lundi 27 juin 2011

Les double-vies de Doudette

Cadremploi, site internet relatif à l'emploi sur lequel chacun a un jour consulté les annonces, vient de nous pondre un papier () qui me laisse pantoise.

Il s'agit de nous démontrer par l'exemple combien il est difficile pour un cadre de vivre une double-vie, cadre le jour et militant politique la nuit. Difficile pour un cadre mais pas pour n'importe quel cadre. Pour le seul, le vrai, le cadre qui compte. Le cadre de sexe masculin. D'ailleurs, nous apprend la journaliste qui s'est essayé à cette démonstration, heureusement que le cadre politique a un petite femme pour l'aider dans son quotidien ! Sinon, il ne s'en sortirait pas.

Ah, ces hommes !
Quelle force de la nature !
Quelle abnégation !
On se demande bien comment ils font pour gérer de front carrière et militantisme !

A moins que...

A moins que tout ce qu'on nous présente comme un exploit ne soit que notre lieu commun à toutes, nous autres working moms.

Je me demande, soudain.

Nan, parce que, si je me réfère à ma petite personne, ça ne m'a pas l'air sorcier, leur truc.

C'est que, vois-tu, lecteur passant ici par hasard, je suis cadre. Si, si, ça arrive, il y a des femmes cadre. Et même plus, je suis cadre dit "supérieur" et je travaille à temps plein ! Je ne relève pas des 35 heures, je n'ai aucun mercredi de libre et depuis 15 ans que je bosse, le mot RTT ne me concerne pas.

Et j'ai aussi une double... eu non, une triple... à moins que ce ne soit une quadruple... vie.

Tiens, rends-toi compte par toi-même, lecteur nouveau. Pour les autres, je vous rafraîchis la mémoire, histoire de bien mettre les choses en perspective.

Vie numéro 2 (après celle de cadre) : je suis une maman : je fais faire les devoirs, même à dix heures du soir, quand je débarque d'un avion de ligne, épuisée après trois jours dehors et que je réalise que la poésie n'est pas sue ; j'organise les activités extra-scolaires, les stages pendant les vacances ; je prends rendez-vous avec les maîtresses pour les bilans de trimestre et ceux de fin d'année et j'honore ces rendez-vous à des heures peu compatibles avec un plein-temps de ... cadre ;

Vie numéro 3 : Je suis représentante des parents d'élève dans l'école maternelle de la Poussinette; Vie numéro 3 bis : Je suis représentante des parents d'élève dans l'école élémentaire du Poussin... et les travaux, ça occupe ;

Vie numéro 4 : Je suis blogueuse presque-influente (presque, hein) ;

Vie numéro 5 : Je suis une twitteuse prolixe, même que y a des politiques qui me tutoient... parce que dans ma vie numéro 5, je parle beaucoup de politique et, même si je ne passe pas mes nuits en section, contrairement à ces messieurs rencontrés par Cadremploi, de la politique, sur twitter, j'en cause... et pas qu'un peu ;

Vie numéro 6 : Je plante des tomates et ça prend du temps de les regarder pousser.

Et, contrairement à ces surhommes qui fanfaronnent sur Cadremploi, je n'ai pas de petite femme à la maison pour s'occuper de l'intendance. Le Doudou prend sa (grosse) part de corvée mais il bosse à plein temps aussi et le partage des tâches chez nous tient de l'équilibre (im)parfait.


Au regard de ce qui précède et qui n'est hélas pas propre à ma personne mais ressemble au quotidien de plein de mes copines, je ne vois qu'une explication à l'article de Cadremploi :

Démontrer par l'absurde que les femmes sont nettement mieux organisées que les hommes
et carrément multi-tâches par essence.

Je ne vois que ça.


Je dédie ce billet à LaPommeDauphine, cadre femelle et secrétaire de section, que vraisemblablement Cadreemploi a oubliée dans son panel et remercie chaleureusement Mathilde pour le lien.

lundi 13 juin 2011

L'école en travaux

Amis de la toile, sache-le, ceci est un billet énervé.

Or, le billet énervé est polémique.

Te voilà averti.

Je te donne les faits. Les faits bruts de décoffrage. Et tu pourras donner ton avis, lecteur avisé. Tu pourras même crier au scandale. Mais non, je ne tente pas d'influencer ton jugement. Cela dit, quand même, hein, quand tu auras lu les faits, rien que les faits, tu ne pourras qu'être énervé aussi.

Donc les faits.

