samedi 29 janvier 2011

coucou, c'est nous !

Quoi ?!!!! Le dernier billet publié date du 17 janvier ?!

M'enfin, comment est-ce possible ?

Ah si !

Je sais !

J'étais pas d'humeur.

J'étais contrariée.

C'est nul d'être contrariée.

Ça bride l'imagination.

Ça coupe l'inspiration.

Ça fait groupfouchoumff dans la tête, des petites bulles de savon qui explosent avec chacune une idée noire dedans. Or, les idées noires, c'est pas bon pour les billets. C'est comme les idées fixes, c'est pas vendeur. D'ailleurs les idées noires sont souvent fixes.

C'est sa faute à lui, la faute à la distance, la faute à la maladie.

C'est la faute du travail qui occupe.

C'est la faute des enfants qui accaparent.

C'est la faute au froid, à la couette qui donne envie de se glisser dessous, à Fili qui demande des câlins.

C'est la faute à pas de chance.

... et c'est aussi et surtout la faute à personne !
(mais ça fait du bien d'accuser la fatalité)

En même temps, je n'ai pas d'excuse à vous donner.

Je fais c'que j'veux avec mon blog.

Allez, je m'auto-motive.

Bientôt, je rédigerai un vrai billet avec du fond dedans.

Pour l'heure, je me contente de remonter en selle.

A plus, les gens !

lundi 17 janvier 2011

Partir, revenir..

Je devais prendre l'avion ce soir pour une réunion professionnelle hyper importante en Allemagne... Vol Lufthansa, compagnie réputée pour sa fiabilité. Le savoir-faire allemand. Un bonheur d'exactitude.

Ah bon ?

Vraiment ?

Ben non.

(Note à l'attention des âmes sensibles : ce que vous allez lire maintenant n'est pas objectif, ce n'est même pas raisonné parce que là, je suis...... je suis........ excédée, énervée, crevée et en plus j'ai envie de vomir).

Mon expérience de la fiabilité allemande est en effet la suivante.

J'arrive à l'aéroport vers 17 heures pour voir le panneau d'affichage afficher que mon vol est cancelled. Oui, le panneau dit "d'affichage" "affiche", c'est son rôle, je ne trouve pas de synonyme et ce n'est le jour où titiller, lecteurs cruciverbistes, je ne suis pas d'humeur ! Vous aurez noté que mon vol est cancelled et non annulé parce que Roissy-Terminal 1 est un zone de non-francophonie où la loi Toubon n'est pas passée. Tiens, d'ailleurs il devient quoi Toubon ? Toujours dans son musée des Arts Primitifs ?

Pourquoi je me suis pointée à l'aéroport si le vol est annulé ? Mais parce que je ne le savais pas. Comment l'aurais-je su si la compagnie aérienne ne me prévient pas ? C'est que les salariés de Lufthansa ont mieux à faire que de prévenir les passager : ils sont en grève. Attention, pas tout les salariés de Lufthansa. Juste les français. Les autres, ça leur va bien, leur vie. Les français, non.

Je vais me renseigner.

Attroupement de gens déguisés en Lufthansaniens. C'est en tout cas ce que disent leur tenue et leur badge. Je demande ce qu'il est en est. On ne me répond pas.... Une dame lufthansanienne daigne pointer une affichette du doigt : Suite à grève, tous les vols sont annulés, contactez le 088.... Je tente une question vers une autre lufthansanienne qui parle au téléphone mais elle ne me remarque même pas. Elle est trop occupée à expliquer à son interlocuteur que non, ils ne cesseront pas le mouvement, que cette fois-ci c'est du sérieux et que, eux, ne sont pas des salariés d'Air France. Et je comprends que le lit du délit tient en quelques bornes d'enregistrement automatique qui viennent d'être déployées par la compagnie.

Je ne veux pas me mêler de la conversation mais, en tant qu'usagère des transports aériens, je les aime bien, moi, ces bornes d'enregistrement rapide. Chez Air France et British Airways notamment, elles fonctionnent parfaitement... Je lui expliquerais bien ce que j'en pense mais elle s'éloigne à grands pas pour rendre son rapport à la troupe de lufthansaniens agglutinée devant les portes d'accès à la zone "sous douane", empêchant le passage pour les quelques passagers dont les vols ne sont pas annulés.

