jeudi 29 septembre 2011

Mon papa chanteur

J'ai donc eu mon père ce soir au téléphone qui s'enquérait de l'annonce faite ici.

- Mais qu'est-ce que tu vas raconter sur moi ? Je suis inquiet, tu sais !
Tu vas faire "mon père avec sa guitare", c'est ça ?


Bingo !

Parce que mon papa, quand j'étais enfant, c'était d'abord un papa chanteur.

Il avait toujours une guitare sur les genoux, il écrivait des chansons, il les reproduisait sur un petit cahier à spirales, en mettant les accords au dessus des mots. Il y avait des photographies de lui avec la guitare prises partout où il avait voyagé, jeune homme, soigneusement rangés, avec des coins en métal pour les placer, dans un album à couverture en cuir. Ces photos dataient d'avant ma mère. D'avant moi.

La guitare, c'était comme une excroissance de lui-même...

Je savais sans vraiment bien le comprendre qu'il avait un autre métier, que les chansons étaient un passe-temps, un peu comme ce blog pour moi.

Nous sommes des artistes du dimanche dans la famille. Pas les couilles de franchir le pas et de laisser tomber un boulot bien rémunéré pour vivre d'un art qui ne paye pas ! Entre bohème et sécurité de l'avenir, nous avons choisi, un peu par lâcheté, beaucoup par défaut, de nous laisser porter par la facilité. Et la facilité, c'est de ne pas sortir des sentiers battus.

Dont acte.

Je connais encore les paroles et l'air de bien des chansons de mon papa. Je pourrais vous les chanter si mon papa, devenu mon père, n'était pas aussi parano et n'avait pas aussi peur qu'on ne les lui vole.

Elles sont extra, les chansons de mon papa !

Dans la lignée des chanteurs à texte de la fin des années 1950.

S'il n'y avait pas eu la Guerre d'Algérie, il serait peut-être devenu chanteur-lifté-avec-encore-de-la-voix aujourd'hui, mon papa. C'est qu'il avait une maison de disques juste avant d'être appelé sous les drapeaux. Seulement, voilà, il n'en avait plus après, quand il est revenu. Les chanteurs à texte, plus personne n'en voulait. Les yéyés étaient passés par là. Pendant longtemps, on a eu un 33 tours des chansons de mon papa à la maison, au milieu des autres disques, ceux de Barbara, de Brel, de Brassens. Un disque démo édité par la maison de disques. Et puis ce microsillon a disparu. Volé par un artisan de passage ? par le réparateur de la télé (oui, quand j'étais enfant il y avait des réparateurs de télé) ? égaré ? Nul ne sait.

Mon papa reste le plus beau des chanteurs pour moi. Et maintenant qu'il vieillit, mon père, j'aimerais qu'on mette ses chansons sur un support numérique. Pour que mes enfants en profitent aussi. Et les vôtres. Parce qu'elles valent le coup, ces chansons. Elles sont drôles, elles sont sensibles. Elles n'ont pas (toutes) vieilli.

Toi, peut-être que la chanson qui a bercé ton enfance commençait par
une chanson douce que me chantait ma maman...
mais moi, la chanson de mon enfance elle commence par
le long de la rivière,
il traîne sa carcasse,
sa flemme et sur sa crasse,
une guitare en bandoulière...*

Et ça, vois-tu, lecteur, c'est inestimable.


*
je rassure ici mon père, cette publication en ligne permet de donner une antériorité à l'oeuvre

mardi 27 septembre 2011

Mon père, ce héros...

Ceci est le premier billet d'une série de billets de commande...

Des billets sponsorisés d'une étrange façon.

C'est que je dois bien à mon père une récompense pour les années qu'il a dévolues à mon éducation, prenant sur son précieux temps libre pour tenter de m'inculquer quelques principes moraux. Et aussi quelques théorèmes mathématiques, cette dernière tentative ayant eu pour effet de voir plus d'une fois voler des livres de maths à travers le salon tandis que mon père s'emportait "mais meeeeeerde, elle refuse de comprendre? C'est pourtant simple, Pythagore ! Elle le fait exprès ?!! Je te dis qu'elle le fait exprès ! Juste pour m'emmerder !", s'adressant à un interlocuteur imaginaire, tandis que le chien se carapatait sous la table, que je n'en menais pas large et que ma mère souriait d'un sourire qui signifiait laisse courir, ca va passer.

