Bien que j'en ai un peu ras la casquette de publier des lettres ouvertes à tout le monde, candidats à la Présidence de la République et autres, il me semble utile de te donner mon avis sur ta dernière annonce.
Je te tutoies, ne m'en veux pas. J'ai tutoyé le futur président de la République et aussi important sois-tu, tu ne peux l'être autant que lui, encore que ton pouvoir de nuisance est semble-t-il également très efficace.
Sur ton blog, tu reproduis le texte de ton préavis de grève et tu permettras donc que j'en fasse un copier-coller ici à l'attention de mes lecteurs, lesquels n'ont peut-être lu qu'un verbatim malhabile de journalistes qui auront repris mot pour mot une dépêche AFP.
La réunion de concertation du 29 novembre 2011, tenue dans le cadre de cette DCI, s’est terminée sur un constat de désaccord.
En effet, bon nombre de problèmes liés à la mise en place du SA 2012 ne sont pas réglés et sont sujet à conflit.
Sur la revalorisation du métier de Conducteur de Train, depuis plusieurs années les Agents de Conduite subissent l’augmentation de la productivité et la dégradation de leurs conditions de travail et de vie. Celles-ci sont de nouveau amplifiées lors du prochain changement de service.
Lors de l’accord salarial 2011, le volet sur les primes (unification au code prime 33) va engendrer, une nouvelle fois, la mise à l’écart des Conducteurs de Train en ce qui concerne l’obtention d’un véritable treizième mois à l’horizon 2015.
Devant le constat d’échec lors de la négociation sur ces sujets, et en application de l’article L 1522-2 du Code du travail :
La CFDT dépose un préavis de grève couvrant les périodes:
du vendredi 9 décembre 2011 à 12 heures
au lundi 12 décembre 2011 à 8 heures.
du vendredi 16 décembre 2011 à 12 heures
au lundi 19 décembre 2011 à 8 heures.
du vendredi 23 décembre 2011 à 12 heures
au lundi 26 décembre 2011 à 8 heures.
du vendredi 30 décembre 2011 à 12 heures
au lundi 2 janvier 2012 à 8 heures.
Ce préavis couvre l’ensemble des Agents de Conduite et ceux qui sont susceptibles de les remplacer.
Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur Général, l’expression de mes sincères salutations.
Le secrétaire Général FGAAC-CFDT
P.DESCAMPS
Si je comprends bien ce que tu écris, tu appelles tes collègues conducteurs de locomotive à la grève au motif que leur vie est difficile, leur profession dévalorisée et leur conditions de travail détériorées. Tu réclames aussi des sous... et c'est bien normal, c'est ta raison d'être de vouloir plus d'argent pour les salariés que tu représentes.
Que c'est noble de ta part !
Tu penses au pauvre salarié malheureux et tu essayes avec tes maigres moyens de défendre ses intérêts. Tu es dans ton rôle. Et le droit des grève, ce droit inaliénable et constitutionnel, est fait pour être utilisé. C'est d'ailleurs un excellent moyen de pression sur ton employeur qui risque de perdre une part importante de son chiffre d'affaires si toi et tes collègues cessent le travail.
Pourquoi t'en priverais-tu ?
Sauf que...
Sauf que, vu la croissance enregistrée par ton employeur au cours des 9 premiers mois de 2011 (ici), m'étonnerait que ça le gène beaucoup, ta grève ! Je ne veux pas mettre en doute ton pouvoir d'agacement du patron car il est bien certain que ton préavis ne doit pas lui faire plaisir... mais m'est avis que la SNCF restera profitable malgré l'arrêt de travail. D'ailleurs, ça pourrait être dans l'intérêt de la SCNF de ne pas céder à tes revendications et de pourrir le dossier. C'est une méthode patronale qui a fait ses preuves. Du coup, toi tu n'obtiendras rien, les profits de la SNCF seront à peine écornés... et cette stratégie perdant-perdant n'aura servi à rien. Un coup d'épée dans l'eau.
Sauf que, vois-tu, moi, ta grève, elle m'emmerde. Ben oui, devine quoi ? J'ai prévu de partir en vacances à Noël, rendre visite à mon père que je n'ai pas vu depuis un an, et j'ai choisi le train comme moyen de transport. Parce que la SNCF est un établissement public, parce que c'est écolo de voyager en train, parce que c'est rapide, parce que ça paye ton salaire et que j'aime bien payer le salaire de gens qui assurent une mission de service public.
Et je ne suis pas la seule.
Je connais des dizaines de personnes qui ont décidé de prendre le train pour échapper un peu au train-train quotidien. Et toutes ne sont pas aussi heureuses dans leur boulot que je le suis. La plupart de ces personnes ont des conditions de travail et de vie difficiles, un métier sous-évalué et ne sont pas rémunérées à leur juste valeur. Comme toi. Comme tes collègues.
