dimanche 11 septembre 2011

Les cons (petits et/ou grands et/ou gros)

Non, je ne vous parlerai pas du 11 septembre (2001). Tout a été dit, écrit, montré et en plus, j'étais à Paris dans mon bureau. Aux premières loges. Oui, j'étais à Paris ET aux premières loges... parce que notre bureau de New-York était situé non loin du World Trade Center. Du coup, je n'ai rien à dire d'autre que ce que des centaines de personnes avec des collègues, des amis ou de la famille à New-York ont déjà dit.

J'ai donc décidé de vous parler des petits cons et des grands cons. Le rapport avec les tours jumelles qui s'effondrent est bien lointain, je l'admets. Encore que, des cons, y en avait déjà un peu partout à l'époque. C'est une constante, le con, dans nos sociétés modernes... juste qu'on s'en foutait il y a dix an parce que, dans l'échelle des méchants, le terroriste est bien mieux placé que le con.

Mais voilà, depuis quelques semaines, j'ai contracté un ras-le-bol des fâcheux qui mérite qu'on s'y attarde. Pendant longtemps, je leur ai trouvé des excuses à ces nuisibles qui nous pourrissent la vie. Mais là, trop, c'est trop.

Par nuisible, j'entends (liste non limitative):

- le môme qui, à la maternelle, trouve très amusant de faire un croche-pied dès qu'une petite fille en jupe plissée passe à proximité, qui tire sur les nattes, qui tape, qui crache et qui, quand tu lui demandes pourquoi il fait ça, ricane bêtement et entre deux spasmes t'avoue que c'est rigolo quand elles pleurent les filles ;

- le petit dur qui à la récré, en cours élémentaire, s'en prend systématiquement au petit gars à lunettes, de préférence pour l'humilier et accessoirement lui casser ses lunettes, sous le regard goguenard d'une dizaine de cancres dont on s'étonnera qu'ils soient si fiers d'être le copain du petit con ;

- le gros dur au collège qui s'amuse à noter le physique des filles, en parlant très fort pour que celles qui obtiennent un zéro l'entendent bien, qui définit les petites boulottes comme des thons et insulte la prof d'anglais en la traitant de grosse pute parce qu'elle porte une jupe et des talons ;

- le connard au bureau qui estime que le mandat syndical dont il bénéficie l'autorise à menacer ses collègues et à traiter les autres élus, ceux qui négocient vraiment et signent les accords, de vendus au patronat, voire de collabos, ou qui, comme à la RATP, userait de son petit pouvoir pour demander des faveurs qui n'ont rien de professionnelles ;

- la belle-mère qui passe son temps à dire à qui veut l'entendre (y compris à sa belle-fille) que son fils aurait pu trouver mieux, qu'il pouvait épouser n'importe quelle nana du quartier et qui se demande pourquoi il a choisi une fille aussi quelconque* ;

- l'autre belle-mère qui aime expliquer à sa belle-fille comment élever ses enfants, qui critique la moindre décision et va ensuite pleurer chez son fils que sa bru l'évite et ne l'aime pas, alors que franchement elle est une belle-mère parfaite, mettant alors le fils en demeure de choisir entre sa femme et sa mère et s'étonne ensuite publiquement entre deux sanglots qu'il ait choisi la mère... de ses enfants* ;

- la vieille dame qui fait ses courses le samedi après-midi, se place dans la queue juste derrière toi, te balance son caddie dans les mollets, soupire parce que tu refuses de la laisser passer alors qu'elle n'a que vingt articles et que toi, tu as un caddie plein, dit que la caissière, elle la connaît, c'est une voleuse et que t'as intérêt à vérifier la monnaie ;

- Le mec en costume, l'iPod nano vissé au revers du veston, le casque réducteur de bruits sur les oreilles, tranquillement assis dans le métro... qui fixe depuis cinq bonnes minutes le ventre arrondi de la femme enceinte debout à côté de lui mais attend pour voir si quelqu'un d'autre se lèvera parce que lui, il bosse, tu vois, il va au bureau mais l'étudiante, là, avec ses cours sur les genoux, elle fout rien, elle n'a qu'à laisser sa place, elle !

Ces cons (petits et grands) ont en commun que, pour une raison que j'ignore, personne n'ose leur rabattre le caquet, soit qu'on les plaigne, soit qu'ils fassent peur.

Voilà, tous ces nuisibles là, je ne leur trouve plus aucune excuse. Ils me gonflent.

On vit en société, on est tous différents et donc tous égaux. On a tous nos soucis. On a tous nos petits tracas. Alors, au lieu de leur trouver des excuses sociologiques à la mords-moi-le-noeud, je leur mettrais bien un coup de pied au cul pour leur apprendre à vivre en société à ces cons ! Parce que franchement, là, je m'en contre-balance qu'ils aient une enfance difficile, des parents absents, un patron pénible, des enfants ingrats. Je m'en tamponne le coquillart de leurs problèmes émotionnels, de leur psychothérapie avortée, de l'assistance sociale qui s'occupe de leurs ennuis financiers.

Dans un monde où l'on interagit les un avec les autres, on se doit une certain respect. On peut ne pas être d'accord, on peut avoir des opinions divergentes mais franchement à quoi cela peut-il bien servir de s'attaquer aux personnes ? Hard on points, soft on people, dit le Doudou (j'ai essayé de traduire en français mais ça rend moins bien). Les autres sont également des êtres humains, ils ont les mêmes émotions, les mêmes sentiments que les gros et les petits cons. Pourquoi laisserait-on des cons avoir plus raison que nous ?! Tends l'autre joue qu'il disait l'autre. Tu parles !

