a aucune raison valable à cela. C'est une question d'image et il me faut admettre que l'image en politique compte beaucoup (beaucoup trop ?).


C'était bizarre, ce plateau d'hommes avec les filles loin, en duplex.

Un peu comme si on avait voulu tirer un rideau entre les hommes et les femmes pour qu'ils ne se rencontrent pas, ne puissent pas se toucher. Vous me direz, Arlette était là pour la touche féminine sur le plateau. Toi qui a vu l'émission, tu connais la limite de cette assertion.

En plus le gros visage de Marine Le Pen dominant l'assistance sur écran géant, on a vu mieux pour relativiser le débat. Sa voix grave, qui prend de plus en plus les intonations de son père, avait tendance à envahir l'espace dès qu'elle ouvrait la bouche. A côté, Copé, plutôt bon sur le fond, n'était pas de taille. Et les autres se gardaient bien de l'attaquer de front. D'ailleurs, quand Marine parlait, les invités de plateau ne regardaient même pas l'écran, pourtant omniprésent. Ils écoutaient, c'est tout.




Sur le fond, j'ai des trucs à dire sur l'émission et des idées provoc' pour contribuer au débat sur la laïcité. Je vous en ferai un billet cette semaine si j'ai le temps.

On a fini la soirée à boire du champagne avec l'équipe de l'émission... Et la vue sur la ville valait à elle seule le déplacement !


Je vous donne rendez-vous le 7 avril sur Twitter pour un Live-Tweet du tonnerre de la dernière d'Arlette Chabot pour #AVDJ !

Un grand merci à Pierre-Laurent Constant et aux formidables équipes de A Vous de Juger. Etre traitée comme une princesse en démocratie, c'est quand même drôlement agréable.




*la pérennité de ce jeu de mot digne de l'almanach Vermot appartient à mon paternel qui a exigé d'être cité. Dont acte.

Crédit photo : mon gentil iPhone qui fait quand même des photos sympas... et l'iPhone 4 de Bouschon qui fait des photos encore plus sympas !

7 commentaires:

  1. Une chouette expérience! ça doit être néanmoins rageant dans un débat politique quand tu entends une absurdité et que tu ne peux rien dire! au moins dans le salon on peut hurler ;-)

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  2. Je vais voir ! Tu aurais pu mettre un indice, style chapeau fleuri, robe rouge, pancarte avec "Ici, Doudette"... A tout à l'heure...
    En plus, j'ai vu l'émission ! Si j'avais su !!! J'aurai crié "C'est elle ! ou peut-être pas ! ou alors, elle, là..."

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  3. Il y a deux brunettes très belles et une derrière Moscov qui est superbe. Si c'est toi, pas étonnant que Copé t'ait fait des sourires ! Alors ??? J'aime beaucoup celle qui a des cheveux longs et bouclés... et son voisin de chaise n'est pas mal non plus !

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  4. @ Carole : une super expérience, oui, je me suis régalée.

    @ Syl : mon père, qui me connait, ne m'a pas trouvée... faut bien chercher !

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  5. euh ben moi aussi on me maquillait ma calvitie naissante (quand je faisais de la pub), mais je te l'accorde ça n'a rien à voir avec la politique !

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  6. Une expérience marrante :) ce qui est dommage, c'est que c'est justement ce genre d'émissions qui contribue à brouiller les pistes, qui nous montre le pire des hommes et femmes politiques. Mâme Chabot dans le genre je claque la bise à mon copain sarko en lui souhaitant bonne chance avant un débat, on a vu mieux pour "apprendre" la politique...Et puis cette façon de rester dans les roues de la majorité en proposant pile les débats qu'on veut entendre : laïcité, islam, voile, trop de fonctionnaires etc.. Autant Chabot ne me manquera pas, autant je suppose que le suivant ne nous aidera pas plus à comprendre la réalités des enjeux politiques de 2012 #dommage.

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  7. @ Laurent : c'est voir la dame faire le geste qui m'a perturbée, j'imagine que ça n'aurait pas été un problème sinon.

    @ Océane : effectivement, je me suis bien amusée. Pour les thèmes, j'imagine que c'était dans l'air du temps... mais effectivement, ça ne sortait pas vraiment des sentiers battus.

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