C'est qu'il râlait mon père.

Et il râle encore.

Il est le seul de ma famille proche à lire chaque billet de ce blog et il se plaint régulièrement de la présentation qui est faite de sa personne. Il m'a dit de vous le dire :
il n'est pas un vieux con...
... enfin pas que.

Je m'exécute donc.

Mise devant l'ultimatum de vous présenter mon père tel qu'il est, je m'aperçois que c'est impossible. Il est mon père. Et quoi que je fasse, quoi que je dise, c'est en tant que fille que je me positionne par rapport à lui, que je le vois, que je l'appréhende.

J'ai donc décidé de vous parler de mon père... et non l'homme qu'il est ou était. Celui, là je ne le connais pas. Je vais vous présenter mon papa tel que je le voyais enfant. Puis, je vous dirai comment il est maintenant.

Plusieurs billets.

Des billets subjectifs, des billets d'enfant sur le papa, d'adulte sur le père.

Watch out !

dimanche 25 septembre 2011

Gay et juif, le combo gagnant !

A sujet épineux, titre provocateur !

J'ai grandi dans un temps (les années 1970) où l'on prônait, au moins dans un certain milieu, celui auquel mes parents appartenait, dans certaines villes, celle où j'ai grandi, en banlieue est, un total respect de l'autre. Où l'on se moquait que tu sois de gauche, de droite, catholique, juif ou athée, riche ou pauvre, homo ou hétéro, moche ou beau. D'ailleurs, on est toujours le moche d'un autre, le con d'un autre ou le juif d'un autre. Surtout le juif d'un autre. Mais ça, c'était parce que, dans les années 1970, les juifs étaient encore une catégorie à part, la catégorie des 6 millions d'hommes exterminés, des 6 millions d'arbres plantés dans le désert.

En résumé, les copains de l'école étaient les copains de l'école, tous pareils, tous différents. On se moquait de savoir s'il habitait dans une cité dortoir ou dans un pavillon sur les bords de la rivière. On était dans les années 1970, en banlieue et on croyait encore que chacun pouvait réaliser ses rêves pour peu qu'il s'en donne les moyens.

On allait tous à la même école, qu'on appelait groupe scolaire. Un groupe scolaire qui tenait son nom de scientifiques célèbres. De gens de peu qui avaient fini par décrocher un Nobel. Une école de la République. Et oui, je mets une majuscule à République, parce que l'école de la République était encore dans les années 1970 un formidable accélérateur social. On y montait les Misérables comme fête de fin d'année. Et on lisait Victor Hugo, certes dans la version expurgée des classiques Larousse, et on se rêvait Eponine sur les barricades. Les institutrices nous expliquaient qu'en travaillant bien, en ayant de bonnes notes, on pourrait un jour devenir ce qu'on était déjà. Sans compromission. On était une génération d'enfants utopistes. Nos idoles s'appelaient Steve Austin et Jame Sommers, mi-humain, mi-robot. On croyait en la science, on vénérait le progrès.

Chaque année, nos parents, quelle que soit leur origine, nos instituteurs, qui avaient tous la même opinion politique, nous martelaient que nous étions tous égaux en droits, tous différents et que de l'acceptation de la différence naissait le progrès.

Et voilà que maintenant, des applications internet, téléchargeables pour moins de deux euros, sont là pour t'expliquer qui est juif et qui sera gay. L'appli juif ou pas juif va chercher sans les vérifier des informations sur internet en se fondant sur n'importe quel critère pour savoir si tu es juif ou pas (parents juifs, conversion, etc.). L'appli votre fils est-il gay ? soumet la maman à un questionnaire où se côtoient les clichés [votre fils aime-t-il les comédies musicales ? aime-t-il le foot ? lit-il l'équipe ?] et la culpabilisation [êtes vous divorcée ? le père est-il autoritaire ?].

L'une et l'autre de ces applications ont pour point commun de coller une étiquette sur des gens, voire des gamins, qui n'en demandent pas tant. Outre qu'on peut être homo en aimant le foot et qu'on peut avoir un papa juif et ne pas se considérer comme tel, je m'interroge sur l'intérêt que peuvent avoir ces applications sinon de flatter nos plus bas instincts voyeurs.