Je compose le numéro d'urgence mentionné sur l'affichette. Une voix mécanique m'explique qu'après le bip mon appel sera facturé 33 centimes la minute. Vous imaginiez qu'on vous renseigne gratuitement par jour de grève ? Quels naïfs vous faites ! M'en fiche, j'appelle avec mon téléphone professionnel, c'est pas moi qui raque, na ! Le monsieur au bout de la ligne m'explique que, si je suis gentille, il peut m'obtenir une place sur le même vol mercredi. Au fait, je devais rentrer quand, moi ? Ah, mercredi... Bon, ben non merci monsieur alors...

Je file au comptoir d'Air France. Tiens, sont pas en grève les gens d'Air France. Notons-le, ça pourra servir si je parviens à destination, rapport au fait qu'on va encore me faire tout un plat sur la France, les grèves et les 35 heures (les 35 heures, ils adorent, hors de nos frontières, c'est leur sujet de plaisanterie favori). Une dame élégante et sympathique me trouve une place sur un vol ce soir.... à 850 euros. Je l'avais payé combien mon billet Luftanza ? 150 euros. Bon, ben merci madame mais mon chef il dit qu'on ne paye un billet d'avion le prix d'un SMIC net. Je l'appelle quand même, le chef, dès fois qu'il considère qu'une situation d'urgence justifie une exception à la règle. Ça discute un peu en interne chez nous, entre celui qui est prêt à payer une telle somme pour un voyage de 2 jours avec dîner de groupe et celui qui trouve qu'on peut mieux employer le magot.

Au final, on décide qu'on va s'en servir pour payer le taxi qui me ramène chez moi !

Ah le taxi.... Vous connaissez les mecs qui croient que, pour avancer plus vite dans les embouteillages, il faut appuyer sur l'accélérateur dès que tu peux avancer de 2 mètres et ensuite piler sec parce que, bien sûr, si tu ne le fais pas, ton pare-choc fonce dans le coffre de la voiture devant ? Mon chauffeur avait fait une spécialisation à-coups, avec les odeurs de pots d'échappements en prîme, parce que c'est mieux de conduire fenêtre ouverte quand il caille dehors. Quand tu es passagère à l'arrière et qu'en plus tu lis tes emails au bout d'une heure d'embouteillage, tu as juste envie de rendre ton goûter.

M'enfin, me voilà rendue chez moi.

Le seul bon moment de cette aventure, c'est que quand j'ai ouvert la porte de l'appartement et que j'ai vu le regard à la fois surpris et ravi de mes enfants. Coucou, les poussins, maman reste à la maison finalement...

samedi 15 janvier 2011

La Tunisie en questions


Encore un billet sur la Tunisie ?

Encore un billet sur les réseaux sociaux et la Tunisie ?

Je n'ai aucune excuse. Tout a été dit, redit, re-redit. Ils en ont même parlé à la télé, c'est une preuve, ça ! Une preuve de quoi ? De l'utilité de Twitter pour s'informer ? de l'utilité de Facebook pour prendre des nouvelles des proches et en donner ? De la rapidité à laquelle l'information circule désormais ? Du fait que les médias sociaux ont compris l'importance des évènements bien avant nos médias nationaux ?

Ben oui.

On le savait.

Ce n'était pas la première fois.

Il y avait eu l'exemple iranien avant.

Mais je ne peux m'empêcher de me poser des questions...

C'est mon truc à moi, les questions.

Mes enfants sont à l'âge des pourquoi. Pourquoi les hommes existent ? Pourquoi les animaux sont sur terre ? (ces deux questions m'ont été posées, je suis donc preneuse de toute réponse intelligente à laquelle tu pourrais penser, lecteur parent-déjà-passé-par-là). Il n'est donc pas étonnant que je ne m'arrête pas à la constatation de certains faits et de leurs possibles conséquences.

Nous sommes au début d'un long processus et je m'interroge... et vous interroge.

