Mais noooooon, pas dans la 2ème circonscription de Paris dont il est candidat virtuel aux législatives, comme tu peux le constater là, lecteur connecté ! La Rive Gauche, je n'y mets les pieds que contrainte et forcée quand je n'ai aucun autre choix... comme par exemple quand on me force à mettre les pieds au Bon Marché. J'étais ailleurs ! Là où Alain Lambert a ses racines... Car Alain Lambert a le don d'ubiquité, à la fois parisien rive gauche donc mais aussi Président du Conseil Général de l'Orne.
Folie que de partir dans l'Orne pour un weekend me direz-vous... C'est loin, c'est en Normandie, il faut se coltiner l'A13 pour le retour... et sache, lecteur automobiliste, que je n'imaginais pas à quel point ce voyage de retour serait pénible quand nous avons improvisé ce voyage (la faute à un GPS récalcitrant qui nous a fait traverser la banlieue morose et désaffectée du nord de Paris).
Nous avions trois jours de libre, un besoin de verdure et un excellent souvenir du Manoir du Lys où nous avions séjourné il y a quelques années. Tant de bonnes raisons pour s'évader... Aucune envie de rester à Paris dans un appartement qui m'insupporte en ce moment, la maison de campagne fermée un peu prématurément pour l'hiver - y a pas idée aussi de faire aussi chaud mi-Novembre ! - et aucune obligation d'aucune sorte pour ce weekend du 11 novembre. Je n'ai d'ailleurs réalisé que le 11 novembre tombait un vendredi que le lundi précédent... ce qui m'a contrainte à annuler deux réunions avec des collègues allemands par un sibyllin bank holiday here qui ne trompait personne.
Donc direction l'Orne sur un coup de tête !
Et aucun regret.
A l'automne, l'Orne se pare de couleurs ocrées magnifiques...
J'ai ainsi redécouvert le plaisir des promenades en forêt.
On ne dira jamais assez combien les forêts sont loin de Paris. Le bois de Boulogne c'est bien, le bois de Vincennes, c'est encore mieux... mais ce sont des bois avec plein de routes dedans, pas de vraies forêts avec devant un panneau signalant chasse en cours ni de champignons bizarres au bord du chemin.

Personne sur les sentiers, juste nous et les enfants sur leurs vélos. Un gros pull bien chaud comme au bord de la mer. Le chien dont on peut ôter la laisse. Personne à gauche, personne devant, personne derrière.
On croise la maison de la sorcière, on s'invente des histoires qui font peur pour le plaisir de frissonner. On fait ouhouhouhouhou et on entend l'écho dans les branches. On se demande s'il y a des biches et des cerfs qui nous observent. L'enfant rappelle trèèèèèès haut perché que les loups ont disparu, qu'il n'y en a pas dans ces forêts là... On rit un peu trop fort. On respire, on inspire. On se dit que ça sent bon, trop habitués que nous sommes aux vapeurs des pots d'échappements et aux effluves s'échappant de restaurants bon marché sur le faubourg.

On fait des kilomètres, sans regarder sa montre. Les smartphones ne captent pas (d'ailleurs, si Alain Lambert pouvait faire quelque chose pour la connexion 3G dans l'Orne d'ici à ce qu'on revienne...). On est coupé du monde. Et c'est bien. C'est une nouvelle liberté. On rit. On prend des photos, on fait des films des enfants avec justement le smartphone qui peut servir à autre chose qu'à communiquer.
Quand on est tellement fatigué qu'on ne peut plus avancer, on retourne vers la civilisation.

Mais cette promenade en forêt là, on la savourera longtemps...
Tu sais toujours exprimer le ressenti j'y ai retrouvé ce que je ressens à la bergerie on redécouvre le plaisir de la pleine nature et le bonheur d'être coupé du monde le smartphone qui ne sert que pour faire des photos/vidéos ou pour servir de torche...ce sont des moments de bonheur intense qui redonnent des forces...
RépondreSupprimerMon papa y est né... dommage, je ne connais pas tellement ce coin de l'Orne, mais tu me donnes une furieuse envie d'aller contempler une de mes racines !
RépondreSupprimerBien d'accord avec MarieShani. Mais tu sais il y a des forêts toutes proches, notamment celle de Montmorency qui est très accessible, et répond à ta définition : "vraies forêts avec devant un panneau signalant chasse en cours ni de champignons bizarres au bord du chemin." Sylvaine
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