Mes institutrices des années 1970 sont sans doute à la retraite maintenant. Je me demande ce qu'elles pensent de cette façon qu'on a depuis quelques temps de vouloir à tous crins cataloguer les gens, les mettre dans des cases. Elles qui n'ont cessé de nous expliquer qu'il faut respecter l'autre pour ce qu'il est, qu'il n'est jamais qu'une seule chose, qu'un est à la fois un et multiple, qu'ils n'y a pas deux personnes pareilles, même pas les jumeaux homozygotes. Elles doivent être bien tristes, mes institutrices...

Faire des listes de juifs, déterminer si ton môme est homo, à quoi cela sert-il ?

Cela sert-il à quelque chose ?

Imaginons que ces listes ne soient pas uniquement motivées par des esprits malsains qui ont envie de trouver des points communs à des gens qui n'en ont aucun pour pouvoir ensuite stigmatiser le nez crochu et/ou le zizi maniaque, quel enseignement peut on en tirer ?

Prenons mon fils : il est juif (selon les critères de l'application susmentionnée) et il sera homosexuel si j'en crois le test de l'autre application susmentionnée. C'est un fait. C'est prouvé par le miracle de deux outils qui n'ont de scientifique que le nom. Imaginons que je fonde mon éducation future sur ces outils. Que dois-je faire de différent de ce que je fais déjà ? Dois-je orienter mon éducation en fonction de ce déterminisme ? Est-ce que c'est mal ou bien d'être juif ? Est-ce que c'est bien ou mal d'être gay ?

Qu'est-ce que j'en sais moi ?

Ben rien.

Du coup, je vais faire ce que je fais depuis que j'ai été (bien) élevée par mes parents et (bien) éduquée par les instituteurs du groupe scolaire de la banlieue où j'ai grandi : je vais enseigner à mes enfants l'acceptation de soi, le respect les autres, je vais leur apprendre à s'appuyer sur leurs qualités, à corriger tant que faire ce peut leurs défauts.

Il seront ce qu'ils seront, une fois adultes devenus.

Mais si j'ai réussi cela, j'aurai réussi beaucoup.

lundi 12 septembre 2011

Sommes nous trop connectés ?

Ce billet est un aimant à troll.

Un vrai. Un billet de geekette qui se pose des questions sur sa geekitude. Une mise en abîme de la SuperWorkingMom. Si tu as lu le titre de ce billet, tu sais, lecteur, que je vais enfoncer des portes ouvertes et poser une question que tous les geeks ont posé avant moi. Une question passe partout. Une question d'accro au web. C'est un peu comme quand le gars qui achète deux paquets de gitanes par jour commence à se demander s'il fume trop. Bien évidemment qu'il fume trop. Bien évidemment que je suis trop connectée.

Alors pourquoi poser la question aujourd'hui ?

A cause de deux conversations que j'ai eues justement aujourd'hui, l'une personnelle, l'autre professionnelle.


Dans la première conversation (personnelle), on s'interrogeait sur l'absence de nouvelles données par une demoiselle partie seule en vacances à l'étranger, dans un pays lointain, un pays où parfois on enlève des étrangers. Plus d'une semaine depuis son dernier email, aucun nouveau statut Facebook. La famille refuse de s'inquiéter mais ce genre de refus parle à la conscience. Le coeur lui ne peut s'empêcher de battre la chamade. Et le Doudou de suggérer que peut-être elle se promène dans un endroit sans connexion. Ça existe encore les endroits sans connexion ? Pendant une semaine ? Est-ce vraiment possible ? On veut bien faire semblant mais, dans un monde où le téléphone portable se porte en sautoir dans les régions les plus reculées d'Afrique, on s'interroge sur la crédibilité d'une telle affirmation. Sans connexion, mouahahaha !

Et de me souvenir de ce que me racontait mon père sur sa jeunesse, comment il partait deux mois d'été seul en voyage, envoyant sporadiquement quelques lettres pour rappeler qu'il était vivant. La famille savait qu'elle n'aurait pas de nouvelles. Elle prenait son mal en patience. C'était ainsi.

Les nouvelles méthodes de communication auraient-elles créé des attentes et généré des angoisses qui n'existaient pas autrefois ?


La seconde conversation (professionnelle) est liée à un nouvel outil offert par la Corporation, nous permettant d'avoir accès à nos emails professionnels sur nos smartphones personnels. Avant, on avait soit un ordinateur portable, soit un Blackberry, qu'on pouvait mettre au fond du sac et ne regarder que de temps en temps.