C'est que je suis assez grande pour avoir vécu par télévisions interposées la chute du mur de Berlin et celles autres régimes communistes. J'avais 17 ans. J'y ai cru. J'ai cru à la fin de l'Histoire. Mes copains de lycée avaient passé leur été après le bac à traverser l'Allemagne, d'Est en Ouest, du Nord au Sud. Juste parce que c'était enfin possible. Nous avions la certitude que l'Europe était sortie de l'enfer. Qu'on allait vivre éternellement un monde où la démocratie serait la panacée. Où l'individu serait libre et heureux. Nous avions 17 ans et des tilleuls verts sur la promenade.

Que sont nos 17 ans devenus ?

Une réponse en un nom : Poutine.

Je suis également assez grande pour avoir vécu le 11 Septembre. Je l'ai tellement bien vécu qu'on m'a même évacuée. On craignait pour ma vie. Je travaillais dans un site à risque. Je devais demander leur badge à des collègues que je côtoyais depuis des années et les signaler à la sécurité s'ils ne s'exécutaient pas. Et réciproquement. C'est dire si on pensait que j'étais en danger ! Et on nous a servi un nécessaire combat du bien contre la mal. On nous a dit qu'on pouvait terroriser les terroristes. Qu'on pouvait combattre le mal par le mal, en envoyant quelques armées antibiotiques. On a oublié de nous rappeler qu'on avait déjà essayé au Vietnam. Et même ceux qui se sont souvenus des vietcongs ont cru que ce serait différent cette fois, que la raison pouvait l'emporter sur l'obscurantisme.

Et puis ?

Ben, disons que je n'ai envie de passer mes vacances ni en Irak ni en Afganisthan.

Qu'on ne se méprenne pas sur ce que je pense.

Ce que font en ce moment les tunisiens est historique. Ils ont chassé par la rue un dictateur. Ils ont leur destin en main... et peut-être même que leur exploit peut faire boule de neige chez certains de leurs voisins.

Chaque tunisien, de l'intérieur ou de l'étranger, a mis sa petite pierre à l'édifice. Toi, qui vit là-bas, loin de tes proches, tu les tiens informés par Facebook parce que, parfois, quand la presse est bridée, être loin permet de savoir mieux. Et toi, bloggeur aux cheveux rasés pendant tes semaines d'emprisonnement, tu leur a donnés l'espoir. Et toi, avocat engagé, tu as tiré le cortège et obtenu qu'il soit pacifique. Et toi, toi, toi... je ne crois pas au peuple tunisien. Mais je crois en toi, toi, toi, toi, et toi aussi.

J'ai le fol espoir d'une Union de la Méditerranée où la Tunisie serait une démocratie pionnière qui remplirait un rôle de moteur de l'Europe et de l'Afrique, un pont entre deux continents...

Et pour ça, il faut que vous tous, toi, toi, toi, toi..... et lui réussissent leur révolution.

Le plus dur commence.

J'y crois.

Et parce que j'y crois, pendant quelques jours, je ne me poserai pas de question.

Je veux vous faire confiance !

lundi 10 janvier 2011

Rappelle-toi, Barbara...

L'autre jour nous parlions chanson française avec Jegoun et Leozarbe...

Jegoun avait écrit un billet sur l'Aigle Noir, chanson que j'aime peu, et Leozarbe et Jegoun étaient d'accord pour considérer que leur chanson préférée de Barbara était Nantes, qu'ils intitulaient "il a plu sur Nantes" alors qu'en réalité, c'est "il pleut sur Nantes", ce dont vous vous moquez comme de votre premier abonnement au journal de Mickey mais il faut bien remettre les idées dans leur contexte.

Cette conversation faisait suite à une émission de M6 sur les ventes aux enchères (Un Trésor dans Votre Maison), pas mal faite en ce sens qu'on n'y voit pas uniquement des objets fabriqués en Chine et distribués par GiFi... mais qui m'a aussitôt rappelé la chanson Drouot et sa star déchue des folles années trente. Si vous ne connaissez pas cette chanson, allez et écoutez les paroles. Ensuite écoutez une chanson d'un chanteur à texte moderne, genre Nouvelle Chanson Française, dont on se demande bien pourquoi on y met des majuscules... et pleurez.

Et tandis que cette conversation sur Barbara se poursuivait, je suis soudain remontée dans le temps.