On encaisse tous mal la méchanceté et le mépris, même si c'est un jeu, voire un jeu de pouvoir. Et je refuse que, parce que des petits cons ont envie de s'amuser, il y ait une petite fille ou un petit garçon qui pleure. Et comprends-moi bien lecteur, la petite fille peut avoir 60 ans, l'âge ne fait rien à l'affaire.

A partir de maintenant, les petits et les gros cons, je vais me les faire.

La gentille Doudette en a ras-le-bol d'être gentille.

Tenez-vous le pour dit !



*Attention, il ne s'agit pas de ma belle-mère, laquelle est très loin de l'image ainsi décrite. Ce message n'est nullement autobiographique (et heureusement !)

12 commentaires:

  1. Dis, Doudette, question existentielle, tu vas le prendre comment ton costume de Super D. ? satin, coton, lycra ? Et la couleur ? Tu as pensé aux teintes ?
    Bisous et que cette semaine, tu sois invinscible ! Gare aux petits, grands et gros C.

    RépondreSupprimer
  2. J'attaque avec toi ! surtout les petits cons à l'école pour commencer !

    RépondreSupprimer
  3. J'ai eu un truc imparable avec les petits cons qui s'en prenaient à mes fifilles: les attraper par les épaules, les soulever du sol pour leur faire sentir combien ils étaient petits et leur dire doucement en face, bien dans la figure en serrant les dents, l'air menaçant,que s'il continuait, j'allais m'occuper d'eux. En serrant bien fort les épaules. Cela demande un peu de biceps, mais ça marche très très bien et c'est très violent sans l'être.
    Pour les autres, les plus grands, je me défoule verbalement depuis des années. Sans réussir à les éliminer mais au moins, ça soulage !

    RépondreSupprimer
  4. J'adore et je pratique allègrement !

    RépondreSupprimer
  5. J'adore ton article et je te comprend totalement.Mais en fin de compte,ne sommes nous pas tous a un moment un de ses petits ou gros cons?Je ne juge pas ,je m'interoge..
    Merci pour cet article en tous cas qui laisse a reflechir.

    RépondreSupprimer
  6. J'adore et j'adhère...C'est exactement ce que je me dis depuis quelque temps.Je dois avoir contracté le même virus anti cons...Comme les spécialistes qui posent des lapins tout le temps et j'en passe.Je ne supporte plus les cons!!!

    RépondreSupprimer
  7. La liste des cons et des connes est infinie mais à quoi bon s'occuper des autres et s'oublier dans l'affaire. En quoi suis-je un con ou une conne ? Telle est la seule et vraie question. Et ça va loin parce que être con ou conne ce n'est pas seulement la malfaisance déclinée à l'infini. C'est aussi ne pas s'apercevoir que l'on est con ou conne. Ne pas vouloir le savoir. Se parer de qualités tout en énonçant ses défauts. Ne parler que de soi. Etre égocentrique tout en parlant sans arrêt d'amour. Mère parfaite, épouse sans défauts, travailleuse hors pair. C'est tout ?

    RépondreSupprimer
  8. Tiens Doudette, tu as oublié les trolls dans ta liste.

    RépondreSupprimer
  9. @ Syl : j'envisage un tailleur pantalon pour être à l'aise et des talons aiguilles pour pouvoir viser les c... !

    @ Carole : tu sais, on va tester la méthode d'Annie (que je remercie), ca m'a l'air efficace.

    @ Marie : yeah !

    @ Sabine : oh que si, il nous arrive à tous des phases de connerie et de mesquinerie mais on s'en aperçoit et on se soigne, ce qui n'est pas le cas des vrais cons, non ?

    @ Blabla : ah oui, le spécialiste qui pose des lapins et ensuite te prends pour une idiote, je rajoute à la liste.

    @ Troll (ben oui, t'as pas signé). D'abord tu vas lire ça http://leblogdedoudette.blogspot.com/2010/01/lettre-ouverte-mon-troll.html et ensuite je te remercie de cette réponse qui démontre, s'il faut encore, combien la maxime "hard on points, soft on people" n'est pas maîtrisée par tout le monde !

    @ Aymeric : il y a deux sortes de troll, ceux qui sont des cons et ceux qui sont drôles. Je préfère les trolls drôles :-)

    RépondreSupprimer
  10. en fait le troll est pas forcément con (on s'entend bien spur, moi je trouve con de ne pas signer un commentaire, m'enfin bref). Parce qu'en fait on est, je pense, tous le con de quelqu'un non? (oui elle est pas de moi). Meme quand on est parfaitement adapté à une société, qu'on ne tire pas les couettes des copines, qu'on ne soulève pas les jupes des filles, qu'on évite de dire devant les gens que franchement, le fiston aurait pu trouver mieux, qand on est "politiquement correct", on a des réactions, des mots que l'autre entend/comprend différemment... genre quand je fais un doigt au parisien qui me coupe la route, pour moi c'estlui le con, mais pour lui...

    AH non, pardon, pour lui je suis une "pétasse au volant"

    Mouah ah ah pardon....

    RépondreSupprimer
  11. @ juju je suis d'accord, on est tous le con de quelqu'un ! Moi par exemple, je suis la connasse qui traverse n'importe comment !

    RépondreSupprimer