Elles attendent les congés de fin d'année pour enfin prendre un repos mérité, rejoindre leurs familles qu'elles ne voient pas assez souvent, retrouver leur amoureux/se, aller faire la fête avec leurs potes de lycée, se défoncer sur les pistes de ski... toutes espèrent ainsi oublier les conditions de travail difficiles et métier sous-évalué susmentionnés. Elles ont économisé sur un salaire sans prime pour s'offrir ce voyage, elles se serrent un peu la ceinture mais quand elles seront dans le train, ça ira mieux, elles pourront enfin commencer à profiter de leurs vacances tant attendues.
Sauf que tu as déposé à un préavis de grève et que tes collègues et toi risquez de les clouer à quai ces trains qui mènent au bonheur. Je sais que tu le fais pas exprès de nous rendre la vie difficile. Mes copains et moi (ne) sommes (que) des victimes par ricochet de ton combat sans merci pour obtenir trois sous de plus pour les salariés que tu défends.
Mais je te le demande, syndicaliste militant, est-ce que ce que tu défends est si important qu'il faille que des milliers d'autres salariés, peut-être même des millions (je n'ai pas les statistiques sur les fréquentations des gares en Décembre), soient privés des vacances qu'ils préparaient depuis des mois ?
J'imagine que chacun a ses priorités.
Nous n'avons vraisemblablement pas les mêmes.
Bien à toi, Camarade,
Doudette
Vous inquiétez pas, la CFDT ne représente rien à la SNCF !
RépondreSupprimerA la lecture des reproches que tu adresses à ce syndicat, je me pose 2 grandes questions :
RépondreSupprimer- le dépôt de ce préavis de grève peut-il réellement entraîner les conséquences que tu cites ?
- de quels autres moyens les agents SNCF disposent-ils pour se faire entendre de leur Direction ?
Concernant, tout d'abord, les conséquences de cette grève. D'après toi, elle risque de "clouer à quai les trains qui mènent au bonheur" et même de "priver des millions de salariés de vacances prévues depuis des mois". Diantre !
En pratique, les grèves de conducteurs de train réduisent, plus ou moins fortement selon le nombre de grévistes, le nombre de trains en circulation. Ainsi, les voyageurs qui souhaitent prendre le train ce jour-là voyagent moins confortablement et/ou arrivent à destination quelques heures plus tard que prévu. Depuis quelques temps, ces désagréments sont encore plus limités puisque SNCF communique 24 à 48 h avant la liste des trains qui vont effectivement circuler. Il est alors possible, pour chaque voyageur, de prendre ses dispositions pour arriver à destination dans les moins mauvaises conditions.
Qu'une telle grève cause des désagréments aux voyageurs, c'est certain. Qu'elle cloue tous les trains à quai ou qu'elle prive je ne sais qui de vacances ne me paraît pas réaliste : il y a toujours des trains qui circulent, sur tous les itinéraires, même s'il y en a moins que d'habitude.
Mais au-delà de ça, les cheminots ont-ils d'autres moyens pour exprimer leurs revendications ?
Pour de nombreux salariés du privé, qui travaillent notamment dans des PME/TPE, nul besoin de se syndiquer ou de faire grève lorsque leurs conditions de travail se dégradent. Il est en effet possible d'aller discuter, directement avec le chef d'entreprise, des problèmes rencontrés. Qu'il s'agisse d'un salaire jugé insuffisant, d'horaires inadaptés ou plus largement de mauvaises conditions de travail, le salarié peut discuter directement avec le décideur des sujets qui posent problème. Il obtiendra satisfaction ou pas, mais il aura pu exprimer toutes ses revendications, dans le cadre d'une discussion entre 4 yeux.
Dans les administrations ou dans les gros établissements publics comme SNCF, la situation des salariés est bien différente. Bien sûr, chaque conducteur de train peut rencontrer son supérieur hiérarchique pour lui faire part de ses difficultés, mais ledit supérieur n'a, pour la plupart des sujets, aucun pouvoir : les règles sont fixées par la Direction Générale de la société. Impossible, dans ces conditions, pour chaque agent, d'aller rencontrer le PDG ou le DRH de SNCF pour lui faire part de son malaise.
Par conséquent, en cas de difficultés importantes, le seul moyen qu'ont les conducteurs d'indiquer à la DG de SNCF que leurs conditions de travail sont devenues inacceptables est de se mettre en grève afin de faire pression sur leur Direction et de lui montrer le nombre de conducteurs excédés au point d'accepter de renoncer à une partie de leur rémunération pour montrer leur mécontentement. Ne l'oublions pas : une grève coûte de l'argent aux grévistes. Si ce mode d'action est choisi, c'est bien parce qu'il est hélas le seul à être adapté pour avoir une chance de voir les revendications satisfaites.
On peut, bien sûr, se demander s'il est vraiment indispensable de lancer un préavis de grève aux périodes de forte affluence. Bien sûr, cela perturbera davantage les voyageurs qu'un préavis de grève pour un moment où personne ne voyage, mais il est clair qu'un mouvement de grève déposé aux périodes "de pointe" a bien plus de chance d'être efficace qu'une même grève avec un faible impact sur les trains en circulation.