A la fac. Barbara sur mon baladeur CD. Avant les MP3. Avant le streaming. Avant même le téléchargement illégal. Ma copine au même prénom qui avait presque la même coiffure que la chanteuse qu'elle n'aimait pas particulièrement d'ailleurs. Mes copains et moi qui écoutions Barbara et trouvions en Juliette son digne successeur (quel est donc le féminin de successeur ?).

Au Théâtre du Châtelet. Barbara, toute de noir vêtue sur scène. Un public d'adeptes fervents, lui trouvant toutes les excuses de ne plus savoir chanter, tant le manque de voix était compensé par un supplément d'âme. Pour une fois que cette expression (supplément d'âme) fait sens quelque part, je me dépêche de l'utiliser. Barbara habitait ses chansons disait-on, jouait avec son public. Tant de rappels, ce n'est plus du rappel. Moi, dans la salle, à la droite de l'orchestre, places catégories B. Bien placée mais pas trop. Connaissant tout par coeur. Dis quand reviendras-tu, dis au moins le sais-tu ...

Pour moi, elle était revenue dans un petit théâtre de Seine-Saint-Denis, lequel ne connaît pas que le hip-hop, lecteur parisien qui n'ose t'aventurer au delà du périphérique. Le public était venu de partout, il y avait les vrais fans, ceux qui hurlaient à chaque chanson, et les autres, ceux qui avaient un abonnement et étaient là parce que ça faisait partie du package, entre un spectacle de Muriel Robin et la tournée du Carnard à l'Orange. Elle les a tous séduits, la grande Barbara, même ceux qui au début murmuraient c'est pas comme sur les disques... elle chante mal... elle a vieilli... elle minaude... Ils étaient debout à la fin, à applaudir à s'en brûler les mains, siffler comme dans un stade. Elle avait cet effet là sur les gens quand elle était sur scène.

Et puis elle est morte. Elle était très malade, les rumeurs couraient. On savait que ça allait arriver. Je n'ai pas pleuré. Mais j'étais triste. Certains ont perdu leur maître à penser quand Gainsbourg est mort, d'autres n'ont pas supporté la mort de Coluche. Moi, j'ai perdu mon maître à chanter quand elle est partie. Mais de larmes, point. Je ne suis pas si sentimentale.

C'est maintenant que je sanglote (de désespoir) quand j'entends la bande des Enfoirés, qui n'auront jamais si bien porté leur nom, reprendre une petite cantate, tant ça manque de ce dont cette chanson est faite : et la tendresse, bordel ! (ici mais il faut être préparé à entendre Raphael chanter). Sans parler de la version de l'Aigle Noir de Florent Pagny (ici si vous avez le courage d'entendre un mec brailler).

Je me suis demandée ce matin quelle était ma chanson préférée de Barbara et même si ce n'est pas la mieux construite, même si ce n'est pas le plus beau texte, c'est celle-là... parce qu'on n'a jamais aussi parler d'attente de l'être aimé. Et si mon beau-père n'avait pas eu le même prénom, j'aurais bien mis celui-là dans ma short list pour le Poussin.


dimanche 9 janvier 2011

Une promenade, ça détend !


En cette fin de dimanche après-midi d'hiver, le Doudou prend l'heureuse initiative de proposer une promenade en famille. C'est histoire de tester les vélos apportés par le père noël si l'on en croit la Poussinette (son frère tenant à la contredire chaque fois que l'occasion se présente c'est pas le père noël, c'est les parents).

Quelle délicieuse idée !
(sur le papier)


Nous voici donc tous les cinq, parents, enfants et chien dehors à 17 heures, alors que la nuit commence à tomber. D'ailleurs, toi, là haut, qui décide de la durée des journées, ce serait bien de les rallonger parce que là, l'hiver n'a que trop duré...

A peine la grille de l'immeuble franchie, la tendre promenade se transforme en épreuve de survie pour mère méritante.

Le Poussin, pas très à l'aise sur son nouveau vélo sans petites roues, tombe à peine les dix premiers mètres parcourus. Lui qui maîtrise le vélo normal depuis ses quatre-ans-et-demi a du mal à appréhender le nouvel engin. Du coup, il est d'abord vexé... et très vite, énervé. Et comme tout enfant de six-ans-presque-et-demi véxé et énervé, il donne des coups de pied dans le vélo et se met à sangloter de frustration.