Avec ce nouvel outil, à chaque fois que je dégainerai mon iPhone pour twitter (qui a dit toutes les trois minutes ?! je note les noms !), j'aurai un push qui m'annoncera le nombre d'emails non lus sur ma messagerie professionnelle. Quelles sont les chances pour que je ne sois pas tentée de consulter ces messages ? Conscience professionnelle, curiosité malsaine, besoin de contrôler l'inconnu, appelle cela comme tu veux, lecteur, mais il est peu probable que je tienne plus de dix minutes sans regarder. La tentation est trop forte.

Or, il y a 16 ans, quand j'ai commencé à travailler, on n'utilisait pas (ou presque pas) l'email. Les affaires urgentes, on les traitait par fax. Et on s'en sortait plutôt pas mal. Si on avait des dossiers vraiment urgents, on enfermait tout le monde dans une pièce et on arrêtait la pendule... jusqu'à ce que l'on aboutisse à une solution.

Quel intérêt peut avoir un salarié à demander à bénéficier de ce nouvel outil, purement optionnel ? Pourquoi décider de pouvoir travailler à tout moment, à sa convenance ? A quel moment passe-t-on de maître de son emploi du temps à esclave consentant d'un travail qui accapare ? Je ne sais pas répondre à ces questions mais je sais que, instinctivement, je suis super contente qu'on me propose cet outil, je sais que je vais le demander. Je veux pouvoir avoir accès à mes emails pros sur mon iPhone.


Et du coup, plus généralement, je m'interroge sur notre approche au temps.

Pourquoi a-t-on tellement besoin de tout savoir tout de suite ?

Ne sait-on plus attendre ?

Nos enfants auront-ils un rejet de ce mode de vie hyper-connecté, où il faut tout savoir au moment même où cela se passe ? Peut-être même voudront-ils anticiper sur l'évènement, comme dans Minority Report... A moins qu'ils ne débranchent tout pour revenir à nous !


Bon, maintenant que j'ai mis sur la table toutes mes questions sans réponse, tu te démerdes, lecteur. Moi, je vais aller voir sur Facebook si la demoiselle a donné des nouvelles et j'en profiterai pour consulter mes emails pros, dès fois qu'il se soit passé un truc essentiel au cours des trente dernières minutes. Je vous twitterai le résultat.

dimanche 11 septembre 2011

Les cons (petits et/ou grands et/ou gros)

Non, je ne vous parlerai pas du 11 septembre (2001). Tout a été dit, écrit, montré et en plus, j'étais à Paris dans mon bureau. Aux premières loges. Oui, j'étais à Paris ET aux premières loges... parce que notre bureau de New-York était situé non loin du World Trade Center. Du coup, je n'ai rien à dire d'autre que ce que des centaines de personnes avec des collègues, des amis ou de la famille à New-York ont déjà dit.

J'ai donc décidé de vous parler des petits cons et des grands cons. Le rapport avec les tours jumelles qui s'effondrent est bien lointain, je l'admets. Encore que, des cons, y en avait déjà un peu partout à l'époque. C'est une constante, le con, dans nos sociétés modernes... juste qu'on s'en foutait il y a dix an parce que, dans l'échelle des méchants, le terroriste est bien mieux placé que le con.

Mais voilà, depuis quelques semaines, j'ai contracté un ras-le-bol des fâcheux qui mérite qu'on s'y attarde. Pendant longtemps, je leur ai trouvé des excuses à ces nuisibles qui nous pourrissent la vie. Mais là, trop, c'est trop.

Par nuisible, j'entends (liste non limitative):

- le môme qui, à la maternelle, trouve très amusant de faire un croche-pied dès qu'une petite fille en jupe plissée passe à proximité, qui tire sur les nattes, qui tape, qui crache et qui, quand tu lui demandes pourquoi il fait ça, ricane bêtement et entre deux spasmes t'avoue que c'est rigolo quand elles pleurent les filles ;

- le petit dur qui à la récré, en cours élémentaire, s'en prend systématiquement au petit gars à lunettes, de préférence pour l'humilier et accessoirement lui casser ses lunettes, sous le regard goguenard d'une dizaine de cancres dont on s'étonnera qu'ils soient si fiers d'être le copain du petit con ;

