jeudi 17 mars 2011

Soupapes

Je ne sais pas vous mais moi, là, à l'heure où j'écris ces lignes, je ne suis pas très rassurée.

Pas rassurée du tout.

Et quand je ne suis pas rassurée, quand je stresse, le Doudou vous le dirait, je marmonne, je fredonne. C'est inconscient. Je ne m'en rends compte qu'une fois qu'on me le fait remarquer.
- Qu'est-ce que tu dis ?, font les gens pensant que je m'adresse à eux.
- Quoi ? Rien, est ma réponse habituelle.
En réalité, je pense à des trucs qui remontent de mon inconscient. Des chansons, des bribes de bouquin, des images de film... C'est très perturbant.

Du coup, je me dois de partager cela avec vous.

Non, non, ne me remerciez pas. Vous allez voir, c'est plutôt anxiogène comme série.

J'ai un petit florilège pour vous, tiré des éruptions volcaniques de mon inconscient des derniers jours...

Dans la série cinéma nous avons :

(la planète des singes)

Ou encore :

(Hiroshima mon amour)


Côté livres nous avons:

La fin du monde, ou plutôt, la fin du monde dans lequel nous avions vécu jusque là, commença de la façon la plus simple et la moins dramatique. L'électricité s'éteignit. Quand la nuit se fit, il y eut des rires, quelqu'un dit, c'est une panne, un briquet craqua deux fois et s'alluma, éclairant le visage de Thomas.
(Malevil)


Ô vous, frères humains, vous qui pour si peu de temps remuez, immobiles bientôt et à jamais compassés et muets en vos raides décès, ayez pitié de vos frères en la mort, et sans plus prétendre les aimer du dérisoire amour du prochain, amour sans sérieux, amour de paroles, amour dont nous avons longuement goûté au cours des siècles et nous savons ce qu'il vaut, bornez-vous, sérieux enfin, à ne plus haïr vos frères en la mort. Ainsi dit un homme du haut de sa mort prochaine.
(Ô vous frères humains)


En chanson, c'est nettement moins intello (et ça s'ancre, c'est fou ce qu'elle est sangsue cette chanson par les temps qui courent).






Voilà voilà....

Je vous avais dit que je n'étais pas d'humeur à rigoler.

5 commentaires:

  1. Pareil... J'ai pas réussi à trouver l'ombre d'une raison d'être de très bonne humeur depuis un moment. Non pas que j'aille mal, mais voir le malheur semer sa misère en Lybie, au Japon, en Côte d'Ivoire, la paupérisation accélérée aux USA et chez nous en Europe, l'indifférence à cette souffrance au nom du respect des "chiffres" aussi absurde que le PIB ou le taux de plus value; le cynisme de Dassault sur les armes vendues aux clients pour qu'ils s'en servent, les mensonges sur le nucléaire en France..
    J'arrête là, mais bon...
    Hier soir je me passais du Aznavour et du Guichard, j'aurais du penser à Lady Gaga plutôt...
    Heureusement qu'il y a nos enfants :)

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  2. Effectivement, heureusement que les enfants sont là... en même temps, avoir des enfants oblige à se projeter dans l'avenir et, par les temps qui courent, se projeter dans l'avenir n'est pas ce que que préfère faire.

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  3. Merci Doudette ! Je pleure chaque fois avec cette chanson. Celle-là et celle de "Louise" de Berliner. Je te remonte le moral ???
    Vive l'amour et le printemps. Dimanche, sur le blog de Leiloona, la radio des blogueurs, il y aura des tas de chansons super toniques pour fêter la nouvelle saison.
    Voici son lien... http://leiloona.canalblog.com
    et si tu veux participer, c'est jusqu'au 19 mars pour déposer ta chanson.
    Passe une bonne nuit.

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  4. Merci Syl, j'y suis allée et j'ai mis un lien, j'adore l'idée d'une radio des blogueurs... faut dire que j'aime la radio !

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  5. Pareil... et je n'arrête pas de penser à ce qu'on ferait si on était à leur place, comment on réagirait...
    sur le Japon plus particulièrement je suis touchée par le phénomène de tous ces gens qui ont vécu des années là bas et qui partent, qui laissent derrière eux leur vie, leurs amis, leurs collègues, une fuite et un abandon en quelque sorte... peut être que ça me ramène dans un passé pas si lointain où un autre peuple a été abandonné, je ne sais pas mais ça me bouleverse... même la presse se barre, impression bizarre de fin du monde...

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