Le Doudou, qui ne déteste rien tant que d'être le centre d'attention du voisinage, s'énerve à son tour et ordonne à son fils de la boucler ou sinon.... Ben sinon, le Poussin hurle de plus belle, dit à son père qu'il est méchant et jette le vélo à terre.

Il me faut intervenir.

Oui, dans ce cas, le combo mère-épouse parvient souvent par l'humour à pacifier les belligérants. Ce ne sont pas mes lectrices qui me contrediront. Le Poussin promet de cesser la comédie et le père, drapé dans sa fierté, dit bon, d'accord mais s'il recommence, je remonte à l'appart' immédiatement. Dont acte.

Aussitôt que le Poussin a (r)enfourché sa bécane et qu'on croit pouvoir souffler, la Poussinette part à l'aventure, avec son vélo de grande à petites roues amovibles. Elle part tellement à l'aventure qu'elle nous fiche 500 mètres dans la vue en moins de temps qu'il n'en faut pour hurler ralentis !. Du coup, je pique un sprint et arrive à la hauteur du Poussin auquel je demande gentiment (bon, d'accord, j'ordonne) de rattraper sa soeur pour freiner sa course folle.

C'est là que le Doudou décide qu'il est temps pour Fili de se promener sans laisse...

Et le Fili de s'approcher dangereusement de la route sur laquelle les voitures ne savent pas que le petit Fili ne connait pas la différence entre chaussée et trottoir. Mon coeur de mère-à-chien-chien bat la chamade et le cri qui s'échappe de moi, un Fiiiiiiiliiiiiiiiiiii hystérique, n'est pas du goût de tout le monde, rapport à la tolérance au bruit du Doudou susmentionnée. C'est pas ma faute, c'est sorti tout seul, mon Doudou chéri d'amour que j'aime (faut bien ça pour se faire pardonner, voyez-vous).

Alors que la promenade prend enfin son rythme de croisière, le Poussin qui-ne-regarde-jamais-devant-lui se prend un poteau dans la tronche. Boum, badaboum ! Un peu rêveur, mon fils... Bien entendu, tout le monde rigole, à commencer par sa soeur que voir son frère se vautrer enchante. Rira bien qui... En un croche-pattes et un coup de poing, elle se retrouve les fesses au sol. De là, s'en suivent cinq minutes de négociation pour savoir qui dira pardon en premier, de celle qui s'est moquée ou de celui qui a frappé.

Pas le temps de parvenir à un accord que Fili, toujours sans laisse, décide qu'il est temps de dormir à l'hôtel. Il s'engouffre dans le hall du seul hôtel trois étoiles de notre quartier. Le concierge, souriant, propose d'adopter Fili... ce qui met aussitôt les enfants d'accord. Avec force cris et dénégations, ils expliquent au gentil monsieur (devenu sourd depuis) qu'il est hors de question que leur chien trouve un nouveau propriétaire.

C'est épuisés que nous sommes rentrés à la maison...

Je pensais trouver paix et sérénité dans un bon bain aux huiles essentielles... quand soudain deux petits êtres tous nus, champions cyclistes en herbe, ont sauté dans l'eau, faisant de mon bain reposant un forum de discussion sur comment se laver les cheveux sans mettre du savon dans les yeux, chacun ayant son idée sur la question. Je vous laisse méditer sur la solution radicale du Poussin : il suffit de ne pas laver les cheveux.

Vivement demain qu'on soit tranquille au boulot !

samedi 8 janvier 2011

Sur les épaules de Darwin

A la rentrée (la vraie rentrée, celle de Septembre, j'ai déjà dit ici ce que pensais de la pseudo-rentrée de 2011), nous nous sommes tous précipités sur les grilles de programmes de nos médias audio-visuels préférés.

La plupart d'entre-vous s'est entichée de nouvelles séries télévisées et des saisons nouvelles des anciennes. Je dois l'admettre, j'ai perdu la gniac pour visionner des séries. Ca prend trop de temps et du temps, j'en manque. Si je devais en trouver, je l'utiliserais pour lire.