- le gros dur au collège qui s'amuse à noter le physique des filles, en parlant très fort pour que celles qui obtiennent un zéro l'entendent bien, qui définit les petites boulottes comme des thons et insulte la prof d'anglais en la traitant de grosse pute parce qu'elle porte une jupe et des talons ;

- le connard au bureau qui estime que le mandat syndical dont il bénéficie l'autorise à menacer ses collègues et à traiter les autres élus, ceux qui négocient vraiment et signent les accords, de vendus au patronat, voire de collabos, ou qui, comme à la RATP, userait de son petit pouvoir pour demander des faveurs qui n'ont rien de professionnelles ;

- la belle-mère qui passe son temps à dire à qui veut l'entendre (y compris à sa belle-fille) que son fils aurait pu trouver mieux, qu'il pouvait épouser n'importe quelle nana du quartier et qui se demande pourquoi il a choisi une fille aussi quelconque* ;

- l'autre belle-mère qui aime expliquer à sa belle-fille comment élever ses enfants, qui critique la moindre décision et va ensuite pleurer chez son fils que sa bru l'évite et ne l'aime pas, alors que franchement elle est une belle-mère parfaite, mettant alors le fils en demeure de choisir entre sa femme et sa mère et s'étonne ensuite publiquement entre deux sanglots qu'il ait choisi la mère... de ses enfants* ;

- la vieille dame qui fait ses courses le samedi après-midi, se place dans la queue juste derrière toi, te balance son caddie dans les mollets, soupire parce que tu refuses de la laisser passer alors qu'elle n'a que vingt articles et que toi, tu as un caddie plein, dit que la caissière, elle la connaît, c'est une voleuse et que t'as intérêt à vérifier la monnaie ;

- Le mec en costume, l'iPod nano vissé au revers du veston, le casque réducteur de bruits sur les oreilles, tranquillement assis dans le métro... qui fixe depuis cinq bonnes minutes le ventre arrondi de la femme enceinte debout à côté de lui mais attend pour voir si quelqu'un d'autre se lèvera parce que lui, il bosse, tu vois, il va au bureau mais l'étudiante, là, avec ses cours sur les genoux, elle fout rien, elle n'a qu'à laisser sa place, elle !

Ces cons (petits et grands) ont en commun que, pour une raison que j'ignore, personne n'ose leur rabattre le caquet, soit qu'on les plaigne, soit qu'ils fassent peur.

Voilà, tous ces nuisibles là, je ne leur trouve plus aucune excuse. Ils me gonflent.

On vit en société, on est tous différents et donc tous égaux. On a tous nos soucis. On a tous nos petits tracas. Alors, au lieu de leur trouver des excuses sociologiques à la mords-moi-le-noeud, je leur mettrais bien un coup de pied au cul pour leur apprendre à vivre en société à ces cons ! Parce que franchement, là, je m'en contre-balance qu'ils aient une enfance difficile, des parents absents, un patron pénible, des enfants ingrats. Je m'en tamponne le coquillart de leurs problèmes émotionnels, de leur psychothérapie avortée, de l'assistance sociale qui s'occupe de leurs ennuis financiers.

Dans un monde où l'on interagit les un avec les autres, on se doit une certain respect. On peut ne pas être d'accord, on peut avoir des opinions divergentes mais franchement à quoi cela peut-il bien servir de s'attaquer aux personnes ? Hard on points, soft on people, dit le Doudou (j'ai essayé de traduire en français mais ça rend moins bien). Les autres sont également des êtres humains, ils ont les mêmes émotions, les mêmes sentiments que les gros et les petits cons. Pourquoi laisserait-on des cons avoir plus raison que nous ?! Tends l'autre joue qu'il disait l'autre. Tu parles !

On encaisse tous mal la méchanceté et le mépris, même si c'est un jeu, voire un jeu de pouvoir. Et je refuse que, parce que des petits cons ont envie de s'amuser, il y ait une petite fille ou un petit garçon qui pleure. Et comprends-moi bien lecteur, la petite fille peut avoir 60 ans, l'âge ne fait rien à l'affaire.

A partir de maintenant, les petits et les gros cons, je vais me les faire.

La gentille Doudette en a ras-le-bol d'être gentille.

Tenez-vous le pour dit !



*Attention, il ne s'agit pas de ma belle-mère, laquelle est très loin de l'image ainsi décrite. Ce message n'est nullement autobiographique (et heureusement !)