Je suis absolument convaincu que les cheminots seraient ravis de disposer de moyens de se faire entendre moins gênants pour les voyageurs, mais à défaut, ils utilisent les moyens légaux à leur disposition : la grève en fait partie.
Peu importe...c'est du terrorisme urbain chacun dispose d'une grande faculté de nuisances, reste à savoir qui est prêt ou non à nuire au plus grand nombre pour le bénéfice de quelques uns
RépondreSupprimerQuel bénéfice en a l'usager ? Et surtout pas une prestation de qualité pour un service dont NOUS payons 100 % du billet peu importe n'est ce pas, c'est le droit de grève
A chaque droit correspond des obligations et chaque droit peut être exercé abusivement "dans l'intention de nuire" et c'est la cas ici
J'ajoute qu'à l'instar de milliers de familles recomposees notre seul espoir de passer les fêtes en familles réside dans un aller et retour des enfants en train dans ces wagons spéciaux...on ne prendra pas le risque que les enfants restent en rade sur le quai...donc pas fête de fin d'années avec les enfants comme pour beaucoup mais réjouissons nous les droit des cheminots seront défendus
RépondreSupprimerCe détail explique peut être mon acrimonie et ma véhémence de ce samedi matin
Maintenant il faut que je trouve les mots pour expliquer à deux petites filles, l'une de 11 ans et l'autre de six ans qu'elles ne verront pas leur père pour les fêtes que leur jouets resteront ici car livres trop tard pour être réexpédiés en Lorraine
@ Marie Shani je comprend que pour nombre de personnes l'annonce de ce mouvement de grève les agace au plus haut point. Nous sommes nombreux à utiliser le Train réguliêrement et les Week end de décembre sont souvent un moment ou nous retrouvons nos familles.
RépondreSupprimerQue tu veuille exprimer des récriminations est tout à fait légitime.
Mais pour ce que j'en sais les mots ont un sens. Tu parle de " Terroriste urbain " ? Diantre. Je ne savais pas que la CFDT, auquel par ailleurs j'appartient, détient
des Kalachnikovs dans ses bureaux avec laquelle elle va braquer des voyageurs pour satisfaire ses revendications.
Tu parle de tes enfants à qui tu dois expliquer la situation, pur le dire sur ce ton pourrait tu donner des conseils au cheminot qui devra expliquer à son gamin pourquoi faire grève l'apparente aux poseurs de bombes et preneurs d'otages.
Exprimer sa colère est légitime. Mais la langue française est suffisament pleine de nuances pour le faire en termes respectueux de chacun.
Je te souhaite un bon réveillon.
( Soit dit en passant les infos disent que ce préavis tient du rituel de fin d'année et sont rarement mis à éxécution. Je nous le souhaite )
Doudette, je te trouve bien sympa dans ton billet. A l'heure où nous devons tous faire face à des difficultés ans les entreprises (non revalorisation des salaires, voire baisse dans certains cas, licenciements ect), moi je les trouve bien culottés, les cheminots, de faire grève à tout va, banalisant cet acte en fin de compte, au lieu de le réserver à de grandes causes qui valent vraiment le coup. L'histoire du petit qui crie au Loup et qu'on n'écoute plus à la fin....
RépondreSupprimerBref. ALors il se passe quoi pour qu'ils fassent greve de nouveau? Je suis une française lambda, je regarde les infos et lis leur CP, et je me rends compte qu'ils râlent parce qu'on a fait des changements d'horaires? la bonne blague, j'espère que les JT ne disent pas tout hein...
Tiens sinon, pour qu'on rigole un peu j'aimerais qu'un jour un cheminot nous détaille son salaire, ses heures de boulots effectives, ses avantages en nature ect... et je lui détaillerai les miens, ok?
Parce qu'aujourd'hui, quand je réserve un train, et que j'annonce les horaires à la personne chez qui je dois aller, je précise toujours "si tout va bien, s'il ne font pas grève". Et je ne suis pas la seule. Les cheminots ont une image bien négative maintenant, et ce n'est pas de la faute de la SNCF...
@Jp.Guedas : Qu'est ce que j'apprécie lire une logorrhée pareille un samedi matin pluvieux. Je suis à la limite de l'éclat de rire quand je lis " Pour de nombreux salariés du privé, qui travaillent notamment dans des PME/TPE, nul besoin de se syndiquer ou de faire grève lorsque leurs conditions de travail se dégradent. Il est en effet possible d'aller discuter, directement avec le chef d'entreprise, des problèmes rencontrés. Qu'il s'agisse d'un salaire jugé insuffisant, d'horaires inadaptés ou plus largement de mauvaises conditions de travail, le salarié peut discuter directement avec le décideur des sujets qui posent problème. Il obtiendra satisfaction ou pas, mais il aura pu exprimer toutes ses revendications, dans le cadre d'une discussion entre 4 yeux" Je crois cher Monsieur que vous avez cru à un monde de bisounours. Je serais ravie de savoir qu'il me suffit d'aller voir ma hiérarchie pour bénéficier d'un 13èm mois, d'un respect dans mon travail, d'un salaire plus élevé que ce cher SMIC et de tous les avantages en natures qui donnent envie de travailler dans le secteur public.