Dans un quartier de Paris intra-muros - un quart bobo, un quart populo, une moitié logement social - se trouve une école primaire. Le genre d'école dans laquelle étudiait mon papa après-guerre, toute en briques et pierre de taille. Une école mixte dont le fronton arbore fièrement Ecole de Garçons en lettres capitales. A l'entrée, une plaque, rappelant que plusieurs enfants de cette école ont été raflés à une époque pas si lointaine.

Dans cette école, travaillent onze instituteurs, qu'on a technicien-de-surfacé en professeur des écoles. Pour chapeauter ce petit monde, une directrice, laquelle se présente toujours comme la collègue des onze autres et ne manque jamais de sous-entendre que les restrictions budgétaires, la suppression des enseignants spécialisés, le rationnement des psychologues, tout cela mis bout à bout n'est pas ce qu'elle préfère mais que bon, elle est fonctionnaire et donc tenue à un devoir de réserve qui ne lui permet de s'exprimer pleinement.

C'est une école normale, deux classes par niveau. Les enfants y sont bien. Le fait que le collège du quartier jouxte cette petite école laisse imaginer une proximité pédagogique qui devrait permettre à nos enfants de grandir sereinement. Bref, c'est une école où les parents sont heureux d'inscrire leurs enfants.

Enfin, sont heureux...

Etaient heureux, devrais-je écrire.

Car soudain, on t'annonce comme ça, dans un couloir, parce que tu es élue des parents d'élèves, que pour l'année 2011-2012, l'école sera en travaux.

Tu ne t'affoles pas, tu te renseignes et tu apprends:
- que les travaux commenceront cet été dans les classes mais que, après, ça se fera derrière, là où il avait la salle de musique, le réfectoire et la seconde cour;
- que normalement, les travaux dans les classes seront finis à la rentrée,
- que les travaux continueront toute l'année mais que en principe ça ne devrait pas trop faire de bruit,
- qu'on ne pourrait plus utiliser la seconde cour mais qu'on pourrait alterner les récréations comme plein d'autres écoles le font, même si les enseignants n'aiment pas, à cause du bruit (dont on t'a dit qu'il ne devrait pas y en avoir, rappelle-toi),
- que les CM1 et les CM2 iraient déjeuner dans une autre école un peu plus loin dans la rue, à 30 numéros de là, parce qu'on ne pourrait pas les accueillir vu qu'il n'y aurait plus qu'une seule cour,
- que si tout va bien, on devrait détruire le réfectoire et le désamianter pendant les vacances de Pâques 2012 pour le reconstruire pendant l'été 2012,
- qu'on pourrait en principe implanter un réfectoire de fortune pour la fin de l'année dans l'immeuble reconstruit derrière la deuxième cour,
- que, comme de bien entendu, il y aurait un chemin balisé pour traverser les travaux et atteindre le réfectoire.

Comme tu t'inquiètes du nombre de normalement et en principe prononcés à chaque phrase, tu te rends à la réunion d'information avec les élus, l'inspection, les représentants des architectes, la caisse des écoles, l'entrepreneur et les instituteurs.

Et là, tu réalises:

- Que pour 4 instituteurs présents, tu as une bonne vingtaine de représentants de différentes administrations, toutes plus ou moins liées à l'éducation nationale, à l'école, à ses murs, sa cantine, son exploitation, tous reportant à des branches plus ou moins autonomes de l'Etat français et rémunérés par ce dernier.
Non, non, non, il n'y a pas de mammouth, c'est juste une vue de l'esprit, comme dirait l'autre.


- qu'à chaque question que tu poses sur le calendrier des travaux, on te dit qu'on sait exactement ce qu'on fait mais que bon, certaines phases vont dépendre de l'avancement qui sera revu au jour le jour,
Si tu traitais tes projets professionnels comme ça, sans en rendre compte à tes principaux clients, y a longtemps qu'on t'aurais mis un carton rouge mais faut croire que le parent d'élève-contribuable-électeur n'est pas suffisamment important ou intelligent pour qu'on daigne lui fournir le moindre détail.


- Quand tu t'inquiètes pour la rentrée 2011 et que tu demandes, candide, s'il y a un plan B au cas où les travaux dans les classes ne seraient pas terminés comme prévu, on te répond qu'il n'y a pas besoin de plan B, que tout est sous contrôle,
A Fukushima aussi, ils avaient du oublier le plan B !

- Quand tu demandes si des petites vacances pour un désamiantage, même s'il n'y a pas beaucoup d'amiante, c'est pas un peu optimiste, on te répond que les enfants ne risquent rien, ce sont les ouvriers qui trinquent,
Et le nuage de Tchernobyl s'est donc arrêté aux frontières...