Je n'ai pas assez lu en 2010. Vraiment pas assez. Twitter, bloguer, terminer un ancien Super Boulot et en commencer un Super Nouveau Boulot, accorder à mes enfants grandissant l'attention croissante dont eux et moi avons besoin, adopter Fili, gérer le congé maternité de SuperNounou, tout cela a eu raison de mon temps de lecture. Lire suppose de se consacrer exclusivement à cela et, en ces périodes de temps fragmentés, il me fallait des activités que je puisse accomplir simultanément : travailler et revoir les devoirs, twitter et gronder Fili, bloguer et dîner (oui, honte à moi !). Lire ne s'inscrit pas de cette logique d'instantanéité et d'ubiquité.

Dès lors, faute de lecture et de série télévisée (la dernière que j'ai aimée au point d'en acheter des coffrets est The West Wing => et vous comprenez pourquoi mon chien s'appelle Filibuster), mon coup de coeur audiovisuel ne peut bien évidemment venir du petit écran. Je perdrais d'ailleurs toute crédibilité si je vous proposais de passer vos samedis soir devant le Plus Grand Cabaret, aussi impressionnants que soient les numéros car, hélas, trois fois hélas, il n'y a pas que les numéros.

Mon coup de coeur audiovisuel est .... (roulement de tambour) .... radiophonique.

Je suis teeeeeeeellement prévisible !

Une émission de France Inter, quiconque me connaît un peu l'aura deviné.




D'abord pour la voix de Jean-Claude Ameisen, une voix qui devrait vous faire succomber en moins d'une minute mesdames. Une voix d'homme qui sait ce dont il parle, une voix d'homme, une voix... de radio. Je commence par l'argument de vente le plus facilement commercialisable parce que quelque chose me dit que la suite pourrait ne pas vous passionner.

Car Monsieur Ameisen (oui Monsieur ce n'est pas un animateur freluquet) n'est pas un homme de radio, c'est un scientifique, chercheur à l'INSERM, un homme engagé, membre de nombreux comités d'éthique, ein Mensch dirait mon papa, qui n'hésite pas à employer un mot yiddish de temps en temps, quand ça peut faire sens.

Son émission parle, comme son titre l'indique, d'évolution (Darwin, les gars, Darwin). Mais pas que. Ça parle surtout de nous, de la place de l'homme dans la société et dans la nature. De l'utilité de la science dans le monde moderne, de l'homme, de la femme et de leurs formidables possibilités de guérison. D'écosystème, d'histoire, d'inconscient, de biologie, de neurosciences, de musique, de l'influence de l'art dans la médecine, de mémoire. Du progrès au sens noble du terme. C'est une émission qui glorifie la recherche scientifique sous toutes ses formes et qui démontre, mieux que toutes les statistiques de l'INSEE, l'utilité de la Recherche (celle qu'on affuble d'une majuscule).

Je vous sens hésitants, lecteurs littéraires.

C'est vrai que cela peut faire peur une émission scientifique à heure de grande écoute. Vous pourriez vous dire j'vais rien y comprendre, ce n'est pas pour moi... et passer votre chemin. Vous auriez tort.

Je suis plus bille que bille en sciences. Le zéro pointé. Je rappelle qu'au lycée, je me suis consacrée quasi-exclusivement... au théâtre. Les cours de bio et de physique me voyaient passer telle un cataplasme, transparente et peu loquace et ceux qui me connaissent in vivo savent que pour me tenir coite, il faut vraiment que je ne sois pas du tout du tout du tout réceptive. Je consacrais les cours à apprendre mes textes, bercée par la voix monocorde de la prof qui tentait de nous expliquer les secrets d'une molécule.

Bref, une émission scientifique, même sut ma radio préférée, à l'heure du brunch, j'étais réfractaire.

Et puis, j'ai été contrainte d'entendre. Dans la voiture. En route vers je ne sais où. Et d'entendeuse, je me suis mise à écouter.... et rapidement j'ai dit chut, les enfants, écoutez... puis On se tait, maman écoute la radio ! puis Vous allez vous taire à la fin, Maman écoute ! Car, toi qui n'a pas d'enfant, sache qu'il y a toujours un moment où le parent parle de lui à la troisième personne du singulier, c'est inhérent à la fonction.

Depuis, je suis une fan absolue.

Le samedi à 11:00, après le flash info, je ne suis plus là pour personne.

Je vous propose d'essayer et de me dire ce que vous en pensez ici, en commentaire.