RépondreSupprimerSachez cher Monsieur, que j'ai simplement honte pour vous, honte que vous osiez écrire de telles choses quand on sait que notre économie est au même point qu'un "marche ou crève" que des millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et rêveraient de connaître, non pas un 13 èm mois mais tout simplement un Smic. Je ne sais pas comment on peu oser déposer un préavis de grève pour ce type de raisons quand il nous suffit de regarder l'économie de notre pays pour pleurer. Alors dès lundi je vais gaiement demander toutes ces belles choses à mon supérieur et j'attends avec impatience ça réponse : "Marche ou crève y'en a pleins qui n'attendent qu'une chose, prendre ta place".
Je vous souhaite de belles fêtes de fin d'années, pour ma part elles seront sans ma famille puisque les conducteurs de trains en ont décidé ainsi.
PS : Je ne vous joins pas mon CV pour postuler en temps que conducteur de train, j'aurais trop peur d'être bien dans ce travail !
Toutes mes confuses mon commentaire s'adressait @GDM ! Je m'excuse auprès de Jp.Guedas pour mes mots qui ne lui étaient pas destinés !
RépondreSupprimer@AubergineDivine
RépondreSupprimerEn déformant mes propos, on me fait dire absolument n'importe quoi. Je n'ai jamais dit qu'il suffisait, dans une PME, d'aller voir sa hiérarchie pour OBTENIR la satisfaction de toutes ses revendications, mais pour FAIRE PART de ses revendications aux personnes ayant le pouvoir de décider.
Ensuite, selon les marges de manoeuvre qu'il a, la confiance qu'il vous accorde, l'intérêt qu'il a de vous garder plutôt que d'embaucher un nouveau salarié qu'il devra former et qui risque de ne pas être compétent, il acceptera ou pas tout ou partie de vos revendications.
De la même façon, la grève est un moyen (payant, contrairement à un simple entretien) de faire part de ses revendications aux personnes ayant le pouvoir de décider, en l'absence de moyen d'aller discuter. Les grévistes sont sûrs de perdre une partie de leur rémunération, mais n'ont aucune garantie de voir leurs revendications satisfaites.
Vous parlez des "avantages qui vous donnent envie de travailler dans le secteur public". Mais... pourquoi n'y travaillez-vous pas ? Est-ce par esprit de sacrifice que vous avez choisi de travailler dans le secteur privé ? Ou parce qu'il existe également de très bonnes raisons de préférer le secteur privé au secteur public, qui n'a pas que des "avantages" ?
Vous développez ensuite des arguments sur la crise économique et le chômage qui n'ont aucun rapport avec les revendications des cheminots, qui ne sont d'ailleurs pas que salariales. Il faudrait se satisfaire de n'importe quelles conditions de travail au prétexte qu'il y a un chômage important dans notre pays ? Vous pensez vraiment que la dégradation de vos conditions de travail a des chances d'améliorer la vie quotidienne des demandeurs d'emplois ?
Vous renoncez à vos fêtes en famille parce qu'un seul syndicat, minoritaire, vient de déposer un préavis de grève qui sera peut-être levé avant même que le moindre conducteur se soit mis en grève ? Avez-vous conscience de votre caricature ?
Enfin, votre dernière phrase me fait sourire, car elle est typique de tous ceux qui considèrent les fonctionnaires ou agents publics comme des privilégiés. Si vous ne voulez pas rejoindre le secteur public, c'est juste par esprit de sacrifice en fait ! A moins que votre place actuelle soit, tout simplement, beaucoup plus enviable que celle d'un conducteur de train...
@GDM : je suis plutôt fière de moi car vous êtes là où je vous attendez (je suis vilaine quand même je reconnais)
RépondreSupprimerFigurez-vous mon cher que je travail dans le secteur public (et toc) sauf que je suis la paria du secteur public, vacataire, sous-payé sous-avantagé et je suis priée de fermer ma gueule, ma place n'est pas à envier mais j'aime mon travail, je l'aime pour ce qu'il me permet d'être et pas pour mon salaire en fin du mois ! donc oui je travail dans le secteur public et je crache sur leurs avantages scandaleux ! comme ce magnifique camping qu'il y avait en face de la maison où j'habitais, à 200m de la mer, uniquement réservé aux travailleurs du secteur public, style GDF, Prof et tout le toutim, et pour un prix à défier toute concurrence ! J'en ai de la chance quand même ! Avant de m'échouer dans la grande ville parisienne je vivais au bord de la mer et tous les étés je me faisais des petits amis, vous savez les enfants des travailleurs du secteur public.
Alors votre esprit de sacrifice hein voilà ce que j'en pense, et j'argumente sur la crise économique qui n'a aucun rapport, vous rigolez j'espère. Vous trouvez ça normal de faire grève pour des raisons pareilles quand on voit ce qui se passe autour de nous? allez donc mangez un hamburger fritte en Somali qu'on rigole un peu !