- Quand tu t'interroges sur la hauteur des palissades pour permettre aux enfants de traverser le chantier et d'aller au réfectoire, on t'explique que c'est un détail et on te demande si tu ne veux pas la couleur aussi ?!
Et mon poing dans la tronche, petit architecte, tu veux en voir la couleur ?

- Quand tu émets l'hypothèse que les CM1 et CM2, au lieu de traverser deux rues pour aller dans une autre école primaire, aillent déjeuner au collège voisin, on t'explique que cela ne dépend pas des mêmes administrations et qu'il faudrait remonter jusqu'au ministère pour en discuter et que, de toutes façons, l'administrateur du collège est contre.
Là tu réalises que Kafka n'est pas tout à fait mort et tu commences à sentir les poils se hérisser sur tes bras sans que tu puisses rien contrôler.

- Quand tu demandes pourquoi on ne peut pas étaler un peu plus dans le temps les travaux pour moins déranger les enfants et les enseignants, on t'explique doctement qu'à l'origine, ces travaux étaient prévus pour s'étendre sur 24 mois mais que ça les aurait fait se terminer après la fin de la campagne pour les élections municipales.
Et c'est alors que tu comprends ce que vendre son bilan signifie et tu te demandes si finalement tu vas vraiment voter pour l'équipe en place, même si les Vélibs c'est sympa.

- Si tu oses demander confirmation que tout est bien bouclé, que les intervenants sont prêts et qu'il n'y a donc pas matière à mauvaise surprise, on murmure, à peine audible, que l'école de repli pour le déjeuner des grands doit encore approuver deux classes sur les quatre et que, l'entrepreneur venant d'être choisi, il lui reste encore à sélectionner ses sous-traitants pour être opérationnel avant l'été.
Et toi tu sais que sous-traitant + marché public = temps + argent... ouh là là on n'est pas rendu... mais tu ne dis rien parce que Madame le Maire de l'arrondissement juste derrière toi se tient la tête entre les mains, les yeux fermés en dodelinant, au bord de l'implosion.

La réunion se termine, on n'est pas plus avancé mais au moins, on a râlé, ça nous a soulagé. On sait que l'équipe pédagogique est excellente et, comme ce n'est qu'une année de galère à passer, on leur fait confiance.

On se demande cependant s'il ne faut pas mettre par écrit toutes nos interrogations, on temporise, on hésite... et c'est alors que l'administration lance la seconde salve.

Et si on en profitait pour supprimer une classe dans l'école ?, se demande l'inspection d'académie.

Avec les travaux, il y a eu moins de demandes de dérogations et du coup, on est sous les seuils. Je ne suis par certaine d'avoir tout compris au calcul des seuils, lecteur matheux, parce que c'est pas simple mais, en résumé, si tu enlève une classe dans l'école et que tu obtiens un moyenne de moins de 28 élèves par classe à effectif constant, t'es foutu.

C'est l'occasion idéale pour supprimer un poste dans cette école.

Et là, je vois rouge.

Cette école de mixité sociale, prise en étau entre OPAC et foyers sociaux est un difficile équilibre entre enfants de bobos à vélo et maison de campagne et enfants dont les parents ne parlent pas français et sont parfois en situation irrégulière. C'est une école qui apprend la démocratie et la différence à nos enfants.

A-t-on vraiment envie de voir tous les bobos filer dans l'une des deux écoles privées à 500 mètres de là ? On pourrait le faire, voyez vous, en mettant un voile pudique sur le fait que ce sont des écoles confessionnelles et en compensant leur prosélytisme par une contre-propagande renforcée au moment du déjeuner dominical. Et certains se posent sans doute la question à l'heure ou j'écris ces lignes. Parce que trop, c'est trop... Quand Maurice pousse le bouchon un peu trop loin, y a la moutarde qui monte au nez de la mère de famille.

Des travaux lourds dans l'école, avec 25 ou 26 élèves par classe, c'est sans doute gérable. Mais avec 30 morveux qui courent au milieu des gravats d'amiante, c'est nettement moins évident.

Sur cette vision d'apocalypse, je pense qu'il est temps de constater que le problème de l'éducation nationale n'est pas le front-office (dans cette histoire, les enseignants sont impeccables) mais un back-office qu'il faudrait penser à réformer sérieusement pour cesser l'amateurisme, le corporatisme et le double, voire le triple niveau de décision. Supprimer un fonctionnaire sur deux, c'est sans doute nécessaire mais...