Là, c'est trop tard pour l'entendre en direct pour ce weekend. Mais vous pouvez podcaster. C'est bien aussi. Et ça peut vous évitez Purée de bazar de caca, les mômes, vous allez vous la boucler ! qui peuvent parfois gâcher un peu le plaisir.

samedi 1 janvier 2011

Nouvelle année ?

J'ai du mal avec les voeux de nouvelle année.

Parce que pour moi, l'année ne va pas du premier janvier au 31 décembre.

Ça ne signifie rien pour moi, ces dates.

Qui les a fixés ? Qui a un jour décidé qu'on commencerait et, par voie de conséquence, finirait un cycle en plein hiver, quand la nuit est plus longue que le jour, qu'on se caille les meules dès qu'on met un orteil dehors, qu'on attend, fébrile (la faute à de méchants virus), le retour des beaux jours ? C'est pas sympa ! Un réveillon en plein été, quand on peut profiter de longues soirées ensoleillées, ça aurait quand même plus de gueule, non ?

Du coup, j'ai plusieurs années mais pas celle-là.

Mon année de maman commence mi-août avec la liste, la fameuse liste, celle des fournitures scolaires qu'on ne trouve jamais nulle part. Vous savez le cahier petit carreau de 96 pages grand modèle rouge... et le même en vert. Et les 10 tubes de colle dont on se demande, un peu inquiets, si la maîtresse entend les sniffer... jusqu'à ce qu'on réalise qu'en CP, l'enfant colle beaucoup. Vraiment beaucoup. Cette année là se termine quelque part entre juin et juillet, avec la kermesse, les spectacles de fin d'année, les démonstrations de karaté et le cadeau à la maîtresse. Entre mi-juillet et mi-août, l'année de maman est suspendue. Les mômes sont casés chez les grands-parents et nous, on a presque un mois de couple. Un mois sur douze, c'est pas si mal...

Mon année de travail commence le 1er février et se termine le 31 janvier, année fiscale oblige. Oui, toi qui ne connaît rien à la fiscalité, sache que parfois les impôts n'ont pas la même année que les humains. Sont malins, les impôts. C'est comme ça depuis dix mois, depuis que j'ai commencé mon Nouveau Super Boulot. C'est là que le mot nouveau de Nouveau Super Boulot, parce que dans mon ancien travail, l'année fiscale était collée à l'année scolaire. Du coup, on avait les mêmes repaires. Ça permettait d'harmoniser. La prime tombait avec les soldes.

Mon année à-moi-rien-qu'à-moi-que-à-moi commence le 4 juillet et se termine un an plus tard. Oui, oui, oui, on me l'a déjà fait. Comme Tom Cruise, born on the 4th of July je suis. Et même qu'une année, on m'a offert un feu d'artifice rien que pour moi. On était à Boston, Massachusets. Ceci explique peut-être cela. C'est comme dans Un Monde sans Pitié, quand Hippo allume la tour Eiffel. Lecteur de moins de 30 ans qui ne connaît pas Un Monde sans Pitié, tu le télécharges et tu ne reviens commenter ici que lorsque tu l'auras visionné. Ce film est culte pour toute une génération de petits cons que nous étions alors. Alors, tu me fais plaisir, tu te rencardes sur ce que les presque-quadra regardaient... et je t'autorise à te marrer. Parce que, je l'admets, à la re-re-re-vision, certaines scènes ont (bien) vieilli et la fin laisse sur... sa faim (oh, eh, j'ai le droit, c'est lendemain de réveillon quand même).

Pour toutes ces raisons, l'année civile n'est pour moi qu'un repère chronologique qui me permet de remettre des évènements historiques dans le temps. 11 septembre ? 14 juillet ? Séparation de l'église et de l'état ? Vème république ? 6 juin ?

Mais comme je sais que cela compte pour nombre d'entre vous, je vous souhaite le meilleur pour 2011, plein de bonheurs (petits et grands), des fous rires, des sourires, de la joie... et bien sûr, le travail, la santé, la liberté... et tout ce dont vous rêvez sans oser le formuler.

A tous donc :

MEILLEURS VOEUX POUR 2011 !
(si on rigole un peu, on n'aura pas tout perdu)