Le décence et le respect c'est un minimum, et là y'en a aucun. Ou nous demande de la rigueur, on doit tous se serrer les coudes chacun à notre échelle donc quand une bande de rigolo s'amuse à coller un préavis de grave pour des raisons pareilles, ça me donne envie de balancer des claques !
On se retrouve sur l'oiseau bleu ;)
Ces syndicats là sont indignes et grotesques...
RépondreSupprimer(les commentaires d'Aubergine Divine, et surtout son expérience personnelle, sont très intéressantes... Quand on parle de dignité et de décence, on y est totalement : merci pour vos commentaires)
@AubergineDivine
RépondreSupprimerVous critiquez les fonctionnaires et... vous n'en faites pas partie. Ma question demeure : pourquoi ne passez-vous pas les concours, si votre situation actuelle de vacataire est mauvaise (ce que je crois volontiers) et si le statut de fonctionnaire vous fait autant rêver ?
Vous évoquez notamment les enseignants, parlons-en. Dans un nombre croissant de CAPES, il n'y a plus assez de candidats pour pourvoir tous les emplois offerts au concours. Vous pensez que c'est un hasard ? Comment se fait-il qu'il n'y ait pas plus de candidats pour le métier paradisiaque d'enseignant, avec des campings réservés ?
La réalité est bien différente : des élèves de plus en plus difficiles, dont l'indiscipline ne consiste plus seulement à bavarder en classe, mais à insulter, menacer ou agresser les enseignants. Des suppressions massives d'emplois qui gonflent le nombre d'élèves par classe et compliquent encore un peu les conditions de travail des enseignants. Le métier d'enseignant n'a plus grand chose à voir avec ce qu'il était il y a 20 ou 30 ans... et les étudiants qui hésitent à s'y orienter le savent... et renoncent, pas fous ! Que valent les "campings réservés" quand on passe ses journées à hurler au lieu d'enseigner et à subir des insultes d'enfants totalement désorientés ?
Les difficultés sont les mêmes dans bien d'autres métiers du secteur public : dans mon administration (finances publiques), pour tous ceux qui sont au contact des contribuables, les insultes sont quasi-quotidiennes, les agressions physiques de moins en moins rares, parce que nous représentons la puissance publique. Où sont les privilèges ?
Vous parlez ensuite de la Somalie. Puis-je savoir en quoi s'abstenir de faire grève en France permet d'améliorer la vie quotidienne du peuple somalien ? Faudrait-il que le monde entier s'aligne sur les pires conditions de vie existantes sur cette planète ? Dois-je comprendre que tous ceux qui vivent mieux que les Somaliens doivent se satisfaire de leurs conditions de vie, quelles qu'elles soient ?
En ce qui me concerne, je suis dans la logique inverse : la lutte pour le progrès social est indispensable partout, dans les pays les plus en difficulté comme dans les pays "riches" et les conditions de vie déplorables des uns ne justifient pas les mauvaises conditions de travail des autres.
Les transports publics ont cette capacité a te foutre dedans (pour parler poliment) pour leurs revendications, qu'elles soient légitimes ou pas, je m'en fous, ce n'est pas le sujet...
RépondreSupprimerEtudiante en médecine à Lyon, il était bien stipulé qu'aucun retard aux examens (sur le campus de la Doua alors que nous étions à la Fac de grange Blanche, si vous connaissez Lyon, vous voyez la distance à parcourir) ne serait excusé MÊME en cas de grève des TCL. Donc c'est à dire que les TCL font une grève surprise, tu te retrouves sans car, sans métro, sans tram, pour te rendre à plusieurs kilomètres de là dans 1h, sans quoi, ton année de médecine est par terre. Sachant qu'en médecine, tu ne peux redoubler qu'une fois, ça fait quand même grincer des dents...
Lorsque j'étais ensuite en école de kiné, toujours dans cette bonne ville de Lyon, nous voulions obtenir une revalorisation des plafonds de bourses (quasiment inexistantes alors, mais ce n'est pas le sujet) accordées par les HCL.
Deux choses ont été mises en place, la grève des étudiants stagiaires, et là les HCL se sont rendus compte de la valeur de cette main d'oeuvre totalement gratuite dont ils profitaient quotidiennement. Mais les kinés salariés étaient là, donc un peu débordés, mais les soins étaient suivis (sauf quand le stagiaire effectuait totalement le boulot d'un kiné, mais c'est interdit hein, il est là pour apprendre le stagiaire, pas pour masser à l'oeil)
Deuxième chose, pour faire entendre nos revendications au grand public, une petite manif (mouhaha, 250étudiants qui crient "3+1=2 revalorisez notre DE" ça fait bien marrer les passants) qui s'est terminée sur un péage de l'agglomération, que nous avons ouvert en échange d'un petit trac. Pas de bouchon, des gens sympas et attentifs, bien contents de pas payer les 1€... Pas si compliqué !
Je ne comprends pas l'intérêt de prendre en otage des gens qui n'y sont visiblement pour rien, qui comptent sur vous, déjà d'une parce qu'ils paient, et puis parce qu'ils ne peuvent pas forcément faire autrement...