Touche Pas à mon Prof !


lundi 6 juin 2011

Du virtuel au réel

Twitter et Blogsphère sont des mots dont je ne connaissais pas la signification il y a encore deux ans.

Et pendant plus d'un an et demi, je suis restée prudente face à ces outils que j'utilisais par ailleurs beaucoup. Anonymat total, aucune rencontre IRL (rappel pour mon papa IRL = In Real Life), je voulais que mes vies restent aussi cloisonnées que possibles.

Or, pour pouvoir se dédoubler ainsi, il faut être schizophrène, ce que je ne suis pas... (mais le saurais-je en même temps si je l'étais ?) A ma connaissance, chacune de mes identités sait quelles sont les autres, elles se croisent, se parlent, ne sont qu'une seule et même grosse boule d'énergie. Et de l'énergie, il en faut pour être moi ! D'ailleurs il en faut également pour se frotter à moi, le Doudou s'il n'était aussi discret, pourrait vous en causer des heures durant.

C'est que c'est compliqué d'être moi, parce que, pour saisir toutes les subtilités de la Doudette, il faut pouvoir saisir toutes les facettes de ma personnalité:
- la @_doudette de twitter,
- celle de ce blog,
- la femme du Doudou,
- la fille de mes parents... et être la fille de mon père est tout autre chose que d'être celle de ma mère, voyez vous : essayez de parler de rugby avec ma mère serait peine perdue tandis qu'évoquer les méandres tortueux de ma famille maternelle avec mon père entraîne des soupirs d'exaspération que même toi, là, qui n'a jamais rencontré mon père, tu saurais que ça l'ennuie presqu'autant qu'une Finale du Top 14 entre Montpellier et Toulouse,
- la maman des poussins, sur laquelle je ne m'étends pas vu que tu en as une illustration ici-même jour après jour,
- la copine qui ne sait plus trouver le temps de voir ses vieux amis et s'en veux (mais s'en veux, oui, là, toi, tu ne peux pas savoir combien je m'en veux, na !),
- la lectrice qui te rappelle que, si tu ne l'as pas lu, il est encore temps pour de découvrir l'ensemble du Quatuor d'Alexandrie et ce malgré l'adaptation pitoyable qui en avait été faite au Festival d'Avignon il y a une dizaine d'années,
- la féministe, parce que putain, les gars, vous n'avez encore rien compris à rien !
- l'anti-cléricale qui trouve toujours le moyen d'avoir plein d'amis non seulement croyants mais pratiquants (et ce quelle que soit l'époque de ma vie et la religion desdits pratiquants, va comprendre Charles !),
- la bosseuse ambitieuse qui ne veut pas pas trop travailler, parce que le travail, c'est la santé mais faut pas trop en abuser,
- la bordélique (tu verrais mon bureau, tu hurlerais) capable de te retrouver un email envoyé il y a dix ans rien que par le pouvoir d'une mémoire à la pointe de la technologie mnémotechnique,
- la citadine qui n'aime rien tant qu'arpenter le macadam mais se transforme le vendredi soir venu, en fermière qui s'en va cultiver ses tomates au soleil,
-la comédienne frustrée, nul besoin d'en ajouter,
- la fille qui avait dit qu'elle n'aurait jamais d'animal parce que bon, le chien des parents, fallait toujours quelqu'un pour le garder et que les bestioles, c'est un fil à la patte et puis ça meure et on est pleure... et qui se retrouve la maîtresse gâteuse de Fili,
... et toutes ces autres dont je ne parle pas ici mais qui sont moi, moi et encore moi.

Du coup, parce que je suis tout ça et plus encore, j'ai du me rendre à l'évidence : faut assumer.

Et progressivement, j'ai commencé à rencontrer des gens du dedans de l'ordinateur en dehors.

Ca m'a plu.

J'ai continué.

Ca m'a replu.

Et voilà-t-y pas que la semaine dernière, à la suite d'une boutade lancée sur twitter un midi de pause, je me suis retrouvée à organiser un apéro des juristes de twitter. On s'est retrouvé à une vingtaine, un lundi soir, dans un bar, à picoler des mojitos et grignoter des rondelles de saucisson. Il en avait pour tous les goûts, des jeunes qui sortaient de la fac, des anciens comme nous qui avaient roulé leur bosse, des avocats, des juristes d'entreprise, un professeur d'université, des étudiants.