Une sacrée réputation qu'on a les français grâce à eux, je me souviens d'Américains qui disaient "nous c'est pas comme en France, quand il y a une grève, c'est sérieux !"... euh, oui, c'est résumé là...
Alors moi, j'exècre les transports en commun, le train et Air France à cause de ces foutues grèves. Et j'évite autant que possible ces nids à emmerdes. Vive la voiture, les compagnies d'aviation étrangères, et évitons les services publics tant qu'on peut.
RépondreSupprimerQuant à ça : "la lutte pour le progrès social est indispensable partout"
Primo, si la lutte pour le progrès social pouvait s'attaquer directement à ceux qui l'entravent, et non aux usagers otages qui n'y sont pour rien, ce serait sympa, merci pour eux. Sinon, je me sens en droit de dire à tous ceux qui m'empêchent de me déplacer que je prie fort pour qu'ils n'obtiennent pas un fifrelin, et qu'ils aillent se faire voir.
Deuxio, la "lutte pour le progrès social", bizarrement, ça se résume souvent dans le service public gréviste à "La lutte pour ma pomme, moi qui ait le pouvoir de faire chier le monde, par contre toi tes problèmes rien à battre". Donc évitez les grandes généralisations humanistes, on sait tous que c'est du flan.
@Anonyme
RépondreSupprimerLes syndicalistes savent pertinemment que les grèves dans les transports publics dérangent les usagers. L'impopularité de leur mouvement social n'est pas dans leur intérêt. Ne pensez-vous pas qu'ils utilisent ce moyen-là parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens de se faire entendre ?
Quand je parle de "lutte pour le progrès social", je ne parlais pas uniquement des grèves dans les services publics. Je répondais à la logique de l'alignement par le bas, qui voudrait que tout salarié ou tout citoyen qui connait quelqu'un de moins bien loti que lui se taise par prétendu "respect" pour celui qui est dans une situation plus difficile. Sans qu'on ne m'explique jamais en quoi l'absence de revendication du "plus avantagé" permet d'améliorer la situation du "moins avantagé".
En ce qui me concerne, je ne suis ni à la CFDT, ni à la SNCF. Je milite dans un syndicat interprofessionnel et non-catégoriel qui se bat autant dans le secteur privé que dans le secteur public (avec des moyens différents) pour améliorer les conditions de travail des salariés et des fonctionnaires.
Ceci dit, vous ne pouvez pas reprocher à un syndicat de ne défendre "que" les intérêts des salariés : c'est son rôle ! Cela n'empêche pas les adhérents de ces syndicats d'avoir également un engagement politique, plus global, qui comprend la défense des intérêts des salariés mais qui ne s'y limite pas.
J'ajoute que "la lutte pour le progrès social" de la SNCF tape directement dans mon portefeuille : un train annulé, un voyage prévu que je ne peux pas faire, c'est un client qui ne paye pas la prestation que je n'ai pas pu lui fournir. Ce qui fait de n'importe quel gréviste de la SNCF une sangsue accrochée à mon petit compte en banque précaire d'indépendante non salariée et non syndiquée. Mais ça, le gréviste qui "lutte pour le progrès social" ( = son 15e mois, son intéressement, ses 35 primes et ses 312 RTT) n'en a généralement pas grand chose à foutre.
RépondreSupprimerNon, vraiment, une calamité.
GDM : non, ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'action qu'ils font la grève, c'est parce que c'est le seul qui ne leur fasse courir aucun risque. C'est tout de suite moins courageux, hein ? Parce que bloquer un ministère ou des politicards, ce sont les CRS, les gardes à vue et les condamnations pénales assurées. Donc oui, il faut remettre les choses à leur place : des privilégiés qui s'ignorent et qui cherchent à garder leurs avantages à tout prix, sur le dos de ceux qui perdent les leurs. Rien d'autre, et surtout rien de noble.
RépondreSupprimer@Anonyme
RépondreSupprimerIl n'est pas du tout question de 15e mois ou de 35 primes. Dommage de caricaturer leurs revendications.
Je crois que tout le monde a compris qu'une grève dans les transports dérange les usagers : personne ne l'a mis en doute, même s'il est clair qu'un préavis de grève lancé par un seul syndicat, minoritaire, n'aura évidemment pas comme effet d'empêcher tout train de circuler partout en France les week-ends concernés, loin de là.
De quels moyens disposent les cheminots pour se faire entendre de leur Direction, en dehors de la grève ? Ca me paraît être une question essentielle, mais il semble plus facile de déplorer la grève que de trouver un autre dispositif leur permettant d'exprimer leurs revendications.
@Anonyme
RépondreSupprimerLa grève a des conséquences financières directes pour chaque gréviste, qui perd un jour de rémunération. Vous semblez l'oublier, imaginant qu'un gréviste a simplement une journée pour lui, alors qu'il perd à chaque fois une partie de son salaire...
Vous leur reprochez ensuite de ne pas employer des méthodes illégales. C'est un argument un peu surprenant : d'un côté, on leur reproche d'être trop virulent, de l'autre côté, on leur reproche de rester dans des moyens de protestation légaux. Il me semble quand même que la moindre des choses, pour tout citoyen et tout salarié, SNCF ou autre, est de respecter la loi en vigueur...
S'agissant de leurs soi-disant privilèges, il faut tout de même rappeler que beaucoup de cheminots sont entrés à la SNCF en acceptant des inconvénients (travail le week-end, les jours fériés voire la nuit, rémunération faible pour certains métiers en début de carrière, mobilité géographique importante) en échange d'avantages qui constituaient une contrepartie. Aujourd'hui, on fait semblant de ne plus voir les inconvénients de leurs métiers et on présente leurs avantages comme des "privilèges". Je comprends ceux qui ont le sentiment de s'être fait avoir...
GDM, clairement, les cheminots se foutent bien de me poser des problèmes, alors vraiment, je ne vais pas me creuser la tête pour trouver des solutions aux leurs.
RépondreSupprimerC'est facile de déplorer la grève ?! Parce qu'en plus de subir ce fléau légal, il faudrait choisir entre fermer sa gueule et trouver une solution à ces braves gens totalement impuissants ? Ben voyons.
Les grévistes ont le droit de faire grève. Je revendique le droit de détester la grève, et de le brailler si j'en ai envie.
On a un post de décalage. Je répondais à votre post précédent.
RépondreSupprimerVous ne me convaincrez pas.
Ces contreparties n'existent pas, par exemple dans le statut indépendant. Alors oui, ça fait de ces gens-là des privilégiés.
Je parlais de moyens illégaux de lutter en réponse à votre envolée dans l'idéalisme avec la lutte pour le progrès social. Il faut arrêter avec ça. C'est un combat pour ses propres billes, peut importe les victimes collatérales ou le progrès social. Et dans cette indifférence totale aux usagers, les grévistes et la direction se valent bien. Tout le monde s'en fout, à la SNCF.
RépondreSupprimerÊtre contrarié parce qu'on subit une grève est tout à fait légitime, mais le billet initial de Doudette n'était pas uniquement "leur grève m'embête" mais "ils ont tort d'appeler à la grève dans ces modalités-là", donc je porte le débat sur ce terrain.
RépondreSupprimerChacun a le droit d'être contrarié et de le brailler, aucun problème à ce sujet. J'explique simplement en quoi, d'après moi, les cheminots ne font pas grève par plaisir, ou simplement pour déranger les usagers, mais parce qu'ils ne disposent pas de voies alternatives pour faire valoir leurs revendications.
Concernant les contreparties, chaque statut a son avantage. Vous avez choisi d'être indépendante, pour des raisons qui vous regardent, cela permet notamment d'être "son propre patron", ce qui a bien des avantages, et il y a bien sûr aussi des inconvénients.
Quand chaque cheminot a décidé de rejoindre la SNCF, il a également regardé les avantages qu'il pouvait y trouver et les inconvénients. Estimant que les avantages étaient sans doute supérieurs aux inconvénients (pourtant réels), il a décidé d'y entrer. Il est délicat aujourd'hui de présenter leurs "avantages" comme des "privilèges" et d'ignorer leurs inconvénients, qui demeurent.
Quant à l'idée que "tout le monde s'en fout", j'ai surtout l'impression que personne ne s'en fout et que chacun fait ce qu'il peut, avec les moyens qu'il a.
Et ben dis donc ! vous vous êtes déchainés ! merci à tous pour vos commentaires qui pourront (peut-être faire avancer le débat). Je précise que je ne suis pas contre le droit de grève. Je trouve ce préavis là particulièrement déplacé et contre-productif. En outre, vu le bordel qu'il peut générer, je crains que les effets ne soient pire que le remède qu'il tente d'obtenir.
RépondreSupprimer(continuez à vous étriller, j'adore).
@drine
RépondreSupprimerLe sens des mots...
http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/otage/56803
nom masculin (ancien français hostage, logement, les otages logeant généralement chez celui à qui ils étaient livrés)
Définitions de otage
Personne prise ou livrée comme garantie de l'exécution de certaines conventions militaires ou politiques : Laisser des otages à l'ennemi.
Personne dont on s'empare et qu'on utilise comme moyen de pression contre quelqu'un, un État, pour l'amener à céder à des exigences. (La loi punit la prise d'otage de la réclusion criminelle à temps ou à perpétuité.)
Les syndicats et les syndiqués ne travaillent en très très grande majorité que pour eux-mêmes. Ils s'en foutent des otages, du public, des clients, des utilisateurs ... et c'est la même chose à la SNCF, dans l'Education Nationale, dans tous les services publics. Le salaire et les conditions de travail (travailler moins pour gagner plus) sont les seules choses qui les intéressent réellement ... Il y a quelques personnes qui font exception à cette règle. Je préfère rester anonyme, les syndicats ayant des "services d'ordre".