J'ai adoré cette rencontre. Parce que les juristes entre eux, une fois qu'ils ont épuisé les deux blagues encore originales sur la rescision pour lésion, ont a peu près autant de choses juridiques à se raconter qu'un boucher et une boulangère ont de points communs. Ça travaille dans la même grand rue mais la clientèle, c'est pas forcément la même et les soucis, ma bonne dame, ce sont les soucis de tout le monde, tu vois.

Oh, je sais que je te déçois, toi qui crois pouvoir obtenir un conseil gratuit de tout juriste que tu croises en soirée ou à l'hôpital. Oui, lecteur septique, même à l'hôpital, alors que tu pousses ton dernier râle, il y a un gars pour te demander, sucre et miel Ah, z'êtes avocat, alors, vous savez ma belle-soeur, son mari... et tu sais que t'es foutu ! D'ailleurs, toi qui quémande un conseil gratuit, choisis bien ta cible : sache qu'un juriste en droit social connaît à peu près aussi bien la procédure pénale française que la formule de quadrature du cercle. Et si tu tentes d'évoquer ton prochain divorce entre la poire et le fromage avec un spécialiste du droit bancaire, je crains qu'il ne puisse rien faire d'autre que de t'expliquer comment planquer ton argent en suisse avant qu'il ne soit trop tard.

Bref, on a parlé de tout sauf de droit. Et c'était bien. Les enfants. La famille. Religion, car c'est une constante, la religion, partout où je passe, ce qui tend à confirmer comme l'a dit je ne sais plus qui, que le XXIème sera religieux ou ne sera pas. Twitter. Le net. Et donc les-enfants-twitter-et-le-net (en bloc). Le féminisme. La nationalité. La préfecture. Toi, moi, eux... argh ! non, pas Grégroire !

Une bien belle soirée.

Et le lendemain, rebelotte, encore une soirée.

Soirée de geekettes cette fois-ci. Car en plus d'être tout ce que j'ai dit que j'étais là haut, je suis aussi une geekette. Je me passionne pour des tas d'outils que je ne sais pas faire fonctionner, ce qui m'oblige à hurler de désespoir les mots magiques Doudou, ca maaaaaaaarche paaaaaaas ! environ une fois toutes les six semaines.

Et pour les geekettes, il y a la Girl Geek Party organisée par Game On Girls et la délicieuse Sandrine Camus. Pour tout savoir sur la GGP (oui papa, c'est un acronyme, je te laisse deviner de quoi), toi, lecteur curieux, tu iras voir les blogs des copines, ceux de Nipette, The Parisienne, ou Mamzelle CarnetO par exemple. Parce que tu l'auras noté, ce n'est pas le sujet de ce billet, la GGP.

Encore que.

A la GGP, il y avait les copines blogueuses, celles que je côtoie sur le net tous les jours, avec lesquelles je partage les bobos des enfants, les ras le bol passagers, les fous-rire, les énervements. Elles en savent finalement beaucoup sur moi, sur mon quotidien, les copines du monde virtuel. On se soutient entre filles du net, entre mamans du net. On se refile les bons tuyaux. On s'aperçoit que nos enfants sont normaux et non trop petits, trop grands, trop maigres, asociaux, trop sociables, insolents, isolés, isolants. Quand on compare, on a tous les mêmes à la maison. On s'attache à ces copines là. On est contente de les retrouver le soir, quand les enfants sont couchés. Et c'est souvent plus faciles d'échanger avec elles, sur twitter ou ailleurs, qu'avec nos amies de la vraie vie, qui ne sont pas sur la toile et qu'on a peur de déranger si on appelle un peu tard .

Les voilà mes copines (enfin quelques unes). Elle sont mimi, hein ?


Si vous avez envie de faire leur connaissance virtuelle, allez voir leurs blogs. Toi qui sait compter, tu auras constaté de toi même : il y a effectivement plus de noms que de personnes sur la photo mais c'est que j'avais plus de copines que ça à la GGP, voyons, et ça t'évitera de demander qui est qui:

Bonbons Bisous
La fille de 73
Les pensées de Manu
Mamzelle CarnetO
Ma Poussette à Paris
Marjolie Maman
Mon blog de Maman
Nipette, le blog
Sandra (dans tous ses états)
The Parisienne
Un blog, une maman

Et la GGP, c'est aussi un moyen d'accueillir de nouveaux membres dans la famille. Voici notre petit lapin, commandé par le Doudou juste après que je lui en ai vanté les mérites en rentrant de la GGP, où Lapinou faisait le show. Il faut désormais lui trouver un nom... et le faire fonctionner car il ne reconnaît pas notre réseau et là, le Doudou s'arrache les cheveux.

Moi, je craque totalement pour ses oreilles rouges...