RépondreSupprimerj'ai juste envie d'ajouter que le jour où je ferais grève pour un treizième mois c'est que tout le reste sera génial dans mon travail, les conditions, le salaire etc... ce jour là n'est pas près d'arriver !
RépondreSupprimerMise au point de la CGT cheminote! (04/12/2011)
RépondreSupprimerDepuis deux jours les français assistent à une mise en scène insupportable alliant coups tordus et désinformation.
Alors que la CFDT ne s’est impliquée dans aucune des actions et négociations menées sur tout le territoire pour améliorer le service public et les conditions de travail des cheminots dans le cadre du changement de service du 11 décembre prochain, voilà que sa branche autonome, la FGAAC, annonce un préavis de grève pour les 4 prochains weekends.
Cette démarche arrange les directions de RFF et de la SNCF qui font ainsi oublier les désagréments promis aux usagers. Elle sert le gouvernement qui pourra promouvoir l’ouverture à la concurrence à l’issue des assises du ferroviaire. Elle permet au leader de la « droite populaire », le Ministre des Transports Thierry MARIANI de pouvoir proposer une loi pour durcir les conditions du droit de grève dans les transports. C’est son ambition depuis la grève à Air France.
La ficelle est grosse, mais nombre de médias ont relayé cette information allant jusqu’à prétendre que la CFDT, dernière organisation syndicale représentative à la SNCF, serait la 1ère chez les conducteurs de train, alors qu’elle n’est que la 3ème.
Examinons le contexte, Mme NOTAT, ex 1ère dirigeante de la CFDT et directrice d’une agence de notation, est désignée comme médiatrice par RFF et la SNCF pour ce changement de service.
François CHEREQUE, qui insultait les cheminots en grève en avril 2010, est étonnamment silencieux. Les propos de la Direction de la SNCF et de T. Mariani sont très courtois et promettent des discussions pour sortir de ce conflit. Pourtant Guillaume PEPY prétendait ne plus vouloir négocier sous la pression. L’attitude de la direction de l’entreprise et du gouvernement avait été tout autrement lorsque des cheminots avaient « posé le sac » suite à l’agression, à coups de couteau, de l’un dès leurs! La Direction SNCF est moins prompte à débattre sur l’équipement des trains agent seul et sur les moyens nécessaires à un service public de qualité.
La Fédération CGT des Cheminots qui, depuis le mois de septembre se bat pour obtenir des moyens humains, pour que ce changement de service se passe le moins mal possible pour les usagers et les cheminots, condamne ces méthodes qui visent à stigmatiser les agents SNCF et à détruire l’image de l’entreprise publique.
La CFDT/FGAAC, cherche à obtenir des primes catégorielles pour les conducteurs alors que cette organisation a signé un accord salarial à 0,4% pour l’ensemble des cheminots !
La CFDT/FGAAC va au-delà du réformisme et de l’accompagnement du libéralisme, cette organisation s’inscrit désormais dans une compromission insupportable pour faciliter la casse de l’entreprise publique SNCF.
La CGT ne tombera pas dans ce piège grossier et gardera sa démarche revendicative pour l’emploi, de vrais salaires, les conditions de travail, la protection sociale et le service public.
Montreuil, le 04 décembre 2011 à 10 heures
La CFDT vient de lever son préavis de grève, ce qui est une bonne nouvelle pour tout le monde.
RépondreSupprimerOui, les syndicats ont vocation à défendre les intérêts de ceux qu'ils représentent (salariés ou agents publics), que ce soit dans le secteur privé ou dans le secteur public. C'est la définition même d'un syndicat ! Ca n'empêche pas certains syndicats d'avoir des revendications qui rejoignent l'intérêt des usagers ou des consommateurs (c'est le cas notamment lorsque les enseignants réclament des créations d'emplois pour avoir des classes moins surchargées... ou lorsque les agents des finances publiques réclament les moyens nécessaires pour lutter efficacement contre la fraude fiscale).
Mais il est bien évident que la vocation première des syndicats de cheminots n'est pas de défendre les intérêts des voyageurs (il existe des associations d'usagers pour cela), mais de défendre les intérêts des agents SNCF.
Le communiqué de la CGT cherche avant tout à éviter que la CFDT soit perçue par les agents de conduite comme plus revendicative que la CGT. Ce sont là des conflits entre syndicats assez éloignés de la défense des intérêts des agents.
Je ne retranche ni modère aucun des mots que j'ai écrit, il s'agit bien de prendre une population prise au piège pendant une période ou les familles tentent de se retrouver...oui il s'agit de violence morale et non il n'y a pas de nuance !
RépondreSupprimerhttp://www.lemonde.fr/societe/article/2011/12/05/sncf-le-preavis-de-greve-des-conducteurs-de-trains-est-leve_1613696_3224.html
RépondreSupprimerLe préavis de greve est levé.
Hors @GDM, personne ne va venir en parler.
#drine, c'est bon, les otages ont été libérés (Sens des mots, hein)
Visitez mon nouveau blog et lisez mon premier article sur les cheminots et faites part de vos commentaires http://vdfviedefrance.blogspot.com a bientôt
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